Questions Maths apprentissage pédagogie

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Bonsoir à tous.

C’est avec plaisir que je rejoins ce forum : Ayant de nombreuses questions en maths je me permets ainsi de poster ce long message fourni.

Afin d’éviter toute ambiguïté, j’ai déjà posté un message de ce type sur d’autres forums…

Cette année j’ai donc refait ma L1 en Sciences et techniques en Maths Physique avec option chimie. Cette année s’est beaucoup mieux passée que l’année dernière et j’ai donc eu mes résultats et je passe en L2 en filière concours en Maths Physique. Mais malheureusement je sens qu’il y a toujours des fragilités qui peuvent demeurer importantes en maths.

Ayant des difficultés en mathématiques, je me demandais comment augmenter ses capacités intellectuelles notamment en maths ( ayant des difficultés dans cette matière et désirant poursuivre les études dans cette filière).

Quelles sont les ressources interactives que vous me conseillez ? J’ai pensé à prendre un abonnement chez des revues scientifiques qui traitent ces thématiques de manière récurrente mais entre Science et Vie, Science et Avenir, Pour la Science, La Recherche, ou encore Tangente mais on est d’accord c’est bon pour la culture générale mais ça n’aide pas réellement pour progresser dans l’aspect technique en maths?

Une question me tourmente depuis des années: y-a-t-il des esprits faits et pas faits pour les maths? Comment augmenter ses capacités en maths? Y-a-t-il des revues, méthodes, livres, tutos, sites….qui peuvent nous aider à partir du bon pied en nous exposant une méthodologie adaptée ?

Afin d’être plus précis dans mes interrogations, j’évoque précisément ce qui me pose problème en maths.

En fait en maths, il y a pas mal de choses qui me posent problème, à commencer par les problèmes parfois analytiques où il faut utiliser pleins d’outils sans forcément que ce ne soit explicites, les démonstrations théoriques j’ai beaucoup de mal, les lettres…

Et le problème des maths c’est que ce n’est pas vraiment du calcul mais c’est produire un raisonnement. Comment améliorer sa logique, sa compréhension, son raisonnement? Car si les cours et exos ne sont pas suffisants: ne faut-il pas revenir aux fondements de la logique et du raisonnement? Si c’est le cas commentl’appliquer avec les mathématiques pour en ressentir les effets?

Le problème c’est que comme notre prof de maths d’algèbre du premier semestre nous évoquait: Les maths c’est produire un raisonnement c’est du cours les maths ce n’est pas que des exos si l’on veut avoir une bonne compréhension des maths… Et en quelque sorte être capable de résoudre n’importe quel exercice ( ce n’est pas la vision qu’on nous donne au lycée qui consiste à dire que les maths c’est juste des exos ). En maths il y a bien évidemment une partie calculatoire et exercice importante mais il faut je pense très bien comprendre le cours et être capable de faire des exos théorique c’est ça qui est difficile c’est ça que j’aimerais savoir faire… et en maths j’ai aussi du mal avec les exercices qui demande au raisonnement de découler de manière analytique genre dans les types problèmes…comme en physique d’ailleurs.

N’est-il pas possible de savoir si l’on a les capacités intellectuelles pour faire des maths à un niveau élevé…. Indépendamment le fait d’augmenter ses capacités intellectuelles qui est je pense très compliqué, y-a-t-il différents moyens de stimuler son cerveau pour lui donner davantage d’aptitudes en maths?

En maths, c’est clair que certains ont plus de facilités que d’autres mais ce sont surtout des façons de penser différentes non? Et comment adapter les maths à sa façon de penser? N’y a-t-il pas des ouvrages ou autres ressources qui sont si j’ose dire assez flexibles sur les maths propre à chacun? Comment identifier sa façon de penser en maths et comment s’améliorer sur le plan plus concret? Il n’y a pas un ouvrage appelée les intelligences multiples, aussi appelées les 8 intelligences à ce sujet pour nous aider à mieux nous cibler non ? Après cet ouvrage est très critiqué par les chercheurs en sciences cognitives dont les résultats de leurs recherches sont sensiblement plus compliqués.

Quel est le secret d’une bonne méthodologie pour bien réussir en maths quand on a du mal à sécher sur les exos théoriques et abstraits et les démos complexes notamment mais pas seulement?

Je vais en L2 l’année prochaine du moins en Licence de maths, y a-t-il des raisonnements, exos types particuliers qu’il est bon que je m’habitue et me familiarise? De même pour le concours des grandes écoles du moins?

Chez moi j’ai toute l’analyse et l’algèbre de la licence respectivement comme livre de Dunod…Je les trouve souvent assez complexe à assimiler , qu’en pensez-vous? Quelle est la différence avec le livre tout en un du même auteur par exemple ? Pensez-vous que d’autres bouquins pourraient m’être éventuellement plus adaptés ? Est-il préférable d’avoir des bouquins de prépas quand on est en licence ( les bouquins de Dunod étant vieux et peut être assez complexes) ?

De même le site Exo 7 propose parfois des exos très complexes et même si l’on a bien assimilé le cours, c’est quasi infaisable : même les exos du niveau L1 sont bien plus dures que la L1 je trouve: d’ailleurs je réussis souvent beaucoup mieux les exos de la fac que ceux d’exo 7 ce qui peut être assez encourageant quelque part. Après c’est bien ça nous formate de résoudre des exos difficiles, mais il faudrait qu’on ait des connaissances et une certaine méthodologie pour les résoudre…

Niveau sites de maths quels sont les sites que vous me conseilleriez pour considérablement m’améliorer en maths: images maths CNRS, exo 7… et d’autres? Il y a aussi interstices mais c’est plutôt informatique.

Est-il possible ( je voyais de plus en plus d’émissions à ce sujet) d’apprendre les maths si j’ose dire en s’amusant à travers les jeux? Pour les jeux de logique quels sont les différents jeux que vous conseillerez indépendamment de tangram, du labyrinthe ou encore des échecs par exemple? De même pour le raisonnement?Pour l’abstraction? En maths quelles sont les qualités exigées? Logique, raisonnement, abstraction, concentration, analyse et quoi d’autres? Est-ce qu’il est utile d’améliorer ces aptitudes au quotidien, est-ce que ça peut beaucoup nous aider en maths?

Y-a-t-il une façon de travailler qui est propre aux maths pour réussir les exos théoriques, abstraits? Je suppose que tout passe par une bonne maîtrise du cours? Mais quand on ne comprend pas les théories abstraites du cours ou celles modélisées dans les exos comment faire?

Connaissez-vous Elisabeth Nuyts réputée pour guérir certains traumatismes de maths? Dans la même lignée il y a Agnès de Rigny que j’évoquerai ci-dessous dans mes références: en avez vous déjà entendu parler?

Par ailleurs, j’ai l’impression que dans notre monde actuel, c’est presque incompatible d’avoir la connaissance et de la comprendre en même temps. C’est paradoxale, mais j’ai l’impression que plus on étudie un sujet compliqué, plus on a la connaissance mais on n’a alors plus le recul nécessaire pour le comprendre. C’estlà où Feynman est fort car il a réussi à lier les deux. Et la question que je me pose, en maths faut-il comprendre ou connaître ?

Selon vous et vos expériences (sans indiscrétion) quelles sont les différentes raisons qui font que certains élèves ont tant de mal en maths? Est-ce nécessairement lié à un manque de travail?

J’ai également énormément de mal en géométrie en maths et à me représenter les choses comment faire pour mieux arriver? Car même en faisant des exos, par exemple numériquement je sens qu’il y a du progrès mais dans la représentation des éléments c’est toujours plus complexe. Si l’on a du mal à voir dans l’espace comment peut-on faire pour s’améliorer?

Est-ce que vous avez déjà entendu parler des livres de Sauloy, Soyeur ? Lesquels selon vous sont les plus à mêmes de me faire considérablement progresser en maths? Et par lesquels me conseillez vous de commencer?

Est-ce que vous connaîtriez certains livres qui détaillent de manière analytique et méthodique les étapes afin de réussir à comprendre le plus de choses possibles? Est-ce que si on a une très bonne maîtrise du cours, on est capable de faire n’importe quels exos ou faut-il avoir d’autres connaissances en plus?

J’ai énormément de problèmes de concentrations est-ce que le yoga, la méditation , hypnose peuvent aider à mieux se concentrer mais aussi à considérablement augmenter notre potentiel en maths en accédant à certaines parties de notre inconscient qu’on n’a pas l’habitude d’accéder en temps normal?

J’ai été assez analytique dans mes précédentes interrogations ( avant que vous puissiez davantage me connaître et voir où je veux en venir) mais de manière plus synthétique si j’entre davantage dans l’aspect technique:

On est d’accord: est-ce qu’il y a plusieurs façons de progresser en maths ? Tout d’abord d’un point de vue scolaire / académique ? C’est ce qui me concerne plus je pense. Je dirai que ça concerne essentiellement l’aspect technique. Il y a aussi comprendre les maths de manière plus approfondie avoir de solides éléments de compréhension : ça reste toujours dans l’aspect technique mais approfondie cette fois ci ? Et il y a aussi la culture générale mathématique ? Voici selon moi les principales maths et les branches dans lesquelles progresser… Bien évidemment on peut aussi faire les trois à la fois mais si mon objectif comme le mien ( du moins pour le moment) sont davantage académiques ce sera au détriment d’une compréhension plus profonde sur d’autres domaines sous-jacents.

Sachant que le temps presse et que j’ai quand même une marge de manœuvre qui se rétréci de plus en plus est ce qu’il serait possible pour vous de m’aiguiller dans un premier temps pour des objectifs dits " académiques " afin que j’obtienne rapidement de bien meilleurs résultats ?

Pourriez-vous m’énumérer les principales façons selon vous d’assimiler et de bien comprendre les différentes notions en maths ?

On est d’accord, le secret d’une bonne méthodologie de travail est d’avoir une méthodologie basé sur son propre fonctionnement cognitif mais comment identifier son fonctionnement cognitif ?

Auriez-vous plusieurs jeux potentiellement intéressants à me conseiller afin de davantage rendre mon cerveau davantage apte aux maths ?

Que qualifieriez-vous d’abstrait en maths ? Comment améliorer son abstraction en maths ?

Mon but sans entrer en détails sur mon projet car c’est un peu hors sujet et ça surchargerai trop ce post déjà long comme ça , c’est d’intégrer les grandes écoles. Je ne sais pas s’il est toujours possible que je fasse un bon considérable dans mes résultats pour envisager cela.

En résumé…

Quelles sont les différentes aptitudes nécessaires en maths?

Abstraction, compréhension, raisonnement, vision dans l’espace, concentration… Comment stimuler ça à travers des jeux et quels jeux ? Comment réellement l’approfondir à travers des sites, bouquins ..? Quelles sont vos références à ce sujet ?

Comment identifier sa manière de fonctionner, de penser et comment adapter les maths à soit même en gros ? Quelles sont vos références à ce sujet ? Quels sont les sites, livres éventuellement un peu moins académiques que vous me conseilleriez pouvant m’aider considérablement m’aider à ce sujet ? Par exemple en fonction des exos que vous pouvez éventuellement me proposer, est ce qu’il serait pour vous éventuellement possible d’identifier ma façon de fonctionner en maths ?

Pour ce qui est des références dont j’ai entendu parler du bien jusqu’ici:

En terme de bouquins:

1) Cori Lascar (logique mathématique)

2) Vivre avec les mathématiques » (Le Seuil, 2009). Il y a également les écrits de Stella Baruk.

3) "qu’est ce que les mathématiques" afin d’avoir plus d’appétence en maths…

4) "Mathématiques Concrètes"

5) "Comment poser et résoudre un problème" de Gaston Polya

6) http://les.mathematiques.free.fr/pdf/livre.pdf

7) Il y a aussi un livre appelé : "Think like a mathematician" ( plutôt que de comprendre sa façon de fonctionner en maths, ne vaut-il mieux pas apprendre à penser comme un mathématicien?).

Niveau sites:

1) Article anglophone intéressant;

https://www.quantamagazine.org/a-pat…5ov58u9wot1qak

2) le site internet Exo7 (vidéos de cours et pdf libre d’accès)

3) le site de JL Rouget : MATHS FRANCE qui propose gratuitement des cours complets de prépa avec toutes les démonstrations (très bien expliqués). C’est peut être aussi une piste très intéressante à exploiter.

4) https://mathssansstress.fr/aborder-s…mathematiques/ : Le fameux blog dont je vous ai évoqué ci-dessus de Agnès Rigny.

5) https://www.college-de-france.fr/sit…aene/index.htm A propos de la Bosse des Maths de Stanislan Dehaene sur le collège de France. Il me semble qu’il a même plusieurs livres à ce sujet.

Il y a également le blog d’Hervé à ce sujet sur ce forum d’ailleurs : https://blogs.futura-sciences.com/le…u4Z-4HO6Riy-Uk

Niveau chaînes youtubes ( indépendamment de la chaine Youtube de Gilles Bailly-Maître "maths adulte" qui fournit des vidéos de cours de licence), voici un large éventail de chaînes francophones et anglophones réunies: certaines ont pu être citées plusieurs fois renvoyant éventuellement vers des vidéos plus particulières….

https://www.youtube.com/channel/UCYO…suFRV4b17AJtAw

https://www.youtube.com/channel/UCOG…g3rrDjhm9Zs_wg

https://www.youtube.com/channel/UC1_…8Vu6JjXWvastJg

https://www.youtube.com/channel/UCox…IDTYp3uz647V5A

https://www.youtube.com/channel/UCSj…aWMqn-_0YBtq5A

https://www.youtube.com/channel/UCMp…817D0qpBQZ2TlA

https://www.youtube.com/channel/UCjw…c-NeLnj_YGiNEg

https://www.youtube.com/channel/UCFk…L3T5gvGcMpeHNA

https://www.youtube.com/channel/UCgk…p0sdFy2MHDWfSg

https://www.youtube.com/channel/UC4P…MXqlXBogBw9CAg

https://www.youtube.com/channel/UC0N…zeCGIF6sODJ-7A

https://www.youtube.com/channel/UCOu…CXCvjWywjDbauw

https://www.youtube.com/channel/UCJ7…VY5MM3NcKW3D8A

https://www.youtube.com/channel/UC5v…YPvgS46–4G6qlg

https://www.youtube.com/channel/UCC_…_o3ZvsvRvHlX-A

https://www.youtube.com/channel/UCaa…gSISdXAEjPRLng

https://www.youtube.com/watch?v=YQMhrVSR6X0

https://www.youtube.com/watch?v=8GK9ezoyfIs

https://www.youtube.com/watch?v=asHiYmdk9W0

https://www.youtube.com/watch?v=YVR0…ature=youtu.be

D’avance merci pour votre réponse , en vous souhaitant tout d’abord à tous une très bonne lecture.

Ps: Je viens de m’apercevoir que toutes les chaines YouTube ne fonctionnent pas forcément.

Édité par YakMPb

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Salut,

Tu as beaucoup de questions, c’est assez dense et je n’ai pas de réponse à tout. Et je sais qu’il y aura d’autres gens pour donner de meilleurs avis.

J’ai pensé à prendre un abonnement chez des revues scientifiques qui traitent ces thématiques de manière récurrente mais entre Science et Vie, Science et Avenir, Pour la Science, La Recherche, ou encore Tangente mais on est d’accord c’est bon pour la culture générale mais ça n’aide pas réellement pour progresser dans l’aspect technique en maths?

En effet, tu ne progresseras pas sur l’aspect technique seulement en lisant ces revues. Après certaines rubriques restent intéressantes pour voir des choses différentes qu’on ne voit pas forcément en cours et se cultiver.

y a-t-il des esprits faits et pas faits pour les maths?

Pas plus que ceux fait et pas faits pour la musique. On va dire qu’il y a une petite part de prédisposition (construite génétiquement, socialement, etc.), une part d’intérêt pour le sujet et le reste se fait par l’étude.

Comment augmenter ses capacités en maths?

En étudiant le sujet en détail, en cherchant à tout comprendre. Cela demande du temps et de l’attention. Évidemment, il y a une façon efficace d’occuper son temps et son attention pour apprendre plus vite, mais je ne connais pas de bons conseils.

Est-il préférable d’avoir des bouquins de prépas quand on est en licence ( les bouquins de Dunod étant vieux et peut être assez complexes) ?

Les maths qu’on apprend au début du supérieur ont globalement toutes plus de 100 ans voire 200 ans. Tous les livres ne se valent pas, mais ce n’est pas spécialement lié à leur âge. Après prépa ou licence, c’est kiffe-kiffe je pense. Il faut garder cependant en tête que la prépa prépare à un concours où la vitesse et la justesse d’éxécution prime souvent sur ce que j’appellerai l’observation du paysage.

Après c’est bien ça nous formate de résoudre des exos difficiles, mais il faudrait qu’on ait des connaissances et une certaine méthodologie pour les résoudre…

Je me souviens de notre prof de math qui disait quelque chose du genre "tous les exercices de maths que nous faisons sont faciles parce que quelqu’un les as déjà résolus". Tout ça pour dire que la plupart des problèmes, en particulier en maths n’ont pas de méthodologie simple pour aboutir. Il faut un peu deviner ou développer une intuition. Et pour ça, il faut avoir fait suffisamment d’exercice différents pour avoir une idée de comment résoudre un exercice nouveau… Et donc s’exercer sur des sujets variés. Dit encore autrement, l’intuition n’est qu’un autre nom de l’expérience.

Ça me fait aussi penser à ça :

En mathématiques, on ne comprend pas les choses, on s’y habitue.

John Von Neuman

D’une certaine manière, on peut voir ça comme l’absence de significations cachées, on finit par s’habituer aux maths pour ce qu’elles sont, comme on n’essaie pas de comprendre la gravité : elle se manifeste, voilà tout.

Logique, raisonnement, abstraction, concentration, analyse et quoi d’autres? Est-ce qu’il est utile d’améliorer ces aptitudes au quotidien, est-ce que ça peut beaucoup nous aider en maths?

En pratique, il n’y a pas vraiment de qualités de raisonnement/abstraction/etc. qui soient vraiment transdisciplinaires (on peut récupérer certaines méthodes cependant). Beaucoup de types de raisonnement tombent à l’eau dès qu’on sort d’un domaine proche des mathématiques et réciproquement.

Que qualifieriez-vous d’abstrait en maths ? Comment améliorer son abstraction en maths ?

Je ne pense pas que tu puisses améliorer ton abstraction à partir de rien. Une abstraction se construit. Par exemple, si on parle de groupes, on commence par mettre en évidence des points communs entre les matrices, les entiers relatifs, les vecteurs, dans leur comportement par rapport à certaines opérations. À partir de là, on identifie des points communs qui donnent naissance à la notion de groupe et on peut ensuite travailler avec ou l’appliquer ailleurs. Mais en vrai, en pratique quand je pense à un groupe, je pense souvent "se comporte comme les entiers relatifs pour l’addition". Une fois que cette notion devient familière, on continue l’abstraction en se basant sur d’autres abstractions, etc. Mais on ne peut pas améliorer ses capacités d’abstraction intrinsèques. Ça n’a pas vraiment de sens à mon avis. Par exemple, la théorie des catégories est plus abstraite que d’autres types de théorie, mais quand on y met un pied, on peut s’y plonger dans un premier temps en se rattachant aux ensembles et les fonctions, avant de s’habituer à la température et de devenir plus familier avec les règles du jeu.

Et la question que je me pose, en maths faut-il comprendre ou connaître ?

C’est un peu philosophique comme question. Je dirai les deux. Au moins au début, si on ne connaît pas, on n’arrive pas à maîtriser suffisamment. Après le recul vient avec le temps. Tête dans le guidon c’est pas évident. Après, c’est assez frustrant pendant les études. Je revois tout ce que j’ai appris avec du recul, et je ne le vois plus du tout pareil. Par contre, je ne pourrais pas les regarder comme ça sans les avoir appris une fois.

C’est comme les échecs : si tu veux développer une intuition de la force de certaines positions, des pièces en danger et du degré d’ouverture ou de fermeture du jeu, il faut d’abord connaître les règles du jeu. En maths, cela reviendrait à connaître les règles de raisonnement, les définitions, théorèmes du domaine (les règles du jeu) afin de voir comment ces choses guident les idées de la démonstration (les tactiques et stratégies du jeu) et de la conclure (échec et mat).

le yoga, la méditation , hypnose peuvent aider à mieux se concentrer mais aussi à considérablement augmenter notre potentiel en maths en accédant à certaines parties de notre inconscient qu’on n’a pas l’habitude d’accéder en temps normal?

Mieux se concentrer probablement, atteindre des zones cachées du cerveau, non.

Mon but sans entrer en détails sur mon projet car c’est un peu hors sujet et ça surchargerai trop ce post déjà long comme ça , c’est d’intégrer les grandes écoles. Je ne sais pas s’il est toujours possible que je fasse un bon considérable dans mes résultats pour envisager cela.

Je pense que ce n’est pas inaccessible. Tout dépend de ce que tu vises. J’ai des camarades qui étaient tout à fait moyens voire moins et qui ont finalement eu énormément de succès dans les études supérieures.

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Auteur du sujet

Merci beaucoup pour tes conseils je suis davantage éclairé à présent.

Donc développer son intuition se fait avec l’expérience en pratiquant beaucoup d’exos on est d’accord et ensuite les éléments de compréhension viennent avec le temps? On m’avait conseillé pour améliorer son intuition en maths de prendre quelconque exos même des compliqués et juste de réfléchir sur ces derniers sans forcément trouver la bonne réponse : tu en penses quoi? Est-ce qu’il y a des exos types à faire pour améliorer son intuition en maths? Et du coup quand tu évoques qu’une abstraction se construit en maths: intéressant, et en effet à mon niveau je pourrai construire et améliorer mon abstraction à partir de quoi tu penses par exemple?

Est-ce que tu penses qu’il est intéressant d’adapter sa façon de penser aux maths et si oui comment y parvenir sur la plan concret ? Après tout, faire un travail cognitif sur soit n’est pas forcément de mon ressort même si ça peut être intéressant. Du coup pour récapituler pour progresser en maths il faut bien comprendre le cours et notamment les démonstration des théorèmes fondamentaux n’est-ce pas ? Ensuite on aura beaucoup plus de facilités pour résoudre les exercices et il faut ensuite sécher les exos^^ Mais la base essentielle vient du cours on est d’accord? Est-ce que tu connais des bouquins sur lesquels je pourrai travailler cet été pour bien comprendre les démo du cours, les théorèmes afin d’aborder sereinement la majorité des exos et si possible des bouquins qui expliquent éventuellement des méthodologies particulières sur la manière de raisonner face aux exos plus complexes? Il n’y a pas de solution miracle c’est évident mais un support à portée de main ne fait pas de mal…

De toute manière le défaut de tous les bouquins en maths c’est qu’il faut avoir des clés sous entendus pour bien les appréhender. Par exemple toute l’analyse ou l’algèbre de la licence suffisent? Et sinon pour mon appréhension propre des maths est-ce que tu y vois l’utilité que je me procure qu’es-ce que les mathématiques ( apparemment intéressant puisque insistant lourdement sur les démo des épsilon en profondeur), ou encore comment poser et résoudre un problème en maths de Polya ou encore penser comme un mathématicien ou c’est une perte de temps?

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Auteur du sujet

Pour faire ce que je veux faire ( c’est-à-dire travailler dans la météorologie notamment niveau ingénieurie-recherche) je dirai que je peux m’en tirer avec d’autres voies ( disons autres que l’ENS ou l’X même si ça reste très fortement conseillé) mais par exemple si je veux bosser dans la dynamique des supercellules et des tornades c’est plus que conseillé car déjà en France, on ne peut pas bosser sur les tornades, il n’y a qu’essentiellement le Japon et les USA pour y travailler. Et pour travailler dans les organismesqui financent considérablement la recherche par exemple en tant que théoricien au NSSL on a intérêt à être assez concurrent et de sortir de la meilleure école de France…. Moi souhaitant, travailler idéalement plutôt dans le convectif pas forcément besoin de sortir de ces écoles là ( même si c’est conseillé) mais je pense que c’est plus que nécessaire pour la thèse et être bien préparé de sortir d’une des écoles que je vous ai énumérées et qui préparent très bien à l’international ( Ponts, Mine, ENSAT…).

En France c’est bouché niveau météo… Si je veux travailler dans le convectif supposons dans la dynamique des supercellules et des tornades c’est absolument nécessaire il y a d’ailleurs des modules très complexes sur la démonstration des équations de Stokes à l’X et à l’ENS qui ont été retires à l’université car trop d’échec… Le niveau des facs Francaises s’est effondré cette dernière decennie contrairement au niveau des grandes écoles dont le niveau peut être comparable aux prestigieuses universités des EUs mais la compétition y est néanmoins nettement moins rude. Après en fonction de mes capacités il va falloir que je revois sans doute comme d’habitude mes projets…

Du coup j’imagine que c’est assez illusoire de prétendre ce genre d’écoles?

J’ai des camarades qui étaient tout à fait moyens voire moins et qui ont finalement eu énormément de succès dans les études supérieures.

Intéressant et sans indiscrétions est-ce qu’ils ont pu intégrer les écoles que je t’ai énumérées ( du moins certaines d’entres elles) ? Et comment ont-ils faits pour considérablement s’améliorer en maths, par quelles méthodes entre autre sont-ils passés?

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Salut,

Quand je vois tes messages hyper denses pleins de questions tournant pour la plupart autour de "comment penser en maths", je me dis que tu ne prends pas le problème par le bon bout. Il n’y a pas de réponse universelle à tes méta-questions, il n’y a pas de recette miracle pour faire de n’importe qui un mathématicien. La seule façon de progresser, c’est de pratiquer. Ne t’encombre pas de questions sur la façon de forcer ton cerveau à faire des maths, fait des maths plutôt. Le cerveau humain fonctionne à l’entrainement.

I don’t mind that you think slowly, but I do mind that you are publishing faster. — W. Pauli

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Auteur du sujet

Salut à la rigueur on peut passer les méta-questions par contre niveau questions de méthodo, ressources, à mon avis il y a des choses intéressantes à exploiter afin de se faire guider :) Je me doute que c’est de l’entraînement comme toute discipline en réalité!

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Eh bof, la méthode n’a rien de sorcier, apprendre et comprendre son cours et faire des exos en décomposant leur solution pour s’habituer au raisonnement logique. Pas de quoi écrire un roman, il faut faire au lieu de tergiverser sur le comment faire. Il n’y a que toi qui peut essayer et voir ce qui marche.

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Auteur du sujet

J’ai essayé pas mal de choses auparavant sans réel succès du coup j’essaie de comprendre d’autres choses qui pourraient fonctionner d’où les questions que je me posent.

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Ça veut dire quoi "sans réel succès" ? Tu comprends pas les cours ? Tu n’arrives pas à faire les exos ? Ou bien tu ne comprends pas la correction ? Pour ce genre de problème, il y a les systèmes de tutorat dans les universités qui peuvent fonctionner. Tu auras des explications différentes de celles que tu as eu en cours et plus ciblées. D’expérience avec les élèves, ceux qui ont du mal avec ce qui est présenté en cours s’en sortent pas mieux en lisant un bouquin seul chez eux. Par contre avec de l’aide perso, ça les ďébloque.

I don’t mind that you think slowly, but I do mind that you are publishing faster. — W. Pauli

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Un de mes profs de maths avait une phrase intéressante ; il disait que devant une question, il fallait se poser la question suivante : « qu’est-ce qui dans mon cours me permet de répondre à cette question ».

Bien sûr, cette question marche en particulier quand on est dans un cadre plus ou moins scolaire et qu’on sait qu’on peut résoudre le problème avec les outils qu’on connaît. De plus elle montre l’importance de connaître son cours et de connaître les applications de bases des théorèmes.

Ensuite, plus tu feras d’exercices, plus tu étendras en quelque sorte ta base de données de situations « types » et de résolutions « types ». Et devant un nouvel exercice tu pourras te demander non seulement ce qui dans ton cours t’aidera, mais aussi à quoi cet exercice te fait penser, s’il ne ressemble pas à quelque chose que tu as déjà vu, etc.

Fun fact : lors d’un DS, un camarade avait commencé une question et ne trouvant pas comment continuer avait écrit sur sa copie « et je fais quoi maintenant », ce à quoi ce prof avait répondu en corrigeant sa copie « maintenant tu appliques ton cours ».

PS : comment travailles-tu ? Peut-être que tu n’as pas trouvé une méthode de travail qui te convient.

Assez des salamis, je passe au jambon — Je fais un carnage si ce car nage car je nage, moi, Karnaj ! — Le comble pour un professeur de mathématique ? Mourir dans l’exercice de ses fonctions.

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J’ai fait une licence maths-physique. La méthodo, assister au cours, le relire. Apprendre les théorème, comprendre les démonstrations, savoir les refaire, ou au moins comprendre comment elles marchent. Ne pas les apprendre par cœur.

Faire des exercices types. Préparer les cours à venir. SI tu as des questions, encore mieux si tu as des questions précises, les poser au prof (en TD, c’est plus facile qu’en cours).

En maths-physique, chercher à faire des liens entre les deux matières. Malheureusement, les profs ne le font pas toujours d’eux-même.

Je ne pense qu’il existe de moyen universelle d’augmenter ses capacités cognitives. À part bien dormir et être curieux, je ne vois pas. ^^

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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Auteur du sujet

Ça veut dire quoi "sans réel succès" ?

Que les résultats ne sont pas réellement là.

Tu comprends pas les cours ?

L’utilité de certains théorèmes mais surtout les démo que je passe systématiquement.

Tu n’arrives pas à faire les exos ?

Ça dépend desquels: les exos théoriques notamment pas les exos plus pratiques que je qualifierai de calculatoire.

Ou bien tu ne comprends pas la correction ?

Parfois les corrections sont trop peu détaillées.

Pour ce genre de problème, il y a les systèmes de tutorat dans les universités qui peuvent fonctionner. Tu auras des explications différentes de celles que tu as eu en cours et plus ciblées. D’expérience avec les élèves, ceux qui ont du mal avec ce qui est présenté en cours s’en sortent pas mieux en lisant un bouquin seul chez eux. Par contre avec de l’aide perso, ça les ďébloque.

J’ai déjà pris des cours particuliers: ça m’a aidé à plafonner autour des 10 mais c’est assez complexe malgré ça!

Édité par YakMPb

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L’utilité de certains théorèmes mais surtout les démo que je passe systématiquement.

Je pense qu’on touche un point, là. Comprendre les démonstrations, au moins leur esprit (et savoir en refaire une partie) est l’un des gros point en L1 et L2. C’est compliqué, mais c’est important.

Donc, avant de chercher à lire des bouquins ou que sais-je, passer par là. Très concrètement, aurais-tu un théorème que tu as vu dont tu n’as pas compris la démonstration. Si oui, à quel moment de la démonstration ça bloque. Aussi concrètement que possible.

Pour info, la plupart des théorèmes de base ont leur démonstration sur Wikipédia (français ou anglais).

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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Auteur du sujet

Un de mes profs de maths avait une phrase intéressante ; il disait que devant une question, il fallait se poser la question suivante : « qu’est-ce qui dans mon cours me permet de répondre à cette question ».

Tout ceci est très intéressant mais difficile à mettre en pratique : il me faudrait des exemples pour que je puisse visualiser.

Bien sûr, cette question marche en particulier quand on est dans un cadre plus ou moins scolaire et qu’on sait qu’on peut résoudre le problème avec les outils qu’on connaît. De plus elle montre l’importance de connaître son cours et de connaître les applications de bases des théorèmes.

A l’université est-ce que cette question s’applique selon toi car je passe en L2 ^^ ?

Ensuite, plus tu feras d’exercices, plus tu étendras en quelque sorte ta base de données de situations « types » et de résolutions « types ». Et devant un nouvel exercice tu pourras te demander non seulement ce qui dans ton cours t’aidera, mais aussi à quoi cet exercice te fait penser, s’il ne ressemble pas à quelque chose que tu as déjà vu, etc.

J’ai l’impression que pour de nombreux exos du niveau supérieur c’est plus compliqué que ça.

Fun fact : lors d’un DS, un camarade avait commencé une question et ne trouvant pas comment continuer avait écrit sur sa copie « et je fais quoi maintenant », ce à quoi ce prof avait répondu en corrigeant sa copie « maintenant tu appliques ton cours ».

En effet facile à dire mais pas facile à faire : il y a un gouffre énorme entre le cours et les exos je trouve c’est pour ça comme souvent et j’en suis resté au lycée lol je fais quasi que des exos sans trop me soucier du cours…

PS : comment travailles-tu ? Peut-être que tu n’as pas trouvé une méthode de travail qui te convient.

C’est-à-dire ? Je ne suis pas sûr que j’ai une méthode spécifique de travail mais ça doit probablement jouer d’avoir une bonne méthode de travail, logiquement.


J’ai fait une licence maths-physique. La méthodo, assister au cours, le relire. Apprendre les théorème, comprendre les démonstrations, savoir les refaire, ou au moins comprendre comment elles marchent. Ne pas les apprendre par cœur.

Ok intéressant tu as fait une licence bi disciplinaire ou une double licence ? On est d’accord ce que tu dis est évidemment valable pour les maths pas forcément pour la physique ? Comprendre comment les démo marchent c’est-à-dire précisément, à quoi elles servent ou quoi d’autres ?

Faire des exercices types. Préparer les cours à venir. SI tu as des questions, encore mieux si tu as des questions précises, les poser au prof (en TD, c’est plus facile qu’en cours).

Plus on avance dans les études moins j’ai l’impression qu’il y a des exercices types sauf bien évidemment les exercices de bases que j’arrive comme beaucoup de monde à résoudre qui sont assez pratique, calculatoire…Bien évidemment je pose des questions en TD : c’est fait pour ça !

En maths-physique, chercher à faire des liens entre les deux matières. Malheureusement, les profs ne le font pas toujours d’eux-même.

Oui ça c’est très complexe car d’une part en physique on voit des outils mathématiques qu’on n’a pas encore vu en maths mais cela s’explique secondement car les maths n’ont pas forcément le même intérêt dans ces deux disciplines : en maths il ne s’agit en principe pas de calculs, le but des maths c’est produire un raisonnement et c’est essentiel quand l’on conçoit entre autre de nouvelles formules, il faut que ça respecte des conditions particulières et un raisonnement tout particulier même si en parallèle il y a toujours « cette » partie calculatoire en maths. En Physique on va plus utiliser les maths pour des objectifs que je qualifierai de « calculatoire » c’est-à-dire appliqués à un phénomène particulier pour tenter de mieux l’appréhender en prenant en compte tout un panel de variables et composantes externes. Mais mine de rien en physique en recherche on demande de plus en plus à créer des outils mathématiques adaptés et cela nécessite entre autre de produire un raisonnement : c’est pour cela aussi entre autre que les Physiciens à un niveau conséquent ont souvent la double casquette !

Je ne pense qu’il existe de moyen universelle d’augmenter ses capacités cognitives. À part bien dormir et être curieux, je ne vois pas.

Et pour augmenter son niveau en maths ?


Je pense qu’on touche un point, là. Comprendre les démonstrations, au moins leur esprit (et savoir en refaire une partie) est l’un des gros point en L1 et L2. C’est compliqué, mais c’est important.

Et la question est comment faire pour comprendre les démo ? C’est pour ça que je m’interrogeais sur certains bouquins explicites à ce sujet mais j’ai l’impression que paradoxalement ils présentent tous ce même défaut commun qu’il faut clairement détenir des clés sous-entendus pour pouvoir les appréhender judicieusement. Si on ne comprend pas les démo en profondeur c’est-à-dire en détails ce n’est pas grave on est d’accord mais comprendre l’esprit des démo tu veux en venir où ?

Donc, avant de chercher à lire des bouquins ou que sais-je, passer par là. Très concrètement, aurais-tu un théorème que tu as vu dont tu n’as pas compris la démonstration. Si oui, à quel moment de la démonstration ça bloque. Aussi concrètement que possible.

Ce qui est avantageux indépendamment des défauts des bouquins c’est qu’on est davantage susceptible d’être guidé.. Difficile à dire car je n’ai pas d’exemple précis en tête mais par exemple la démonstration de la continuité me pose pas mal de problème et la formule est également indigeste et difficile à comprendre et à mettre en pratique surtout. Et en L2 selon toi il faudrait que je maîtrise quoi comme pré requis, démo fondamentales entre autre pour aborder sereinement la prochaine rentrée ?

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Un de mes profs de maths avait une phrase intéressante ; il disait que devant une question, il fallait se poser la question suivante : « qu’est-ce qui dans mon cours me permet de répondre à cette question ».

Tout ceci est très intéressant mais difficile à mettre en pratique : il me faudrait des exemples pour que je puisse visualiser.

Bien sûr, cette question marche en particulier quand on est dans un cadre plus ou moins scolaire et qu’on sait qu’on peut résoudre le problème avec les outils qu’on connaît. De plus elle montre l’importance de connaître son cours et de connaître les applications de bases des théorèmes.

A l’université est-ce que cette question s’applique selon toi car je passe en L2 ^^ ?

Ensuite, plus tu feras d’exercices, plus tu étendras en quelque sorte ta base de données de situations « types » et de résolutions « types ». Et devant un nouvel exercice tu pourras te demander non seulement ce qui dans ton cours t’aidera, mais aussi à quoi cet exercice te fait penser, s’il ne ressemble pas à quelque chose que tu as déjà vu, etc.

J’ai l’impression que pour de nombreux exos du niveau supérieur c’est plus compliqué que ça.

C’était un de mes profs de maths du supérieur. Par exemple, si un exercice te demande de trouver la valeur d’une intégrale, ça peut être une bonne idée de se passer en revue les différentes méthodes que tu connais pour calculer une intégrale. Tu ne trouves pas de primitive, tu regardes si tu peux faire un changement de variables, peut-être une règle de Bioche, peut-être une intégration par partie, etc.

Au début ça prend du temps, mais plus tu fais d’exercices, plus tu t’affûtes, et surtout plus tu commences à te dire, cet exercice à l’air d’être du même genre que celui-là, on va essayer de faire à peu près la même chose. Les idées générales des démonstrations des théorèmes sont aussi utiles pour ça, elles peuvent donner des pistes pour aborder des théorèmes.

C’est-à-dire ? Je ne suis pas sûr que j’ai une méthode spécifique de travail mais ça doit probablement jouer d’avoir une bonne méthode de travail, logiquement.

Ben comment tu apprends ton cours, comment tu abordes les exercices et les corrections. Par exemple, quand tu lis la correction d’un exercice, est-ce que tu te demandes parfois pourquoi le correcteur a essayé de faire ça, qu’est-ce que lui a donné l’idée de faire ça ?

Ce qui est avantageux indépendamment des défauts des bouquins c’est qu’on est davantage susceptible d’être guidé.. Difficile à dire car je n’ai pas d’exemple précis en tête mais par exemple la démonstration de la continuité me pose pas mal de problème et la formule est également indigeste et difficile à comprendre et à mettre en pratique surtout. Et en L2 selon toi il faudrait que je maîtrise quoi comme pré requis, démo fondamentales entre autre pour aborder sereinement la prochaine rentrée ?

Un autre truc qui est important en maths c’est le vocabulaire et les définitions de base. C’est le premier truc à connaître, bien avant les théorèmes. Ce sont souvent elles qui mènent le début d’une démonstration. Donc bien les manier, parfois connaître des exemples et des contres-exemples est très utile.

Ici par exemple, tu dis que tu as du mal avec la « démonstration de la continuité » ? C’est quoi la démonstration de la continuité et de quelle formule parles-tu ?

EDIT : typo, théorème au lieu de définition.

Édité par Karnaj

Assez des salamis, je passe au jambon — Je fais un carnage si ce car nage car je nage, moi, Karnaj ! — Le comble pour un professeur de mathématique ? Mourir dans l’exercice de ses fonctions.

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Salut,

Avec ce que tu as dis dans tes derniers messages, je pense que tu ne maîtrises pas assez ton cours.

Les maths dans le supérieur et au lycée sont assez différentes. Au lycée, on peut se contenter souvent des recettes de cuisine. Il y a quelques années, il y avait, en gros, un exercice-type d’analyse, un de proba, un d’arithmétique, un sur les suites. Tu avais fait un de chaque et tu avais presque tout vu. Pas forcément besoin de connaître le cours sur le bout des doigts. La question de cours était souvent basique et négligeable dans le barème.

Dans le supérieur, le cours te donne de nombreux outils (définitions, théorèmes) pour résoudre des problèmes variés. Si tu ne connais pas ces outils, tu es mort. Tu ne sauras pas les réinventer par toi-même (du moins pas sur une année scolaire). Un de mes profs insistait sur l’apprentissage du cours : venez en cours en ayant appris le cours précédent, et sacrifiez les exercices si nécessaire.

Tu as besoin de connaître tes définitions et théorèmes pour pouvoir les appliquer dans les situations que tu rencontres. Par exemple, tu dois démontrer qu’une suite est croissante : peut-être que la comparaison directe entre les termes est facile, ou alors la différence est facile à comparer avec 0, ou alors peut-être que la suite est positive et le rapport de deux termes consécutifs est facilement comparable à 1, ou alors la différence forme une suite qu’on peut également étudier, ou alors la différence est une expression dont le comportement serait mieux compris en étudiant une autre suite ou fonction qui lui est liée, ou alors… Il y a plein de possibilités, qui sont toutes dans le cours (et éventuellement dans les exercices de TD incontournables). Si tu veux montrer qu’une suite converge et trouver sa limite, peut-être que la limite est facile à trouver et la démonstration « facile », ou alors il faut encadrer la suite, ou alors elle est strictement croissante et majorée ou strictement décroissante et minorée et trouver la limite avec un théorème de point fixe, ou alors il existe peut-être une sous-suite extraite qui montre qu’en fait elle diverge, ou alors il faut revenir à la définition de base avec les epsilons… Il y a beaucoup de possibilités.

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Ok intéressant tu as fait une licence bi disciplinaire ou une double licence ? On est d’accord ce que tu dis est évidemment valable pour les maths pas forcément pour la physique ? Comprendre comment les démo marchent c’est-à-dire précisément, à quoi elles servent ou quoi d’autres ?

À l’époque, on parlait de bi-licence. Il ne savais pas encore s’il pourrait (légalement) nous donner la double licence quand j’ai commencé le cursus. Première promo de maths-physique à l’UPMC. ^^ À la fin, on a choisi si on voulait que le diplome soit une licence de maths ou de physique. Mais un seul. Donc, officiellement, une licence pluridisciplinaire, en pratique, 69 ECTS par semestre et on choisi le diplome qu’on veut à la fin.

Pour la physique, on retrouve les mêmes principes : il faut connaitre les lois, parfois les axiomes (même si je n’ai jamais appris ceux de la mécanique quantique), et comprendre comment marchent les démonstrations.

Ce que signifie « comprendre les démonstrations », c’est comprendre le cheminement. Pourquoi on peut intervertir tel et tel symbole, pourquoi faire une dichotomie ici est intéressant…

Je ne pense qu’il existe de moyen universelle d’augmenter ses capacités cognitives. À part bien dormir et être curieux, je ne vois pas.

Et pour augmenter son niveau en maths ?

Non plus. Pas de méthode miracle ou universel. ^^ Il faut réussir à comprendre à partir de ce que tu sais, trouver ta manière de fonctionner.

Et en L2 selon toi il faudrait que je maîtrise quoi comme pré requis, démo fondamentales entre autre pour aborder sereinement la prochaine rentrée ?

Je ne saurais pas dire, ça fait quelques années que j’ai quitté la L2. Tout ce qui est définition de la continuité, dérivation, les développements limités, le calcul matriciel (kernel, image…). Ce genre de choses, je crois.


par exemple la démonstration de la continuité me pose pas mal de problème et la formule est également indigeste et difficile à comprendre et à mettre en pratique surtout.

Le démonstration de la continuité, je ne vois pas de quoi tu parles. Il y a la définition (merci Wikipédia) :

Définition

Soient I un intervalle réel, f:IRf:I\to \mathbb{R}f:IR une fonction définie sur I à valeurs réelles et aIa \in IaI.

La fonction f est dite continue en a si :

ε>0η>0xI([xa<ηf(x)f(a)<ε]).\forall \varepsilon > 0 \quad \exists \eta > 0 \quad \forall x \in I \quad\left(\Big[|x - a| <\eta \Rightarrow|f(x) - f(a)|<\varepsilon\Big]\right).ε>0η>0xI([xa<ηf(x)f(a)<ε]).

ε>0\forall \varepsilon > 0ε>0, par convention, désigne tout nombre positif, quel qu’il soit. Sauf que c’est un seul au même moment. Par convention, on prend ε\varepsilonε pour un petit nombre. On peut donc lire, Quelque que soit ε\varepsilonε positif, aussi petit soit-il

η>0\exists \eta > 0η>0, idem, il existe un réel positif… Notons qu’il peut dépendre de ε\varepsilonε.

xI\forall x \in IxI, pour tout point de l’ensemble de définition de la fonction. Ce qui nous intéresse ici, comme on parle d’une propriété locale (continue en a), ce sont les points très très proche de a.

xa<ηf(x)f(a)<ε|x - a| <\eta \Rightarrow|f(x) - f(a)|<\varepsilonxa<ηf(x)f(a)<ε. Décomposons. La flèche au milieu indique un si, alors. Le si est une soustraction en valeur absolue, donc un écart. Idem pour les fonctions. Ça se lit donc : Si l’écart entre a et x est inférieur à η\etaη, alors l’écart entre f(x) et f(a) est inférieur à ε\varepsilonε.

Reconstituons :

Une fonction est continue en aaa si et seulement si :

Considérant n’importe quel nombre positif aussi petit que l’on veut, on peut trouver un second nombre positif tel que si un point est éloigné de aaa d’au plus ce second nombre, f(x) est éloigné de f(a) d’au plus le premier.

Encore autrement, si tu bornes l’écart entre x et a, tu bornes l’écart entre f(x) et f(a). Et ça marche quelque que soit la borne entre f(x) et f(a) souhaité.


En pratique, si je veux par exemple prouvez que f:x>bxf : x -> bxf:x>bx, b réel non nul, est continue (cas facile :D ), je considère ε\varepsilonε, qui peut valoir n’importe quoi. Si xa<η| x-a| < \etaxa<η, alors je veux montrer que bxba=bxa<ε|bx-ba| = |b||x-a| < \varepsilonbxba=bxa<ε. Je peux choisir η\etaη en fonction de ε\varepsilonε, car c’est εη\forall \varepsilon \exists \etaεη (autrement dit, quelque que soit ε\varepsilonε, je peux trouver un η\etaη). Je prends η\etaη qui vaut ε/b\varepsilon/|b|ε/b, et on conclut facilement. Pour les cas plus complexe, soit tu cherches à revenir à une situation comme celle-ci pour écrire η\etaη en fonction de ε\varepsilonε, soit tu utilise les propriétés de composition.

Mes lointains souvenir me font me rappeler que l’inégalité triangulaire est souvent pratique dans ce genre de cas.

Ça fait presque bizarre de refaire ce genre de choses après tout ce temps. ^^


Un de mes profs insistait sur l’apprentissage du cours : venez en cours en ayant appris le cours précédent

+1. Un vrai gros +1.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

+0 -0

Un des points bloquant en maths (et potentiellement en physique, mais moins) c’est le vocabulaire.

Beaucoup de difficultés (de mon experience perso en temps qu’étudiant et des quelques cours que j’ai donné) viennent du fait qu’on a qu’une vague idée (voir aucune idée) de ce qui se cache exactement derrière un mot ou une notation.

Alors faire un vrai effort sur l’apprentissage du vocabulaire c’est un vrai point important. En maths ça veut dire deux choses : apprendre "par cœur" les définitions et comprendre "avec les mains" ce qui se cache derrière la définition. Les exemples et contre-exemple sont vitale pour cette compréhension, et les deux sont importants. Il y a aussi les exercices de base demandant juste d’appliquer les définitions qui sont hyper utile selon moi. Elles permettent de saisir de quoi il est question. Exemple typique à ton niveau : les espaces vectoriels (si tu n’as pas encore vu, ça ne serait tarder).

Sans cela, impossible de passer de l’exécution d’exercice calculatoire (ou même si tu n’as rien compris tu peux reproduire par mimétisme la solution) à l’exercice qui demande un minimum de raisonnement.

Pour les démonstrations :

Tu dis que tu as du mal avec la démonstration de la continuité. Je ne sais pas trop de quoi tu parles mais je vois bien de que le genre de truc il s’agit. Ça commence généralement par des définitions qui aligne les ϵ\epsilonϵ, \forall, \exists etc.

Le premier point c’est déjà d’être le plus à l’aise possible avec cette notation, savoir exactement ce que ça signifie et pouvoir traduire sans difficulté ces lignes en phrases de français normal. Si cela est compliqué c’est déjà un gros obstacle.

Ensuite avant d’essayer de comprendre précisément chaque point de la définition, il faut mieux comprendre l’idée derrière la définition, le fil conducteur (parfois les prof n’en parlent pas vraiment, ils balancent juste les lignes de calcul mais parfois ils le disent oralement tous en rédigeant la démonstrations, cette info a une grande valeur ajouté !). Et ensuite seulement vient la traduction mathématique de cette idée.

Ce qui peut être utile c’est de lire la démonstration dans le bon sens et à l’envers, en mode "retro-ingénieurie" pour mieux comprendre l’idée.

Et la question que je me pose, en maths faut-il comprendre ou connaître ?

Pour compléter la réponse d’Abu.

Il faut comprendre et connaitre mais… parfois il y a "trop" à apprendre. Trop par rapport au temps que tu veux/peux y consacrer. Ton état intellectuel/morale/psychologique. Et de manière générale "trop" dans le sens ou les subtilités ne peuvent que t’échapper car tu n’as aucun recule sur l’objet.

Du coup il faut parfois un peu lâcher, avancer, voir la suite du court de quoi il est question et revenir 1 semaine, 1 mois, 1 ans après sur ces concepts pas clair, encore obscure.

Et finalement sur toute tes questions sur "où apprendre" : mon avis perso, ne te disperse pas dans les ressources que tu utilises. Tu as déjà ton court de ton prof. En plus achète un livre généraliste (genre un bouquin de prépa MPSI/MP, tu dois pouvoir en trouver d’occas’ sur le bon coin pas trop chère) et fait tous avec ces deux ressources. Quand tu bloques ne te jette pas sur Google pour avoir la réponse. Cherche. Laisse reposer ( quelque jours) puis reviens au cours, puis au point qui bloquait, re-cherche. Et si ça bloque toujours alors cherche la réponse autre part (google etc.). Le réflexe : je bloque, je vais sur Google à parfois du bon mais aussi du mauvais, il faut doser finement.

edit : arf a moitier doublé par Gabbro :p

Un de mes profs insistait sur l’apprentissage du cours : venez en cours en ayant appris le cours précédent

+1. Un vrai gros +1.

'tin les faux cul, en vrai personne n’a jamais fait ça (et tous le monde à toujours regretté :D ) !

Je me voie dire ça aux étudiants : "Et surtout apprenez votre cours sinon ça va être compliqué" Tous en me rappelant de moi quand j’étais a leur place… hahahaha.

Édité par Vael

+1 -0

Un de mes profs insistait sur l’apprentissage du cours : venez en cours en ayant appris le cours précédent

+1. Un vrai gros +1.

'tin les faux cul, en vrai personne n’a jamais fait ça (et tous le monde à toujours regretté :D ) !

Je me voie dire ça aux étudiants : "Et surtout apprenez votre cours sinon ça va être compliqué" Tous en me rappelant de moi quand j’étais a leur place… hahahaha.

Très sérieusement, J’ai toujours pris 10 minutes la veille ou l’avant-veille pour relire le cours. Comme ça, en arrivant, je savais immédiatement d’où on partait. Ça rend le cerveau disponible pour apprendre de nouvelles choses.

Je pouvais zapper certaines parties, mais je savais, en gros, ce qui avait été vus. Je suis convaincu qu’au finale, on gagne du temps. Parce que l’apprentissage est régulier, parce que tout le temps passé en cours à ne pas se demander à quoi le prof fait référence de truc déjà vus est du temps gagné lors des révisions.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

+1 -0

Et oui, je suis tous à fait d’accord ! C’est un gain certain ! Mais entre l’accord et la pratique de ce coté la chez moi, à l’époque, y avait un gouffre, un abime… (et je n’ai pas spécialement l’impression d’avoir été une exception).

Mais post initial était juste pour la vanne hein ^^

Édité par Vael

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