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Rencontre avec entwanne

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Nous recevons aujourd’hui @entwanne, qui va nous parler de Python, entre autre.

Bonjour entwanne !

Qui es-tu donc et que fais-tu ?

Salut,

Je suis Antoine (entwanne), ingénieur logiciel de 27 ans et nancéien d’adoption. Passionné de programmation depuis le collège c’est dans ce domaine que j’ai décidé de faire mes études puis de travailler, je suis aujourd’hui développeur en télétravail sur de la R&D pour des outils RH.

Cette passion m’a amené assez tôt à fréquenter des communautés telles que le Site du Zéro et je me suis naturellement tourné vers Zeste de Savoir lors de son lancement en 2014. Le projet m’a plu et j’ai tout de suite voulu contribuer en adhérant dans un premier temps à l’association, puis en entreprenant l’écriture de divers tutoriel sur Python, mon langage de prédilection.

À côté de ça j’ai d’autres passions comme la pâtisserie ou les voyages que j’ai déjà eu l’occasion d’exprimer par des billets sur le site.

Parle-nous un peu de Python.

xkcd Python
xkcd #353 - Python

Python, je suis tombé dedans il y a 11 ans, pendant l’été 2008. Un ami au lycée m’en avait parlé et me l’avais conseillé pensant que ça me plairait. Je venais alors du « monde » PHP, que j’avais appris depuis quelques années et que j’utilisais quotidiennement pour des petits projets.

J’ai profité des vacances scolaires qui débutaient pour m’atteler à son apprentissage en suivant le livre de Gérard Swinnen avec Python 2.5 et ça a tout de suite été le grand amour. La philosophie me plaisait, la syntaxe était claire, tout paraissait plus facile et mieux pensé. Je n’ai pas arrêté de l’utiliser depuis, même pendant mes études ou mon précédent boulot où j’étais parfois contraint de travailler avec d’autres langages. Certes il a ses limites, mais il n’en reste pas moins très puissant, alors je prêche la bonne parole là où je passe.

Puis j’ai continué à le découvrir et à en suivre les évolutions au fil des années. J’ai toujours eu le sentiment que c’était un langage bien adapté à l’apprentissage de la programmation et souhaité qu’il y ait des ressources francophones pour celui-ci. C’est ce qui m’a amené à prendre la plume sur Zeste de Savoir et à rédiger quelques tutos, ou encore à participer aux traductions en français de la documentation officielle.

J’ai aussi participé à des événements tels que la PyConFr où j’ai pu rencontrer la communauté francophone autour du langage, donner des conférences et participer aux ateliers de traduction. Je m’y suis beaucoup plu lors de ma première fois en 2017, et j’ai donc réitéré les années suivantes.
Pour citer Brett Cannon à propos de Python : I came for the language, but I stay for the community.1


  1. « Je suis venu pour le langage, mais je reste pour la communauté », https://twitter.com/brettsky/status/830527537105113088

Quels conseils aurais-tu voulu que l’on te donne il y a quelques années ?

Question assez difficile. Je n’ai pas tellement de recul là-dessus.

Je sais qu’il aurait pu y avoir beaucoup de choses à améliorer, mais est-ce que des conseils auraient été suffisants pour changer les choses ?

Par exemple j’ai souvent eu tendance à travailler seul dans mon coin plutôt qu’en groupe, j’étais assez maladroit dans mes interactions avec les autres, etc. Aurait-on dû me conseiller de tenter d’être plus collaboratif ? Je pense que ça a été fait mais que ça n’a pas tellement porté ses fruits, parce que ça demandait derrière un vrai travail de fond plus qu’une simple volonté.

Alors non, si je ne devais garder qu’un conseil, ce serait celui de faire les choses comme je le sens, en me trompant si besoin, et que l’expérience viendra plus tard.

Calvin & Hobbes, © Bill Watterson
Calvin & Hobbes, © Bill Watterson

En quoi consiste ton travail ?

Depuis pas loin de deux ans je travaille comme développeur sur des API HTTP de gestion de données RH et de documents. Globalement ça consiste à valider des données d’entrée suivant plusieurs contraintes d’intégrité, gérer les permissions des utilisateurs et les actions associées, interagir avec des bases SQL et synchroniser les événements sur les ressources entre plusieurs services. Beaucoup de petites tâches qui s’entrecroisent, soumises à des contraintes de performances.

Je travaille avec des technologies que j’aime : Python (bien sûr) 3.7 asynchrone, en exploitant des bibliothèques telles que aiohttp ou aiopg, et des bases de données PostgreSQL.

L’autre gros avantage de ce poste c’est le télétravail. Dans mon précédent boulot j’avais environ 2h de train par jour : alors c’est sûr que ça laissait du temps pour bosser sur des choses annexes, comme de la rédaction de contenus pour ZdS, mais c’est vite devenu lassant. Vous vous en douterez, le télétravail est bien plus confortable.

C’est des habitudes à prendre, parce que l’étant à 100% ça veut dire ne plus voir grand monde en présentiel de la journée (journée de travail, j’entends). Mais c’est tellement plus agréable de travailler sans se sentir observé, dans le cadre qui nous convient, de pouvoir réellement choisir quand on ne veut pas être interrompu, de reposer sur une communication claire et explicite (plutôt que de la transmission d’informations par bruits de couloir).

Et comme il est coutume de le faire dans les interviews, je termine cette section par une photo de mon espace de travail.

Mon bureau
Mon bureau

Question fondamentale : pourquoi un Schtroumpf ?

Oulah, ça remonte à loin.

Petit j’avais la VHS « Les Schtroumpfs et le Cracoucass » que je connaissais par cœur. Plus tard les bandes dessinées des Schtroumpfs firent partie de mes premières lectures, je lisais tous les albums en boucle. Et on y trouvait vraiment des histoires intéressantes, bien travaillées, je pense notamment au Schtroumpfissime ou à Schtroumpf vert et vert Schtroumpf.

Ça a aussi été la porte d’entrée pour découvrir l’univers de Peyo et plus globalement la BD belge (Franquin, Roba, Gos, etc.).

Cracoucass
CRACOUCASS !

Un jour il y a une dizaine d’années j’ai voulu changer d’avatar (j’arborais jusque là Picsou, autre personnage de BD) et je me suis naturellement tourné vers un Schtroumpf, que j’ai fusionné avec l'awesome face, un smiley populaire de l’époque.

Pour information il s’agit du Schtroumpf bêta rapportant une fleur de tubéreuse (selon ses dires) au Grand Schtroumpf dans l’album Les Schtroumpfs noirs.

Les Schtroumpfs noirs, © Peyo
Les Schtroumpfs noirs, © Peyo

Le mot de la fin ?

Inexorablement.

C’est un beau mot pour une fin, non ? Moi j’aime bien, c’est pertinent.

Il n’est pas tellement utilisé, mais il me vient souvent en tête quand je regarde des images ou lis des histoires d’avant, quand je m’invente des voyages entre un fauteuil et un divan.

Et généralement j’aime bien terminer en musique.


Merci beaucoup à entwanne pour avoir accepté de répondre à cette interview. :)

8 commentaires

Ah, Schtroumpfs vert et vert schtroumpfs, l’album, étant français, que je n’ai compris qu’adulte. D’autant plus que chez moi, on dit « bonnet blanc et blanc bonnet » et non pas « chou vert et vert chou ». C’est l’un des rares cas d’œuvre belge où il faudrait une traduction ou localisation wallon / français. :P

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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