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Parlons bien, parlons VF

Après tout nous sommes une communauté francophone

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Depuis l’émergence d’Internet, la communication autour du monde a été grandement facilité. Le partage culturel a également été grandement simplifié, il devient facile de se procurer des livres, films, séries ou jeux vidéo gratuitement et rapidement, à savoir quelques heures après la sortie de l’œuvre !

Cette accélération de l’accès à la culture a entrainé une migration progressive vers la consommation des produits en langue originale, pour s’épargner notamment le temps d’attente de la sortie de la traduction et de la diffusion locale, quand elle existe.

Cela arrive à un point où certains produits culturels, comme South Park ne disposent plus d’une traduction car le public cible consomme essentiellement en VO, rendant les frais de doublages non rentables pour le diffuseur à priori.

Et de cette évolution de la consommation des produits culturels dans la sphère francophone, il n’est pas rare d’entendre des discours dédains vis à vis de la VF, souvent remplis de préjugés et passent à côté de ce qui rend les VF pertinents et intéressants aussi.

C’est ce que je souhaite aborder avec vous.

La traduction, le doublage, pour tout le monde ?

Tout d’abord, nous abordons essentiellement le cas de la VF (et non la Version Québécoise), chaque communauté linguistique a sa propre culture, ses propres règles, ses difficultés propres et ses habitudes. De plus, la production des VF est la plus aboutie de par le monde ce qui la rend encore plus intéressante. Non seulement à cause du volume, qui est presque industriel contrairement à d’autres langues, mais aussi par les techniques employées et maitrisées.

Le français a en effet beaucoup d’avantages sur beaucoup d’autres langues dans ce domaine :

  • Le français est une langue très répandue, dont dans des pays riches, des langues occidentales elle se situe derrière l’anglais et l’espagnol uniquement ;
  • Le français a une longue et riche histoire culturelle, a été la langue dominante durant longtemps, ce qui a rendu la traduction ou la rédaction en français courant ;
  • Le Québec et la France ont une politique de conservation de la langue et d’uniformité linguistique très forte, rendant les traductions plus pertinentes ;
  • Actuellement l’essentiel des œuvres consommés en Francophonie proviennent du monde anglo-saxon, en anglais.

Ces conditions font que les francophones peuvent payer les traductions et doublages car ils sont assez nombreux et riches, en plus d’avoir assez de travail à fournir pour maintenir une industrie en activité en permanence et de souhaiter ce résultat. De nombreux francophones sont hostiles à la VO ou aux sous-titres pour des raisons que l’on abordera plus tard.

Culturellement (et économiquement), de nombreuses langues ne peuvent bénéficier d’un tel traitement comme le rappelle la carte des pratiques du doublage en Europe selon Wikipédia :

Le doublage en Europe - Wikipédia

La légende étant : bleu pour le doublage uniquement pour les œuvres destinés aux enfants, rouge pour le doublage systématique et jaune pour le doublage en superposition (qui est moins cher).

Ce sont donc globalement les langues bénéficiant de traits similaires au français qui reproduisent les mêmes pratiques. A savoir l’allemand, l’italien et l’espagnol.

Nous pouvons constater aussi cela dans les ouvrages littéraires et scientifiques. Beaucoup d’ouvrages techniques de référence en informatique bénéficient d’une version française, ce qui est beaucoup plus rare en néerlandais par exemple.

Pourquoi doubler et traduire ?

Nous avons vu que les adaptations en langue natale n’est pas systématique et dépend de certains critères historiques, démographiques et économiques.

Cependant, nous pouvons nous poser la question de l’intérêt de le faire. Par exemple les pays nordiques ne doublent et ne traduisent que très peu et sont des pays en bonne santé économiquement, avec une population qualifiée et assez à l’aise avec l’anglais. Pourquoi ne pas faire comme eux ?

Déjà, si certains pays sont assez bons avec l’anglais, cela n’est pas vrai de manière individuelle. En particulier envers les personnes âgées (> 50 ans) qui ont rarement bénéficié d’un enseignement de qualité de l’anglais quelque soit le pays non-anglophone. Et même aujourd’hui, des élèves ne sont pas à l’aise avec cette langue qui n’est pas très simple d’accès. Ne pas traduire peut mener à une fracture linguistique entre ceux qui sont à l’aise avec l’anglais et les autres.

Cela peut mener aussi à un cercle vicieux, si tous les finlandais (par exemple) maitrisent l’anglais, peu d’étrangers vont apprendre le finnois ce qui va encourager l’usage de l’anglais par les suédois et mener petit à petit par une disparition culturelle ou linguistique. La plupart des petites langues, comme les langues régionales, disparaissent à cause de ce phénomène, ces langues ont été supplantés par une langue plus universelle (comme le français en France), faute d’intérêts et de locuteurs pour les maintenir vivantes. Nul doute que le français n’est pas vraiment menacé à court et moyen terme, mais cette question est pertinente pour des communautés linguistiques plus réduites. Mais des traductions sont non seulement un moyen de soutenir la langue dans un pays donné, mais aussi c’est autant de matériel disponible pour les étrangers pour apprendre la langue considérée (oui, regarder un film en VF pour apprendre le français n’est pas idiot).

De plus, même pour les personnes à l’aise avec l’anglais n’ont pas la même aisance qu’avec leur langue natale. On comprend plus vite, de manière plus fiable et avec moins d’efforts quand on emploie sa langue maternelle (déjà qu’avec elle des soucis de compréhension existent, alors avec une langue étrangère). Traduire peut donc amener un certain confort, apporter une meilleure compréhension voire améliorer la productivité (quand il s’agit de lire une documentation technique ou d’utiliser un logiciel). Ce ne sont pas des aspects négligeables pour autant.

Le doublage et la traduction, un travail titanesque

Beaucoup d’amateurs de la VO sous-estiment le travail requis pour effectuer un doublage de qualité et vont souvent rouspéter face à ce qu’ils pointent comme des erreurs fondamentales alors que c’est inhérent à la technique du doublage ou de la traduction.

Dans le cadre d’une œuvre cinématographique, il y a la question de la synchronisation labiale. Pour que le doublage soit réussi, il faut que les lèvres du personnage doublé corresponde avec le texte doublé au maximum. Si le personnage arrête de parler à l’écran mais que le texte doublé défile encore, cela se voit très vite. De manière plus subtil, les mouvements "globaux" doivent suivre. Il serait malvenu de réaliser une syllabe nécessitant normalement les lèvres ouvertes pendant que l’acteur a les lèvres fermés. Car oui, le cerveau perçoit cette dissonance, ce qui réduit à néant l’immersion.

Donc avant de doubler, il est nécessaire de traduire le script en ayant en tête cette contrainte. De fait, la traduction ne sera pas exacte. Non pas parce que les traducteurs sont mauvais (ça peut arriver en vrai mais cela est probablement marginal) mais parce qu’il est impossible d’utiliser la traduction la plus proche disponible, car cela se verrait à l’écran. En effet, en français la longueur de texte correspond rarement à celle du texte en anglais ou d’une autre langue. Mais aussi parce que les mots ne sont pas proches phonétiquement très régulièrement.

En plus de cette contrainte fondamentale, il ne faut pas oublier la question du rythme et du style. Chaque langue a un débit propre, par exemple avec ses mots courts l’anglais a souvent des dialogues plus rapides que son équivalent en français. L’accentuation des mots ne se fait pas de la même façon non plus ce qui a un impact sur le rythme et le jeu d’acteurs à effectuer. Car oui, en doublage, ce sont des acteurs de films ou théâtres qui doublent le plus souvent.

Concernant le style, les traductions exactes ne sont pas toujours les traductions naturelles. Pour que l’expérience soit bonne, les dialogues doivent être crédibles ce qui impose aussi de jongler encore avec les mots de la langue d’origine et cible.

Et on passe outre le fait que de toute façon, toute langue ne véhicule pas les mêmes informations avec pourtant la même phrase. Par exemple, les conjugaisons françaises et anglaises portent des informations différentes et toute traduction entrainera une perte d’information (sauf à créer des digressions de partout pour les expliciter).

Dans le monde de la traduction texte, de telles contraintes existent également, en particulier dans le monde du logiciel car on doit éviter que la traduction dépasse de 20% la taille du texte originale pour des questions d’affichage.

Il y a également la question des références culturelles. Cela peut être une blague, un jeu de mot, une référence historique, ou un clin d’œil à une autre œuvre. Parfois la référence passe à la trappe car pas perçue par le traducteur, mais souvent car c’est impossible de trouver une adaptation satisfaisante (cas des jeux de mots par exemple). Quant aux clins d’œil, il y a deux pratiques possibles : la laisser intacte ou l’adapter.

Mais pourquoi diable adapter un clin d’œil culturel ? Pour des questions d’accessibilité de l’œuvre ou de cohérence (sisi). En effet, le public francophone n’est pas omniscient et ignore de large pans des autres cultures, même américaine, que ce soit la littérature, la télévision, ou la politique. Changer les noms pour que cela emploie des cas similaires plus connus dans la Francophonie peut faire sens afin de garder l’esprit de l’œuvre. Par exemple, remplacer le nom d’un présentateur d’une émission américaine par son homologue français.

En terme de cohérence, un exemple assez simple est celui du film le monde de Dory de Pixar, où la voix-off de l’institut en anglais est Sigourney Weaver qui fait les annonces en son nom. Pour des questions d’accessibilité (les enfants ne connaissent probablement pas cette actrice) et de cohérence, son nom a été remplacé par Claire Chazal, celle qui effectue en effet le doublage de ce dialogue en français.

Ce qui amène d’ailleurs aussi à la question des noms propres. Noms propres qui sont souvent traduits pour être plus facile à mémoriser, comprendre et restituer. En particulier pour les noms qui véhiculent quelque chose comme Écu-de-chêne dans le Seigneur des anneaux au lieu de Oakenshield en anglais. Mais si cela peut être évité, pour conserver aussi la synchronisation labiale, alors cela n’est pas fait. Et oui, les John sont rarement traduits en Jean notamment pour cette raison.

Ces choix seront effectués selon le souhait de l’auteur (référence culturelle destinée à un public large ou restreint, connue ou non directement par les francophones en général) et le souhait du traducteur.

Notons qu’à ce titre, une VF (que ce soit d’un livre, un film, une documentation ou d’un programme) est une œuvre dérivée à cause de tout ceci. Que ce soit légalement, comme dans l’esprit. On peut en effet considérer que un film en VO est une œuvre distincte du même film en VF. Le terme adaptation pourrait être préféré au terme traduction.

Les sous-titres

Pour pallier aux difficultés de comprendre la langue employée à l’oral dans une œuvre cinématographique, les sous-titres sont souvent employés que ce soit dans la même langue que celui des dialogues ou dans sa langue maternelle suivant son niveau. Car il est souvent plus simple de lire un texte en langue étrangère que de l’écouter à l’oral.

Les sous-titres ne sont pourtant pas la solution miracle pour profiter de l’œuvre. Cela détourne l’attention, on profite moins du travail de réalisation ou de l’image ce qui est dommage pour un film ou une série dont c’est l’essence même. Elle peut empêcher grandement l’immersion dans l’œuvre. Cela demande aussi de la concentration et plus de travail intellectuel en plus de rendre difficile la réalisation d’une tâche annexe (regarder une série comique en repassant son linge). À titre personnel, je peux difficilement voir un film en VO en étant fatigué, j’aurais du mal à tenir le rythme de lecture et j’ai la flemme de le faire.

Les sous-titres sont souvent critiqués par les amateurs de l’œuvre originale pure. Souvent par ignorance. Une critique récurrente est que le texte du sous-titre diffère de ce qui est prononcé à l’oral, si les deux langues coïncident. Il ne faut pas oublier qu’il n’est pas possible de caser tout le texte d’origine à l’écran suffisamment longtemps pour être lu et compris. Il est donc nécessaire de raccourcir le texte affiché. C’est pourquoi il ne faut pas espérer que le texte et les dialogues collent systématiquement. Cela est valable aussi pour la VO anglaise avec des sous-titres en anglais, ce n’est pas juste les concepteurs de la VF qui bossent mal, c’est une contrainte incontournable.

La VO et rien que la VO ?

Les amateurs de la VO argumentent souvent en ayant en tête que la VO est en anglais. Pourtant la VO peut être en français (pour les œuvres francophones bien évidemment), mais aussi en espagnol, allemand, japonais, hindou ou chinois suivant la provenance. Ce qui rend l’argumentation plus délicate. Si des personnes à l’aise en anglais et français c’est plutôt courant, cela l’est beaucoup moins pour d’autres langues et encore moins plusieurs à la fois.

La possibilité de ne faire que de la VO est donc difficile, pour peu qu’on s’intéresse à autre chose qu’à la culture américaine. L’intervention d’une traduction deviendra inévitable que ce soit via les sous-titres ou le doublage. Ce qui immanquablement fera intervenir les critiques pourtant adressés à la VF concernant l’exactitude des propos ou la disparition de certaines références.

Ensuite, même si on est à l’aise avec l’anglais, se passer des sous-titres peut se révéler difficile ce qui ajoute des contraintes en terme de possibilité de consultation de l’œuvre comme cela a été abordé plus haut. En effet, l’anglais est une langue assez diffusée, suffisamment pour avoir des accents très différents de part le monde. Réussir à comprendre aisément simultanément un américain new-yorkais, texan, californien, ou un écossais, un australien et un anglais est délicat. Sans parler de leur argot et culture propre à chaque région. Après tout même pour un français il peut être difficile de suivre un francophone avec un accent prononcé que ce soit de Belgique, Afrique ou d’une région française ! Cela n’est pas différent pour les autres langues, encore plus quand cela n’est pas sa langue maternelle.

Le même problème intervient pour des ouvrages plus anciens, du genre de Shakespeare pour l’anglais ou de Molière pour le français. Peu de personnes seraient capables de supporter la lecture et de comprendre ces textes tels qu’ils ont été écrits à l’origine. Ces textes ont subi des transformations indispensables que ce soit pour tenir compte de l’évolution de l’orthographe mais aussi du vocabulaire et du style qui ont évolué en plusieurs siècles. Du coup, est-ce que la volonté d’être au plus proche de l’original est-il vraiment pertinente et réaliste ?

Est-ce que tous les contenus ont une VF pertinente ?

De nombreux contenus ne peuvent pas bénéficier forcément d’une VF satisfaisante, voici un échantillon :

  • Les contenus trop confidentiels ;
  • Les contenus peu valorisés en France / Belgique / Suisse / Luxembourg comme le cinéma asiatique ;
  • Les spectacles / films humoristiques ;
  • Les comédies musicales.

Les deux premiers sont assez liés, le cinéma asiatique n’est pas très populaire ce qui fait que le doublage est traité par dessus la jambe pour des raisons de coûts.

L’exception peut être les dessins animés japonais des grandes franchises qui sont assez populaires et bénéficient à ce titre d’un meilleur traitement. Cependant, au Japon, les animés sont souvent issus de création de voix. C’est-à-dire que le dessin est réalisé à partir de la performance de l’acteur sur les dialogues qui sont enregistrés avant ! Ce qui fait que le dessin va souvent correspondre fidèlement à la voix japonaise rendant toute adaptation difficile ce qui peut contre balancer le point précédent.

La création de voix est plus rare en Occident, un cas connu est celui du Disney Aladdin pour la voix du génie par exemple, le personnage ayant été fait sur mesure sur la performance de Robin Willams. Ce qui n’a pas empêché à la VF d’être de qualité.

Le troisième cas concerne notamment les films à but uniquement humoristiques comme ceux des Monty Python. Le doublage est peu pertinent par le fait que ces œuvres reposent sur des ressorts humoristiques de la langue anglaise et de la culture anglaise. Ainsi, toute adaptation risque de vraiment mettre à néant le concept même de l’œuvre. Par ailleurs, il n’existe pas de VF des Monty Python à cause de cela, Arte ayant commandé uniquement des VOSTFR à l’époque de leur diffusion.

Le dernier cas est plus évident, une comédie musicale repose beaucoup sur les chants qui sont rarement traduits et doublés (la grosse exception étant souvent du côté des œuvres destinées à la jeunesse comme l’ensemble des Disney). Le changement de langue et de voix régulièrement pour un même personnage pose donc un problème pour le spectateur. D’autant que le texte entre deux chants est réduit, ce qui le rend peu pertinent.

Les problèmes d’une VF

Il va sans dire que si la VF n’est pas un travail évident et qu’elle peut apporter quelque chose pour le public ou à l’œuvre elle même, il y a des situations où c’est plutôt cocasse.

Dans le cas d’une série ou d’une saga, tous les éléments de l’intrigue ne sont pas connus à l’avance. L’équipe sur la VF va donc adapter des choses qui plus tard poseront problème. Par exemple, dans Grey’s Anatomy, le personnage de Miranda Bailey est surnommé en anglais la nazi quand la version française lui a préféré le moins polémique la tyran. Mais, à la 4e saison, un épisode est centré autour d’un cas d’un patient ayant un tatouage de la croix gammé. Et une bonne part de l’épisode tourne autour justement de la question du surnom qui fait beaucoup moins de sens en VF. Cela est également à l’origine du choix du nom du personnage principal des animaux fantastiques (le personnage Norbert Dragonnau) qui a été dicté par la traduction dans Harry Potter dont à la base il n’était pas question de synchronisation labiale ou de devoir porter ce nom durant un film entier.

La question du changement de voix pour un acteur ou d’une voix pour plusieurs personnages peut aussi être gênante pour l’immersion. Difficile de ne pas s’imaginer Jim Carrey à la place de Mike Mayers dans les deux derniers opus d’Austin Powers.

Bien entendu il y a toujours la question d’une VF bâclée, du jeu d’acteurs des doubleurs qui peut être mauvais, d’une mauvaise adaptation du texte, etc.


Comme nous avons pu le voir, la VF n’est pas, à priori, dénué d’intérêt. Et non seulement certaines VF valent le détour (parfois plus que la VO), la complexité de la tâche peut mériter également un peu d’indulgences étant donnés les paramètres à prendre en compte pour faire un bon travail.

Et comme tout travail subjectif, avec des atteintes irréconciliables suivant les publics (entre les intègres de l’œuvre originale et la compréhension par tous), il y a des compromis à effectuer.

Donc maintenant, avant de conseiller la VO à tout bout de champ et à tout le monde, prenez le temps d’admirer le travail pour obtenir l’œuvre dans votre langue natale. :)

J’espère que le texte n’est pas trop indigeste et pas trop fouillis.

36 commentaires

à quoi correspond l’orange sur la carte ?

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Un immense merci pour cet article ! :)

Ça m’énerve vraiment quand je lis ou j’écoute les commentaires stupides de ceux qui crachent sur les VF en toutes circonstances sans avoir conscience de l’énorme travail réalisé et de la qualité de nos comédiens de doublage français (la plupart du temps).

Je ne nie pas les problèmes que peut apporter une VF (notamment ceux présentés dans la vidéo d’Artragis) mais j’ai malheureusement l’impression que beaucoup de gens s’imaginent qu’un doublage se fait juste en quelques minutes en lisant des phrases devant un micro. Comédien de doublage est un vrai métier, il ne suffit pas d’avoir une jolie voix. Il faut adapter sa diction au jeu de l’acteur, mais aussi au contexte et à toutes ces petites modifications présentées dans ce billet.

Pour finir, voici une chaîne YouTube que j’aime bien, celle de Nathalie Karsenti : parmi ces vidéos, la série "Il était une voix" sont les interviews de nos comédiens français, permettant de mettre un visage sur leurs voix. ^^

“I don’t love studying. I hate studying. I like learning. Learning is beautiful.” – Natalie Portman

+4 -0

Il y a plusieurs arguments que je trouve un peu étranges.

la complexité de la tâche peut mériter également un peu d’indulgences étant donnés les paramètres à prendre en compte pour faire un bon travail.

Si quelque chose est difficile à faire pour un résultat qui sera forcément médiocre et non nécessaire, j’aurais plutôt envie de dire que c’est inefficace que d’être indulgent.

Du coup, est-ce que la volonté d’être au plus proche de l’original est-il vraiment pertinente et réaliste ?

Je vois pas vraiment pourquoi le fait que ce n’est pas possible d’être tout le temps sur la VO pure que ça rend caduque les arguments pour le faire quand c’est possible, ni en quoi cela rend le fait d’être au plus proche possible de la VO non pertinent. Une VOSTFR sera toujours plus proche de la VO qu’une VF. Typiquement, tu parles des animés Japonais. Je pige à peine 3 mots de Japonais, ça ne m’empêche pas avec une VOTFR d’apprécier le jeu d’acteur par la tonalité de leur voix (et la connexion forte avec le dessin). Chose qui serait perdue sur une VF.

Ne pas traduire peut mener à une fracture linguistique entre ceux qui sont à l’aise avec l’anglais et les autres.

J’ai plutôt l’impression que c’est l’inverse. Traduire renforce le clivage entre les gens qui parlent anglais et les autres parce que ça permet à ceux qui ne parlent pas anglais de s’en passer. Les gens qui parlent anglais continueront à bien parler anglais et regarder du contenu en anglais, les gens qui parlent pas anglais continueront à ne pas parler anglais parce qu’ils n’en ont pas besoin (note que je ne dis pas que c’est une mauvaise chose ni une bonne, juste que ton argument ne tient pas).

I don’t mind that you think slowly, but I do mind that you are publishing faster. — W. Pauli

+5 -4

Actuellement l’essentiel des œuvres consommés en Francophonie proviennent du monde anglo-saxon, en anglais.

Renault

Mouais, t’as des sources à ce propos ? Enfin ça dépend de quelle quantité on place derrière « l’essentiel », mais je ne suis pas sûr que cette part soit si importante.

En parlant de films humoristiques, on notera par exemple que le film RRRrrrr!!! possède une traduction anglaise… ce qui peut donner quelque chose d’assez spécial.

Personnellement, je parlerais d’anglophone et pas d’anglo-saxon. Le premier s’adresse à une sphère linguistique, le second, à une culture (WASP et britannique en gros). Le français et l’anglais ont la chance d’être des langues multi-culturelles, autant en profiter.

J’ai plutôt l’impression que c’est l’inverse. Traduire renforce le clivage entre les gens qui parlent anglais et les autres parce que ça permet à ceux qui ne parlent pas anglais de s’en passer. Les gens qui parlent anglais continueront à bien parler anglais et regarder du contenu en anglais, les gens qui parlent pas anglais continueront à ne pas parler anglais parce qu’ils n’en ont pas besoin (note que je ne dis pas que c’est une mauvaise chose ni une bonne, juste que ton argument ne tient pas).

Certaines personnes ont le cerveau qui déconne et qui ne traite pas certains phonèmes, notamment quand ils n’ont pas été développé à l’enfance. Ce qui est assez désagréable quand tu essayes de comprendre un dialogue, quand il manque la moitié des informations.

écolo-utopiste altermondialiste radicalisé sur Internet | La tero estas nur unu lando | Géographe de service | Cliquez 👍 pour dire merci

+0 -0

J’ai plutôt l’impression que c’est l’inverse. Traduire renforce le clivage entre les gens qui parlent anglais et les autres parce que ça permet à ceux qui ne parlent pas anglais de s’en passer. Les gens qui parlent anglais continueront à bien parler anglais et regarder du contenu en anglais, les gens qui parlent pas anglais continueront à ne pas parler anglais parce qu’ils n’en ont pas besoin (note que je ne dis pas que c’est une mauvaise chose ni une bonne, juste que ton argument ne tient pas).

Certaines personnes ont le cerveau qui déconne et qui ne traite pas certains phonèmes, notamment quand ils n’ont pas été développé à l’enfance. Ce qui est assez désagréable quand tu essayes de comprendre un dialogue, quand il manque la moitié des informations.

qwerty

C’est rigolo ce que tu dis, je suis précisément dans la situation que tu décris : j’ai l’impression qu’il me manque un morceau entre ce que tu as cité et ce que tu as dit pour comprendre le rapport entre les deux. :p

Édité par adri1

I don’t mind that you think slowly, but I do mind that you are publishing faster. — W. Pauli

+1 -0

J’entends bien les arguments: faire une bonne VF, c’est loin d’être facile (et à ce sujet, les Disneys sont un travail remarquable, surtout pour les chansons comme tu le mentionnais).

Mais il y a un argument que j’ai pas vu développé (mais peut être que c’est un comportement marginal): je regarde des épisodes en VF … Pour la VF., justement. Typiquement, et au delà de l’aspect "j’ai pas envie d’attendre"1, parce que j’essaye d’habituer mon oreille à l’anglais et à ces subtilités (au niveau de l’accent ET des expressions, justement). Et j’ai l’impression que ma compréhension à l’audition (et à la lecture) c’est fortement améliorée parce que oui, avant d’en avoir conscience, je regardais des séries en anglais avant leur traduction. Je VEUX justement connaître ces subtilités qu’en tant que français je ne connais pas.

C’est mal ? :p

EDIT: évidement, le défaut, c’est que j’ai tendance à causer Américain plus qu’anglais.


  1. coucou GOT :p 

Édité par pierre_24

#JeSuisToujoursArius • Doctorant et assistant en chimiedev' à temps partiel (co-réalisateur ZEP-12, recherche et template LaTeX)

+0 -0

Salut,

Cela peut mener aussi à un cercle vicieux, si tous les finlandais (par exemple) maitrisent l’anglais, peu d’étrangers vont apprendre le finnois ce qui va encourager l’usage de l’anglais par les suédois et mener petit à petit par une disparition culturelle ou linguistique.

Je ne suis pas de cet avis. Que tu apprennes ou non une ou plusieurs autres langues, tu employeras a priori toujours ta langue maternelle quand cela est possible, tout simplement parce que c’est la voie la plus « naturelle » pour t’exprimer. Étant belge, je peux en tous les cas te confirmer que le néerlandais ne tombe pas particulièrement en désuétude, malgré le fait que très peu d’oeuvres sont traduites/rédigées/réalisées dans cette langue.

Mais des traductions sont non seulement un moyen de soutenir la langue dans un pays donné, mais aussi c’est autant de matériel disponible pour les étrangers pour apprendre la langue considérée (oui, regarder un film en VF pour apprendre le français n’est pas idiot).

À mon avis, ce sont bien plus les créations d’oeuvres qui donnent un rayonnement à une langue que les traductions d’oeuvres existantes.

+3 -0

Étant belge, je peux en tous les cas te confirmer que le néerlandais ne tombe pas particulièrement en désuétude, malgré le fait que très peu d’oeuvres sont traduites/rédigées/réalisées dans cette langue.

Cas un peu particulier, dans le sens ou plusieurs textes de loi flamands "forcent" l’usage du néerlandais dans un certain nombre de cas (et ils auraient tord de ce priver, on a l’académie française et des textes de loi aussi qui fait le taf de notre coté). Mais globalement, oui.

Édité par pierre_24

#JeSuisToujoursArius • Doctorant et assistant en chimiedev' à temps partiel (co-réalisateur ZEP-12, recherche et template LaTeX)

+1 -0

One thing to say

artragis

J’ai dû mal à écouter quelqu’un qui me dit plus d’aller me faire foutre que de donner des arguments. Et 3 fois en deux minutes, ça fait beaucoup… Ça fait deux fois en peu de temps que je tombe sur des vidéos de ce type en peu de temps, et il m’est vite devenu antipathique.

Édité par Gabbro

Hier, dans le parc, j’ai vu une petite vieille entourée de dinosaures aviens. Je donne pas cher de sa peau.

+6 -2

tant pis pour toi. :) après c’est certain que commencer les vidéo de durendal par les pjrevat c’est assez violent, enfin surtout quand il parle de la 3D ou de la VOSTFR. Quand il fait des rétrospectives c’est plus cool quand même.

Néanmoins même si je suis autant consommateur de vostfr que de vf, je dois avouer que son principal argument (la direction d’acteur qui est difficile à reprendre dans la version doublée) se sent énormément dans la VF. Et c’est encore pire lorsque le doublage cible la japanimation.

+0 -1

C’est complétement hors sujet, mais Durendal est un personnage … Qu’on aime ou qu’on aime pas. C’était une de ces premières vidéos, ça c’est amélioré par la suite, mais ça fait effectivement partie du personnage. Si tu passes outre, il a des arguments intéréssants (me souvient plus de celle là en particulier, j’étais occupé à réécouter Linksthesun à cause d’artragis, pour bien vérifier que la conclusion était celle que j’avais en tête1, à savoir "avec ce qu’ils ont, c’est quand même bien fait")


  1. et en plus, je ne connais "Let it go" que en anglais. Je sais pas pourquoi. 

#JeSuisToujoursArius • Doctorant et assistant en chimiedev' à temps partiel (co-réalisateur ZEP-12, recherche et template LaTeX)

+1 -0

Si tu passes outre, il a des arguments intéréssants

Une fois, je passe outre, deux fois, j’attends désespérément un argument plutôt qu’une position d’autorité, trois fois, je pars.

Apprendre des choses, oui, écouter un autre point de vue, oui (surtout que sur ce sujet là, je n’ai pas de point de vue particulier), me faire insulter, je ne suis pas là pour ça. J’ai beaucoup appris sur le cinéma avec chroma, alors que ce n’est pas ce que préfère à priori, mais il cherche à transmettre quelque chose, pas insulter ses auditeurs.

tant pis pour toi. :)

Je côtoies assez de con insultant dans la vie sans en rajouter sur mon temps libre. Je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir perdu quelque chose. Il n’y a rien de dommage là dedans.

Hier, dans le parc, j’ai vu une petite vieille entourée de dinosaures aviens. Je donne pas cher de sa peau.

+4 -1

Ah super, des réactions !

à quoi correspond l’orange sur la carte ?

C’est vrai que je n’ai pas expliqué le zébré et l’orange car c’est assez minoritaire. L’orange c’est la situation mixe, doublage ou sous-titrage suivant la météo. Le zébré c’est quand le pays en question double lui même ou utilise une traduction étrangère de temps en temps ce qui est le cas de la Belgique par exemple bien que rare (en général la VF et VB se rejoignent).

Il y a plusieurs arguments que je trouve un peu étranges.

C’est un billet d’humeur, je peux concevoir que mon argumentation soit foireuse.

Si quelque chose est difficile à faire pour un résultat qui sera forcément médiocre et non nécessaire, j’aurais plutôt envie de dire que c’est inefficace que d’être indulgent.

Dire que des VF sont ratés, je n’ai pas de soucis avec ça, mais il y a des VF qui sont l’œuvre de grands talents et qui sont une grande réussite. Mon but, ici, c’était non pas d’être indulgent envers ce qui est raté, mais être indulgent envers des VF où la traduction n’est pas parfaite mais qui dans l’ensemble est bien ficelé.

Je vois pas vraiment pourquoi le fait que ce n’est pas possible d’être tout le temps sur la VO pure que ça rend caduque les arguments pour le faire quand c’est possible, ni en quoi cela rend le fait d’être au plus proche possible de la VO non pertinent.

Remets ma critique dans son contexte, je critique essentiellement la position de ceux qui veulent toujours la VO pour être au plus proche de l’origine. Si tu présentes un film chinois avec sous-titre en anglais ou français, ça casse cet aspect et donc cette volonté d’être au plus proche de la VO. Donc pourquoi accepter une VF ou VOSTFR car la langue source on ne la comprend pas mais VO le reste du temps et se montrer pédant (car oui, il y a des pédants dans ce monde :'( ) quand certains regardent le dernier block buster américain en VF. C’est cette hypocrisie que je rejette.

Je pige à peine 3 mots de Japonais, ça ne m’empêche pas avec une VOTFR d’apprécier le jeu d’acteur par la tonalité de leur voix (et la connexion forte avec le dessin). Chose qui serait perdue sur une VF.

Mais ça a aussi des inconvénients, que j’ai cité, notamment en terme d’immersion. Personnellement c’est une des raisons pour laquelle je n’accroche pas aux animés en général, j’ai du mal à me mettre dedans.

Traduire renforce le clivage entre les gens qui parlent anglais et les autres parce que ça permet à ceux qui ne parlent pas anglais de s’en passer

Le cas de l’anglais est particulier. Mais n’oublie pas qu’on traduit des ouvrages depuis d’autres langues et qui sont plus confidentielles. Je suis bien content de pouvoir lire des documents d’Einstein, de Kant, de Cervantes et d’autres. Cela n’aurait pas été possible sans une traduction.

Pourquoi donc on ne traduirait que ce qui est une langue étrangère différent de l’anglais ? Il y a bien des œuvres (complexes) en anglais qui valent le détour. J’aurais bien du mal à lire du Shakespeare (déjà qu’en français ce n’est pas toujours évident) pourtant c’est un monument culturel.

Mouais, t’as des sources à ce propos ? Enfin ça dépend de quelle quantité on place derrière « l’essentiel », mais je ne suis pas sûr que cette part soit si importante.

D’après l’étude du CNC (donc cela ne concerne que les films voire séries) on a les chiffres suivants :

  • Les ventes au détail (DVD, Blu-Ray, etc.), les films américains représentent 60% de la valeur contre 23% pour ceux d’origine française.
  • Quand je vois les programmes télé, les séries américaines / britanniques sont assez représentés alors que pourtant nos chaînes ont des quotas de contenus francophones à financer et diffuser via le CSA.
  • Au box-office, le cinéma français est au niveau du cinéma américain (en France) à 40% environ. Les 20% restants proviennent essentiellement de pays anglo-saxons (Royaume-Uni et Nouvelle-Zélande) ou outre-Rhin.

Bref, le contenu français se défend en France (je n’ai pas de chiffres pour les autres pays francophones, désolé) et notre situation est d’ailleurs très confortable (notre cinéma qui est très subventionné et financé par la réglementation tourne bien) mais on ne peut pas ignorer tout ce qui est consommer en provenance de l’étranger. Cela maintient une demande énorme pour localiser le contenu.

Je ne suis pas de cet avis. Que tu apprennes ou non une ou plusieurs autres langues, tu employeras a priori toujours ta langue maternelle quand cela est possible, tout simplement parce que c’est la voie la plus « naturelle » pour t’exprimer.

La disparition d’une langue est un processus long mais réel. Si tu n’adoptes pas de mesures légales pour défendre les petites langues, elles disparaitront à terme. Sinon, comment expliques-tu qu’en même pas 100 ans les langues régionales en France aient presque disparu ? L’Etat français a beaucoup œuvré pour imposer le français, mais il ne pouvait pas forcer les gens de ne pas l’utiliser à la maison. Seulement c’est devenu inutile, car tu peux communiquer avec ton voisin en français, pas besoin de jongler avec le breton ou le normand.

Étant belge, je peux en tous les cas te confirmer que le néerlandais ne tombe pas particulièrement en désuétude, malgré le fait que très peu d’oeuvres sont traduites/rédigées/réalisées dans cette langue.

Très mauvais exemple (je précise que je vis en Belgique, bien qu’étant français). Le néerlandais est fortement défendu par les politiques et donc la loi (sans oublier l’aspect culturel autour de cette question récemment). J’ajouterais que si le néerlandais n’est pas la plus grande langue du monde, cela représente quand même près de 30 millions de locuteurs si je ne me trompe pas et dont c’est la langue officielle de deux pays distincts.

À mon avis, ce sont bien plus les créations d’oeuvres qui donnent un rayonnement à une langue que les traductions d’oeuvres existantes.

C’est un tout, une langue pour vivre et rayonner doit avant tout être parlée. Donc maximiser le nombre de locuteurs est essentiel dans ce but. Et avoir du matériel de qualité et le plus large possible n’est que bénéfique. Pouvoir lire un livre en anglais et en français simultanément est un exercice puissant pour apprendre la langue.

Amateur de Logiciel Libre et de la distribution GNU/Linux Fedora. #JeSuisArius

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J’ai dû mal à écouter quelqu’un qui me dit plus d’aller me faire foutre que de donner des arguments. Et 3 fois en deux minutes, ça fait beaucoup… Ça fait deux fois en peu de temps que je tombe sur des vidéos de ce type en peu de temps, et il m’est vite devenu antipathique.

Gabbro

Moi ça m’amuse qu’il trouve que supprimer les bandes noires dénature le film, mais que rajouter du texte en bas de l’écran ça ne pose pas de soucis.

Dans la liste des vidéastes qui font des vidéos sur le doublage, il y a MisterFox (edit: le titre en serait une référence ?).

Et sinon, il y a UN film des Monty Python qui a été doublé, La Vie de Brian. Je n’ai pas de date autre que "dans les années 2000". Et d’après MisterFox, Sacré Graal a été double au Québec l’année dernière.

Édité par minirop

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Et sinon, il y a UN film des Monty Python qui a été doublé, La Vie de Brian. Je n’ai pas de date autre que "dans les années 2000". Et d’après MisterFox, Sacré Graal a été double au Québec l’année dernière.

C’est fou, à une époque j’avais cherché si ça existait quand j’ai voulu me procurer les DVDs. Je n’avais rien trouvé.

Après ça reste un film parmi trois et cela ne concerne pas non plus Flying circus. Cependant je suis du coup curieux de voir ce que cela donne en VF. :D

Amateur de Logiciel Libre et de la distribution GNU/Linux Fedora. #JeSuisArius

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Je pige à peine 3 mots de Japonais, ça ne m’empêche pas avec une VOTFR d’apprécier le jeu d’acteur par la tonalité de leur voix (et la connexion forte avec le dessin). Chose qui serait perdue sur une VF.

Mais ça a aussi des inconvénients, que j’ai cité, notamment en termes d’immersion. Personnellement c’est une des raisons pour laquelle je n’accroche pas aux animés en général, j’ai du mal à me mettre dedans.

Dans le cas des japanimations, j’ai pour ma part le sentiment inverse : le jeu d’acteur japonais permet à mon sens une meilleure immersion. De mon point de vue, la gêne causée par les sous-titres est largement contre-balancée par la qualité des voix.

La disparition d’une langue est un processus long mais réel. Si tu n’adoptes pas de mesures légales pour défendre les petites langues, elles disparaitront à terme. Sinon, comment expliques-tu qu’en même pas 100 ans les langues régionales en France aient presque disparu ? L’Etat français a beaucoup œuvré pour imposer le français, mais il ne pouvait pas forcer les gens de ne pas l’utiliser à la maison. Seulement c’est devenu inutile, car tu peux communiquer avec ton voisin en français, pas besoin de jongler avec le breton ou le normand.

Là, on glisse vers la politique, parce que tu as l’intervention d’un pouvoir de contrainte dans le processus. Je doute que la disparition se soit opérée de la même manière (ou se soit opérée tout court) si par exemple les lois avaient été traduites dans toutes les langues régionales, si les documents administratifs avaient pu être consultés/remplis dans une langue régionale ou si le doublage en langue régionale avait été subventionné au même titre que celui en VF.

Très mauvais exemple (je précise que je vis en Belgique, bien qu’étant français). Le néerlandais est fortement défendu par les politiques et donc la loi (sans oublier l’aspect culturel autour de cette question récemment). J’ajouterais que si le néerlandais n’est pas la plus grande langue du monde, cela représente quand même près de 30 millions de locuteurs si je ne me trompe pas et dont c’est la langue officielle de deux pays distincts.

Je t’accorde que pour avoir un bon exemple, il faudrait un cas où un État ne se mêle ni en bien ni en mal de l’utilisation d’une langue.

Édité par Taurre

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Petite erreur sur la carte: la Pologne dispose de doublage pour les enfants, le reste en superposition et devrait être en bleu. De même la Croatie n’a pratiquement aucun doublage ni même superposition mais que des sous-titres et donc devrait être dans une autre couleur.

D’ailleurs en général la superposition est désactivable et les sous-titres activables pour les pays avec superposition.

Édité par KFC

« Kommunist Fried Chicken » | Macroeconomics: Three decades of intellectual regress

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Là, on glisse vers la politique, parce que tu as l’intervention d’un pouvoir de contrainte dans le processus. Je doute que la disparition se soit opérée de la même manière (ou se soit opérée tout court) si par exemple les lois avaient été traduites dans toutes les langues régionales, si les documents administratifs avaient pu être consultés/remplis dans une langue régionale ou si le doublage en langue régionale avait été subventionné au même titre que celui en VF.

Taurre

Je vais être un peu hors sujet mais dans le cas du breton c’est pire que de la non traduction des documents administratifs. Il y a eu une volonté de tuer la langue en l’interdisant tout simplement dans les écoles (avec un système de symbole en mode "c’est toi le chat" qui donne lieu à une punition en fin de journée) et d’autres mesures du genre.

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Un des avantages aussi de la VF par rapport à la voix originale, c’est que souvent, la voix en anglais, par exemple, est enregistrée directement par l’acteur en tournant. Alors que la voix française est enregistré en studio et est donc plus audible ou plus agréable à écouter.

Ensuite, dans le débat VO contre VF, moi je me positionne selon le film. Les sketchs des Monty Python perdraient beaucoup de goût en étant doublé (comme l’accent des Français dans la quête du Graal :D ). Par contre, dans le cas d’un film comme James Bond, je trouve la voix française de Craig bien plus sexy et cool que la voix de l’acteur en anglais. Enfin, en tant qu’amateur de films russes, ça rend beaucoup mieux en original qu’en français. Tout dépend du cas en fait.

PS : en Moldavie, il n’y a pas que les dessins animés pour enfants qui sont doublés. Ma source ? Moi, lors de mon dernier voyage (07/2017).

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