Quel âge et quels diplômes pour Epitech ?

a marqué ce sujet comme résolu.

3e année – Piscine Survivor : La dernière Piscine Epitech en date : 2 semaines durant lesquelles nos étudiants se glissent dans la peau de développeurs confrontés aux exigences d’un client particulièrement capricieux, qui leur soumet de nombreux imprévus qu’ils doivent gérer avec calme et détermination…

Je vous prie, madame, monsieur, d’accepter ma lettre de démission, que je vous présente avec calme et détermination.

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Je n’ai jamais entendu parler de cette piscine gestion de projet, ça semble être tout nouveau.
Je pense qu’il ne faut pas lui jeter la pierre trop vite et que justement pour une fois qu’Epitech a un cours particulièrement axé sur un sujet non technique on devrait être content.

On peut voir également ça comme l’occasion d’enseigner un cadre (certainement des méthodes agiles), de poser des limites, …
J’ai peine à croire qu’un « cours » (façon piscine ok mais ça reste un cours) de gestion de projet affirme « Le client est exigent, le projet est en retard ? Les specs changent ? Alors bossez plus. ».
Je me trompe peut-être aussi et c’est peut-être un enseignement horrible.

Le seul truc que je vois à ce sujet c’est ce post LinkedIn: https://fr.linkedin.com/posts/cl%C3%A9mentine-champenois-2493abb5_informatique-orientation-epitech-activity-7104746418971586560-Aqms

On y voit les étudiants dans une sorte de cours avec un orateur, j’imagine qui a le rôle d’enseignant.

Bref, je pense qu’on tombe dans le dénigrement. On pourrait effectivement critiquer ces écoles car on est pas d’accord avec leur manière d’enseigner1, mais je trouve un peu injuste de critiquer une formation a priori juste parce que c’est EPITECH et que ça a un nom un peu provocateur.
Tant qu’on ne sait pas effectivement ce qui y est enseigné.

Et là on touche un autre point que je reproche à Épitech. C’est la fermeture. Leur plaquette pédagogique est cachée derrière un formulaire.
De manière générale, je trouve difficile de trouver précisément ce qui sera enseigner et comment.


  1. Même mon avis perso, je trouve ça a pas forcément sa place sur un sujet qui demande quels sont les prérequis de l’école. Mais bon, on y est déjà.
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En Belgique comme en France ou d’autres pays européens "ingénieur" est un titre protégé par la loi, c’est à dire que tu ne peux pas te présenter en tant qu’ingénieur si tu n’as pas le diplôme requis, et s’il ya falsification du diplôme, tu as de fortes chances d’être poursuivi pour fraude. En Belgique, les écoles et unifs abilitées à octroyer ce titre sont peu nombreuses (une 20aine) et sont régulièrement évaluées par un organisme indépendant, la CTI (commission des titres d’ingénieur). Sauf erreur de ma part, Une école belge ou française, non reconnue par l’état comme une école d’ingenieur ne peut pas légalement prétendre délivrer des titres d’ingénieur.

Bref, un spécialiste en ingénierie logicielle n’est pas spécialement un ingénieur, et si une école n’est pas reconnue par l’état pour ses formations d’ingénieurs elle ne peut pas délivrer de titres d’ingénieur.

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En Belgique comme en France ou d’autres pays européens "ingénieur" est un titre protégé par la loi, c’est à dire que tu ne peux pas te présenter en tant qu’ingénieur si tu n’as pas le diplôme requis, et s’il ya falsification du diplôme, tu as de fortes chances d’être poursuivi pour fraude.

totoLeHeros

Ça ne fonctionne pas comme France où il y a une distinction entre le diplôme d’ingénieur et le poste d’ingénieur.

Le premier est lié à la CTI qui détermine quelles formations sont habilitées à délivrer des diplômes d’ingénieurs (et donc par extension quelles personnes peuvent affirmer être ingénieurs diplômés).
Comme déjà dit Epitech n’est pas une école d’ingénieur et ne délivre donc pas de titre CTI (elle a d’ailleurs toujours été claire là-dessus contrairement à ce que j’ai lu sur ce sujet).

En revanche on peut être ingénieur sans détenir de titre d’ingénieur, il suffit pour cela d’être employé en tant qu’ingénieur (qui n’est pas une profession réglementée en France). Ainsi Epitech forme des personnes qui seront souvent embauchées en tant qu’ingénieurs.

En Belgique comme en France ou d’autres pays européens "ingénieur" est un titre protégé par la loi, c’est à dire que tu ne peux pas te présenter en tant qu’ingénieur si tu n’as pas le diplôme requis, et s’il ya falsification du diplôme, tu as de fortes chances d’être poursuivi pour fraude.

totoLeHeros

Ça ne fonctionne pas comme France où il y a une distinction entre le diplôme d’ingénieur et le poste d’ingénieur.

Le premier est lié à la CTI qui détermine quelles formations sont habilitées à délivrer des diplômes d’ingénieurs (et donc par extension quelles personnes peuvent affirmer être ingénieurs diplômés).
Comme déjà dit Epitech n’est pas une école d’ingénieur et ne délivre donc pas de titre CTI (elle a d’ailleurs toujours été claire là-dessus contrairement à ce que j’ai lu sur ce sujet).

En revanche on peut être ingénieur sans détenir de titre d’ingénieur, il suffit pour cela d’être employé en tant qu’ingénieur (qui n’est pas une profession réglementée en France). Ainsi Epitech forme des personnes qui seront souvent embauchées en tant qu’ingénieurs.

entwanne

De souvenir la seule restriction est que la personne n’ayant pas le diplôme CTI ne peut mettre nul part "ingénieur diplômé" ou une formulation du genre. Mais comme je n’ai jamais croisé personne marquer cela quelque part même dans un CV je pense que tout le monde s’en fout en pratique…

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Pour moi cette histoire de diplôme d’ingénieur CTI va avoir deux restrictions réelles en France :

  1. Un salaire moindre sur certaines grilles de salaire – surtout impactant sur des grosses entreprises et peut-être la fonction publique (à confirmer) et en début de carrière.
  2. Une société de service qui exigerait d’avoir un ingénieur diplômé CTI pour être certaine de le revendre cher ensuite. En informatique, c’est le seul cas que je connaisse où cette distinction peut te fermer une porte de façon définitive (c’est-à-dire sans qu’il y ait moyen de négocier).

Autant dire que, à moins de viser un poste très spécifique, ça n’est pas très impactant, du moins en informatique (dans d’autres domaines ça peut être différent).

Dégoûté du système scolaire, c’est très fort, mais c’est surtout très flou.

  • Les profs nous maternent trop, ou bien au contraire, les profs ne s’intéressent pas à nous.

  • On passe plein de temps sur des trucs trop simples. Ou bien au contraire, on apprend trop de trucs et ça va trop vite.

Ca peut être tout, et son contraire.

C’est tellement large comme message, que pour moi, ça cache un autre problème, plus grave.

elegance

C’est vrai vous avez raison, ce n’était pas très clair.

Je n’aime pas le lycée, les cours, les professeurs, les élèves… Les professeurs, je le vois bien, n’ont connu que leur petite structure académique, et nous le font bien comprendre : ils sont détestables, tout simplement. Idem pour les élèves. Ce mix des deux me fait donner l’envie de voir de moins en moins de gens, à dire vrai. Concernant, les cours, à part les maths et physiques, je les trouve ennuyeux et sans intérêt. En gros, j’ai l’impression que cet endroit est n’est pas fait pour apprendre, mais pour abrutir justement.

Peut-être qu’Epitech n’est pas une bonne école, mais j’en parle parce que j’ai un proche qui y est, et aussi pour son côté différent dans sa pédagogie.

En gros, j’ai l’impression que cet endroit est n’est pas fait pour apprendre, mais pour abrutir justement.

Tu t’en rends compte. ^^

Je t’invite à lire le livre « La fabrique du crétin: la mort programmée de l’école » de Jean-Paul Brighelli.
Qui t’aidera, je pense, à mettre des mots sur ce que tu ressens.

En un mot, c’est systémique.

Dans le livre, il argue que la France a eu une période de gloire « scolaire » à la troisième république. La réputation de l’école républicaine.
Même s’il est vrai que les lois Jules Ferry ont eu ont été un grand progrès pour l’éducation.
Elle n’était idéale non plus.
Pierre et Marie Currie étaient d’ailleurs peu enchantés par le système. Quand on regarde le programme, …, je vais juste dire que ça a mal vieilli.

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En gros, j’ai l’impression que cet endroit est n’est pas fait pour apprendre, mais pour abrutir justement.

Tu t’en rends compte. ^^

Je t’invite à lire le livre « La fabrique du crétin: la mort programmée de l’école » de Jean-Paul Brighelli.
Qui t’aidera, je pense, à mettre des mots sur ce que tu ressens.

Mouais je ne pense pas que le mot "abrutir" ici soit approprié et pointe correctement les problèmes de l’enseignement en France (comme ailleurs). En plus d’être insultant envers une profession et même l’ensemble des élèves qui sont en général plus intelligents à la sortie qu’à l’entrée.

Perso je suis assez méfiant de ce bouquin, il a pas mal de critiques depuis longtemps et ce que tu en dis ne me rassure pas vraiment sur la qualité du contenu à dire vrai.

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Peu importe ce qu’on pense du bouquin, il reste une bonne réflexion de fond sur ce qu’est l’éducation nationale.

Si tu as d’autres références qui guideraient une réflexion sur le système éducatif moderne français (mais applicable à beaucoup de pays francophone), je t’invite à les fournir. ^^

Vous pensez que l’IUT+école d’ingé peut être une bonne alternative à Epitech ? Mais je crois que l’entrée en ingé n’est pas garantie….

Je pense personnellement que c’est mieux qu’Epitech oui.
Déjà car c’est globalement gratuit (beaucoup moins chère).

Ensuite, l’entrée en IUT n’est pas assurée (après, je sais pas ce qu’il en pratique, mais c’est théoriquement sélectif).
Les meilleurs de l’IUT peuvent en effet continuer en école d’ingé sans trop de problème sur dossier, et possiblement, peut-être, sur concours adaptés.

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Vous pensez que l’IUT+école d’ingé peut être une bonne alternative à Epitech ? Mais je crois que l’entrée en ingé n’est pas garantie….

Je pense personnellement que c’est mieux qu’Epitech oui.
Déjà car c’est globalement gratuit (beaucoup moins chère).

Ensuite, l’entrée en IUT n’est pas assurée (après, je sais pas ce qu’il en pratique, mais c’est théoriquement sélectif).
Les meilleurs de l’IUT peuvent en effet continuer en école d’ingé sans trop de problème sur dossier, et possiblement, peut-être, sur concours adaptés.

ache

Quels sont les meilleurs BUT pour faire de l’info ?

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Pour moi cette histoire de diplôme d’ingénieur CTI va avoir deux restrictions réelles en France :

  1. Un salaire moindre sur certaines grilles de salaire – surtout impactant sur des grosses entreprises et peut-être la fonction publique (à confirmer) et en début de carrière.
  2. Une société de service qui exigerait d’avoir un ingénieur diplômé CTI pour être certaine de le revendre cher ensuite. En informatique, c’est le seul cas que je connaisse où cette distinction peut te fermer une porte de façon définitive (c’est-à-dire sans qu’il y ait moyen de négocier).

Autant dire que, à moins de viser un poste très spécifique, ça n’est pas très impactant, du moins en informatique (dans d’autres domaines ça peut être différent).

SpaceFox

Juste pour confirmer cette information : l’entrée en tant qu’ingénieur dans la fonction publique territoriale et, il me semble, pour la fonction publique d’état, est conditionnée à un diplôme d’ingénieur certifié. Il y a d’autres moyens : il y a une liste de masters dont qui sont autorisés à postuler, et sinon il faut préparer un dossier d’équivalence pour justifier du caractère technique et scientifique des études que l’on a suivies, sans aucune garantie d’être accepté. Après, ça passera par de la VAE, qui est encore une autre histoire.

+1 -0

J’en ai fait un, mais il y a 20 ans (argh !)

J’ai beaucoup aimé, c’est pile l’équilibre qu’il me fallait (à moi, personnellement, ça ne s’applique à personne d’autre) entre la masse de théorie absconse de la prépa (intégrée à l’école d’ingé) et le manque de cadre d’une fac. Il y avait, toujours à mon avis, un bon équilibre entre des cours magistraux, de la théorie, et la mise en pratique. Toute la théorie qu’on a vue était là à but pratique, et mise en pratique dans des TP (des vrais, pas juste « vérifier que le composant X respecte bien telle loi si on le mesure ») puis des projets en 2ème année. Le cadre reste assez scolaire, avec présence obligatoire à tout, contrôles, quelques profs dont tu te demandes ce qu’ils font là parce qu’inintéressants et désintéressés, et un volume horaire hebdomadaire d’enseignement proche de celui du lycée.

Par contre : il y a 20 ans, c’était beaucoup d’électronique, d’électrotechnique (i.e. l’électricité + l’électronique à courants forts), de traitement du signal et un peu d’informatique très bas niveau.

Donc, ça dépend de ce que tu veux faire après.
Si c’est pour faire une école d’ingé généraliste avec spécialité informatique, ça peut être une bonne passerelle, à condition d’être dans les premiers de ta promotion en DUT (à vérifier actuellement, mais à l’époque presque toutes les passerelles DUT -> école se faisaient sur dossier).
Si c’est pour faire de l’informatique pure et dure, mieux vaut viser un DUT d’informatique.

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