Le métier de développeur

Entre offshore et l'IA

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Auteur du sujet

Bonjour à tous,

Je suis actuellement en dernière année d’école d’ingé que j’effectue en alternance (développement Web) et je me pose plusieurs questions par rapport au métier de développeur.

En effet, après avoir eu différents témoignages provenant de personnes du milieu de l’informatique, je me pose la question suivante : "Est-ce que le métier de développeur aura toujours sa place en France dans les années à venir ?". J’aimerais aussi savoir quelles sont les technologies qui peuvent interessante pour l’avenir.

Cordialement

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Il y aura toujours besoin de gens pour faire les choses difficiles (par exemple développer ces techniques d’IA dont on parle, pour leur apprendre à aider à écrire des programmes). Les parties les moins qualifiées du métier seront les premières à être réduites par l’automatisation, comme dans toutes les branches professionnelles.

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Auteur du sujet

Salut,

Qu’est-ce que tu veux dire par « avoir toujours sa place » ? Que l’on aurait plus besoin de développeurs à l’avenir ? Je pense que les tendances sont plutôt à l’inverse.

entwanne

Par "avoir toujours sa place en france", je parle principalement de "la concurrence" avec d’autres pays où les développeurs sont moins chers. J’ai déjà entendu plusieurs personnes me dire que le métier en France était trop cher par rapport à d’autres pays (Cuba, Inde, Madagascar) et qu’eux n’hésitait pas à passer par des entreprises spécialisées dans le domaine.

Moi c’est le "en France" qui m’a fait tiqué. Je sais pas comment l’interpréter. Les dev français coûtent trop cher ? On a pas d’idée en France donc pas besoin de dev' ? Etc.

Eskimon

Non, c’est surtout le prix de la main-d’oeuvre. Certaines startups n’hésitent pas à faire développer leurs applications là où la main-d’oeuvre est moins chère.

Donc grosso modo, l’avenir de l’informatique se situe dans l’IA ?

Édité par AnonG

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A mon avis l’IA ne supplantera pas massivement l’homme dans le secteur du développement avant un temps assez grand pour couvrir ta carrière, et même si elle le fait l’adoption sera probablement assez progressive pour que tu aies largement le temps de rebondir. Et dis toi que de toute façon si le métier de développeur est amené à être exécuté par des IAs, les autres métiers aussi, et probablement plus vite pour la plupart.

Pour ce qui est de la France, le besoin en développement informatique est le même que partout dans le monde. Tant qu’il y a de la demande, il y aura un marché.

Donc pour moi la réponse à ta question est oui.

Pour ce qui est de la main-d’oeuvre moins chère à l’étranger, le coût est loin d’être le seul facteur à prendre en compte pour une entreprise, et il doit compenser les nombreuses difficultés qu’il y a à travailler avec des équipes étrangères : barrière linguistico-culturelle, décalage horaire, distance, niveau de formation qui n’est pas forcément le même, etc.

Concernant les technologies intéressantes pour l’avenir, on peut facilement citer la blockchain, l’IA et l’informatique quantique. Ce ne sont pas forcément les plus grands réservoirs d’emploi actuellement, mais ce sont des domaines qui auront de l’importance demain, où la R&D se joue maintenant et où il y a encore du terrain à défrîcher et des applications à imaginer, je pense.

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Par "avoir toujours sa place en france", je parle principalement de "la concurrence" avec d’autres pays où les développeurs sont moins chers. J’ai déjà entendu plusieurs personnes me dire que le métier en France était trop cher par rapport à d’autres pays

Question de point de vue.

Pour pisser du code à l’arrache, les pays non occidentaux ont en effet une armée de développeurs bien plus rentables niveau qualité prix que les Français. Pour pondre un site Web à l’arrache pour la PME du coin ça peut en effet être suffisant.

Mais si tu veux de la qualité (du test, une bonne architecture, une compréhension du métier du client) cela reste moins vrai pour le moment. Or le développement ce n’est pas que le code, c’est aussi pondre des specs (ou les comprendre), savoir utiliser du savoir non purement informatique, etc. Bref c’est ça la valeur ajoutée des développeurs occidentaux en général.

Non, c’est surtout le prix de la main-d’oeuvre. Certaines startups n’hésitent pas à faire développer leurs applications là où la main-d’oeuvre est moins chère.

Bien sûr, mais je t’assure que pour développer le code qui pilote le moteur d’un avion on ne le fait pas là bas. Car ce sera moins cher à la base, puis quand la qualité se paiera ça s’inversera. ;)

Pour le moment il n’y a pas lieu de s’inquiéter, tant que tu te tiens à jour dans le domaine et que tu fais du travail de qualité tu auras toujours de quoi faire.

Donc grosso modo, l’avenir de l’informatique se situe dans l’IA ?

Mouais, l’IA c’est un gros buzzword pour l’instant. S’il y a des applications intéressantes, on ignore bien les limites de la chose concernant son évolution.

Amateur de Logiciel Libre et de la distribution GNU/Linux Fedora. #JeSuisArius

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Moi c’est le "en France" qui m’a fait tiqué. Je sais pas comment l’interpréter. Les dev français coûtent trop cher ? On a pas d’idée en France donc pas besoin de dev' ? Etc.

Eskimon

Il habite en France et il cherche un emploi en France. ;)


Après le type d’emploi à disposition dépendra aussi si tu habites dans une grande métropole ou non. Les entreprises seront différentes selon la taille de ta ville, tu auras plus de choix dans une grande ville.

Édité par A-312

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Renault a introduit une nuance importante : c’est quoi le métier de développeur. Dans un projet informatique, il y a plein d’intervenants, et le développeur, au sens strict, c’est quasiment le dernier maillon de la chaine.

Dans les étapes préalables, les autres intervenants ont fait plein de trucs, ils sont parfois allés jusqu’à écrire du pseudo-code. Et le développeur, il lui reste à traduire le pseudo-code dans le langage imposé.

Ce développeur-là, est-ce qu’il a un avenir en France ? Pas sûr du tout. Mais j’ai envie de dire peu importe. Personne ne fait ce métier là pendant 15 ans. Pour plein de raisons. Normalement, si on commence sa vie professionnelle comme développeur, à un moment ou un autre, on passe à autre chose, toujours en rapport avec le développement, mais autre chose.

Et pour les autres métiers autour du développement, ça a déjà été dit, les barrières linguistiques/culturelles font que ça reste un métier d’avenir.

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Ta définition de « développeur » m’a l’air à la fois très restrictive, elegance. J’ai l’impression qu’elle ne correspond qu’au cas d’un développeur « technicien » avec relativement peu d’expérience, ou au cas d’un développeur « ingénieur » débutant.

Mais tu peux tout à fait développer de l’expertise technique en informatique. C’est d’ailleurs un énorme problème de l’industrie du développement en France, où beaucoup de décideurs semblent considérer que « développer » c’est quelque chose de sale qui ne sert qu’à devenir chef de projet, consultant technico-fonctionnel ou pour les plus étranges des gens architecte-qui-ne-touche-plus-le-code-sauf-peut-être-des-interfaces ; et donc que toute personne développant à 30 ans passés est un mutant dont il faut se méfier.

C’est d’autant plus idiot que :

  • L’expérience en développement est importante et précieuse (et très mal valorisée en France),
  • Le cas que tu décris avec « des étapes préalables avec des intervenants qui ont fait plein de trucs dont parfois du pseudo-code » c’est valable dans les grosse équipes très découpées.

Il y a énormément de cas où le métier des développeurs est bien plus varié et intéressant que pisser du code à partir de spécifications techniques détaillées et d’interfaces créées par un architecte.

Ne crois personne sur parole, recherche toi même ce que ça vaut : regarde les salaires dans ta régions et compare avec d’autre domaines. Reviens dessus de temps en temps (ex. tous les 6 mois) et observe s’il y a une tendance au fil des années. Si ça baisse, ça veut dire que faudra songer à faire autre chose. Mais comme il est dit plus haut, peu de chance que tu sois "simple dev" 15 ans. C’est en général le plus bas de la chaîne (mais bizarrement, pas forcément le moins bien payé pour autant), mais rien ne t’empêchera de devenir architecte, directeur technique, product manager, etc. Si tu travailles dans une startup, cet aspect de travail ingrat du simple développeur ne se fera pas sentir, en principe. Ce sont en général des entreprises où l’équipe technique est mise sur un piédestal.

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Ce que je voulais avant tout souligner, c’est que dans ce genre de sujet "Est-ce que le métier de développeur aura toujours sa place en France dans les années à venir ?", la réponse peut-être variable, selon ce qu’on entend derrière le mot 'développeur’.

Il y a nécessité de définir le mot 'développeur' avant de répondre à la question. Et chacun a sa propre définition.

Si AnonG dit : Je suis développeur (avec la définition très restrictive de développeur que je donnais), alors la réponse est probablement : pas d’avenir. Effectivement, ce profil existe essentiellement dans les très grosses structures, et ces très grosses structures n’hésitent pas à off-shorer, quitte parfois à s’en mordre les doigts.

Si AnonG dit : Je suis développeur (avec une définition plus large, développeur/concepteur/architecte, capable de travailler dans une équipe très réduite et de mener un projet de A à Z), alors la réponse est différente, et clairement, ce métier a de l’avenir.

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Auteur du sujet

Merci à tous pour vos réponses qui m’ont aidé et me permettent de mieux appréhender mon avenir. En effet, j’avais une vraie peur concernant le fait d’avoir un métier sans avenir.

En ce qui concerne mon profil, il s’agit plutôt d’un poste de développeur au sens large (dixit elegance) vers lequel je souhaite m’orienter.

Merci beaucoup !

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Je trouve ça un peu triste que, en dernière année d’une école d’ingénieur, tu n’aies pas accès à un cadre pour te poser ce genre de question avec tes camarades, tes profs, etc. Ça ne donne pas l’impression que ta formation vous prépare à réfléchir à votre métier.

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Mouais, l’IA c’est un gros buzzword pour l’instant. S’il y a des applications intéressantes, on ignore bien les limites de la chose concernant son évolution.

Renault

C’est vrai (les deux phrases). Cependant ça me paraît fort improbable que ça retombe comme un soufflé pour plusieurs raisons :

  • Même si les IAs actuelles ont des limites, on est encore loin d’avoir exploré toutes leurs applications possibles
  • On n’est pas au bout de la R&D sur les technos actuelles (deep learning) non plus
  • Les bénéfices potentiels sont trop importants pour que l’effort en R&D soit abandonné
  • Même si ça connaît un coup de mou à court-terme, ça restera toujours un sujet d’avenir au moins à long terme

EDIT : Mais je suis d’accord que dire "l’avenir de l’informatique c’est l’IA", c’est un peu exagéré. Ce sera une révolution majeure, mais d’une rien ne dit qu’elle arrivera ou qu’on en exploitera tout le potentiel à moyen terme, et de deux ce ne sera pas la seule. Mais potentiellement à très long terme ce sera à mon avis celle qui aura l’impact le plus important et le plus généralisé, en comparaison par exemple avec l’informatique quantique qui permettra un bond important en performances et bousculera la cryptographie mais ne révolutionnera pas forcément le fonctionnement de la société. Mais c’est hors sujet.

Édité par Society

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