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Nouvelle de SF : Monologue à la fenêtre

extrait d'un univers : test

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Bonjour bonjour!

Je publie ce billet ici pour vous présenter une nouvelle sur laquelle je travaille depuis plusieurs mois. Elle fait environ cinq pages.

Pourquoi avoir mis autant de temps? La réponse est simple : c’est un "essai". Je planche sur une histoire plus longue. Mais je voudrais éviter l’écueil fréquent que j’ai déjà rencontré par le passé : écrire une trame moyenne, se jeter à corps perdu dans la rédaction, abandonner au bout de 30 pages.

Du coup, cette fois-ci, j’ai décidé de faire les choses différemment.

J’ai détaillé beaucoup, beaucoup plus en…détail l’univers, une chronologie qui tienne la route, avec une trame narrative qui tienne debout et me plaise. Jusqu’à pouvoir choisir une scène ou une autre, au sein de celle-ci. Mais avant d’aller plus loin et d’investir énormément d’énergie dans un projet risqué, j’ai décidé de prendre une scène, comme un extrait, et de la rédiger intégralement, plus ou moins telle qu’elle serait si elle était tirée de l’histoire complète. Elle doit me permettre de tester mes capacités de rédaction, ainsi que de prouver que je suis capable de créer dans mon récit les atmosphères que je recherche pour mon univers.

Cette scène a l’avantage de servir d’un genre d’entracte : pas besoin d’avoir lu ce qu’il s’est passé avant pour pouvoir suivre, et elle n’est pas trop longue. L’histoire est découpée en chapitres courts de seulement quelques pages en général.

Enfin voilà. Je suis à la recherche de retours critiques honnêtes, de gens qui auraient la foi de se plonger pendant un court moment dans cette histoire (si vous n’avez pas l’envie/le temps aucun problème bien sûr! :) )

Je m’excuse d’avance pour le format extrêmement désagréable de lecture (le markdown ne permet ni l’alignement justifié ni de contrôler l’interligne ni les sauts de ligne), je trouve l’alignement gauche horrible. Si vous préférez lire sur un PDF (ou en hors ligne), voici un lien pour accéder à la version PDF de la nouvelle.

Bonne lecture.

Monologue à la fenêtre

C’était le bon moment, et le bon endroit.

Au milieu de nul part, dans un lieu tel qu’il ne restait plus personne pour tenir les comptes du temps qui passe. C’était à la fois les meilleurs et les pires coins pour miner des données : loin au fond des entrailles pourrissantes de la cité, personne ne pouvait réellement prédire de quoi seraient faits les couloirs sombres cette fois-ci. Aucun d’entre eux n’était jamais vraiment vide et inhabité, et à ces profondeurs, parier sur la nature d’un quelconque agresseur, c’était parier sur la malchance…une chose que les mineurs ne faisaient jamais.

Darshak ne connaissait que trop bien ces couloirs. Pas celui-ci personnellement, non… Mais il connaissait leur nature. Il ressentait leur atmosphère, leurs émotions. Les murs suintaient des pensées tout autant qu’ils suintaient d’humidité. Comme de sombres éponges, ceux-ci recrachaient lentement le passé qui les avait habité, à qui voulait bien les traverser une fois encore. Il n’en était pas à sa première expédition, et même si chaque section bétonnée semblait identique, certaines recelaient des trésors qui n’attendaient plus qu’à être trouvés.

Depuis l’expansion verticale délirante de la cité, les lois et permis pour détruire étaient devenues extrêmement rigides. La raison était simple : rien ne devait être démoli sans le plus strict des contrôles, au risque de déclencher une réaction en chaîne catastrophique. Certaines zones auparavant construites en dépit du bon sens architectural s’étaient révélées vitales pour le bon maintien d’autres installations adjacentes. Détruire un bloc revenait à risquer de déclencher l’effondrement d’un gigantesque millefeuille humain. Déséquiper un site sans entreprendre le moindre travail de démolition s’avérait parfois encore plus coûteux que sa destruction pure et simple. Retirer le moindre tuyau sans toucher à la structure porteuse pouvait se révéler être un travail de fourmi…un travail problématique et trop long pour certaines corporations. De nombreuses entreprises avaient alors calculé le coût d’un déménagement complet d’un site à l’autre. Le constat était simple : laisser la majorité en place revenait beaucoup moins cher que d’entreprendre de coûteux travaux pour retirer les fourreaux des sols, murs et plafonds. En conséquence, les murs en béton étaient souvent encore truffés de câbles, de routeurs abandonnés tel quel, et d’une multitude d’autres équipements communs.

Cette complexité environnementale avait fait exploser le marché de l’espionnage industriel. Les réseaux étaient si complexes qu’il était beaucoup plus aisé de tenter un raccordement physique pirate pour espionner une entreprise, plutôt que de risquer sa peau en faisant fuiter des informations en tant qu’employé.

Mais plus que de l’espionnage industriel, cette expansion avait contribué à l’apparition d’un nouveau “domaine professionnel” : les mineurs de données. A mi chemin entre l’espion industriel et l’archéologue, leur spécialité était de récupérer des informations de valeur sur des sites industriels abandonnés et oubliés de tous. Etudiant d’anciens plans à la fiabilité douteuse, scrutant la représentation du câblage d’une entreprise pendant des heures, ils tentaient d’y deviner les sections qui auraient été trop compliquées à retirer lors de l’abandon du site visé. En réalité, le but final n’était pas de piller le matériel : il était relativement fréquent que des équipements ne soient pas déconnectés du réseau mais juste éteints, par oubli ou pur calcul financier. Ces points d’entrée vers ces anciens réseaux d’entreprise pouvaient devenir de véritables mines d’or : anciens plans de prototypes, stratégies commerciales, parfois même accès à d’autres sections plus intéressantes du réseau de l’entreprise… Même s’ils étaient parfois encore partiellement alimentés, les mineurs devaient souvent fournir eux-même une alimentation externe pour rallumer temporairement ces sections de réseau - le temps de les piller de toute information intéressante.

La distinction entre les espions industriels et les mineurs était assez simple : aucun mineur ne s’attaquait volontairement à de vrais sites industriels encore en activité. Les mineurs représentaient une alternative moins coûteuse, mais aux résultats souvent moins extraordinaires. Les informations, souvent datées, n’avaient que rarement de la valeur. Et si l’espionnage était évidemment illégal, l’activité de mineur de données était presque aussi douteuse. Elle était techniquement autorisée en cas de permis délivré par l’entreprise, si celle-ci voulait rechercher à bas coût d’anciennes données perdues sur un de ses sites… Mais la vaste majorité des mineurs ne s’encombrait ni d’autorisations, ni de curiosité sur qui leur achetait ce qu’ils pillaient. Se considérant parfois comme de véritables chercheurs de trésors, la réalité était souvent moins aventureuse; ils étaient généralement considérés comme de la vermine. Une masse parasite anonyme, rarement utile, souvent méprisable. Une version moderne des pilleurs de tombes.

Mais Darshak s’en fichait; l’important, c’était avant tout de pouvoir manger à sa faim chaque soir. Et si les informations qu’il rassemblait depuis des semaines étaient exactes, il n’aurait plus besoin de se soucier des repas pour un long moment. Même si tout travail était alimentaire au quotidien, c’était surtout une passion d’enfance devenue un métier à part entière. Bien qu’il ne puisse pas faire la fine bouche sur ses revendeurs, il prenait soin de documenter tout ce qu’il trouvait. Il aimait se voir comme un chercheur de savoirs perdus, redécouvrant parfois d’anciens systèmes aujourd’hui tombés en désuétude. Même si leur valeur monétaire était faible, leur valeur historique était importante à ses yeux.

Cette curiosité le suivait depuis tout jeune. Malgré les temps difficiles, il s’estimait heureux de pouvoir faire un métier qui était en accord avec ses passions… Et ce, même si celui-ci consistait à s’enfoncer dans les recoins les plus improbables de la Mine; c’est le surnom par lequel ils appelaient tous la jungle urbaine. Les meilleurs filons étaient toujours plus profond, toujours plus loin, dans des zones parfois littéralement oubliées et abandonnées. On racontait que ces zones n’étaient trouvables que par chance : une porte non indiquée sur les plans, un couloir qui aurait dû être démoli, une paroi friable cachant un passage… Chaque expédition était une source de contes sur les mystérieuses abysses, chambres secrètes, et secteurs vivant en autarcie, prétendument découverts au coeur des profondeurs. Le soir, autour des tables, il se racontait que des portions entières de l’humanité vivaient hors de la société, comme une civilisation sous la civilisation. Il se disait aussi que des salles ancestrales regorgeaient d’or et d’équipements électroniques, gardées par de puissantes défenses. On avait même entendu, une fois, qu’une petite communauté, vivant en autonomie totale sur une arche flottante, voyageait le long d’un fleuve souterrain aux ramifications infinies. Celle-ci aurait fui son secteur d’origine avec un couple de chaque animal présent, lors d’une inondation qui aurait condamné tout un étage.

Darshak s’amusait de ces histoires. Elles étaient souvent très étrangement similaires à certaines qu’il avait lu dans les innombrables ouvrages qu’il avait collecté au fil des années. Darshak avait lu chacun d’entre eux, de la petite brochure publicitaire sâle aux épais volumes aux reliures dorées. Chacun était un aperçu sur un monde qui lui semblait parallèle; un monde passé. L’espace d’une lecture, cet univers si lointain qu’il lui paraissait impossible qu’il ait pu enfanter le sien, reprenait vie.

Au fil de ses lectures, il avait fini par comprendre que, plus que sur le passé des habitants de la Cité, les ouvrages étaient un reflet des écrivains eux-mêmes. Plus encore, ils étaient une plongée directe dans la psyché humaine. En lisant sur les autres, Darkshak en avait beaucoup appris sur l’homme, et sur lui-même. Il avait réalisé que les humains avaient toujours connu ces caves remplies de richesses et ces déluges. Il avait beau remonter aussi loin que possible dans le passé, ces histoires réapparaissaient continuellement, sous une forme sans cesse renouvelée. Darshak avait alors réfléchi, très simplement : de tout temps, malgré la grande diversité des versions d’un mythe, un point commun subsistait. Ce point commun, c’était l’être humain. Où que celui-ci aille, les murs se paraient de symboles plein de sens, les obscurités d’horreurs insondables, les flots de brouillards mystérieux. Ces contes étaient profondément ancrés en l’homme, qui ne pouvait s’empêcher de les voir sur son chemin. C’était pour cette raison que Darkshak souriait quand un mythe ancestral réapparaissait au détour d’une soirée arrosée, pour le bonheur des plus jeunes. Il se plaisait à essayer d’imaginer en avance par quoi serait représenté le dragon, la lance, le trésor, dans ces versions modernes.

Il aimait se dire qu’il n’avait pas perdu ses yeux d’enfants, mais qu’il les avait juste dirigés sur l’assemblée, plutôt que sur le conte. Depuis sa place, en retrait dans l’ombre, il souriait autant que les plus petits, assis au plus près du conteur. A chaque rebondissement, les yeux de ces bambins vingt à trente ans plus jeunes que lui s’illuminaient. Alors qu’il les observait, une sorte de tendresse envers l’espèce humaine l’étreignait parfois. Il chérissait le fait de pouvoir observer ses pairs d’un regard si neuf et plein de recul. Il n’était pas le seul à percevoir ce besoin que l’homme avait de tout transformer en récit; il arrivait parfois que des conteurs de passages, pleinement conscients de tout ceci, viennent demander l’accès à sa bibliothèque personnelle. Ils y trouvaient l’inspiration pour de nouvelles histoires. Darshak leur ouvrait toujours la porte avec grand plaisir, appréciant de partager son savoir pour mieux orienter les visiteurs, ou juste pour faire la conversation.

Perdu dans ses pensées, Darshak arriva presque sans faire attention à l’endroit qu’il cherchait. Un ou deux mètres plus loin, le couloir interminable qu’il suivait virait à angle droit vers la droite. Sa position faisait qu’il ne voyait pas plus de dix ou quinze mètres après le tournant, mais de toute façon, la luminosité n’aurait probablement pas permis de voir plus loin. L’éclairage était exclusivement dû à une série de vitrages démarrant à mi-hauteur et devant mesurer un mètre. Le vitrage n’était présent que sur les vingt premiers mètres. Au-delà, le couloir repartait dans l’obscurité, donnant la désagréable sensation que celui-ci était sans fin.

Les vitres étaient terriblement sales, partiellement couvertes d’une moisissure incrustée depuis ce qui semblait être une éternité. A l’évidence, le secteur n’avait connu aucun visiteur depuis très longtemps. Derrière le vitrage, on pouvait entendre comme un bruit de cascade lointain. De l’autre côté, un mur d’eau coulait près de la paroi, formant comme un filtre déformant. Elle provenait de quelque part dans les hauteurs du gouffre artificiel, formé par un large puits entre deux blocs. Celui-ci avait probablement dû être prévu pour laisser passer la lumière et les courants d’air jusqu’en bas. Ou bien peut-être qu’il n’était que l’écartement de ce qui avait dû être un jour une rue.

Même si Darshak était descendu très profondément, le bruit semblait indiquer que la cascade tombait sur encore plusieurs secteurs de profondeur, au minimum. Des centaines de mètres de profondeurs insondables. Un éclairage, probablement néon, éclairait faiblement le mur d’eau, colorant le couloir de teintes bleues et jaunes. La lumière, tamisée par le filtre naturel de la saleté, rasait la poussière en suspension, tapissant d’étranges reflets changeants le corridor tout entier. A cette profondeur, aucune lumière n’était naturelle. Celle-ci, renforcée par les irrégularités de la cascade, donnait même ici un aspect surréaliste à tout ce qu’elle touchait, plongeant l’ensemble dans une atmosphère de rêve.

Quelque part, à la fois au fond des abysses, et à une hauteur vertigineuse, Darshak se sentait minuscule.

Après un moment, il reprit ses esprits, et tourna son attention sur un panneau caché dans l’ombre. Un mètre avant le tournant vers le couloir vitré, la trappe était presque invisible pour qui n’avait pas les plans du coin en tête. Darshak sortit son outillage et commença à forcer le couvercle lentement, s’aidant d’un burin et d’un marteau pour essayer de faire sauter le joint. Puis il sortit un pied de biche pour l’écarter sans effort, et révéler un ensemble serré de câbles. Il sourit : manifestement, personne n’avait encore fouillé cet endroit. Il commença à examiner chaque gaine pour trouver celle qui l’intéressait.

Alors qu’il s’affairait sur la trappe depuis plusieurs minutes, il cessa brusquement de bouger. Il était certain d’entendre un bruit provenant du bout du couloir, après le tournant. Des bruits de pas sortirent de l’obscurité, pour laisser entrer dans son champ de vision une silhouette, constituée d’une longue cape et d’un masque lisse, décoré de géométries abstraites. Darshak réalisa que l’inconnu ne l’avait probablement pas remarqué, à cause de la faible luminosité et du fait qu’il ne dépassait qu’à peine de l’angle menant au couloir. Malgré tout, il était pétrifié; il avait pensé à emmener une arme de poing, bien sûr, mais elle était dans son sac. Il n’aurait jamais pensé pouvoir croiser quelqu’un ici. Dans cette ambiance surréaliste, il se demanda même un instant si l’apparition n’était pas le fruit d’une hallucination. A ces profondeurs, qui savait ce que pouvait contenir l’air… Mais Darshak n’osait pas bouger, pour vérifier si ses instruments étaient bien fonctionnels. Même si son détecteur de gaz toxiques n’avait pas sonné, il n’était pas d’une détection parfaite, et sa fiabilité était franchement anecdotique. Malgré tout, il n’osait pas détacher son masque respiratoire de sa hanche, de peur d’émettre le moindre bruit.

La silhouette s’approcha lentement de la vitre la plus éloignée, mais aussi la plus propre, à une dizaine de mètres de lui. Son reflet, d’une étonnante netteté, apparut dans la vitre. Elle resta ainsi immobile, l’espace d’un instant, semblant contempler son reflet. Cet instant s’étira sur ce qui sembla durer à Darshak une éternité.

Soudain, la silhouette sortit de son mutisme.

“Dans quelques heures, nous aurons tous récupéré nos vies…”

Darshak écoutait attentivement. La voix sortait du masque, avec un ton étrange, sans qu’il parvienne à déterminer le sexe de l’individu. Etrangement, le bruit d’eau ne l’empêchait absolument pas de comprendre la moindre parole. La réverbération du son dans le couloir y était sans doute pour quelque chose.

“…ou bien nous serons tous morts.”

Darshak se disait qu’il n’était pas censé entendre ça. Si la silhouette découvrait sa présence… Mais plus que de la peur, il était pris d’un profond malaise.

“C’est une question de point de vue, je suppose. Mais maintenant, il n’y a plus de retour en arrière possible.”

Son malaise s’accentuait. Quelque chose clochait. Comme si la scène présentait une impossibilité physique, ou géométrique, que son cerveau percevait consciemment sans pouvoir mettre le doigt dessus. Il avait beau chercher, son cerveau l’alarmait du fait que sa vision percevait quelque chose d’anormal.

“Cet endroit est si calme… Presque comme si la nature à l’état sauvage avait repris ses droits. Tout ce cheminement, et personne ne se rappellera de notre action…”

Darshak n’arrivait pas à détacher ses yeux de cette personne, malgré le danger évident. Il était tordu entre la sensation d’être sur le point de suffoquer, de mourir, et celle d’être en train d’assister à un moment hors de la réalité.

“…personne ne se rappellera de nous. Mais le futur sera teinté de nos actes. Plus que pour nous, il le faut pour tout le monde. Allons, le moment est venu de donner l’ordre aux autres.”

Soudain, la silhouette se tut, comme coupée dans sa phrase. Dans le reflet, celle-ci tourna lentement sa tête pour observer Darshak droit dans les yeux. Puis, poursuivant presque immédiatement son mouvement, celle-ci tourna entièrement sa tête vers lui. L’effet était probablement dû aux déformations provoquées par l’eau, mais Darshak eut la désarmante impression que la tête avait suivi le mouvement du reflet, et non l’inverse. Derrière le masque, la silhouette le regardait intensément.

Puis, d’un mouvement, celle-ci se tourna vers le couloir et s’éloigna rapidement, disparaissant en quelques instants dans l’obscurité.

L’image de ce masque le fixant dans le reflet ne quittait pas les yeux de Darshak, comme un flash imprimé sur sa rétine. Quelque chose n’allait pas dans cette image, quelque chose qui terrifiait inconsciemment son cerveau.

Soudain, Darshak réalisa que, quand la tête avait cessé de le regarder dans le reflet pour se retourner et le fixer directement, le reflet n’avait pas suivi le mouvement. Était-il sûr de ce qu’il avait vu? Pris d’un doute, celui-ci se releva en tremblant, et s’approcha de l’ancienne position de la silhouette mystérieuse. De sa nouvelle position, il découvrit qu’à cet endroit, une coursive en béton formait un pont traversant le gouffre, liant l’ouverture au bloc voisin. La chute d’eau était directement accessible.

De plus, la vitre était manquante.


9 commentaires

Avant que je commence à lire, quel est le niveau de finition et d’exigence que tu penses mettre dans ta nouvelle ? Parce que commenter une première version ou un texte fini, ce n’est pas du tout la même chose. De même, y a-t-il des points sur lesquels tu souhaites particulièrement des retours ?

D’autre part :

Je m’excuse d’avance pour le format extrêmement désagréable de lecture (le markdown ne permet ni l’alignement justifié ni de contrôler l’interligne ni les sauts de ligne), je trouve l’alignement gauche horrible. Si vous préférez lire sur un PDF (ou en hors ligne), voici un lien pour accéder à la version PDF de la nouvelle.

Le manque d’alignement justifié est volontaire, un texte aligné à gauche est plus moche, mais plus lisible qu’un texte mal justifié – et les navigateurs web ne permettent pas encore de justifier correctement, parce qu’ils ne permettent pas la coupure automatique des mots.

Les lignes sont probablement trop longues (en nombre de caractères) pour lire du texte – elles étaient plus courtes à l’origine, mais un changement des métriques de la police n’a jamais été corrigé. Je suppose qu’à cause de ça l’interligne parait un peu court.

Je ne comprendrs pas ta remarque sur les sauts de ligne :
markown supporte les paragraphes « cassés » tout comme les sauts de paragraphes
(ce paragraphe contient des sauts de ligne forcés)
Le seul truc qui ne fonctionne pas à ma connaissance, c’est les sauts de ligne multiples entre plusieurs paragraphes, même si en fait on peut tricher (ici en ajoutant un paragraphe qui contient uniquement un espace insécable en italique, pour éviter qu’il ne soit considéré comme inutile par le parseur).

 

Quoiqu’il en soit, il sera bien mieux vu que tu proposes des solutions dans la sections ad hoc plutôt que de cracher sur les outils qu’on te met à disposition. C’est un site communautaire, avec tout ce que ça implique.

Édité par SpaceFox

Alors, je me suis probablement mal exprimé. J’aurais dû dire que c’était mon avis (de trouver ce format désagréable pour la lecture). Pour ce qui est de l’alignement tu m’as appris un truc, et pour ce qui est des sauts de ligne, je pensais aux interlignes et espacements avant et après paragraphe. J’aime les travailler pour espacer plus ou moins des dialogues par exemple, mais la plateforme n’est pas conçue pour ça à l’origine (ça se comprend).

Je ne veux absolument pas cracher sur ces outils, je pense juste qu’ils ne sont pas très adaptés pour proposer une nouvelle!

(étant ingé info, je comprends la difficulté et le travail derrière, et je suis vraiment désolé si tu l’as mal pris comme ça)

Pour le "niveau de finition et d’exigence" : le contenu du dialogue est pratiquement un "placeholder", susceptible de changer. Mais son contenu importe finalement peu pour l’ensemble. Pour la forme, je la juge suffisamment aboutie pour être lue (elle a eu droit à plusieurs relectures par des tiers avant cette publication, et réécritures). Ce n’est pas un premier jet, ni un petit brouillon écrit rapidement. Au niveau de l’exigence, je la considère comme assez haute. Je suis prêt à tout recevoir, je veux ciseler le texte jusqu’à la perfection. :)

Édité par Genroa

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Il y a, quelque part sur le forum, un topic pour discuter de l’édition de contenu sur ZdS. Tes remarques seront apprécié là-bas :-)

écolo-utopiste altermondialiste radicalisé sur Internet | La tero estas nur unu lando | Géographe de service | Cliquez 👍 pour dire merci

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Salut, la nouvelle est très intéressante. En ce qui me concerne, l’univers à l’air très intéressant. Seul petit bémol à la première lecture, j’ai eu du mal à rentrer dedans. La première partie est très decriptive et on met du temps à découvrir le personnage et ce qu’il veut. Je ne sais pas du tout comment il faudrait s’y prendre mais cette partie racontée par le prisme du personnage principal m’aurait aidé à rentrer plus vite dedans (point de vue personel bien sûr).

Sinon, la partie avec l’autre personnage est intéressante niveau tension même si on reste forécement sur notre faim par rapport à la conclusion.

En tout cas je te souhaite bien du courage!

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OK, c’est parti alors. Tout ceci n’est que mon avis personnel et n’engage que moi, tu en fais ce que tu veux.

Notes prises au cours de la lecture

En vrac, par nature, et ce sont mes impressions / questions / remarques sur le moment.

  • Évite les phrases qui parlent de plusieurs choses à la fois (Il n’en était pas à sa première expédition, et même si chaque section bétonnée semblait identique, certaines recelaient des trésors qui n’attendaient plus qu’à être trouvés.)
  • Détruire un bloc revenait à risquer de déclencher l’effondrement d’un gigantesque millefeuille humain. ← pour quoi « humain » ?
  • On a compris qu’on ne peut pas détruire un truc sans risquer de tout casser, là tu insistes beaucoup.
  • les murs en béton étaient souvent encore truffés de câbles, de routeurs abandonnés tel quel ← Là je ne comprends pas un truc qui m’a l’air important pour l’histoire : les équipements sont devenus porteurs, au même titre que les murs ? Parce qu’autant retirer un tuyau sans péter la structure (exemple précédent), ça je vois, ça peut être un gros tuyau et ça passe souvent dans les murs. Mais des équipements comme des routeurs ?
  • scrutant la représentation du câblage d’une entreprise pendant des heures, ← si c’est le labyrinthe que tu décris, « des heures » c’est rapide.
  • Début de la page 3, paragraphe qui commence par Au fil de ses lectures, : là je me demande vraiment où tu veux m’emmener, et on est à un bon tiers du texte. Tu présentes un personnage, puis longuement un univers avec des règles très particulières, puis l’occupation du personnage en détail, puis le personnage philosophe sur ses lectures. Pour moi ça fait une très longue exposition, mais pas encore d’indication claire sur où va la nouvelle.
  • Darkshak ou Darshak ?!
  • Le paragraphe suivant, c’est les souvenirs de Darkshak / son avis sur les jeunes, même impression.
  • L’éclairage était exclusivement dû à une série de vitrages démarrant à mi-hauteur et devant mesurer un mètre. Le vitrage n’était présent que sur les vingt premiers mètres. ← Outre le fait que je trouve cette description peu claire : pour moi les couloirs pleins de données abandonnées se trouvent très bas dans des constructions cyclopéennes, enfouies sous des centaines de mètres d’autres constructions. Donc, sur quoi donnent ces fenêtres ?
  • OK, la réponse est donnée mais à la fin du paragraphe d’après. Pour moi il y a une incohérence entre ta notion de « profondeur » qui suggère très fortement qu’on est sous le niveau du sol, et ce que tu sembles imaginer d’après certains détails (des très hauts immeubles pas spécialement en sous-sol).
  • Même si Darshak était descendu très profondément, le bruit semblait indiquer que la cascade tombait sur encore plusieurs secteurs de profondeur, au minimum. Des centaines de mètres de profondeurs insondables. ← 3 lignes, 3 variations sur « profondeur » (il y a pas mal d’autres répétitions mais celle-ci est sale) (et y’en a un 4ème un peu plus loin).
  • Quelque part, à la fois au fond des abysses, et à une hauteur vertigineuse, Darshak se sentait minuscule. ← « Show, don’t tell » (et c’est à peu près ce que tu fais avant d’ailleurs).
  • Boooouh, je suis une silhouette mystérieuse qui fait peur… sans contexte, c’est plus un cliché qu’autre chose (le fait que les dialogues soient des placeholders ne doivent pas aider)
  • Soudain, Darshak réalisa que, quand la tête avait cessé de le regarder dans le reflet pour se retourner et le fixer directement, le reflet n’avait pas suivi le mouvement. ← C’est censé être le climax, mais j’ai dû relire la phrase pour bien comprendre ce que tu racontais, du coup ça casse un peu le truc.
  • La chute d’eau était directement accessible. De plus, la vitre était manquante. ← C’est le pire enchaînement de verbes ternes que tu pouvais faire, pour moi ça casse complètement ta fin – déjà qu’elle n’est pas spécialement originale.
  • Et ensuite ?

Après avoir tout lu…

L’histoire, le traitement

De ce que j’ai compris de ta nouvelle, c’est une variation sur le classique « Personnage voit un être mystérieux, se rassure en se disant que ce n’était qu’une illusion, mais en fait c’était vrai ». Le fait que le fond soit un classique n’est pas un problème en soi, tant que l’histoire est bien racontée.

Pour moi, c’est là que tu pêches. Tu as des bonnes idées, notamment ton univers à moitié cyberpunk, à moitié lovecraftien. Tu passes beaucoup de temps à détailler une ambiance qui sert assez peu. Mais surtout, ton personnage est creux. Ce n’est pas faute de l’avoir défini, mais tu le définis dans un sens qui ne sert pas l’histoire : ce que tu nous a appris de lui ne sert pas vraiment dans ses réactions, dans son comportement ou dans son ressenti, ou alors je ne l’ai pas vu.

En fait, j’ai l’impression que l’histoire est coupée en deux au moment de l’apparition de la silhouette. Pour moi, à partir de cet instant, ce qui arrive pourrait arriver à n’importe qui sans rien changer du récit. Et du coup, toute la première partie devient presque inutile.

La fin, elle est ultra-classique. C’est pas vraiment une fin ouverte (où l’auteur laisse plein de scénarios possibles au lecteur, tous cohérents, mais avec une vraie coupure logique à cet endroit, parce que continuer aurait forcé à choisir ce qui eut été moins intéressant). C’est plutôt une fin « feignante », où l’on a pas trop de doute sur la « vraie explication », et où je ne peux m’empêcher de me dire que c’aurait été mieux si l’auteur avait étendu son récit. Cela dit, une fin ouverte c’est super dur à réussir : dans les auteurs reconnus, la meilleure et la pire que je connaisse sont dans le même recueil de nouvelles, « La fille-flûte » de Paolo Bacigalupi.

Quasiment toutes tes descriptions passent par la vue (je crois qu’on « entends » seulement la chute d’eau) ; les humains ont beaucoup plus de sens que ça, essaie de les utiliser (c’est plus facile à dire qu’à faire).

La forme, le style

Un bon point, c’est que ton texte se lit globalement bien – et mine de rien c’est un excellent début. Il reste quelques phrases que tu devrais relire à voix haute, tu verrais qu’elles accrochent.

Le rythme sur la forme est bon aussi (taille et agencement des paragraphes, ce genre de chose).

Je vois des efforts certains pour donner une ambiance. Ça fonctionne… parfois. Y’a des passages où ça marche assez bien, d’autres où tu tournes en rond où tu t’empêtres dans quelque chose de pas clair du tout, parfois où tu en fais simplement trop.

Ça ne veut pas dire qu’il ne te reste pas de travail :

  • Ton héros change de nom pendant l’aventure ! (Darkshak / Darshak) (problème classique mais qui devrait être vérifié tôt dans le processus d’écriture)
  • Il y a encore beaucoup de fautes d’orthographe/grammaire
  • Toute la typographie est à revoir (ça tombe bien, il y a un article à ce sujet ici-même.
  • Le français typographié utilise les majuscules accentuées (quoi que prétende le réglage par défaut de Word) et le œ.
  • Il reste beaucoup de répétitions
  • Il y a beaucoup de verbes ternes, qui plus est pas spécialement bien placés (mention spéciale aux deux phrases de fin).

On est clairement au-dessus du premier jet, mais probablement pas encore dans quelque chose de publiable. N’hésite pas à utiliser des outils pour t’aider sur ces points, comme Grammalecte ou Antidote.

Je me trompe si je dis que les tiers qui ont relu ton texte sont tes proches ?

N’hésite pas à aller faire un tour du côté de CoCyclics, un fort sympathique forum de travail de textes de l’imaginaire.

Édité par SpaceFox

Merci énormément pour ton retour SpaceFox! Je vais répondre point par point sur les différents éléments que tu as mentionné, pour tenter de répondre aux questions que tu t’es posé. Je me rends compte qu’une partie vient du manque de contexte que j’ai donné, autour de cette "nouvelle". Le terme me dérange en fait, car ce document n’est pas vraiment une nouvelle contenue dans le sens "rien n’existe avant, histoire, fini".

Sur les notes prises au cours de la lecture

  • je suis d’accord, je pense que certaines phrases gagneraient à séparer ce dont elles parlent en plusieurs phrases. C’est un souci que j’ai et essaie d’éliminer au fur et à mesure des réécritures.
  • je parlais de millefeuille humain en voyant "la masse humaine" comme la crème du millefeuille; la comparaison était peut-être inappropriée?
  • j’insiste car j’essaie de dérouler la réflexion construction sans supervision -> intrication forte des constructions et éléments -> difficulté importante à parfois retirer du matériel disposé dans des zones devenues difficiles d’accès . L’idée est que tout est devenu potentiellement porteur, car la complexité et la taille de la structure rendent difficile les analyses structurelles sur ce qui l’est à coup sûr, et ce qui ne tient peut-être aussi via des supports qui n’étaient pas prévus pour à l’origine. Mais je me suis un peu étalé en chemin. Ce paragraphe mériterait une grosse réécriture, je suis d’accord.
  • je suis d’accord que ce choix (les "heures") est inadapté. Après, ces représentations de câblages ne sont que des sous-ensembles du total.
  • "Darkshak" est une typo (je pensais les avoir toutes traquées >< ), le nom du personnage est bien Darshak.
  • effectivement, la suite le précise, mais les étages ne sont pas forcément "enfouis". Ce que ce paradoxe entre la lumière et la profondeur implique, c’est qu’on a perdu la notion de hauteur : on pense s’être enfoncé très loin "dans les profondeurs" par rapport à un niveau arbitraire, mais on reste très loin au-dessus du niveau "du sol", et certains puits de lumière passent encore. On trouve de plus majoritairement de la lumière artificielle en réalité! J’aurais dû le préciser je pense. Je note.
  • merci pour les répétitions, c’est un autre de mes défauts que j’essaie de corriger, et il en reste plein. ><
  • la phrase que tu mentionnes avec "show don’t tell" était plus une manière de conclure, avec un résumé, cette description. Elle est peut-être de trop?
  • la silhouette mystérieuse…j’en reparle après.
  • j’ai énormément de mal à rendre claire la phrase du reflet qui ne suit pas. Ça doit faire 354313 fois que je la réécrit, sans succès. L’idée est relativement simple en théorie : quand la silhouette tourne sa tête pour fixer directement Darshak dans les yeux, son reflet n’avait pas bougé. Dans la réalité, elle devrait "regarder vers l’extérieur" si elle était le reflet symétrique. Je n’arrive pas à trouver une description satisfaisante et courte de ce mouvement.
  • je ne suis pas sûr d’avoir bien compris ce que tu veux dire sur la phrase de fin; est-ce que tu pourrais essayer de m’expliquer?

Note sur "après avoir tout lu"

L’histoire, le traitement

En réalité, il n’y a pas vraiment de doute sur la réalité de la silhouette, ce n’était pas le but. Je pense que le manque de contexte a induit en erreur. Je tente de détailler l’atmosphère, parce que c’était le but premier de ce test; je me rends maintenant compte que ça donne un rythme un peu bâtard à l’ensemble, car il ne tient plus en tant qu’œuvre à part entière.

Pourquoi je détaille autant Darshak pour en faire si peu? C’est une question que j’ai déjà eu dans les retours, et tu te l’es manifestement posée toi aussi. En réalité, Darshak n’est pas un personnage principal. Il n’est qu’un entracte, une fenêtre sur une vie parmi d’autres au fil du récit plus long. Il est un prétexte pour avoir un témoin de cette scène clef de la trame narrative complète, et pour parler d’un aspect précis de l’univers (les mineurs de données). Il n’est même pas prévu qu’il réapparaisse réellement plus loin. D’ailleurs, l’un des personnages principaux est justement cette silhouette. C’est juste que le point de vue est celui de Darshak à ce moment du récit.

Pour la coupure brutale…j’y réfléchis, je répondrai peut-être à ça plus tard.

La fin n’est pas une fin adaptée pour une nouvelle seule, elle ne répond à rien et tombe comme un cheveu sur la soupe. Pourquoi n’est-elle pas ouverte? Pourquoi ne pas avoir cherché à produire quelque chose de différent à la fin? En réalité, c’est parce que ce passage, cet entracte, apporte un élément important pour l’intrigue du récit principal. Le but n’était pas d’^e poser un mystère étrange. Mais sorti comme ça hors de tout contexte, ça perd entièrement de son sens… Je regrette un peu d’avoir choisi ce passage pour tester ma rédaction, pour le coup.

Pour les sens, je note. Le toucher et l’odorat sont particulièrement sous représentés ici je pense.

Le point important de ce passage, en réalité, c’est que la scène "finale" comporte potentiellement trois personnes, pas deux. Il n’y a pas d’apparition ou disparition inexpliquée, c’est vraiment ce point là que je voulais travailler.

La forme, le style

On m’a déjà mentionné quelques phrases qui semblent dures à lire. En tant qu’auteur, j’ai du mal à les repérer, donc si tu en as en particulier, n’hésite pas à les lister.

Pareil pour les passage où "j’en fais trop". :)

Pour les fautes d’orthographe+grammaire, je ne pense pas que ce soit approprié de les lister en long et en large ici, mais je serais très content d’en discuter de quelconque manière. Je considère ça comme critique.

Pour la typo, on me fait souvent la réflexion, je m’en vais étudier l’article que tu m’as donné.

Pour ce qui est du publiable : je suis conscient que ça n’a pas du tout le niveau d’une "publication professionnelle". Je parlais de publiable dans le sens "c’est bon, je peux le présenter à des gens pour avoir des retours et l’améliorer" (comme je l’ai fait là, et comme tu l’as fait). Je confirme n’avoir utilisé aucun outil particulier, je vais me pencher dessus.

Les relectures ont été majoritairement faites par mon entourage, ce qui évidemment pose un problème. C’est pour ça que je le publie ici, en fait (je ne connais personne :D ).

Merci pour les liens, je vais aller voir!

Édité par Genroa

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J’hésite. Techniquement, si c’est inconscient, la personne n’en a pas…conscience. Donc si elle ressent quelque chose, c’est que c’est conscient. Mais quand on parle, on dit "inconsciemment" pour tout ce qu’on n’arrive pas à expliquer comme venant d’un processus logique de la conscience… Donc je ne sais pas trop lequel serait le plus adapté. :-°

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