Comment nettoyer son visage efficacement et sainement ?

L'auteur de ce sujet a trouvé une solution à son problème.
Auteur du sujet

Salut tout le monde,

La question est un peu bizarre, pourtant je me la pose depuis longtemps à vrai dire : nous savons que la plupart des produits de beauté qu'on trouve en grande surface sont plus ou moins nocifs pour la santé. Parmi eux, l'on trouve des lotions censées nettoyer le visage avec efficacité et sans dangerosité.

Pourtant, les substances chimiques qu'elles contiennent sont bien souvent irritantes, pour la peau comme pour les yeux, les lèvres et le nez, parfois cancérigènes même. Ces lotions sont pour certaines à base de nano-particules dont on ne sait pas encore bien l'impact sur la santé, sur le long terme.

Ainsi je voulais avoir votre avis : comment vous lavez-vous le visage ?

Explicitons la question

Cette question doit être explicitée en lui ajoutant les contraintes suivantes (devant tenir compte d'éventuels problèmes de peau).

  1. Comment : avec quel produit1 ? En humidifiant préalablement la peau ? En rinçant ?

  2. La fréquence : combien de fois par semaine doit-on se laver le visage, et à quels moment de la journée ?

  3. Qu'appelle-t-on "visage" ? Je vous propose de partir du principe qu'il s'agit de la face comprenant les paupières, le nez, pas la bouche, ainsi que les oreilles et l'arrière des oreilles.

1 : Bien évidemment, nous devons également poser quelques contraintes sur le produit utilisé. Lesquelles sont :

  1. Ce produit doit être sécurisant : évitons les nano-particules, les solutions irritantes et cancérigènes. Il doit pouvoir être appliqué sur les paupières, compte tenu de la définition que nous avons apportée au visage.

  2. Ce produit doit être efficace : il doit bien laver le visage. Je fais appel aux connaisseurs pour définir l'expression "bien laver" : en effet, s'agit-il de donner un joli teint à la peau ? S'agit-il d'ouvrir ou au contraire de fermer ses pores, ou bien est-ce-là une simple conséquence secondaire ? S'agit-il de supprimer d'éventuelles poussières visibles à l'oeil nu, ou d'éliminer l'excès de sébum, les bactéries ? Je n'ai pas la réponse, et je compte bel et bien sur vous pour nous la donner !

  3. Ce produit doit être facilement obtenu : de préférence en grande surface, peut-être sur Internet mais alors, encore faudrait-il faire attention aux fraudes.

  4. La qualité du conditionnement doit être correcte, afin de préserver les agents actifs du produit.

  5. Le budget n'a pas d'importance. La marque doit s'être distinguée/se distinguer par sa spécialisation dans le secteur de la haute qualité. La question du bio et celle de l'éthique peuvent également se poser.

Au final

Au final donc, voici les quatre questions que je vous pose :

  1. Premièrement, qu'appelle-t-on "produit efficace", c'est-à-dire : quelle est la définition de l'expression "bien laver" que j'ai employée ci-dessus ?

  2. Deuxièmement, connaissez-vous et surtout, utilisez-vous le produit que j'ai décrit ?

  3. Est-il important qu'il soit bio ou encore qu'il respecte une certaine éthique ? (si oui, je pense qu'il serait intéressant de creuser : que se cache-t-il derrière le terme "bio" et quelle est cette éthique ?)

  4. Enfin, pourriez-vous indiquer si vous étudiez ou travaillez dans le domaine de la chimie/de la biologie et, plus précisément, dans le secteur de la santé voire des produits de beauté ? Cela permettrait de mesurer la pertinence des réponses de ce topic. Pour ma part je n'ai aucune connaissance dans ce domaine, étant étudiant en 4è année d'informatique.

Édité par The-Aloha-Protocol

Université de Bretagne-Sud <3

+3 -0
  1. Décrasser les pores de la pollution.
  2. De l'eau savonneuse ou de l'eau micellaire (version diy)
  3. Avec le bio du a beaucoup de greenwashing, je me méfie. Faut voir ce qui a le moins d'impact socio-environnemental.

Édité par qwerty

écolo-utopiste altermondialiste radicalisé sur Internet | La tero estas nur unu lando. PA SHS La géo c’est cool, la carto aussi !

+1 -0
  1. Dans le cas du visage, je ne suis pas sûr que l'efficacité soit le but premier. Le visage n'a pas tendance, pour autant que je saches, à développer des nids à bactéries, bien qu'il soit particulièrement exposé aux agressions extérieures (poussière, vent…). Le premier critère me paraît donc être le confort apporté, sauf dans le cas pré-cité d'une agression extérieure.

  2. Je vote également pour de l'eau savonneuse. Si je devais choisir un savon en particulier, je dirais le savon d'Alep (celui avec 20% d'huile hein, le vrai quoi), parce que c'est un des seuls, avec le savon de Marseille, à être indéniablement sans risque (sauf l'allergie bien sur) à la fois pour le corps et environnement. En effet, tous ses composants ont un cycle de fabrication court et simple (huiles, soude et eau) depuis leur état naturel. Pas de pétrole, de colorant ou d'autres produits chimiques exotiques, ce qui est une bonne garantie de non pollution. C'est d'ailleurs un savon très utilisé par les randonneurs, car il peut être utilisé en pleine nature.

  3. Bonne question, ça dépend de la définition du "bio" et de l'éthique en question. Mais on a là un bon contre-argument à mon point n°2 : les coûts de transport. Sont-ils contrebalancés par les avantages situés plus haut? En randonnée, je pense que oui. Dans d'autres contextes, je l'ignore. Aussi, pour en revenir à l'éthique, il me semble bien plus "éthique" d'acheter du savon à un artisan qu'à une multinationale. Mais clairement, voir un gros sigle "BIO" sur un savon dans un hypermarché ne suffira pas à me convaincre de quoi que ce soit.

  4. Je sors tout juste d'un bac pro en électrotechnique, donc non. Par contre, j'ai mon diplôme de secouriste en équipe (PSE1), et en tant que tel je suggérerais volontiers le liquide physiologique, qui est justement fait pour être bien toléré par le corps humain : on peut le boire, s'en mettre sur les yeux ou s'en injecter en intraveineuse (quand on est formé à ça bien sur). Bon, par contre, ça ne nettoie pas plus que de l'eau "pure" (puisque c'en est, avec 0,9% de sel). Ça a juste l'avantage, dans ce contexte, de pouvoir rentrer en contact avec la surface des yeux sans le moindre risque. En conclusion, je pense que c'est un peu overkill quand on est hors d'un contexte de secourisme ou de rinçage de la cornée.

Édité par rezemika

"Il n’y a pas que la violence physique qui pose problème. La violence verbale marque probablement encore davantage." Joseph Schovanec

+2 -0

Bonjour,

Je suis chimiste de formation, et j'avoue que le terme "eau micellaire" a le ton de me faire réagir. Je m'attendais clairement à un de ces produits miracles qu'on essaye de te refourguer par spam ou pub, ça m'as l'air un minimum plus sérieux que ça (comprendre que ça s'achète en pharmacie). Là ou ça me dérange "plus", c'est qu'on tombe pas deux fois sur la même définition : autant ont la défini parfois comme un mélange d'eau et d'huile (comme dans le lien de qwerty, même si ce qu'il désigne comme de "l'huile de ricin sulfatée" est en fait un tensioactif), autant elle est ailleurs définie comme un mélange de "tensioactif" et d'eau (par exemple chez doctissimo, et dieu sais combien je ne leur fait pas confiance, ou chez chez bioderma, par exemple, site auquel j'aurais à priori tendance à faire plus confiance). "tensioactif", c'est jamais que le mot "chimique" pour dire "savon", bref, de l'eau micellaire, c'est de l'eau (ok, de temps à autre, on entend dire que c'est de l'eau "pure" qui est employée, mais pas dans le lien de qwerty, par exemple) et éventuellement un peu d'huile essentielle (encore une fois, c'est pas systématique) et des tensioactifs, donc de l'eau savoneuse. En plus, l'huile ne peux pas former de "micelle" seule, mais c'est pas la première fois que j'entend des marketeux utiliser un terme qu'ils ne comprennent pas (surtout dans le domaine du cosmétique). Les propriétés du produit varient d'un site à l'autre également, entre démaquillant, truc qui permet de maintenir le gras de la peau et truc qui permet de s'en débarrasser (donc tout et son contraire). Bref, un beau bordel comme ce genre de truc peu générer. Bon, au delà de ça, ça n'as rien de dangereux (à priori, même si il faut faire gaffe avec les hydrolats), donc pourquoi pas, mais j'en vois peu l'intérêt.

Et puis, ça reste dans cette tendance des blogs pseudo-scientifico-cosmétique à te venter les mérites des huiles essentielles à tout va, avec souvent des erreurs évidentes, et j'ai l'impression que c'est un produit qui surfe un peu sur cette vague.

Pour continuer sur ma lancée (et commenter rezemika), un savon, c'est un savon. Tout les savons se font pareil, donc un mélange huile+soude. Ce qui fait la "toxicité" d'un savon, c'est d'une part l'huile qui est employée à la base (toutes les huiles ne contiennent pas les mêmes acides gras (en), et certains sont plus polluants que d'autres), et les additifs qu'on rajoute dedans (l'odeur et la couleur, typiquement). Il faut savoir aussi que certaines huiles donneront un savon liquide, d'autres un savon solide. Là ou je veux en venir, c'est qu'on peut faire un savon "de marseille", avec à peu près n'importe quoi (même si c'est généralement de l'huile d'olive), parce que c'est pas une appellation d'origine contrôlée (c'est le nom d'un procédé, qui est une des manières de faire du savon). Typiquement, le savon de Marseille "blanc" n'est pas fait à partir d'huile d'olive. Du coup, venter les mérites du savon de Marseille n'as pour moi pas forcément de sens, à moins d'être sur que c'est du "vrai" savon de Marseille. La même chose est vraie pour le savon d'Alep (qui d'ailleurs n'est clairement pas que du savon au contraire de celui de Marseille, y'a plein de trucs dedans), même si le procédé est différent.

Après, venter le savon d'Alep a peut être pour moi un peu plus de sens dans un pur but hygiénique, vu qu'ils contient d'autres composés avec des actions bénéfiques plus ou moins reconnues (qui viennent de l'huile de baie de laurier qu'on rajoute).

Pour ce qui est de "l'étique", c'est une question très complexe et tout n'est pas forcément conciliable : typiquement, si tu veux faire du commerce "nord-sud équitable", tu peux difficilement te targuer d'être écologique (coup de transport, toussa). Si tu veux faire du "local", ça n'implique pas forcément du "bio" (équitable n'implique pas forcément bio non plus, d'ailleurs). Et "bio" n'implique pas forcément écologique, certes y'a pas eu de pesticides (enfin, disons qu'ils sont en dessous d'un certain seuil), mais encore une fois, si il y a eu transport, ça règle pas grand chose (et encore, je dis "transport", mais dans le cas du savon, faut voir aussi la gestion des déchets). Quand au terme bio, il veut bien entendu dire différentes choses en fonction de la marque, et dépend de la sensibilité de chacun (voir par exemple le label bio européen, qui est plus ou moins laxiste avec son "95 % ou plus des composants du produit sont issus de l'agriculture biologique"), ce qui pose encore une fois la question du transport ou de la gestion des déchets. Et faire ton savon toi même (c'est tout con à faire) n'est même pas une solution, à moins d'avoir ton olivier (et de le traiter sans pesticide) et de faire ta soude toi même (on peut utiliser de la cendre, mais encore une fois, c'est pas 100% écologique). Bref, gros bordel que tout ça, tout dépend en quoi tu crois et jusqu'ou tu es près à aller :)

Édité par pierre_24

Doctorant et assistant en chimie à l'Université de NamurEx-dev' pour ZdS (a aidé à réaliser la ZEP-12 !) • Carniste cis (y parait que c'est une injure)

+2 -0
  1. Selon moi, une bonne routine de nettoyage doit decrasser le film hydrolipidique et l'epiderme de la pollution exterieure et des toxines evacuees via le sebum, en agressant le moins possible la peau (respect de son pH acide, etc.).

  2. Perso, ma routine de base est: massage delicat avec de l'huile de jojoba -> nettoyage avec un savon a froid -> rincage -> application d'huile de jojoba, a nouveau. C'est ce qui est le plus efficace et doux a la fois que je connais pour ma peau, qui est sensible. A ca, pour avoir des effets plus specifiques que juste nettoyer et hydrater, je rajoute parfois un peu d'huile essentielle, d'eau thermale, etc.

  3. Il y a divers labels "bio" et "slow cosmetique".

  4. Je ne suis pas dans le domaine chimie / dermatologie / cosmetique.

Édité par Ryuuken

+0 -0
Auteur du sujet

Re tout le monde, désolé du retard… !

  1. Décrasser les pores de la pollution.
  2. De l'eau savonneuse ou de l'eau micellaire (version diy)
  3. Avec le bio du a beaucoup de greenwashing, je me méfie. Faut voir ce qui a le moins d'impact socio-environnemental.

qwerty

Dans le point n°1, j'aurais personnellement plutôt dit :

  • Enlever l'excès de sébum,

  • Enlever tout ce qui est rattachable à la pollution,

  • Et surtout : prendre soin de la peau (lui apporter de bons éléments, l'hydrater, la tendre pour masquer les rides).

Je pense qu'une crème/lotion pouvant faire tout cela serait superbe, si elle n'est pas trop irritante et ne contient pas de nanoparticules. Après vous avez tous l'air de conseiller un simple savon liquide, du coup je suis un peu déçu :o

@pierre_24 :

(par exemple chez doctissimo, et dieu sais combien je ne leur fait pas confiance, ou chez chez bioderma, par exemple, site auquel j'aurais à priori tendance à faire plus confiance)

Pourquoi ?

Du coup si je comprends bien, l'expression "eau micellaire" désigne tout et n'importe quoi. Au final quelle est la bonne définition ? Et à quoi est-elle réellement destinée ? J'utilise parfois du Noviderm Boréade (http://www.noviderm.com/fr-be/produit/1400/eau-micellaire-purifiante), vous pouvez voir sa composition dans "Naturalité et tolérance".

Université de Bretagne-Sud <3

+0 -0

Pourquoi ?

Je crois que je n'ai même pas à me justifier pour Doctissimo ;)

Pour Bioderma, parce que c'est un labo pharmaceutique à peu près sérieux, et qu'à priori, je n'ai pas trouvé d'erreurs flagrantes sur leur site.

du coup si je comprends bien, l'expression "eau micellaire" désigne tout et n'importe quoi. Au final quelle est la bonne définition ?

Probablement un mélange d'huile essentielle, de tensioactifs (pour les fameuses micelles) et de l'eau. Autrement dit, le tensioactif "solubilise" l'huile essentielle dans l'eau (et évite d'avoir deux phases comme quand tu mélange de l'eau et de l'huile) … Ou c'est ce que j'aurais dit avant d'aller voir la composition chez noviderm, qui lui annonce explicitement "sans savon, […] huile essentielle […]". Je pense donc que c'est un terme qui veut un peu dire ce qu'on veut, et que il y a que la liste des ingrédients qui peut nous mettre sur la piste de ce qu'il y a vraiment dedans (le site openbeautyfact est à ce titre très intéressant).

J'utilise parfois du Noviderm Boréade (http://www.noviderm.com/fr-be/produit/1400/eau-micellaire-purifiante), vous pouvez voir sa composition dans "Naturalité et tolérance".

Merci donc pour cette exemple d'eau micellaire … Qui ne correspond pas à la définition donnée plus haut, du coup :p Pour ce qui est de la composition, c'est toujours "marrant" de googler chacun des ingrédients … Et ce demander ce qu'ils foutent là.

Par exemple,

  • Le propanediol (ou, de son vrai nom, le propylène glycol) est utilisé entre autre comme antigel ou dans les cartouches pour cigarettes électroniques. Rien de dangereux en soi, mais pour le principe, WTF. En plus, le propylène glycol est classé par Noviderm comme une molécule naturelle, alors qu'il est obtenu à partir d'une molécule naturelle, ce qui n'est pas pareil.
  • On peut aussi citer le guconate de zinc, qui a été employé comme source de zinc dans le traitement contre le rhume. Il est produit par des champignons ou des bactéries ("naturellement", donc :p ).
  • Le "butyl advocate" est un ester, qui à clairement l'air de jouer sur les cellules de la peau … Mais aussi sur les cycles hormonaux féminins (et le métabolisme des hormones de manière généralle). Encore une fois, c'est pas une molécule naturelle, mais c'est obtenu à partir d'une molécule naturelle (l'huile d'avocat, en gros).
  • Le "Hydrolyzed Chenopodium Quinoa Seed", est en gros une purée de morceaux plus ou moins grand de chaine d'acides aminés. C'est probablement très intéressant quand on en mange, je n'ai aucune idée de ce que ça peut bien faire à la peau, qui n'as pas les moyen de l'absorber (non, les acides aminés ne passent pas la barrière cellulaire comme ça). Encore une fois, ça s'obtient en digérant un machin naturel avec une enzyme ("naturel", toussa). La maltodextrine est bien une molécule naturelle, elle, mais elle est utilisée dans l'industrie alimentaire. Là, elle doit probablement servir d'épaississant.
  • Je passe sur les "ingrédients synthétique" :p (le "sodium hydroxyde" me fait rire, parce que déjà c'est de la soude caustique en vrai, mais surtout qu'on ne doit probablement pas le retrouver sous cette forme dans le produit, donc je vois même pas l'intérêt de le mentionner). Je dirais juste qu'un humectant, c'est pas exactement ce qu'on crois (et ça serait logique pour un produit qui contient principalement de l'eau), mais c'est en fait un truc qui permet de solubiliser les autres produits de la popote.
  • Ah, oui, et de facto, certaines molécules sont du savon, ou ont des propriétés similaire (un savon, c'est jamais qu'un truc qui permet de solubiliser l'huile dans l'eau). Alors oui, c'est pas un "savon" conventionnel, mais c'est jouer sur les mots.

Et de manière générale, je trouve qu'on joue énormément sur les mots, ici (par exemple, "butyl advocate", c'est pas un vrai nom de molécule, mais un nom commercial qui apporte plus de résultats foireux sur Google que de sérieux). Du coup, après tout ça, je suis pas sur que ça ou un "bête" savon industriel, ce soit forcément mieux. Y'a autant de trucs bizarre dans l'un ou dans l'autre. C'est à chacun de faire son choix et de prendre ce qu'il pense le mieux pour lui.

Dans le point n°1, j'aurais personnellement plutôt dit :

  • Enlever l'excès de sébum,
  • Enlever tout ce qui est rattachable à la pollution,

Au pire, il y a le décapeur thermique

Édité par pierre_24

Doctorant et assistant en chimie à l'Université de NamurEx-dev' pour ZdS (a aidé à réaliser la ZEP-12 !) • Carniste cis (y parait que c'est une injure)

+1 -0

Et sinon vous connaissez une manière de le liquéfier en préservant le produit ?

Holosmos

Pas sans le mélanger dans de l'huile ou dans un autre savon liquide, non (et ça gacherai un peu l'intérêt :p ). Tu peux essayer de le diluer dans un (tout petit) peu d'eau chaude, mais j'ai peur que tu te retrouve avec un truc dégeu et plein de grumeaux !

Édité par pierre_24

Doctorant et assistant en chimie à l'Université de NamurEx-dev' pour ZdS (a aidé à réaliser la ZEP-12 !) • Carniste cis (y parait que c'est une injure)

+0 -0
Staff

Décevant :0. Y a donc rien qui empêche la solidification ? Je pourrais rajouter de l'huile, mais il en faudrait quelle quantité ?

Ce n’est pas en répétant « Hom, Hom », qu’on démontre des théorèmes sérieux - Siegel Mon Twitter

+0 -0

Y a donc rien qui empêche la solidification ?

En résumé, pas sans "altérer" le savon (aka lui rajouter quelque chose). C'est parce que les composants même du savon d'alep sont ce qu'ils sont que le savon est solide (et le fait, dans une moindre mesure, qu'il sois séché à excès) : c'est la même histoire que le (bon) beurre de ferme solide versus le "beurre" frigotartinable (parait que c'est un belgicisme, si c'est le cas, désolé) de ton supermarché préféré. Ça tient à la manière dont les molécules du savon (et du beurre) s'arrangent entre elle, et de la rigidité qui en résulte. C'est aussi pour ça qu'il y a des savon liquides et d'autres pas (et comme je l'ai dit plus haut, ça dépend de quelle huile on part pour les réaliser … Et aussi un peu du procédé).

Je pourrais rajouter de l'huile, mais il en faudrait quelle quantité ?

Le problème, c'est que j'ai peur que ça fasse pire que mieux pour ta peau (puis c'est pas n'importe quelle huile, et définitivement pas de l'huile d'olive :p ). Puis tout dépend si tu le veux en consistance "beurre légèrement mou", "pommade Nivea" ou "pousse-mousse". Après, si ça te tente, une personne propose d'utiliser de la glycérine ici (contrairement à ce que son nom rappelle1, c'est tout à fait safe).

Sinon, si l'eau ça te semble plus simple, y'a une "recette" ici. Comme je proposait, ça revient à dissoudre le savon dans de l'eau, mais au moins y'a des proportions :)


  1. Non, ce n'est pas de la nitroglycérine, il manque un truc ou deux pour ça ;) 

Édité par pierre_24

Doctorant et assistant en chimie à l'Université de NamurEx-dev' pour ZdS (a aidé à réaliser la ZEP-12 !) • Carniste cis (y parait que c'est une injure)

+0 -0
Vous devez être connecté pour pouvoir poster un message.
Connexion

Pas encore inscrit ?

Créez un compte en une minute pour profiter pleinement de toutes les fonctionnalités de Zeste de Savoir. Ici, tout est gratuit et sans publicité.
Créer un compte