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Dégafamiser nos usages, y'a encore du boulot

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Il est dur de s’émanciper des géants d’Internet dans nos usages du quotidien. Depuis la campagne Dégooglisons Internet, j’ai pourtant fait du chemin. J’utilise un courriel sur un nom de domaine personnel, héberge mes flux RSS et une instance Nextcloud (pour le CalDAV, WebDAV et CardDAV, remplaçant un compte google pour la synchronisation de mes contacts), utilise les framamachins (notamment framabag, framadate, parfois framapad). J’ai migré mes projets perso sur framagit.org, et mon compte github me sert plus qu’à contribuer à d’autres projets. J’utilise même Qwant ! Bon, il me reste du chemin à faire. Mon ordiphone tourne encore sur Android (MIUI pour être exact). Faut que je prenne le temps de voir comment installer LineageOS et voir si mon ordiphone est compatible. Je devrais aussi regarder plus souvent Covoiturage-Libre.fr au lieu et place de Blablacar, mais la rareté des offres sur mon itinéraire peut me décourager. J’avoue, j’utilise Waze au lieu d’AndOSM.

Mais ce qui m’empêche de sortir complètement des géants, c’est quand je dois travailler avec les autres. Prenons un exemple simple, et tiré de ma vie réelle.

On doit faire, avec mes camarades de classe, un travail de groupe. On a donc créé un dossier partagé Google Drive, dans lequel on met nos « matériaux de travaux » (photos, fichiers audios, documents cartographique…). On utilise Google Docs et Spreadsheet pour écrire du contenu. Pendant ce temps, on discute sur Facebook Messenger pour se coordonner. Quand l’écrit suffit plus, un coup de Skype (en audio simple), pour discuter tous ensemble. J’en profite pour jeter un œil sur la page Facebook de la promo : tiens, on a pas tel prof le lendemain. Mon téléphone vibre : c’est What’sApp, ma famille recherche un cadeau original pour l’anniversaire de mon papa.

Quand on regarde les besoins, on peut le spécifier de la manière suivante :

  • Partage de fichiers dans un dossier partagé ;
  • Écriture collaborative ;
  • Chat (avec historisation ?) ;
  • VOIP ;
  • Partage d’informations asynchrone ;

On peut remplacer facilement par (respectivement) :

  • un répertoire WebDAV. Une instance Nextcloud par exemple ;
  • Un GIT/Framapad|Calc/OnlyOffice pour Nextcloud ;
  • XMPP1, Mattermost, IRC…
  • Jitsi et autres services WebRTC ;
  • une liste de diffusion par courriel, rien de plus solide ;

Pourquoi ça ne marche pas ?

  • Un manque de sensibilisation des utilisateurs et utilisatrices sur ces problématiques. Heureusement, ça change (un tout petit peu) avec Framasoft et les CHATONS ;
  • L’effet réseau et l’inertie du changement : dur de changer ses habitudes, surtout quand personne ne suit. Et on veut souvent faire « comme tout le monde » ;
  • La nécessité d’avoir des infrastructures : tout le monde n’est pas adminsys. Espérons que les CHATONS changent la situation ;
  • Une interface pas assez « léché », qui pourrait séduire de nouvelles personnes. Oui, c’est bête, mais 90% des personnes (au pifomètre) juge à la couverture ou imite ce que font les autres ;

Alors, que faire, cher journal, pour renverser la tendance ?


  1. bon, il semble avoir plein de problèmes de comptabilité de serveurs et clients. 



18 commentaires

Pourquoi veux-tu le faire ?

Pour les raisons suivantes + politique : ce sont des corporations étatsuniennes, et je me méfie de plus en plus des grandes corporations, surtout quand leur pays est géré par un gamin de 3 ans.

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+11 -5

Alors, que faire, cher journal, pour renverser la tendance ?

Je suis dans la même démarche bien qu’un peu plus radical et j’éprouve aussi des difficultés lors de travaux de groupes. Cependant, je me suis rendu compte d’une chose en général : les gens ne sont pas contre à trois conditions :

  • que tu expliques pourquoi (les gens utilisent les services google par habitude)
  • que ce ne soit pas trop difficile (creation de compte longue et fastidieuse)
  • que l’application soit simple à utiliser et/ou que tu leur montre comment faire

J’ai ainsi aujourd’hui une position assez radicale qui est : utilisez ce que vous voulez tant que vous ne m’obligez pas à utiliser un service privateur si je connais une alternative suffisante. Autrement dit, utilisez whats’app mais pour me contacter, ce sera autre chose ; "tiens il existe un framateam par exemple", sinon, je suis sur que vous avez des mails.

Cependant, il faut rester cohérent et ne jamais utiliser ce service à d’autre fins ou être en mesure d’expliquer pourquoi. L’idée étant de leur montrer qu’il existe des alternatives et que ce n’est pas si simple d’utiliser les services privateur dès lors qu’une personne ne les utilise pas.

Édité par oiseauroch

+4 -0

J’étais un peu dans la même démarche que toi. Mais les gens, bien qu’ils comprennent ton positionnement, t’exclue après de facto. Par exemple, pour j’ai dû m’inscrire sur Facebook pour voir passer les informations de la promo. Ils te disent aussi de manière radicale : « tu utilise pas nos canaux ? Tant pis pour toi, tu n’as pas l’info ». Avec le temps, j’ai dû mettre de l’eau dans mon vin. Faire de la pédagogie, sans trop forcer les gens.

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les gens ne sont pas contre

oiseauroch

En fait, toute la source de ta difficulté à convaincre les gens se trouve dans le bout que j’ai cité.

Pour que quelqu’un change ses habitudes, le convaincre qu’ils ne sont « pas contre » l’alternative est très insuffisant. Il est nécessaire de convaincre cette personne qu’elle est « pour » l’alternative.

Autrement dit, il faut provoquer une adhésion à l’alternative, au lieu de se contenter de supprimer le rejet à priori.

Et c’est là que c’est difficile, parce que ça nécessite de comprendre les motivations profondes qui font que les gens utilisent tel outil. Or, ces motivations sont très rarement d’ordre moral ou philosophique, donc il faut trouver autre chose.

De plus, il faut que l’alternative proposée soit :

  • Au même niveau de fonctionnalité, d’ergonomie et de design que l’outil remplacé (les trois à la fois !),
  • et que tout ça soit mieux que l’outil actuel, parce qu’on ne change pas un outil pour quelque chose d’au mieux identique : changer est couteux (il faut réapprendre comment fonctionne l’outil, au minimum), d’où une résistance naturelle au changement, qui peut être très importante chez certaines personnes (notamment celles peu à l’aise avec les outils informatiques, pour lesquelles l’apprentissage est très couteux).
  • ou que l’alternative ait une fonctionnalité qui justifie à elle seule la migration.

D’autre part :

J’ai ainsi aujourd’hui une position assez radicale qui est : utilisez ce que vous voulez tant que vous ne m’obligez pas à utiliser un service privateur si je connais une alternative suffisante. Autrement dit, utilisez whats’app mais pour me contacter, ce sera autre chose ; "tiens il existe un framateam par exemple", sinon, je suis sur que vous avez des mails.

oiseauroch

C’est très égoïste comme comportement, et c’est aussi l’une des pire publicités que l’on puisse faire aux outils open-source : se comporter en extrémistes qui refusent d’utiliser autre chose.

Comprends bien ce que ton comportement implique pour tes interlocuteurs : tu leurs impose tes outils, pour des raisons qui te sont propres, sans tenir compte de leur avis ou de leur besoin. Au mieux, tu leur impose de multiplier les canaux de communication, ce qui est très pénible. Sans parler de la gestion de l’historique si le canal existait avant que tu n’arrives.

Typiquement, je connais des gens qui ne répondent jamais aux mails, pour contredire ton assertion péremptoire : il faut les contacter par chat.

De même, c’est chiant de gérer un canal différent par groupe de travail : le groupe A est sur Slack, B est sur IRC, C est sur une mailing list, etc. (avec les accès à gérer, penser à surveiller le canal, etc. à chaque fois).

Organiser quoi que ce soit à travers des canaux multiples, avec chaque partie qui n’a qu’une portion de la conversation, c’est déjà pénible quand tes interlocuteurs sont tes amis. Alors quand c’est un inconnu qui tente te t’imposer son propre canal, c’est tout simplement inacceptable.

J’ai beau beaucoup aimer et utiliser les logiciels libres, quand quelqu’un comme toi se pointe, j’avise : soit sa solution convient à tout le monde, soit tant pis pour le radical.

Comme dit qwerty : une approche pragmatique (« Je propose plutôt d’utilise X parce que {arguments qui peuvent convaincre tes interlocuteurs}, est-ce OK pour vous ? Non, tant pis, j’accepte de m’inscrire / d’être tenu à l’écart sans râler ») est infiniment plus efficace.

Edit : horribles fautes…

Édité par SpaceFox

J’essaye aussi de privilégier les logiciels libres, mais il y a certaines chose que je n’arrive pas à arrêter d’utiliser : les services Google (Gmail, YouTube, etc…). C’est assez chiant mais certains sites te demandent de t’inscrire avec un compte Google, ce qui m’êmpeche d’arrêter. Et puis je ne pourrais jamais (du moins pas encore) virer Windows vu que j’aime jouer à mes heures perdus, et que le support de Linux est encore assez peu développé. J’utilise Freenode pour le chat, et ça me suffit. Je n’ai pas besoin de plus pour le moment qu’un moteur de recherche (DuckDuckGo), un client web (FireFox) et d’un chat IRC (Freenode). En plus mon choix est assez limité vu que je ne peux rien installer sur le PC que j’ai à disposition vu que ce n’est pas le mien.

Mon Insta sur les animaux, jetez y un coup d’œil, et n’hésitez pas à vous abonner et me soutenir!

+1 -0

Je dirai qu’une autre raison qui peut bloquer est le coût. Gratuitement, Google va te proposer 10 Go sur ton Google Drive, 10 Go de Gmail, etc. Ma boîte Protonmail gratuite, elle, ne me permet d’avoir que 500 Mo. C’est peu. Je pourrais payer pour avoir plus, ce serait par ailleurs un acte militant. Je le ferai probablement un jour. Mais le fait est que je suis désormais habitué à ne rien payer pour ce genre de services. Et si moi, avec mes convictions libristes, j’hésite à payer, alors j’imagine très bien que quelqu’un de pas particulièrement sensibilisé sera d’autant plus rétif à payer quoi que ce soit pour un service qu’il a actuellement gratuitement.

Édité par Matouche

Étudiant à l’HEAJ de Namur. Envie de découvrir Sass ? #JeSuisArius

+9 -0

Or, ces motivations sont très rarement d’ordre moral ou philosophique, donc il faut trouver autre chose.

SpaceFox

En l’occurrence, les problèmes que posent ces entreprises ne sont pas uniquement d’ordre moral ou philosophiques. Ce sont des problèmes qui n’affectent pas (encore) le quotidien des utilisateurs.

Pour imager, essayer de se passer des GAFAM aujourd’hui, c’est être dans la position de ceux qui essayaient concrètement d’agir il y a 45 ans suite aux réflexions du Club de Rome en 1969. A l’époque, c’étaient de doux rêveurs utopistes qui n’avaient rien compris à la marche du monde, aujourd’hui, on se rend compte qu’ils avaient plutôt raison.

En fait, tant que nous, utilisateurs n’auront pas concrètement le nez dedans (exemple, tant qu’il ne nous aura pas été refusé un prêt suite à des données récupérées via nos activités numériques), nous choisiront le facile qui semble gratuit.

C’est très égoïste comme comportement, et c’est aussi l’une des pire publicités que l’on puisse faire aux outils open-source : se comporter en extrémistes qui refusent d’utiliser autre chose.

SpaceFox

Personnellement, je ne vois pas en quoi imposer un outil non libre est moins égoïste que le refuser. Ce qui me semble important, c’est d’éviter ce type de jugement justement. Pour reprendre mon exemple du dessus, sans des personnes avec ce type de comportement, il me semble que la prise de conscience des problèmes environnementaux ne serait pas encore arrivée.

C’est plus le condescendance qui peut aller de paire avec ce comportement qui est une mauvaise publicité. Le moi je sais qui va souvent avec le discours de celui qui ne va pas dans le même sens que les autres :)

+1 -0

En l’occurrence, les problèmes que posent ces entreprises ne sont pas uniquement d’ordre moral ou philosophiques. Ce sont des problèmes qui n’affectent pas (encore) le quotidien des utilisateurs.

bendia

Attention, ce n’est pas ce que je dis. Mon propos, c’est que pour les utilisateurs, les critères de choix sont rarement moraux ou philosophiques.

Donc : oui, ces critères sont importants. Mais il faut trouver autre chose pour convaincre les utilisateurs de basculer, au moins en complément.

Personnellement, je ne vois pas en quoi imposer un outil non libre est moins égoïste que le refuser.

bendia

C’est dommage que tu n’aies pas lu les 6 paragraphes qui suivent le passage que tu cites, parce que j’y explique précisément en quoi imposer un outil (libre ou non libre, d’ailleurs), est extrêmement égoïste.

Cela dit, libre à toi de refuser l’outil X ou Y, pour des raisons qui te sont propres. Mais dans ce cas, tu dois aussi accepter d’être mis à l’écart de la communauté qui utilise cet outil.

Il faut pas non plus oublier toutes les communautés qu’il y a derrière chacun de ces services. Une personne va en principe choisir le service avec la plus grande communauté, soit dans le but d’y trouver un maximum de contenu, dans le but de toucher un maximum de personnes en publiant du contenu.

Typiquement, une personne qui publie régulièrement des actualités sur un certain sujet a tout intérêt à publier sur une page Facebook, ou une personne qui réalise des courts-métrages a tout intérêt à les publier sur YouTube si elles espèrent avoir un maximum d’audience et de retours. De la même manière, quelqu’un qui espère recevoir un maximum de contributions sur son projet libre a tout intérêt l’héberger sur GitHub. Il en va de même pour un tas d’autres services (Twitch, Vine, Twitter, Instagram, etc.).

L’avantage donc avec ces services qui possèdent le quasi-monopole, c’est que la communauté est forcément énorme puisque presque tout le monde utilise le même service. Suffisamment énorme pour que certaines personnes puissent vivre de leur passion (cinéma, illustration, musique, etc.) grâce à ces services.

+3 -0

@Olybri c’est d’ailleurs exactement pour ça que Zeste de Savoir a son code hébergé sur Github, et a des comptes Facebook et Twitter.

SpaceFox

Oui, mais GIT est une technologie ouverte, et rien n’empêche une bascule sur un git autohébergé ou framagit en cas de problème. Et le « business » de ZdS n’est pas sur les réseaux sociaux, mais sur un site spécifique. Donc pas de dépendance vis-à-vis de ces plateformes. Le problème qui se pose est aussi la question d’indépendance et de résilience.

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Quand j’utilise occasionnallement un GAFA, je me mets tout nu, devant un des 4 méchants, qui ne se prive pas pour me regarder.

Et quand j’utilise une solution alternative, je me mets également tout nu, mais la grande différence, c’est que je ne sais pas si on me regarde ou non, ni qui me regarde.

Suis-je gagnant dans l’affaire ?

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Suis-je gagnant dans l’affaire ?

Le pari de Pascal en somme.

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Des fois, les gens en ont juste rien à foutre…

Je suis en école d’ingénieur (pour l’instant en prépa intégrée), et l’année dernière en informatique on a eu un projet où il fallait coder un petit truc en groupe. La plupart des gens de ma classe se sont fait passer des vieux bouts de code via Messenger ou je ne sais quel autre service propriétaire encore. Moi j’ai essayé de mettre les 3 autres membres de mon groupe à Git, et ça a été compliqué…

Je trouve ça un peu inquiétant quand même. Le premier réflexe de quelqu’un confronté à un projet c’est d’aller stocker ses fichiers n’importe où et de créer une conversation sur facebook. Certes nous on a stocké notre code source sur GitHub, mais quand même. On est en école d’ingénieur, je pensais que les gens se sentiraient plus concernés que ça par rapport à ce genres de problèmes.

Au passage, merci qwerty pour ton article, je vais aller jeter un coup d’oeil aux alternatives dont tu parles, ne serait-ce que par curiosité personnelle. Par contre, qui sont ces fameux CHATONS ? :o

EDIT : une rapide recherche m’a permis de trouver lesdits CHATONS. :3

Édité par Popiette

C’est Sakamoto qui m’a dit de le faire !

+2 -0

Personnellement, je fais partie de ceux qui refusent catégoriquement de s’inscrire sur les services qui me posent problème. C’est pas ma faute. Quand je clique sur « je ne suis pas d’accord avec les CGU », ça annule tout. Et je ne peux décemment pas accepter.

Du coup, je propose d’autres solutions, généralement ne nécessitant pas de créer un compte (par exemple, un framapad au lieu d’un Google Doc. Moi j’ai un compte, mais mes camarades peuvent n’utiliser que le lien).

Si jamais ils refusent, tant pis pour moi, je fais sans. Même si actuellement, c’est plutôt l’inverse : mes camarades font l’effort d’utiliser les mails avec moi, parce que sinon, ils ne peuvent pas avoir mes comptes-rendus :D

C’est peut-être une mauvaise façon de procéder, mais je ne force personne à accepter sciemment des choses inacceptables (parce que la majorité des services type GAFAMs disent explicitement dans leurs CGU qu’ils font n’importe quoi, et qu’on accepte de ne rien pouvoir dire s’ils décident de faire pire). Et tout ce que je demande, c’est qu’on fasse de même pour moi.

Édité par Breizh

Breizh zo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. – L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

+6 -3

Attention, ce n’est pas ce que je dis. Mon propos, c’est que pour les utilisateurs, les critères de choix sont rarement moraux ou philosophiques.

SpaceFox

Certes, mais mon propos est justement de dire que les problèmes posés par ces entreprises, leur modèle centralisé et dont le revenue est basé sur la revente d’information concernant les individus n’est pas uniquement philosophique, mais est en mesure d’avoir des conséquences pratiques dans la vie réelle :)

Par conséquent, il n’est pas question uniquement question d’éthique lorsqu’on doit choisir d’utiliser ou nons ces services, mais de conséquences néfastes potentielles dans la vie des utilisateurs.

C’est dommage que tu n’aies pas lu les 6 paragraphes qui suivent le passage que tu cites, parce que j’y explique précisément en quoi imposer un outil (libre ou non libre, d’ailleurs), est extrêmement égoïste.

SpaceFox

Ben, si je les avait lu, mais je ne les avais effectivement pas compris comme tu les décris là. On peut en effet tout à fait remplacer celui qui ne veut pas utiliser ces services, par celui qui ne veut pas se donner la peine de changer. Bref, c’est égoïste pareil.

Cela dit, libre à toi de refuser l’outil X ou Y, pour des raisons qui te sont propres. Mais dans ce cas, tu dois aussi accepter d’être mis à l’écart de la communauté qui utilise cet outil.

SpaceFox

Tout à fait d’accord dans un cadre privé, je le suis beaucoup moins lorsqu’il s’agit d’outils utilisés par les pouvoirs public (je ne sais pas quel autre terme utiliser). Je ne sais pas si dans l’exemple de @qwerty si Facebook lui est imposer par l’administration ou ses collègues, mais le premier cas ne devrait pas exister. D’autant plus qu’il est assez simple d’utiliser d’autre canaux. Exemple, Etalab a ouvert une instance Mastodon où peuvent s’inscrire gratuitement les établissements scolaires ou Universités. J’ai vu un lycée qui y communique, et ça devrait être obligatoire pour tout organisme publique souhaitant communiquer via les réseaux sociaux de le faire aussi sur un ne captant pas nos données personelles.

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