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Ça se passe comment, l'université ?

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L’université est un lieu bien particulier, à plusieurs égards. C’est un lieu à la fois de recherche et d’apprentissage, où peuvent se cotoyer des gens de niveaux et spécialités très différentes. C’est aussi un lieu qui véhicule une symbolique particulière, et qui a sa culture propre.

L’une des première choses que l’on apprend lorsqu’on fait de la sociologie de l’éducation (ce qui est mon cas, étant étudiant en sociologie), c’est que l’école fait l’objet de représentations qui peuvent être très différentes selon ses élèves. Mais c’est encore plus vrai avec l’université, qui n’est pas du tout perçue de la même manière, selon qu’on soit bachelier de filière scientifique et fils de cadre supérieur, ou bachelier professionnel et fils d’ouvrier.

Je ne le cache pas, ce billet est militant et vise à réduire cette fracture qui existe entre l’université et et « le reste du monde ». Je ne suis pas sans ignorer que l’université peut être une source très importante de violence symbolique chez ceux qui ne la fréquentent pas. Voyez ce billet comme une tentative pour réduire cette violence.

Comme l’expliquent les sociologues Sophie Orange et Romuald Bodin, l’université est par ailleurs présentée très différemment aux bacheliers professionnels et technologiques (quand elle leur est présentée) et aux bacheliers scientifiques. Elle n’est souvent même pas évoquée aux élèves de CAP, qui n’auront de toute façon pas le droit d’y rentrer (l’université n’étant accessible qu’à ceux qui ont un niveau équivalent au baccalauréat).

Si l’Université ne leur est, pour beaucoup d’entre eux [les bacheliers professionnels et technologiques], « pas venue à l’idée », ou si l’Université « ne leur disait rien », c’est d’abord parce qu’on ne leur en a rien dit. Les formes de la demande d’enseignement supérieur doivent ainsi d’abord être reliées à la forme de l’offre qui a été faite aux lycéens.

Bodin, Romuald, et Sophie Orange. L’Université n’est pas en crise : Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues. Editions du Croquant, 2013. Chapitre 2, p. 90.

On voit donc que la mauvaise réputation de l’Université n’est pas une donnée immuable, et une représentation partagée par l’ensemble des bacheliers. Elle est avant tout un effet de position. Selon l’endroit où l’on se situe dans l’espace de l’enseignement secondaire puis supérieur, les rumeurs changent, les défauts deviennent des qualités. Ce qui est présenté aux élèves de terminale technologique ou professionnelle comme un « manque d’encadrement » devient, face aux futurs bacheliers généraux une aptitude à l’« autonomie » et à l’« auto-contrainte ». L’« abstraction », l’« académisme », la « théorie » propres à l’Université peuvent ainsi être dans le même temps dévalorisés dans les filières les plus techniques du lycée, et synonymes d’élitisme dans les filières les plus prestigieuses des mêmes établissements.

Ibid (même source). Chapitre 2, p. 91—92.

Je précise que ce billet ne parlera que de l’université en France, car c’est le seul modèle que je connais (bien que les principes généraux restent valables un peu partout).

L'université en général

Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’une université ? La question parait simple, mais c’est en fait plus compliqué que pour un lycée ou un collège.

L’université est tout d’abord un lieu d’apprentissage, dit « d’études supérieures » (c’est-à-dire d’études post-baccalauréat). Elle est accessible (en France) à deux conditions :

  • avoir le baccalauréat (peu importe que ce soit un bac scientifique, technologique ou professionnel, les trois donnent le « niveau bac ») ou un équivalent (comme le DAEU, donné notamment aux personnes ayant un niveau équivalent au bac suite à des études à l’étranger) ;
  • (depuis 2018) être accepté par l’algorithme de ParcourSup, le moteur d’orientation post-bac, qui gère la sélection pour l’entrée dans les études supérieures.

Les universités proposent plusieurs types de parcours, dont les DUT, des formations de deux ans, donnant un niveau considéré comme supérieur au BTS. Mais elles proposent également, et c’est leur rôle le plus connu, des formations suivant le « cursus LMD ».

Quelques explications s’imposent. Dans les études supérieures, on compte généralement en « années post-bac ». Ainsi, des études de soins infirmiers donnent un niveau bac+3 et un DUT donne un niveau bac+2. Le « cursus LMD » est une suite de trois niveaux de formation.

  • Le niveau licence (L), de niveau bac+3 (qui dure donc trois ans) ;
  • le niveau master (M), de niveau bac+5, qui dure deux ans ;
  • le niveau doctorat (D), qui dure généralement trois ans (mais c’est bien plus variable).

Pour indiquer son niveau d’étude, on utilise généralement la lettre correspondante et l’année où l’on en est. Si vous êtes en première année de licence, vous êtes en L1. Si vous êtes en deuxième année de master, vous êtes en M2, et si vous terminez votre doctorat, vous êtes en D3 (voire en D4).

Ce cursus propose de nombreuses filières, dépendantes des universités, qui sont souvent regroupées selon le champ d’étude. Ainsi, on distingue souvent…

  • Les LLSHS (Lettres, Langages, Sciences Humaines et Sociales), avec notamment les études de lettres anciennes et modernes, les études de langues étrangères, de psychologie, de sociologie, d’histoire et de géographie.
  • Les Sciences et Techniques, avec notamment l’informatique, les mathématiques, la biologie, la physique ou la chimie.
  • Le droit, les sciences politiques et les sciences économiques.
  • La médecine et ses spécialités étudiées après la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), regroupant notamment la médecine générale, la maïeutique (les études pour devenir sage-femme), la pharmacie, etc (mais pas les soins infirmiers, qui sont étudiés dans des IFSI). Attention cependant, les études de médecine ne suivent pas le crusus LMD (dont nous parlerons dans un instant), elles sont en fait organisées en trois cycles que sont la FGSM (commençant par la PACES, terminée par un concours), la FASM et l’internat, où l’étudiant choisit la spécialité médicale qu’il souhaite étudier. Pour plus de détails, je vous invite à aller voir les explications de @Gharibosome dans les commentaires. :)

Attention cependant à ne pas considérer ces différents cursus comme « autant de couloirs (plus ou moins longs et prestigieux) alignés les uns à côté des autres sur une même ligne de départ, le baccalauréat, et sans communication, ou presque, les uns avec les autres »1. Il est tout à fait possible, et même très fréquent, de changer de voie « en cours de route ». Certaines filières proposent par exemple des cours communs à deux filières durant la L1, avec un possibilité de passerelle pour la L2. En clair, si votre université propose une passerelle entre la L1 de géographie et celle d’histoire, vous ferez une L1 d’histoire en ayant quelques cours de géographie. Si finalement, la géographie a votre préférence, vous pourrez passer en L2 de géographie.

Aussi, il est théoriquement tout à fait possible de faire une L1 d’une filière, puis de se réorienter vers une L1 d’une autre filière. C’était une pratique très courante jusqu’à cette année. Le temps nous dira si cela est encore possible avec ParcourSup (qui doit en effet être utilisé également pour les réorientations).

Le RU et la BU

Comme dans la plupart des établissements du secondaire (collèges et lycées), les universités proposent des RU, des Restaurants Universitaires, à la différence près qu’il n’y a pas besoin de s’y inscrire avant pour y manger.

Chaque université possède aussi une ou plusieurs bibliothèques universitaires (appelées BU) contenant (logiquement) de très nombreux livres sur les thèmes d’étude des UFR auxquelles elles sont rattachées. On trouve ainsi des bibliothèques universitaires de médecine, de SHS, etc. Ces bibliothèques sont publiques et accessibles à tout un chacun, même non-étudiant. Il est également possible de s’y inscrire pour emprunter des livres sans être inscrit comme étudiant à l’université.

Il y a un réseau entre toutes les bibliothèques universitaires de France, de sorte que si un livre que vous cherchez ne se trouve pas dans la BU de votre université, il est possible de l’emprunter dans une BU d’une autre ville et de le faire livrer à la vôtre pour pouvoir l’emprunter (ce qui n’est cependant pas gratuit).

Lorsqu’on acquiert le statut d’étudiant (en s’inscrivant à l’université), on obtient une carte d’étudiant, qui a de multiples usages. Elle justifie du statut d’étudiant, permettant d’avoir diverses réductions dans les magasins ou musées qui en proposent (les tarifs réduits incluent généralement les étudiant), elle permet d’emprunter des livres dans les BU (y compris les BU qui ne sont pas de la même spécialité que votre filière d’étude ; vous pouvez donc tout à fait étudier l’anglais et emprunter un livre dans une BU de médecine), et elle permet de payer le RU en y créditant de l’argent (liquide ou bancaire).

Un peu de vocabulaire

Avant de rentrer un peu plus dans les détails, voyons rapidement quelques mots de vocabulaire.

L’« université » désigne l’institution administrative elle-même. Pour parler des terrains de l’université, on parle de « campus ». Une université est « segmentée » en plusieurs UFR, des Unités de Formation et de Recherche. Avant 1968 et la loi Faure, elles s’appelaient des « facultés », terme passé dans le langage courant pour désigner les universités en général. Chaque UFR s’occupe d’une ou plusieurs filières et de la recherche qui y est associée.

Ainsi, dans l’université du Groland, on trouve par exemple une UFR de Lettres et Langages, dans laquelle se trouve des chercheurs en lettres et langages, ainsi qu’une filière de Lettres Anciennes, une filière de Lettres Modernes, etc (chacune proposant une licence du même nom, et un ou plusieurs masters plus spécialisés).

Aussi, pour parler de la direction d’une université, on ne dit plus « directeur » ou « proviseur » mais « président ». Les universités étant généralement très grandes (et parfois même éclatées sur toute une agglomération), il est très rare de rencontrer physiquement les membres de la présidence. Cependant, les directeurs et directrices d’UFR sont souvent aussi enseignants (le statut de directeur est alors « simplement » une fonction administrative supplémentaire), et ils peuvent donc être rencontrés facilement. Mais en pratique, la majorité des interactions administratives avec l’université passe par le secrétariat de l’UFR.


  1. Bodin, Romuald, et Sophie Orange. L’Université n’est pas en crise : Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues. Editions du Croquant, 2013. Chapitre 1, p. 45.

Le cursus LMD

D’un point de vue pratique, l’université se différencie très vite du lycée par les types de cours auxquels on assiste.

En effet, on en distingue deux : les TD et les CM. Tous les deux durent typiquement deux heures (parfois un peu moins, parfois plus).

Les TD sont des Travaux Dirigés. Ils sont très proches des cours du lycée : entre 10 et 30 étudiants sont dans une salle standard et le ou la professeur mène un cours, généralement assez interactif.

Les CM sont les Cours Magistraux, et sont souvent assez intimidants au début de la L1, car ils se déroulent en amphithéâtres, dans des grandes salles contenant entre 200 et plus de 600 personnes (leur capacité dépend beaucoup de leur filière, un amphi de sociologie contient typiquement 300 places alors qu’un amphi de médecine ou de droit peut facilement en contenir 800).

Les CM sont bien sur beaucoup moins interactifs. L’enseignant est sur sa chaire (l’estrade) et récite, souvent aidé de son diaporama, le contenu de son cours. Il est tout à fait possible de poser des questions durant un CM, mais il faut bien lever la main et parler fort pour être entendu. Vous pouvez bien sur (et c’est même conseillé) aller voir le professeur à la fin du cours pour lui poser une question sans avoir à forcer sur la voix. Étant donné le nombre de personnes assistant aux cours magistraux, il est impossible d’y faire l’appel, et ceux-ci ne sont donc pas obligatoires. Il est cependant très fortement conseillé d’y aller pour ne pas perdre le rythme des cours et se trouver dépourvu le jour des examens.

Amphithéâtre de l'université d'Avignon.
Amphithéâtre de l’université d’Avignon. Source. (Il s’agit aussi du logo de ce billet.)

Si vous êtes majeur (bien que parfois, l’âge minimum soit différent), vous pouvez vous inscrire en tant qu’auditeur libre à l’université. Vous serez alors libre d’assister à des cours magistraux (mais pas aux TD) avec des étudiants. Ce ne sera pas qualifiant et vous ne passerez pas d’examens, mais c’est un moyen d’apprendre des choses sur un domaine particulier.

Certains lycées proposent aussi des programmes d’essai de l’université, permettant aux lycéens intéressés de passer quelques jours au rythme de la L1 de la filière qui les intéresse.

Autre point qui peut surprendre en L1 : il est tout à fait possible d’utiliser un ordinateur pour prendre ses cours, aussi bien en TD qu’en CM, c’est même parfaitement ordinaire. Souvent près de la moitié des étudiants utilisent un ordinateur en cours. Attention cependant à être conscient de quelques points.

  • Il y a généralement un réseau wifi accessible dans tous les bâtiments de l’université, et il est parfois très tentant de vérifier ses mails ou ses réseaux sociaux en plein cours (c’est d’ailleurs une pratique courante). Attention à ne pas perdre le fil du cours, vous ne trouverez pas toujours quelqu’un pour vous passer ses notes.
  • Il faut un ordinateur suffisamment petit et léger pour pouvoir être transpoté toute la journée et posé sur les tables étroites des amphis.
  • Il faut une batterie avec une bonne autonomie (les amphis ont parfois des prises, mais pas toujours). Même avec un bon accès à des prises de courant, une autonomie de quatre heures est un minimum (vous pouvez avoir deux TD de deux heures sans accès aux prises).

Une semaine de cours en L1 comporte environ 25 heures de cours (à peu près moitié-moitié entre les CM et les TD), auxquelles il faut ajouter le temps de travail personnel, qui est difficile à estimer et varie énormément selon les filières. Certains consacrent une vingtaine d’heures par semaine aux révisions et aux devoirs, alors que d’autres n’y consacrent que deux ou trois heures. Il faut trouver son rythme et ne pas réviser au dernier moment, mais penser à garder des périodes de repos pour tenir sur la durée.

Les types de devoirs peuvent être très variés. En LLSHS, il s’agit souvent de compte-rendus de lectures de textes ou de lectures d’articles scientifiques.

Mais puisqu’on parle de révisions, parlons des examens. Les évaluations des TD peuvent varier, mais il peut s’agir, soit d’une évaluation terminale (comme pour les CM dont nous parlerons après), soit de contrôles continus. Dans ce dernier cas, ce sont généralement soit des devoirs sur tables (des dissertations ou des questions de cours), soit des enquêtes à mener sur un sujet particulier.

Pour les CM, ceux-ci sont évalués par des examens terminaux, souvent appelés « partiels », qui se déroulent dans de très grandes salles (souvent des gymnases) avec des centaines de tables alignées (oui, c’est assez impressionnant la première fois). Les conditions sont alors les mêmes que pour le baccalauréat ou le BEP (ce sont tous des examens officiels) : les téléphones sont éteints dans les sacs à dos, et vous devez avoir uniquement le matériel nécessaire (ainsi qu’une carte d’identité et votre carté étudiant) sur votre table.

Les trois années de licence se déroulent à peu près de la même manière. Si vous allez en master, les choses vont cependant changer : vous aurez moins de cours et plus de travail personnel à fournir, un M2 se terminant par le rendu d’un mémoire (en SHS tout du moins), c’est-à-dire d’un gros compte-rendu d’une étude sur un sujet particulier. Une fois le niveau M2 atteint, vous êtes généralement considéré comme un professionnel qualifié dans votre domaine d’étude, en particulier pour les professions qui nécessitent une titrisation. Par exemple, un étudiant en psychologie peut s’appeler « psychologue » à partir du moment où il valide le niveau master 2. Il pourra ensuite continuer vers un doctorat s’il désire se spécialiser davantage ou faire de la recherche ou de l’enseignement.

Étant encore très loin du niveau doctorat, votre humble serviteur ne pourra vous en parler. Cependant, @pierre_24 ayant fait un grand billet sur ce sujet, je vous invite à aller le lire : Vis ma vie: le doctorat. :)

La recherche

Mais l’université, ce n’est pas qu’un lieu d’apprentissage, c’est aussi un lieu de recherche.

En effet, il est très fréquent que les enseignants soient eux-mêmes chercheurs (bien que ce ne soit pas systématique). On trouve donc des enseignants, des chercheurs, et des enseignants-chercheurs. Mais parmi celles et ceux qui assurent les cours, on trouve aussi des vacataires, c’est-à-dire des personnes chargées d’assurer un cours, mais avec un contrat très précaire. Ce sont souvent des étudiants en doctorat qui cherchent à financer leur vie et leurs recherches.

L’université est donc un des seuls lieux où ceux qui enseignent une discipline sont aussi ceux qui contribuent à la faire exister. Au collège et au lycée, les enseignants sont spécialisés et ont effectués des formations supérieures sur leur domaine d’enseignement, mais leur place les isole du monde de la recherche, contribuant quelque peu à l’opacité qu’il peut y avoir entre le « monde académique » et la population en général (car si la quasi-totalité des gens ont déjà suivi des cours avec des professeurs de collèges ou de lycées, très peu en ont suivi avec des enseignants-chercheurs).


Plus généralement, l’université est aussi un lieu où l’on se rapproche du monde de la recherche, en la pratiquant soi-même. Pour des très nombreux étudiants, l’arrivée à l’université est aussi une rencontre avec le savoir critique.

À l’école, on apprend souvent que « 1515, c’est Marignan », mais que s’est-il passé cette année à Marignan ? L’on sait qu’il y a eu une bataille sanglante, mais pour comprendre les détails de ce qu’il s’est passé et pouvoir resituer cet évènement dans son contexte historique, il faut aller en licence d’histoire.

L’université, c’est un des rares lieux d’apprentissage où il est permis de douter et de confronter les points de vue (bien que ce soit surtout vrai dans le cadre de la recherche plus que de l’apprentissage). C’est aussi un lieu où l’on découvre qu’il y a différentes manières de penser l’étude d’une discipline. Comme les écoles de pensée en philosophie, telles que le platonisme ou le stoïcisme, il y a différentes manières de penser l’étude des mathématiques ou des sciences sociales.

On peut même aller plus loin en s’intéressant à l’épistémologie, qui est en quelque sorte la « science des sciences », l’étude des autres disciplines scientifiques. Mais ce niveau d’abstraction n’intéressera pas tout le monde, tant il peut sembler s’éloigner des problématiques « réelles ».


En bref : l’université est un lieu d’étude mais aussi d’émancipation, de savoir-critique, de réflexion, et aussi parfois de militantisme (pensez à toute la symbolique véhiculée par l’expression « mouvement étudiant »).

S’il peut être difficile de s’y intégrer, étant donné les effectifs impressionnants en CM, il est toujours possible de demander de l’aide, et les TD fournissent toujours des biais d’intégration (à travers le travail d’équipe pour préparer des exposés ou des dossiers, par exemple). Et l’anonymat d’un effectif aussi grand peut aussi, parfois, être rassurant pour certains étudiants timides.

Les interventions de l’administration se font moins visibles qu’au lycée ou au collège, et l’entraide se fait plus présente. Les syndicats étudiants présents sur l’université (qui tiennent généralement un petit discours à chaque début d’année, permettant de prendre contact) proposent souvent de l’assistance en cas de problème quelconque. Ils sont un moyen de rencontrer des gens, de mieux comprendre le fonctionnement de l’université, et aussi, bien sur, de défendre ses droits lorsque l’administration commet une erreur.

Pour terminer, si les chiffres des taux de réussite en première année vous découragent, sachez qu’ils sont bien souvent inexacts. En effet, les médias aggrègent bien souvent des chiffres qui indiquent des choses bien différentes pour ne former qu’un seul « taux d’échec ». Le taux de passage en deuxième année n’est, en effet, pas toujours très grand dans certaines filières, mais ce serait une erreur d’assimiler cela à un taux d’échec.

Parmi ces « échecs », on retrouve en effet des personnes qui choisissent d’arrêter les études, des étudiants qui se réorientent dans d’autres filières (et refont donc une L1), et des étudiants qui redoublent. Aussi, beaucoup vont dans une filière « par défaut » avant de tenter un concours d’entrée dans une école. En ne poursuivant pas en L2, ces étudiants sont considérés comme étant en échec, alors qu’ils sont personnellement en réussite.
Bref : méfiez-vous des statistiques.


Merci d’avoir lu ce billet !

N’hésitez pas à me faire part de la moindre question ou remarque dans les commentaires ou sur le forum ! :)

25 commentaires

Merci pour ce billet très intéressant. :)

Pour information, à deux-trois détails près, ça fonctionne pareil en sciences. On n’a pas de mémoire à rendre en fin de master, les modes d’évaluations dépendent des facs, des années, voir des matières >_< , on a des TP et la plupart des profs d’amphi écrivent au tableau plutôt que de réciter avec un rétro, mais c’est tout.

Hier, dans le parc, j’ai vu une petite vieille entourée de dinosaures aviens. Je donne pas cher de sa peau.

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Merci pour ce billet très intéressant. :)

Pour information, à deux-trois détails près, ça fonctionne pareil en sciences. On n’a pas de mémoire à rendre en fin de master, les modes d’évaluations dépendent des facs, des années, voir des matières >_< , on a des TP et la plupart des profs d’amphi écrivent au tableau plutôt que de réciter avec un rétro, mais c’est tout.

Gabbro

Je vois, je vais peut-être devoir modifier le billet du coup. Sinon, pour l’écriture au tableau vs les PowerPoints, ça dépend surtout des profs dans ma filière. Certains peuvent faire un cours entier sans rien, certains utilisent juste le tableau pour écrire les noms propres ou les nouveaux mots et d’autres ont la triste tendance à simplement lire leurs notes pendant tout le cours.

Après la rentrée, je ferais peut-être un billet plus orienté sur ma filière en particulier, dans le style « chronique de fac », si ça intéresse des non-étudiants. :)

"Les accidents dans un système doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival

+2 -0

Hello, pour ce qui est des DUT :

  • Les DUT (et les licences professionnelles) sont gérés par les IUT (Institut Universitaire de Technologie). Bien que dépendant de la fac, l’administration y est spécifique et de mon expérience plus réactive qu’en fac.
  • Le fonctionnement est loin de celui d’un lycée. Ce sera plus un entre-deux entre BTS et Licence (comme pour les matières enseignées d’ailleurs). Le cadre y est plus stricte qu’en licence, les cours plus chargés, mais le travail personnel à fournir est moindre. On y trouve quand même les classiques groupes d’amphi, groupes de TD et groupes de TP de la fac.
  • Il faut noter aussi que les DUT permettent la poursuite d’études en école d’ingénieur et sont une alternative à la prépa (avec un profil différent donc, mais très intéressant).
  • J’ai fait mon DUT uniquement en contrôle continu, y compris pour les CM. Ce qui est vachement cool. Cependant, je pense que ça dépend des IUT.

Petite coquille, dans le chapitre RU on dit Lorsqu’on acquiert

Malheureusement, je ne suis pas sûr que la première partie soit très compréhensible pour des personnes non familères avec l’université :/

Personnellement, j’insiste sur les possibilités de réorientation : Elles sont vraiment importantes, et vous pouvez grâce à elles vous permettre d’essayer une filière (à condition que vos moyens vous le permettent bien sûr).

Enfin, je trouve un peu dommage que tu n’aies pas parlé de ces quelques points qui avantagent la fac :

  • La vie étudiante est souvent importante sur une fac. On y trouve plein d’activités et d’associations pour les étudiants. On peut y faire du sport ou pratiquer des divertissements ou des arts. Ou simplement profiter des événements étudiants organisés au long de l’année.
  • Certaines facs ont d’excellents professeurs qui peuvent vraiment motiver à les rejoindre.
  • On peut avoir accès à l’infrastructure et à des laboratoires/moyens de recherche importants.
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Merci ! Je vais essayer de corriger ça.

Malheureusement, je ne suis pas sûr que la première partie soit très compréhensible pour des personnes non familères avec l’université :/

En effet, c’est ce que je craignais également. Cependant, je ne sais pas trop comment reformuler ça.

Enfin, je trouve un peu dommage que tu n’aies pas parlé de ces quelques points qui avantagent la fac :

  • La vie étudiante est souvent importante sur une fac. On y trouve plein d’activités et d’associations pour les étudiants. On peut y faire du sport ou pratiquer des divertissements ou des arts. Ou simplement profiter des événements étudiants organisés au long de l’année.
  • Certaines facs ont d’excellents professeurs qui peuvent vraiment motiver à les rejoindre.
  • On peut avoir accès à l’infrastructure et à des laboratoires/moyens de recherche importants.
Phigger

Tu as raison, seulement sur ces points je suis limité par ma propre expérience, n’ayant participé qu’à très peu d’activités associatives cette année. En fin de compte, un billet co-rédigé aurait surement été plus pertinent.

Quant aux « chronique de fac », je me demande s’il n’est en fait pas trop tard, ça aurait surement été plus sympa et plus pertinent de le faire pour ma première année, quand je découvrais tout (ce qui m’aurait conduit à tout expliquer au fur et à mesure)…

"Les accidents dans un système doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival

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Et moi, bien que n’ayant fait que 2 mois en licence, c’était quand même les facs parisiennes ! Et j’ai des amis qui y sont encore, donc je sais qu’il se passe plein plein de trucs. Par contre, je ne sais pas vraiment comment ça se passe hors de la région parisienne (le réseau Sorbonne Université, c’est pas franchement la moyenne des facs…)

Pour les chroniques de fac, ça peut toujours être intéressant. Le point de vue aurait sans doute été différent si tu l’avais fait en première année, mais tu peux toujours expliquer maintenant ce que tu remarques de spécifique à la fac (Le resto, l’accès à un amphi, la plateforme numérique, la BU, un labo, un évènement de fac comme le rassemblement des assos étudiantes, etc.)

Édité par Phigger

+1 -0

Très intéressant, merci beaucoup !

Le ton militant dont tu parles au début du billet ne se fait pas trop sentir (et pour ma part tant mieux, ce n’est pas le genre que je préfère ^^).

Petit détail, mais les professions enseignées en université auxquelles on accède directement après la PACES (c’est-à-dire pas Kiné) sont toutes des professions médicales et non paramédicales (donc médecin, pharmacien, dentiste et maïeuticien / sage-femme). :)

P.-S. - Je trouve que ce billet ferait un très bon article !

Édité par Ekron

« Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents. »

+1 -0

Le ton militant dont tu parles au début du billet ne se fait pas trop sentir (et pour ma part tant mieux, ce n’est pas le genre que je préfère ^^).

Moui, je considère qu’on peut tout à fait faire du militantisme sans faire du prosélytisme. C’est par ailleurs un des plus gros reproches que je pourrais faire à pas mal de discours militants, qui sont parfois plus « agressifs » qu’autre chose et qui, du coup, ne convainquent que les convaincus1, 2. Du coup je suis assez content de lire ton retour. :)

Petit détail, mais les professions enseignées en université auxquelles on accède directement après la PACES (c’est-à-dire pas Kiné) sont toutes des professions médicales et non paramédicales (donc médecin, pharmacien, dentiste et maïeuticien / sage-femme). :)

Oups, je corrige. J’ai dû faire la confusion avec les soins infirmiers.

P.-S. - Je trouve que ce billet ferait un très bon article !

Ekron

Euh… Merci. :honte:


  1. Je ne prétends pas que j’y arrive à chaque fois. Avec le recul, je suis d’ailleurs très peu satisfait de l’approche choisie dans mon billet De la criminalisation du secourisme. Au final, le débat qui a eu lieu dans les commentaires a été, pour moi, bien plus enrichissant que le billet lui-même.

  2. D’ailleurs, le livre qui a inspiré ce billet (L’Université n’est pas en crise, d’où sont tirées les citations de l’introduction) est également un livre assez militant, mais qui s’appuie sur de nombreuses données factuelles issues de recherches en sciences sociales, et qui adopte un ton très pédagogique.

"Les accidents dans un système doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival

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Petit détail, mais les professions enseignées en université auxquelles on accède directement après la PACES (c’est-à-dire pas Kiné) sont toutes des professions médicales et non paramédicales (donc médecin, pharmacien, dentiste et maïeuticien / sage-femme). :)

Ekron

Pour être un peu plus précis les professions de santé sont divisées entre professions médicales (médecin, sage-femme et odontologiste), professions de la pharmacie et paramédicaux. Donc techniquement la pharmacie n’est pas une profession médicale (source).

Tant qu’on est au niveau de la paces il faut préciser que la filière médecine ne suis pas le système LMD mais un système qui lui est propre.

P.-S. - Je trouve que ce billet ferait un très bon article !

Ekron

Je trouve aussi que ça ferait un très bon article, qui pourrait aider certains lycéens à ce faire une idée sur la fac car finalement on en parle très peu, même en bac général, et cette filière est souvent discrédité par rapport à d’autre voie (a tout hasard la prépa par exemple).

EDIT: ça me donne bien envie de rédiger un petit billet sur la paces tout ça, je pense que ça pourrai intéresser certains terminales.

Édité par Gharibosome

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Merci pour tous vos retours ! Je ne pensais pas que ce billet recevrait un aussi bon accueil ! :)

Tant qu’on est au niveau de la paces il faut préciser que la filière médecine ne suis pas le système LMD mais un système qui lui est propre.

Ah ? Pourtant j’avais entendu parler de "L1", "M2" ou "D4" à propos d’étudiants en médecine. Ou alors il s’agit d’une reprise du vocabulaire malgré une différence administrative ?

Je trouve aussi que ça ferait un très bon article, qui pourrait aider certains lycéens à ce faire une idée sur la fac car finalement on en parle très peu, même en bac général, et cette filière est souvent discrédité par rapport à d’autre voie (a tout hasard la prépa par exemple).

Gharibosome

C’est marrant, c’est pareil en bac pro, mais pour la raison inverse : l’université y apparait comme tellement prestigieuse et élitiste qu’elle n’est souvent pas vraiment envisagée (quant aux grandes écoles, elles sont tellement abstraites qu’elles n’existent tout simplement pas dans l’« horizon scolaire »).

"Les accidents dans un système doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival

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Ah ? Pourtant j’avais entendu parler de "L1", "M2" ou "D4" à propos d’étudiants en médecine. Ou alors il s’agit d’une reprise du vocabulaire malgré une différence administrative ?

rezemika

La filière médecine est organisée en 3 cycles pour une durée de 9 à 11 ans en gros. Le premier cycle commence par la PACES (ou P1 ex PCEM) puis FGSM2 (ou P2) et FGSM3 (ou D1). FGMS pour formation générale de science médicale. Le second cycle qui dure 3 ans lui aussi est appellés externat et l’élève est à moitié en cours et à moitié en stage à l’hopital (les fameux externes). On a donc FASM 1, 2 et 3 (ou D2,D3,D4), qui se termine par un concours l’ecn qui permet de choisir sa spécialité et l’endroit où tu exercera pendant le 3eme cyle. Mais ce consours vient d’être réformé par quelque chose d’encore assez nébuleux. Le toisième cycle est celui de l’internat est l’étudiant est alors médecin mais encore sous dependant de médecin ayant terminé leurs formations. Comme tu vois la terminaison des années ont changés mais on utilise le plus souvent l’ancienne avec les P1 P2 D1 D2 D3 D4 qui peuvent préter à confusion avec le système LMD. Notons aussi qu’il nous est possible de passer un Master voir un doctorat en parallèle de nos études de médecine.

C’est marrant, c’est pareil en bac pro, mais pour la raison inverse : l’université y apparait comme tellement prestigieuse et élitiste qu’elle n’est souvent pas vraiment envisagée (quant aux grandes écoles, elles sont tellement abstraites qu’elles n’existent tout simplement pas dans l’« horizon scolaire »).

rezemika

Oui, la fac est considéré comme une seconde voie pour des élèves moins bon, n’ayant pas le niveau pour aller en prépa ou en école. Je trouve ce très dommage car ces formations sont différente et conviennent à des profils différent. J’aurai pour ma par était fort malheureux en prépa ou en école…

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Merci bien pour ces explications ! Je mets à jour le billet. :)

"Les accidents dans un système doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival

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Pour être un peu plus précis les professions de santé sont divisées entre professions médicales (médecin, sage-femme et odontologiste), professions de la pharmacie et paramédicaux. Donc techniquement la pharmacie n’est pas une profession médicale.

Je me suis renseigné du coup et il semblerait que selon la source la répartition ne soit pas très claire. Pour certains les pharmaciens font partie des professions médicales car beaucoup de notions sont communes avec la médecine et parce que les études font partie des études de santé longues (6 ans en cycle court et 9 ans en cycle long). Par contre, d’autres ne classent pas ça dans les professions médicales car ils n’ont pas le droit des prescription (seulement de substitution) alors que les médecins, dentistes et maïeuticiens/sage-femmes l’ont.

Content de voir un nouveau futur médecin par ici, et j’approuve l’article sur la PACES ! Un point de vue un peu plus nuancé que les médias ferait peut-être un peu moins peur à nos futurs bizuts. :)

Attention, je viens de relire l’article et je crois qu’il y a une petite erreur. La PACES n’est pas un cycle à elle toute seule :

  • premier cycle : PACES (P1), DFGSM1 (P2) et DFGSM2 (D1) donne le DFGSM, diplôme de formation générale en sciences médicales
  • second cycle : DFASM1 (D2), DFASM2 (D3) et DFASM3 (D4) donne le DFASM, diplôme de formation avancée en sciences médicales (c’est le cycle de l’externat pendant lequel l’étudiant fait un mi-temps à l’hôpital et change de service régulièrement)
  • troisième cycle : l’internat. L’étudiant a alors choisi sa spécialité et la durée de l’internat varie en fonction de la maquette de chaque spé. Si je ne dis pas de bêtise ça va de 3 ans pour la médecine générale à 6 ans pour les spécialités chirurgicales. L’étudiant est alors médecin (mais pas encore docteur), il change de service tous les 6 mois et fait des stages dans des services qui rentrent dans la maquette de sa formation.

Édité par Ekron

« Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents. »

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Tout à fait, la PACES fait partie du premier cycles, j’ai du mal m’exprimer. Sur l’internat il dure 3 ans pour la médecine générale, jusqu’a 5 ans pour la chirurgie. Après on peu faire un clinicat ou un assistatnat, mais ca devient vite le bordel et c’est pas le sujet du billet.

Il faut savoir que les études de pharmacie et d’odontologie ne suivent pas le système LMD, mais je peux rien en dire de plus je connais pas trop et c’est encore plus le bordel qu’en médecine.

Au sujet du billet j’aurai juste rajouté que le système LMD est commun à l’union européenne ce qui permet beaucoup les changement de pays.

Content de voir un nouveau futur médecin par ici, et j’approuve l’article sur la PACES ! Un point de vue un peu plus nuancé que les médias ferait peut-être un peu moins peur à nos futurs bizuts. :)

Bon bah du coup il faut que je m’attelle à la tache :p ( et désolé du hors sujet au niveau de médecine sur le billet qui n’était pas destiné à ca)

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Il me semble que le contrôle continu est justement une caractéristique du DUT, Phigger. Dans tous les cas, c’était aussi mon cas en DUT info. Le DUT permet en (très) gros de faire l’équivalent d’une licence de 3 ans en 2 ans, selon l’IUT et le DUT choisi, évidemment.

Personnellement après le DUT je suis parti en licence pro (généralement, après le DUT (du moins ceux que j’ai connus), c’est soit Licence Pro, L3 puis Master ou école d’ingénieur, selon le but et le niveau visés).

Breizh eo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. — L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

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Juste un point de rédaction. Une erreur classique : on ne dit pas 'Je ne suis pas sans ignorer que bla bla’, mais 'Je ne suis pas sans savoir que bla bla’. Sinon, j’ai trouvé cet article bien sympa.

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Juste un point de rédaction. Une erreur classique : on ne dit pas 'Je ne suis pas sans ignorer que bla bla’, mais 'Je ne suis pas sans savoir que bla bla’. Sinon, j’ai trouvé cet article bien sympa.

elegance

Oups, en effet. Une de mes connaissances IRL utilise ces deux tournures (dans leurs sens respectifs), ce qui sème la confusion dans mon pauvre cerveau. Merci ! :)

"Les accidents dans un système doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival

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Le DUT permet aussi l’insertion professionnelle en sortie de diplôme, ou même l’apprentissage pendant la formation (dépendant des IUT et des DUT).

Phigger

Effectivement, même si souvent l’insertion professionnelle est déconseillée : une année de spécialisation (Licence pro) est une bonne idée, et cela permet de mettre Bac+3 sur le CV (c’est bête, mais ça peut jouer, les « niveaux standards » étant +3, +5, +7/8).

Breizh eo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. — L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

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C’est cool l’IUT, ils m’ont accepté avec un dossier des plus coprolythe (filière technologique, fin de classement (des bons résultats aux épreuves du bac, mais ils n’en disposaient pas)). Il ne faut pas oublier que le nombre de places est limité et que dans certains cas il y a une sélection assez drastique.

@Breizh de la à dire qu’on a le même niveau en DUT qu’en L3, moyen. Certes, les premiers du classement l’ont probablement, mais une partie des diplômés se planteraient violemment en L3. Les connaissances pratiques (en informatique, de ce que je connais) sont largement supérieures, mais il peut manquer le socle de connaissances théoriques (qui est plus ou moins vu selon les IUTs). C’est pour cela que dans certaines facs, si tu n’es pas dans le top du classement ou avec de bonnes recommandations, tu passes en L2 et pas en L3.

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Effectivement, oui. Mais le rythme de la licence est affreusement lent (un ami a fait une licence dans le même domaine que moi). Après, oui, le DUT c’est plus entre L2 et L3 selon ton niveau. Mais je pense tout de même qu’en sortant d’un DUT + LP tu arrives plus loin qu’avec juste la licence (qui reste assez générique et théorique), dans le même laps de temps.

Puis en DUT aussi tu as une bonne théorie, en théorie (lol). Je suppose que ça dépends effectivement des IUT.

De toute façon, y’a pas vraiment de parcours meilleur, y’a surtout un parcours adapté à chacun. Faut juste trouver le bon et tout roule.

Édité par Breizh

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@Breizh : Par contre, DUT + Licence Pro ça permet pas du tout de poursuivre en master, du moins très difficilement.

Phigger

C’est pas fait pour, effectivement. Si tu veux faire un master après un DUT, faut aller en licence normale.

Le but de la Licence Pro est, comme son nom l’indique, l’insertion professionnelle. Aucun avis ni recommandation ne sera fait pour une quelconque poursuite d’études (fun fact, c’est même vu comme un échec qui peut potentiellement faire baisser les subventions de l’IUT…).

Breizh eo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. — L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

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