Films d'horreurs, simple défouloir ?

a marqué ce sujet comme résolu.

Bonjour,

A la suite d'un premier sujet lancé par Ozmox qui a un peu dérapé, voici un sujet distinct ou nous pourrons débattre de façon plus optimisée.

Les films d'horreurs (pas des films qui ne contiennent qu'une scène gore) font la plupart du temps face à 2 types de jugement:

  • De simples défouloirs audiovisuels fondés sur les plus abominables projections psychiques que peut produire notre intellect. Autrement dit: de la brutalité à l'état pur sans une once d'intelligence derrière
  • Des réflexions sur les revers / les faces cachés les plus sordides du genre humain

Ainsi, nous pouvons nous poser la question suivante : Selon vous, les films d'horreurs ne sont ils que des défouloirs pour la pensée humaine ?

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Salut,

Perso je pense qu'un vrai bon film d'horreur c'est avant-tout un superbe exercice de mise en scène où l'horreur doit être suggérée, ou très dosée, (comme dans les vieux Carpenter, Friedkin ou Massacre à la tronçonneuse par exemple) et non bombardée à l'écran comme c'est le cas dans les films tout pourris d'aujourd'hui.

Le truc, c'est qu'il peut être vu sous différent angles. En soit, ça dépend du spectateur et de son vécu, ses influences et ses peurs. Eh comme dit bien le Fossoyeur de film, la peur ne surgit pas que dans les films d'horreur!

Après, l'exercice de mise en scène est effectivement très important : beaucoup de film d'horreur ne présentent pas leurs contexte et nous en foute un peu plein la tronche (gore, jump-scare, etc…). Mais en même temps, quand on est habitué au genre du found-footage par exemple avec le projet blair witch, à quoi le public s'attend? Ça devient un sous-genre classique d'où germe certains nanar, parce que comme dit le Fossoyeur aussi, les gens ne s'attendent pas forcément à avoir peur et pour eux, ceux ne sont que de simples défouloirs.

Attention, quand je parle de peur, je ne parle pas de simples sursauts. :-)

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Salut,

(comme dans les vieux Carpenter, Friedkin ou Massacre à la tronçonneuse par exemple) et non bombardée à l'écran comme c'est le cas dans les films tout pourris d'aujourd'hui.

Scronchh

Massacre à la tronçoneuse, je trouve que ça bombarde sacrément l'horreur à l'écran, surtout lorsque Sally se fait repérer par Leatherface. C'est pas gore, certes, mais le film met le ton sur l'horreur ambiante qui règne, à travers des "sons" assez dérangeants et qui ne prend fin qu'au moment où elle monte dans le pick-up du gars.

En fait, le problème vient surtout sur les pré-jugées venant du genre. Si le public s'attend à quelque chose, il faut le surprendre.

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En fait les films d'horreurs actuels ne font qu'utiliser un aspect secondaire de l'horreur: l'exécution. On le vois par exemple dans des films comme "Final destination", la seule question que l'on se pose, à part: "Pourquoi je regarde ça ?", c'est de connaitre la façon dont vous mourir les personnages. Plus besoins d'assassins qui ont un fond, la seule vue du massacre attirera bien quelques ados écervelés.

C'est vrai que actuellement c'est difficile d'être dans la subtilité: la surenchère rend les boucheries cinématographiques banales les unes après les autres mais la subtilité est comprise comme une prise de tête, de l'élitisme, ce qui fait les succès de ces défouloirs.

Si on ne peut plus surprendre le spectateur c'est qu'il connait très bien les codes. Seul le spectaculaire fait encore son effet (gore, jump scare…) mais c'est juste les derniers effets d'un genre qui s'épuise.

Je pense tout de même qu'en travaillant d'avantage et de façon plus originale la psychologie des personnages et en changeant les codes de l'horreur on pourra faire des films de qualité. Après tout ce sont les codes qui ont donnés les lettres de noblesse au genre et s'est la transformation des codes qui fait évoluer le genre.

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