Inégalités hommes/femmes : les détecters et agir !

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Auteur du sujet

Suite à un post récent, je vous propose de discuter ensemble :

  • Des inégalités que peuvent rencontrer les femmes.
  • Et des mesures que l’on pourrait prendre pour supprimer ces inégalités.

Selon moi, si Vous voulez aider l’égalité des droits hommes/femmes (et la reconnaissance des femmes en tant qu’individu à part entière -_-) :

  • Cessez de considérer les femmes comme des choses fragiles à protéger. Nous sommes des adultes responsables, si il y a un imbécile à remettre en place : faites nous confiance on passe notre vie à çà !

  • Si une femme se fait harceler et que vous souhaitez agir : agissez ensemble (Vous et la victime) et pas seul contre tous. Ne parlez pas à sa place ! Parlez-lui à ELLE et pas au xxxxxx(s) qui la saoule. Vous montrerez ainsi que vous êtes avec elle et pas “contre l’xxxxxx(s) d’en face”. (Ca fonctionne aussi quand on veut aider un homme/garçon hein ;) )

  • info basique : a la maison, partagez les tâches ménagère avec vos compagnes (même chose, mesdames, avec vos compagnons parce que c’est ça l’égalité ;) ). D’ailleurs, même si vous êtes encore chez vos parents, si votre mère est la seule à s’occuper de la maison, allez l’aider de temps en temps, ça lui fera du bien de savoir que c’est pas la bonne, même si elle ne le dis pas…

  • N’éduquez pas vos enfants avec ces débilités de jouets sexistes, donnez aussi bien des dînettes à vos garçons que des jeux de construction à vos filles !

  • Encourager votre fille à avoir de l’ambition autant que votre garçon !

  • Soutenez votre fille face aux idiots qui lui diraient que c’est une fille, pas un garçon, et que du coup elle ne peut pas faire certaines actions/métiers/passions !

  • Soutenez aussi votre garçon s’il veut faire quelque chose réputé "pour les filles" !

A votre tour : :)

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  • Combattre la culture du viol : en restant strict dans la définition du terme et en arrêtant de dédouaner les criminels ou d’accabler les victimes ;
  • Adopter au maximum un style d’écriture non genré ;
  • Utiliser la règle de proximité pour les accords (« les hommes et les femmes présentes »).

Utiliser la règle de proximité pour les accords

J’aime cette idée de reprendre le contrôle de sa langue natale, de ne plus la subir mais de comprendre ses enjeux, ses implications et de décider « d’écrire mal » pour porter un message. Jusqu’à récemment, j’avais une approche très « logique » de la langue (il y a des règles, il faut les respecter) et c’est quand j’ai découvert l’existence de cette règle de proximité et pourquoi elle a été abandonné à la faveur de « le masculin l’emporte » que j’ai compris combien s’était faux.

Après, dans la pratique ça demande pas mal de discipline, notamment parce que je doute qu’un outil t’aidera à vérifier ton texte selon cette règle (et que mine de rien, ça aide, de pouvoir s’aider d’un outir pour vérifier son texte…).

+2 -2

Utiliser la règle de proximité pour les accords

J’aime cette idée de reprendre le contrôle de sa langue natale, de ne plus la subir mais de comprendre ses enjeux, ses implications et de décider « d’écrire mal » pour porter un message. Jusqu’à récemment, j’avais une approche très « logique » de la langue (il y a des règles, il faut les respecter) et c’est quand j’ai découvert l’existence de cette règle de proximité et pourquoi elle a été abandonné à la faveur de « le masculin l’emporte » que j’ai compris combien s’était faux.

Ce n’est pas faux à proprement parler : les règles de la grammaire sont le fruit d’un raisonnement. Il n’y a aucune raison pour que la règle d’accord au masculin soit prépondérante sur la règle de proximité. C’est seulement une habitude amenée par l’histoire.

Je ne reviens pas sur les points évidents pour aboutir aux égalités (salariale, familiale, sociale, etc.) ; je préfère évoquer un fait beaucoup plus polémique — parce que sinon, c’est pas drôle. :-°

Il y a un point que j’aimerais soulever relativement aux inégalité hommes-femmes. Je vais me faire lyncher, mais tant pis. J’ai observé que souvent, les femmes font preuve de machisme (inconsciemment, évidemment). Et c’est très insidieux car extrêmement difficile à détecter. Mais c’est souvent qu’on entend que vérifier la pression des pneus de la voiture avant de partir en vacances, « c’est un truc de mec ». Ce genre de propos n’est pas tenu que par des hommes, loin de là. Inversement, séparer le linge blanc du linge de couleur dans les machines à laver, c’est plutôt un truc attribué à la gente féminine. Alors il y a un travail à faire de la part des hommes pour lutter contre les inégalités, mais le travail doit venir de toute le monde. Le sexisme se cache parfois à des endroits très inattendus. Typiquement, lors de la journée internationale du droit des femmes hier, il y a eu plusieurs mouvements féminins incitant les femmes à quitter le travail à 15h30, afin que les inégalités salariales soient compensées par un temps de travail réduit. Ma question est la suivante : pourquoi les hommes n’étaient pas conviés à ce mouvement ? Après tout, les salariés (hommes) aussi ont le droit de se sentir concernés par la question et de manifester leur désir de davantage d’égalité. En vertu de quel principe, sinon un principe sexiste qui dessert les causes féministes, seraient-ils exclus du combat ?

Bref, la lutte contre les inégalités n’est pas le monopole de ceux qui sont victimes des inégalités : les autres aussi sont concernés — d’autant que le machisme primaire est quand même de moins en moins répandu, de plus en plus de gens déplorent les inégalités.

Édité par c_pages

Auteur du sujet

Au delà de refaire toute le système d’accord féminin/masculin dans la langue Française. - même si j’adore l’idée - Un truc basique mais auquel on ne pense pas forcement parce que c’est bien ancré dans nos mœurs :

  • "Madame"/"Mademoiselle" ? Parce que c’était important avant de savoir si une femme est marié ou pas des la première rencontre je suppose. Ça infantilise la fille et la jeune femme là où les hommes sont immédiatement appelé "Monsieur".

J’en profite pour préciser aussi sur un point que j’ai lu aussi ailleurs : Oui je suis d’accord les Hommes ET les Femmes doivent travailler ensemble pour l’égalité des droits et leur reconnaissance et ça signifie ne pas faire pencher la balance de l’autre coté… :)

De ce que j’avais compris le départ à 15h30 c’était pour symboliser le salaire de 30% moins important pour les femmes en moyenne que les hommes. C’était une façon de récupérer le manque à gagner. Su coup si les hommes le font aussi ça marche pu :p

+1 -1

Bref, la lutte contre les inégalités n’est pas le monopole de ceux qui sont victimes des inégalités : les autres aussi sont concernés — d’autant que le machisme primaire est quand même de moins en moins répandu, de plus en plus de gens déplorent les inégalités.

c_pages

Ce que tu dis sur le machisme perpétré par les femmes est vrai, les femmes n’échappent pas au système patriarcal.

Après, les hommes ne sont pas toujours les bienvenus dans les mouvements féministes, parce qu’ils ont tendance à reproduire – même inconsciemment – la hiérarchie patriarcale. Par exemple en pensant leur parole plus forte/importante que celle des femmes ou en ne comprenant pas le besoin de réunions non-mixtes.

  • Utiliser la règle de proximité pour les accords (« les hommes et les femmes présentes »).
entwanne

J’aime cette idée de reprendre le contrôle de sa langue natale, de ne plus la subir mais de comprendre ses enjeux, ses implications et de décider « d’écrire mal » pour porter un message. Jusqu’à récemment, j’avais une approche très « logique » de la langue (il y a des règles, il faut les respecter) et c’est quand j’ai découvert l’existence de cette règle de proximité et pourquoi elle a été abandonné à la faveur de « le masculin l’emporte » que j’ai compris combien s’était faux.

lthms

Je ne suis pas d’accord avec cela. Je m’explique : on peut voir cette règle comme l’expression de la domination des hommes sur les femmes s’étendre jusqu’à la langue et notamment la grammaire, soit, mais on peut aussi voir cette règle comme une règle d’accord neutre qui ne tient pas compte du sexe, du genre des protagonistes et qui descendrait du Latin qui avait un genre neutre qui a disparu dans la langue française. Mais cela implique alors de ne plus enseigner cette règle comme "le masculin qui l’emporterait sur le féminin" mais plutôt comme un accord neutre.

D’ailleurs cette règle est toujours valable d’après l’académie française qui à ma connaissance fait autorité en la matière. Bon, on pourrait me répondre que l’accord de proximité, puisque j’ai parlé du Latin, existait aussi en Latin. C’est vrai mais c’est valable uniquement pour les verbes : on peut avoir un verbe accordé au singulier alors qu’il y a plusieurs sujets.

Mais après je suis d’accord avec le reste ^^

Édité par Typhlos

+2 -1

Au delà de refaire toute le système d’accord féminin/masculin dans la langue Française. - même si j’adore l’idée - Un truc basique mais auquel on ne pense pas forcement parce que c’est bien ancré dans nos mœurs :

  • "Madame"/"Mademoiselle" ? Parce que c’était important avant de savoir si une femme est marié ou pas des la première rencontre je suppose. Ça infantilise la fille et la jeune femme là où les hommes sont immédiatement appelé "Monsieur".

Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. Et d’ailleurs, depuis que le terme « Mademoiselle » est déprécié, même les femmes ne sont pas d’accord entre elles. Notamment, les jeunes femmes sont parfois vexées qu’on les appelle « madame » au lieu de « mademoiselle » — ce qui nous fait tomber dans un autre travers, l’âgisme.

Dans le fond, ce n’est pas si sexiste que ça : pour les messieurs, on entend parfois l’expression « jeune homme » à la place de « monsieur », et ça ne dérange personne. Pourtant, les deux situations sont tout à fait analogues.

En outre, j’ai toujours été un peu pantois face à cette lutte contre l’usage du mot « mademoiselle ». Les associations féministes, notamment, dépensent un temps et une énergie considérables à cela, alors qu’il y a des événements inégalitaires bien plus dramatiques et sur lesquels le caractère injuste fait consensus : pourquoi ne pas se concentrer là-dessus (je pense à la féminisation des noms de métiers, aux différences de congés maternité/paternité, aux différences salariales, aux inégalités civiques dans certains pays, etc.).

D’ailleurs cette règle est toujours valable d’après l’académie française qui à ma connaissance fait autorité en la matière.

Certes, mais l’Académie de temps en temps très souvent, est archaïque. Par exemple, elle refuse de féminiser les noms de métiers.

D’ailleurs cette règle est toujours valable d’après l’académie française qui à ma connaissance fait autorité en la matière.

Certes, mais l’Académie de temps en temps très souvent, est archaïque. Par exemple, elle refuse de féminiser les noms de métiers.

c_pages

Ce n’est pas faux mais en l’occurrence je pense que féminiser les noms de métier est plus important que cette règle d’accord.

+0 -1

c’est quand j’ai découvert l’existence de cette règle de proximité et pourquoi elle a été abandonné à la faveur de « le masculin l’emporte » que j’ai compris combien s’était faux.

lthms

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la raison en question : la règle du « Le masculin l’emporte » date de 1675, donc la justification par l’abbé Bouhours est :

Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte.

Justification qui sera détaillée par le grammairien Beauzée en 1767 :

Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle.

Je vous laisse juge de la pertinence de telles justifications au XXIème siècle.

@Demandred Tu aimes te faire taper dessus ?

Ok pour que l’on se pose la question de la validité et la signification des chiffres sur la différence de salaire homme-femme. (C’est sain de se poser des questions).

Mais de la a classer directement la discussion avec un "il n’existe aucune discrimination salariale", c’est un peu rapide. Surtout que l’on peut trouver assez rapidement des sources pour ce chiffre (19%, pas 30% a priori) et des problématiques intéressantes sur le sujet. Par exemple http://www.madmoizelle.com/inegalites-salaires-hommes-femmes-515787

EDIT :

en ne comprenant pas le besoin de réunions non-mixtes.

Hum, si c’était un homme qui avait utilisé cet argument pour justifier que les gentlemen’s clubs n’acceptent pas les femmes, comment devrait-on reagir ?

Édité par gbdivers

+1 -1

Je pense qu’il serait une utile de faire une mise au point sur les concepts de genre et de sexe.

Le sexe est un attribut biologique, relatif aux organes génitaux.

Le genre est un attribut social tout à fait non-biologique.

Pour reparler de l’académie française, le jour où on commencera à demander l’avis des linguistes concernant notre langue et pas à des vieux croûtons qui peuplent une institution qui s’abaisse à accueillir des personnalités comme Alain Finkelkraut, je pense que ce sera plus efficace et plus sensé.

@Demandred : je ne sais pas qui t’a placé ces œillères, mais il faudrait penser à les retirer…

Édité par anonyme

+4 -5

@Demandred Tu aimes te faire taper dessus ?

Non, mais j’aime bien avoir raison. :) Malheureusement l’un entraine assez souvent l’autre. ^^

Ok pour que l’on se pose la question de la validité et la signification des chiffres sur la différence de salaire homme-femme. (C’est sain de se poser des questions).

Cela tombe bien, c’est exactement ce que propose l’article (potscat en l’occurence) que j’ai posté. :)

Mais de la a classer directement la discussion avec un "il n’existe aucune discrimination salariale", c’est un peu rapide.

Ce n’est pas "un peu rapide" c’est surtout juste. Je crois que c’est toi qui à été un peu rapide.

. Surtout que l’on peut trouver assez rapidement des sources pour ce chiffre (19%, pas 30% a priori) et des problématiques intéressantes sur le sujet.

Je n’ai pas dis qu’il n’existe pas de différence de salaire, juste qu’il n’existait pas de discrimination. Ce qui est totalement différent.

Édité par Demandred

"Toute extrapolation est valide dès lors que son résultat m’est sympathique." Loi de Lomborg

+1 -3

Je n’ai pas dis qu’il n’existe pas de différence de salaire, juste qu’il n’existait pas de discrimination. Ce qui est totalement différent.

Demandred

Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques ou entre les personnes morales sur le fondement […] de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, […], de leur identité de genre.

[Code pénal]

Distinction opérée sur sur le fondement de leur sexe : on est tout pile dedans.

Édité par c_pages

Distinction opérée sur sur le fondement de leur sexe : on est tout pile dedans.

Il n’existe pas de distinction de salaire opérée sur le fondement du sexe si c’est ce que tu veux savoir. Je sais, c’est pas facile à croire, cela va à l’encontre de ce que les médias/gens racontent, mais c’est la vérité. Et tous les économistes qui font de la gender economie de le confirmeront. Une autre version en texte pour ceux qui ne veulent pas écouter le podcast :

http://www.vox.com/2016/8/1/12108126/gender-wage-gap-explained-real

"Toute extrapolation est valide dès lors que son résultat m’est sympathique." Loi de Lomborg

+1 -5

Hum, si c’était un homme qui avait utilisé cet argument pour justifier que les gentlemen’s clubs n’acceptent pas les femmes, comment devrait-on reagir ?

gbdivers

Je ne sais pas. Ça ne me choque pas qu’il puisse y avoir des réunions entre hommes uniquement (c’est même souvent le cas sans que ce soit toujours volontaire).

Mais dans le cas des réunions non-mixtes de femmes, c’est pour échapper à la pression permanente des dominants. Souvent aussi, il s’agit de réunions non-mixtes parmi un ensemble plus grands de réunions qui sont ouvertes à tous. C’est à rapprocher du camp d’été décolonial qui avait fait débat l’été dernier.

Bonjour,

Je suis un peu dubitatif personnellement sur le féminisme. Autant je pense que la lutte pour l’égalité de considération, de salaires, d’accès aux métiers etc. est complètement légitime, et je soutiens complètement cette démarche ; autant je pense que certains sujets sont aberrants ou reflètent parfois un certain excès contre-productif.

Je pense qu’on ne lutte pas contre l’inégalité en traitant différemment les gens, au contraire on crée et on rappelle sans arrêt une division entre les deux. Le meilleur moyen de faire disparaître une inégalité, c’est de faire en sorte que l’idée d’une différence ne passe même plus par l’esprit des gens. Par ex pour le racisme, quand les gens de différentes communautés vivent ensemble elles ne passent pas leur journée à penser au racisme et cohabitent simplement en considérant tout le monde de la même manière sans considération de race, et sans même faire attention à ne pas froisser ou pénaliser une personne à cause de son ethnie/culture. Quand on rabâche sans cesse l’anti-racisme, on rend la question de la race présente à l’esprit des gens, on culpabilise un peu tout le monde alors que beaucoup de gens se comportent bien, et donc on permet en fait l’apparition d’une tension raciale. Je ne suis pas du tout expert du sujet, c’est juste une impression personnelle et je suis prêt à en débattre et à revoir mon point de vue, mais je pense que les gens vivent bien ensemble et se respectent plus quand on ne leur rabâche pas toute la journée qu’ils sont différents.

Pour les hommes et les femmes c’est pareil. Quand j’entends parler de féminisation des noms de métiers, de réunions non-mixtes, ou quand on nous rabâche l’histoire des luttes féministes, le patriarcat etc., j’ai l’impression qu’on remet sans cesse la différence sur la table et que ça ne l’aide pas à s’estomper.

La féminisation des noms de métiers par exemple est en plus une question qui me paraît complètement absurde. Je ne comprends pas ce que veulent les féministes là dessus, parce que ne pas féminiser peut être vu comme discriminatoire car on donne un nom masculin pour les femmes (sous-entendant que c’est un métier qui n’est pas censé être exercé par des femmes.. ?), mais féminiser peut aussi être vu comme discriminatoire : si on différencie les mots docteur et docteure, ça veut dire quoi ? Qu’il y a une différence entre les docteurs et les docteures, que les uns sont meilleurs que les autres, qu’ils ne font pas le même métier, qu’une femme ne peut pas exercer ce métier sans qu’on soit informés au préalable que c’est une femme qui l’exerce.. ? Pour moi ce sujet est complètement absurde. Féminiser les métiers, c’est créer une différence entre les hommes et les femmes, c’est les traiter différemment et ramener encore la question du sexe là où elle n’est pas censée intervenir (que ce soit un homme ou une femme, je viens voir un docteur qui peut me soigner, et son sexe ne fait aucune différence sur la prestation que je vais avoir, pour moi c’est ça l’égalité hommes femmes en l’occurrence).

Encore une fois, pour les injustices bien concrètes et persistantes que sont l’inégalité des salaires et la discrimination pour certains métiers, la lutte est tout à fait légitime, mais selon moi une fois que ces inégalités seront réglées le féminisme est censé disparaître, la question ne sera plus censée se poser au risque de rappeler sans cesse une différence hommes-femmes qui n’existera plus et donc de l’empêcher de disparaître vraiment dans les esprits.

Voilà c’est mon point de vue, comme je l’ai dit c’est une opinion intuitive que j’ai sans avoir vraiment réfléchi en amont au sujet, mais selon moi c’est un peu du bon sens ; donc j’aimerais savoir si d’autres pensent comme moi ou différemment, c’est toujours enrichissant d’échanger sur ce genre de sujets qui concernent tout le monde. ;)

+14 -1

@c_pages

Si on avait 80% des femmes qui sont non-cadres et 80% des hommes qui sont cadres, alors il serait normale de voir une différence de salaire moyen entre les hommes et les femmes. Et on pourrait quand même avoir aucune discrimination sur les salaires (C’est à dire qu’à poste identique, travail identique identique, competence identique, temps de travail identique, etc. il n’y a pas de différence de salaire homme-femme).

Je pense que c’est le propos de Demandred.

@Demandred

Mais c’est un peu jouer sur les termes. Est-ce que la discrimination sur l’accès aux postes les plus élevés entre dans le discrimination salariale ? Est-ce que la discrimination sur la poursuite d’études supérieures entre dans le discrimination salariale ? Est-ce que la discrimination sur la façon dont on veut mener sa carrière entre dans le discrimination salariale ?

Les questions soulevées par ce chiffre de 19% sont intéressantes. Cela montre une discrimination quelque part. Chipoter sur savoir si c’est une discrimination salariale ou autre, ca me pose pas de problème. Utiliser ce chipotage pour essayer de nier (ou diminuer l’importance) de la discrimination, c’est un peu de la mauvaise foi.

(Cela étant dit, c’est important de comprendre les chiffres. Si, pour un même poste, les salaires d’un homme et d’une femme sont les mêmes, alors cela veut dire que faire grève pour réduire le temps de travail des femmes ou demander l’augmentation des salaires est à côté de la plaque, puisque cela s’attaque à un faux problème.)

EDIT:

@entwanne

Même si cela ne te choque pas personnellement, cela a choqué (et choque encore) beaucoup de monde. Et cela reste une discrimination dans les 2 cas.

Édité par gbdivers

+1 -0

Bonjour,

Je suis un peu dubitatif personnellement sur le féminisme. Autant je pense que la lutte pour l’égalité de considération, de salaires, d’accès aux métiers etc. est complètement légitime, et je soutiens complètement cette démarche ; autant je pense que certains sujets sont aberrants ou reflètent parfois un certain excès contre-productif.

Je pense qu’on ne lutte pas contre l’inégalité en traitant différemment les gens, au contraire on crée et on rappelle sans arrêt une division entre les deux. Le meilleur moyen de faire disparaître une inégalité, c’est de faire en sorte que l’idée d’une différence ne passe même plus par l’esprit des gens.

Society

En fait je ne pense pas qu’il faille raisonner en terme de luttes légitimes ou non pour supprimer les inégalités. C’est un package entier, soit il y a une domination masculine soit il n’y en pas.

Pour ce qui est de supprimer les inégalités en taisant les différences, le seul effet que ça aurait c’est justement d’oublier qu’il y a une domination des hommes sur les femmes et autres genres, mais sans pour autant la supprimer. Et c’est pareil pour le racisme.

Sur le réunions non-mixtes, voici un peu de lecture : http://lmsi.net/La-non-mixite-une-necessite

Édité par anonyme

+3 -3
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