Extinction sans risques de son ordinateur

Le problème exposé dans ce sujet a été résolu.

Bonjour,

Peut-on allumer et éteindre quotidiennement son ordinateur sans l’endommager ?

Le matériel récent le supporte-il mieux qu’avant (alimentation, CM …) ?

Que pratiquez-vous de votre côté ?

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Eskimon, Salut,

c’est quoi "avant" …

Je dirais 20 ans. L’idée est de savoir si mon idée, peut-être préconçue, qui me laissait penser que allumage et extinction n’était pas bon pour le matériel, n’est pas (ou plus) d’actualité.

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Salut :)

Tant que, comme le dit Eskimon, tu allumes/éteins ton PC qu’une fois par jour (2 ou 3x par jour maximum peut-être un p’tit peu plus) et en ne l’arrêtant pas comme un barbare (via le bouton ON/OFF du boîtier… on peut le faire mais uniquement en cas de plantage du PC), ça ne craint effectivement rien.

Mais le mieux reste quand même de n’allumer l’ordinateur que lorsque tu te lèves et de ne l’éteindre que quand tu te couches.

Plus qu’un nombre par jour, c’est qu’il est préférable d’éviter les changements d’état trop rapprochés. S’il faut l’allumer ou l’éteindre, que ce soit au moins pour une bonne heure.
Et si des composants sont particulièrement chauds après un usage intensif, le laisser en idle quelques instants pour qu’ils refroidissent doucement, avant de l’éteindre.

En revanche le laisser allumer sans l’utiliser pendant plusieurs heures, c’est de l’usure et de l’énergie consommées inutilement.

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Plus qu’un nombre par jour, c’est qu’il est préférable d’éviter les changements d’état trop rapprochés. S’il faut l’allumer ou l’éteindre, que ce soit au moins pour une bonne heure.
Et si des composants sont particulièrement chauds après un usage intensif, le laisser en idle quelques instants pour qu’ils refroidissent doucement, avant de l’éteindre.

En revanche le laisser allumer sans l’utiliser pendant plusieurs heures, c’est de l’usure et de l’énergie consommées inutilement.

y42n

Pourquoi pas 42 minutes ?
Laisser en idle ? Combien de temps ?

Un ordinateur allumé et en idle ne s’abîmera pas plus que ça.

Pourquoi pas 42 minutes ?

Parce que donner une durée fixe va à contre sens de mon commentaire…

Laisser en idle ? Combien de temps ?

Quelques instants… ;) Un arrêt brutal implique un refroidissent rapide, donc une usure plus importante.

Un ordinateur allumé et en idle ne s’abîmera pas plus que ça.

Toujours plus que s’il était éteint.

Je pense que je ne dois pas laisser tourner mes machines pour ne rien faire. Cela consomme de l’énergie et use divers composants.C’est pourquoi je les éteins en fin de cession. Du genre 3 ou 4 fois par jour.
Pour les problèmes de matériel, en 30 ans, j’ai déjà vu des rétroéclairages lâcher et aussi des disques durs. Mais toujours en cours de travail, jamais à la mise sous tension.

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@y42n : normalement, le ventilateur de certaines pièces (l’alim' en particulier) continue à tourner une fois le PC éteint donc attendre qu’il ait refroidi est "mieux" pas réellement obligatoire.

Et, bien franchement, dans certains modes de veille, le PC consomme presque plus rien et, du coup, ne s’abime pas vraiment.

Tu ne veux pas donner de durée fixe mais tu indique "une bonne heure". Pourquoi pas une "bonne dizaine de minutes" ?

Quelques instants c’est-à-dire ?
En utilisation normale, tu vas en général avoir quitter ton application gourmande (un jeu, une compilation, un encodage vidéo, etc.) avant d’éteindre ton ordinateur. Et si tu l’éteint via l’OS, l’ordinateur aura eu le temps de refroidir quelques instants avec la procédure d’extinction.

Sur l’usure, ça dépend, des cycles chaud-froid sont en général plus dommageables d’un fonctionnement continu à température constante.

Il y a beaucoup d’affirmations, mais en général dès que l’on creuse un peu, il n’y a que peu de véritables explications. Au niveau électrique, électronique, un temps de quelques secondes c’est une éternité, les tensions sont déjà stabilisées, l’OS a démarré, etc. Dire qu’il faille attendre "une bonne heure" n’a aucun sens.
De même pour l’idle, le temps que l’OS éteigne l’ordinateur, il y a quelques secondes où le processeur tourne moins vite, ça fait déjà redescendre la température. Et à moins d’avoir un dissipateur sous-dimensionné, ce n’est pas l’inertie thermique du CPU et le fait que le ventilateur du dissipateur soit à l’arrêt qui va faire monter la température au-delà de la limite Tjmax(entre 100 et 150°C selon les composants).

Ah oui, normalement quand on reste appuyé sur le bouton ON/OFF on provoque rarement une coupure brutale de l’alimentation. On vient juste bypasser l’OS pour l’extinction. Mais les séquences de power off sont quand même réalisées. Au niveau électronique on ne vient pas abîmer les composants. En revanche les mémoires (HDD, SSD, etc.) n’aiment pas forcément ça car ça veut dire que l’OS n’a pas le temps de terminer les écritures en cours, ce qui peut entraîner des erreurs.

Tu ne veux pas donner de durée fixe mais tu indique "une bonne heure". Pourquoi pas une "bonne dizaine de minutes" ?

Quelques instants c’est-à-dire ?
En utilisation normale, tu vas en général avoir quitter ton application gourmande (un jeu, une compilation, un encodage vidéo, etc.) avant d’éteindre ton ordinateur. Et si tu l’éteint via l’OS, l’ordinateur aura eu le temps de refroidir quelques instants avec la procédure d’extinction.

Sur l’usure, ça dépend, des cycles chaud-froid sont en général plus dommageables d’un fonctionnement continu à température constante.

C’est ce que je dis quand je parle de changement d’état trop rapproché. Le fait d’allumer, mais aussi d’éteindre la machine implique une usure plus importante qu’un usage à température constante, donc s’il faut éteindre ou allumer un PC autant que ce soit pour une durée conséquente, -une bonne heure- quoi…

De même pour l’idle, le temps que l’OS éteigne l’ordinateur, il y a quelques secondes où le processeur tourne moins vite, ça fait déjà redescendre la température. Et à moins d’avoir un dissipateur sous-dimensionné, ce n’est pas l’inertie thermique du CPU et le fait que le ventilateur du dissipateur soit à l’arrêt qui va faire monter la température au-delà de la limite Tjmax(entre 100 et 150°C selon les composants).

Le but est de ne pas refroidir trop rapidement les composants. C’est bien les changements de température rapide qui use le plus. Rester en idle après un usage intensif et avant d’arrêter le PC le temps que la température se stabilise autour de 40° pour ralentir le refroidissement. Il faut environ 2 minutes à mon PC de jeu pour passer de 80° (en jeu) à 50°, puis environ 5 minutes pour descendre à 35–40° (en idle).

Mes PC (portables et fixes) mettent environ entre 3 secondes pour le plus récent et 20 secondes pour le plus vieux pour s’arrêter totalement, et une fois éteints leurs températures baissent très vite.

Le but est de ne pas refroidir trop rapidement les composants. C’est bien les changements de température rapide qui use le plus.

Y a des sources là dessus (car ca m’intéresse) ? Car ca me surprend un peu, on parle de semi-conducteur là, pas vraiment de pièces mécaniques. A priori quand tu éteins le pc il y a aucune raison qu’il parte dans une direction opposé à un refroidissement non ? (et même si c’est un refroidissement lent car il n’y a plus de flux d’air ca devrait pas vraiment impacter non ? )

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J’ai pas de source précise mais en aéro pour accélérer le vieillissement on fait des cycles chaud/froid -40°C/+85°C. C’est une méthode classique de vieillissement, j’ai peut-être un document en stock qui explique les cycles et l’accélération de vieillissement estimée, faudrait que je cherche, même si je l’ai pas en stock, ça doit se retrouver. Essaie "accelerated aging temperature cycle", tu trouvera peut-être des papiers pertinents. Si on veut vraiment stresser les calculateurs pour déverminer les plus fragiles on utilise des étuves à l’azote pour atteindre des pentes de 10 à 20°C/min.

Mais là dans un cadre PC grand public chez soi, c’est pas l’inertie de quelques secondes qui va abîmer le composant.

C’est le problème de tous ces discours pseudo-techniques. Ca se base sur des faits réels et incontestables mais ils sont tronqués et modifiés et ne s’appliquent donc plus dans les même conditions initiales des études.

Tout use un composant : fonctionnement ou non, température élevée ou non, changement de température brusque ou non, etc. Mais faut prendre un peu de recul, c’est fait pour encaisser un minimum hein.

J’en ai utilisé des "bombes à froid" pour refroidir des composant à -20°C/-30°C pour essayer de reproduire des bugs, aucun composant n’a claquer malgré, pour certains, des dizaines ou vingtaines de refroidissement brusques.

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J’ai pas de source précise mais en aéro pour accélérer le vieillissement on fait des cycles chaud/froid -40°C/+85°C. C’est une méthode classique de vieillissement, j’ai peut-être un document en stock qui explique les cycles et l’accélération de vieillissement estimée, faudrait que je cherche, même si je l’ai pas en stock, ça doit se retrouver. Essaie "accelerated aging temperature cycle", tu trouvera peut-être des papiers pertinents. Si on veut vraiment stresser les calculateurs pour déverminer les plus fragiles on utilise des étuves à l’azote pour atteindre des pentes de 10 à 20°C/min.

Dans le labo de mon école d’ingés qui évaluait des semi conducteurs dont le vieillissement, on avait effectivement des machines pour faire des cycles de chaud / froid, je n’ai pas la plage de valeur ni le protocole exact de tests mais clairement ça joue.

Mais ce sont des conditions hors normes justement avec un protocole précis. Pas l’usage normale d’une machine.

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Salut,

Les cycles chaud-froid usent effectivement les composants électroniques. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on fait des tests sur des cycles de ce genre, pour évaluer la fiabilité du design, tout en exagérant les amplitudes et la rapidité des variations pour que les tests soient suffisamment courts.

Le chauffage et la contraction de la puce peut finir par déformer le boîtier et provoquer une panne. Normalement, c’est conçu pour que ça n’arrive jamais en usage normal sur de l’électronique grand public ; si ça arrive, c’est plutôt un défaut de fabrication.

Sinon, il y a de l’usure des semi-conducteurs en eux-mêmes, mais c’est très lent et essentiellement impossible à sentir sur des charges normales pour un ordinateur (i.e. on ne fait pas exprès de faire des trucs débiles exprès). J’ai souvenir d’un test sur des composants de conversion de puissance, on avait de l’usure rapide sur des oscillations de plusieurs dizaines de degrés. Mais rapide, c’est quand même plusieurs dizaines à centaines de milliers de cycles. Et ce sont des lois de puissance, donc si on perd 10 degrés, on peut très bien multiplier par 10 la durée de vie. Sur les ordinateurs, on atteint virtuellement jamais ce genre de limites.

La limite la plus "facile" à taper est la surchauffe ponctuelle, qui peut vraiment user les transistors très très très vite. C’est dur de vraiment surchauffer trop fort, parce que toutes les puces qu’on rencontre ont des protections contre la surchauffe et s’éteignent automatiquement pour se protéger de l’autodestruction. On peut probablement taper cette limite (donc faire s’éteindre son ordinateur brutalement au milieu d’un gros calcul) quelques centaines de fois avant d’atteindre la fois de trop.

Mais en bref : c’est conçu pour ne pas avoir de soucis thermiques, et à moins d’avoir envie de faire fonctionner votre ordinateur pendant 50 ans, ce n’est pas probablement pas ça qui sera la cause d’usure principale. Avant vous aurez probablement plein d’autres phénomènes qui provoquent de l’usure des composants.

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