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Un Zeste sans Fin − Chapitre 3

À la recherche d'Alex-D

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Le chapitre 3, terminé le 15 septembre dernier, aura mis plus de temps que le précédent à être écrit, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est riche en événements !

Quelques statistiques

  • Ce chapitre a été écrit en 7 jours (contre 2 jours pour le chapitre… 2 :euh: ).
  • Il fait au total 11 pages, ce qui en fait pour le moment le chapitre le plus long de l'histoire… pour le moment !
  • 12 Zesteurs ont participé à l'écriture de ce chapitre. C'est trois fois plus que pour le chapitre 2 !

Un grand merci pour votre participation ! :D

Précédemment…

Dans le chapitre précédent, notre petite Clem, fraîchement arrivée sur la Plage de Développement, fait la connaissance de différentes personnes ma foi fort sympathiques. Après avoir visité rapidement la maison où elle vivra désormais, elle retourne sur la Plage. Là, Eskimon vient porter une mauvaise nouvelle : Alex-D, qui devait prendre des photos de Clem pour le design d'un site, ne peut pas venir aujourd'hui. Or, ces photos étaient très importantes pour pouvoir ouvrir ledit site à temps.

Clem décide alors de partir seule à la recherche d'Alex-D pour résoudre ce facheux problème…

Chapitre 3 : À la recherche d'Alex-D

Personne ne s’était encore aperçu de sa disparition. Elle avait courageusement roulé sur le sol, jusqu’à quitter la Plage de Développement. Maintenant, un nouveau monde, inconnu, s’offrait à elle. Elle était déjà troublée par cette idée, mais quelque chose l’horrifiait encore plus : elle ne savait absolument pas où trouver Alex-D.

Tandis qu’elle roulait sur le sol, elle fut témoin d’un spectacle inédit : un ordinateur se baladait allègrement vers elle, accompagné d’une étrange musique dont elle ne reconnaissait pas les instruments. L’ordinateur fut brutalement arrêté par une branche d’arbre qui le ramena en arrière et le fit tomber lourdement sur le sol, sur le dos.

— Eh shit, s’exclama une voix.

Elle venait clairement de l’ordinateur, mais ne semblait pas humaine. Après un moment d’hésitation, Clem finit par aller le voir.

— Tout va bien… euh… Monsieur ?

— Ouaip… Attends trente secondes…

Le socle de l’ordinateur se mit tout à coup en mouvement. Il se redressait, apparemment sous la seule force d’un bras mécanique qui sortait de son dos. Une fois l’ordinateur redressé, le bras se rétracta complètement et disparut dans le socle. Clem put alors le voir correctement. C’était réellement un écran d’ordinateur soudé à un socle sur lequel un visage - ou plutôt deux yeux et une bouche - étaient affichés. Il la contempla un petit moment avant de s’écrier de sa voix inhumaine :

— Hey, mais tu es Clem ! Enchanté, moi c’est Jérôme Deuchnord, mais tout le monde ici m’appelle simplement « Deuch » !

— Eh bien bonjour, Deuch, répondit Clem. Il y a définitivement un bon nombre de personnes bizarres, par ici.

— Il faut le temps de s’y habituer.

— Par hasard, demanda Clem, tu ne saurais pas ou pourrait se trouver un certain Alex-D ? Je suis à sa recherche…

Il y eut un léger bruit de cliquetis étrange avant qu’il réponde finalement :

— Alex-D ? Mais oui, que je sais où il se trouve !

Il commença alors à expliquer un itinéraire extrêmement précis. Tellement précis que Clem oubliait le tiers de ce qu’il disait au fur et à mesure qu’il donnait son explication à la manière d’un GPS. Au bout de deux minutes de monologue, un long silence s’installa. Clem finit par l’interrompre :

— Eh ?

— Qu’est-ce qu’il y a ? demanda gentiment Deuch.

— Je n’ai pas tout retenu, tu as énoncé tellement d’informations… répondit tristement Clem.

Deuch, surpris par cette réponse, se remit à cliqueter, signe qu’il réfléchissait. Au bout de quelques secondes, il reprit la parole.

— Je n’ai rien à faire de spécial aujourd’hui. Veux-tu que je t’accompagne ?

— Oh oui, s’il vous plaît ! dit Clem, enchantée.

— Alors, on y va ! Suis-moi !

L’ordinateur commença alors à se déplacer d’une étrange manière, c’est à dire de la même que lorsqu’il était arrivé. Clem se mit à le suivre.

Ils marchaient, contents, d’un « pas » décidé. L’ordinateur savait où il devait aller, et sa démarche le montrait. Soudain, au bout de quelques minutes, ils entendirent un cri derrière eux : quelqu’un les appelait !

Ils se retournèrent, mais, n’aperçurent personne… L’incompréhension était inscrite sur leur « visage ». L’ordinateur se figea et se mit à cliqueter à toute vitesse. Clem, quant à elle, restait sur ses gardes, encore choquée par le hurlement. Elle était prête à protéger son nouvel ami si un danger surgissait. Ils restèrent quelques minutes, puis l’ordinateur reprit vie.

— Bon, ben… Puisqu’il n’y a plus rien, on peut continuer !

— Euh… Si tu veux, mais j’ai peur… répondit Clem, qui ne comprenait toujours pas l’événement.

Alors qu’ils allaient reprendre leur marche, l’étrange cri se fit de nouveau entendre. Cependant, cette fois-ci, il semblait plus fort, plus vivant, plus angoissant… Que se passait-il donc ? Clem s’évanouit, terrassée par la peur.

Après, ce qui d’après Deuch devait être un long moment, Clem se réveilla enfin.

Au-dessus d’elle, en train de l’observer, se trouvait Deuch, mais aussi quelqu’un d’autre. Quelqu’un qu’elle n’avait encore jamais vu.

— Enfin. Enfin, elle se réveille ! s’exclama Deuch.

— Oui, il était temps.

Le nouveau venu continua, se penchant un peu plus vers Clem :

— Alors, pas trop dur le réveil ?

Clem, encore un peu secouée, fit simplement « non » de la tête. Ne sachant toujours pas qui était cet homme à la moustache, aux habits rouge et à la salopette bleue, Clem lança un regard inquiet à Deuch. Ce dernier la rassura :

— Ne t’en fais pas ! Lui, c’est ShigeruM, mais tout le monde l’appelle Shig. C’est un ami !

Mais l’homme à la salopette ne prêtait guère attention à Deuch et Clem. Il tournait autour d’eux en posant son regard sur les alentours.

— Deuch m’a dit que tu voulais aller voir Alex-D. Il n’est pas sur la Plage ?

Clem remarqua que sa voix était très aiguë et qu’il avait un léger accent italien. Elle lui expliqua brièvement ce qu’il s’était passé plus tôt.

— Alors c’est qu’il doit en train de composer.

— Composer ? demanda Clem.

— De la musique, répondit Deuch.

Voyant dans les yeux de Clem qu’elle ne comprenait pas, il s’empressa de lui expliquer :

— La musique est un art, Clem, c’est un enchainement de sons qui forme une mélodie. Alex-D excelle dans cet art.

De la musique, pensa Clem. Les humains étaient réellement surpenants…

À ce moment précis, Clem ne voulait qu’une chose : écouter la musique d’Alex-D.

Comme si son souhait l’avaient entendue, une douce mélodie s’infiltra dans les petites oreilles de Clem.

— Ça vient de cette direction ! s’exclama ShigeruM.

Ils couraient. Les notes qu’ils entendaient les envoûtaient. Ils étaient guidés par on ne savait quelle force. Ils parcoururent des kilomètres ainsi…

Tandis qu’ils couraient, Clem entendait Deuch produire des cliquetis. Finalement, ils arrivèrent au pied d’une petite montagne de laquelle semblait provenir la musique. Clem trouvait cela étrange tout de même : pourquoi Alex-D avait-il décidé de jouer de la musique alors que tout le monde s’affairait pour ouvrir dans les temps leur site ? Elle regarda ses compagnons. Après une courte pause, ShingeruM dit :

— Il est dans le cratère du volcan.

— Comment va-t-on faire pour monter ? demanda Clem.

Durant le temps de reflexion, Clem songea à l’aspect rigolo de son équipe : ShigeruM était aussi petit que la taille de l’écran de Deuch.

Elle sourit alors paisiblement. Elle se demandait toujours qui pouvait bien être cet Alex-D. Était-il si surprenant qu’il le semblait être ?

La réponse a cette question allait devoir attendre : un grondement sourd se fit entendre. La terre trembla et le sol commença à se craqueler sous les pieds de notre petite Clem (en considérant qu’elle en eût). ShigeruM avait déjà commencé a rebrousser chemin en sautant au-dessus des fissures. Deuch sortit de son pied un ressort, la prit avec elle et commença à bondir. Nos 3 compagnons avaient beau avancer vite, il leur semblait que la lave ne cesserait jamais de se rapprocher. Vite ! Vite ! Plus que quelques centimètres !

Shaff…

Une trappe recouverte d’une couche de pierre volcanique s’ouvrit juste devant eux, dévoilant un trou d’un mètre carré. Nos héros eurent tout juste le temps de s’y glisser et de refermer la trappe avant que le bruit de la lave en fusion sur la pierre au-dessus d’eux ne se fasse entendre. La chaleur était insoutenable. Deuch replia son bras mécanique et sortit un dispositif de climatisation portable, mais cela ne suffisait pas a soulager notre équipe. Le seul chemin possible était droit devant eux, et la lave derrière les empêchait de retourner sur leurs pas. Ils décidèrent donc d’avancer tout droit. Ils étaient également poussés par la curiosité, car pour l’heure, ils ne savaient pas qui leur avait ouvert. En s’avançant le long du couloir, ils découvrirent un petit laboratoire avec quelques vieux ordinateurs de récupération et un curieux personnage vêtu d’une blouse, inutile pour faire de l’informatique.

— Eh bien, vous en avez mis du temps pour arriver ici !, s’exclama t-il.

Clem regarda ses compagnons, mais ni Deuch, ni ShigeruM ne semblait le reconnaître.

Deuch fut le premier à lui parler :

— Qui êtes vous ?

— Je suis valent20000, mais vous pouvez m’appeler Valou, répondit-il en souriant.

— Que faites vous dans un endroit pareil ? Et puis c’est une propriété privée !

— J’attend l’ouverture de ZdS bien sûr ! Et comme je ne voulais pas la manquer, je me suis caché directement dans les locaux… Avec mes machines bien sûr !

Il se gratta la tête pendant quelques secondes d’un air inquiet puis reprit :

— Écoutez, qu’est ce que vous faites ici ?

Cette fois çi, c’est Clem qui répondit :

— Nous cherchons Alex-D !

— Alex-D ? C’est qui ? Je ne connais pas bien le staff…

ShigeruM lui expliqua que c’était le musicien qui jouait dans le volcan.

— Ah, lui ! Bon, écoutez, je connais une galerie de couloirs souterrains qui mène là-bas, je peux vous servir de guide à l’intérieur, mais en échange, motus et bouche cousue sur le fait que je sois ici, O.K. ?

Les 3 amis se concertèrent, et après une longue discussion, répondirent en coeur :

— O.K. !

Alors qu’ils se remettaient en marche, une voix caverneuse se fit entendre derrière eux :

— Et si vous lui envoyiez un e-mail ou l’appeliez au lieu de lui courir après ? On a plus besoin de vous sur la Plage qu’ici !

Le groupe se retourna d’un seul bloc et se retrouva nez à nez avec un fantôme au téléphone. Alors que Clem allait se cacher de peur derrière ShigeruM, celui-ci répondit à l’ectoplasme :

— Bonne idée Kje ! Je suis confus de ne pas y avoir pensé plus tôt !

Puis se retournant vers valent20000 et demanda :

— Il y a un moyen de retourner facilement sur la Plage d’ici ?

— Oui ! Aucun soucis, suivez-moi !

Le petit groupe mené par Valou repartit alors dans la direction opposé. Clem se demanda alors qui était ce fantôme et, alors qu’elle se retournait pour lui demander d’où il venait, elle ne put que constater qu’il avait disparu comme il était apparu.

Le smartphone de ShigeruM bipa. C’était un message de SpaceFox, et il ne contenait qu’un seul mot : « Jiyong ». Après un instant d’hésitation, Shig s’écria :

— Mais bien sûr ! Pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ! Vous rappelez-vous de Jiyong, le dessinateur qui a travaillé avec Monsieur Z ?

— Monsieur Z ?, s’enquit Kje qui venait de réapparaître, faisant sursauter Clem.

— L’âne-vache, la mascotte de…

— Ah oui, ça me revient !

— S’il est disponible, il pourrait tirer le portrait de Clem. Monsieur Z m’avait dit du plus grand bien de son travail. Je dois avoir le numéro quelque part…

ShigeruM se mit alors a pianoter frénétiquement sur son smartphone. Après quelques minutes, il s’exclama :

— Super ! Jiyong accepte de tirer le portrait de Clem ! Il nous rejoint directement sur la Plage.

— Youpi ! cria Clem, folle de joie. On retourne à la Plage. Tu nous guides, hein, Valou ? demanda Clem, légèrement inquiète.

— Mais bien sûr ! C’est par ici, et on est presque arrivés… répondit gentiment Valou.

La réponse de Valou ne convaincut pas vraiment Clem, qui commençait à s’apercevoir qu’il y avait toujours des imprévus sur son chemin. Cela l’amusait d’un point de vue, mais son principal ressenti était une sensation permanente d’insécurité. Elle finit par questionner ses amis.

— Savez-vous, une fois les photos terminées, où je pourrais me reposer tranquillement, sans être dérangée et sans subir des problèmes ? Je commence à regretter ma boîte… dit tristement Clem.

— Regreter ta boîte ? Mais qu’est ce qui t’arrive, ma petite Clem ?

— Sa boîte ?

Valou se gratta la tête

— De quoi vous parlez ?

— Je ne sais pas si tu as remarqué mais Clem est… une Clémentine !

— Ah, c’est vrai, maintenant que vous le dites…

Deuch lui raconta le reste de l’histoire, comment elle était arrivée, pourquoi elle était là, comment ils s’étaient rencontrés…

— Oui… Je comprend.

Oubliant l’intervention de Clem, les 3 se remirent à avancer.

— J’ai… j’ai peur !

Valou s’arrêta net. Il se retourna avec un grand sourire, pris une pose que seul lui savait prendre et dit :

— Tu n’aaaas rien a craiiindre ! Car tu es avec moi !

Les 4 comparses se regardèrent dans les yeux avant d’éclater de rire. Ils rirent ainsi pendant cinq bonnes minutes quand Valou paniqua brusquement.

— Mince, où est-ce que je l’ai mise ? Je crois que je l’ai oubliée !

— Oublié quoi, répondit Clem dont la peur recommençait a monter ?

— La suite de l’histoire… Quelqu’un a lu la suite du livre ?

Les autres regardèrent Valou d’un air interloqué. Tous sauf Deuch qui semblait avoir le regard vide. Clem fut la première à le remarquer.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

Jérôme sembla émerger d’un long réveil et regarda Clem d’un air hébété.

— Oh, désolé, pendant que Valou réfléchissais, je m’amusais à calculer les cinq cents premières décimales de Pi…

Les autres regardèrent Deuch avec un air ahuri.

— Alors, repris Valou ?

— Non, et toi Deuch ?

— Quoi ?

— Tu as lu la suite du livre ?

— Non, je préferais garder du suspens…

— Et toi Shig ?

— Non plus…

Valou et Clem se regardèrent.

— Mais comment on va faire ? On ne sait pas où aller !

— Et bien…

Ils se grattèrent tous la tête : les tics de Valou commençaient a déteindre sur eux…

Soudain, Deuch pensa à quelque chose : il ne connaissaient pas la suite de l’histoire, alors pourquoi ne pas l’inventer ? En quelques secondes, il avait créé un site sur lequel n’importe qui pourrait écrire une suite à l’histoire. Il l’uploada sur un serveur et hop !

Rapidement, les premières contributions apparurent, et quelque chose attira l’attention de nos héros : le début de l’histoire, qu’ils avaient déjà vécu, avait été retranscrit de manière exacte par de parfaits inconnus sur le site. Comme si les contributeurs, qui pourtant ne devaient pas se connaître, étaient poussés par une force, une sorte de pensée commune, qui les obligeait à suivre l’histoire originelle.

Les membres de l’équipe se regardèrent, tous très surpris.

Les contributions continuèrent jusqu’au moment fatidique de l’arrivée dans le point de l’histoire où ils étaient. Une seule question pouvait se lire sur leurs lèvres : qu'allait-il se passer ?

Après avoir rafraîchi son navigateur, Deuch vit qu’une nouvelle phrase était apparue : « Ils se regardèrent à nouveau, puis recommencèrent à marcher ».

Ils se regardèrent à nouveau, puis recommencèrent à marcher.

Ils marchaient silencieusement. Seuls les bruits de leurs pas et les cliquetis incessants de Deuch rompaient le silence. Clem avait beau faire entièrement confiance aux internautes qui écrivaient leur histoire, elle n’était pas pour autant rassurée : que leur réservaient-ils ? Et s’ils étaient en train de les guider vers un piège ? Ne préférant pas y penser, Clem se secoua légèrement la tête - faisant légèrement dévier sa direction, étant en train de rouler sur le sol - et vit une petite lumière au bout du tunnel.

— Hey regardez ! De la lumière !

Les héros se précipitèrent tous pour la voir.

— Oh oui je la vois !

— Allons voir ce que c’est …

— C’est peut-être dangeureux !

— Allez, soyez courageux, dit Deuch !

— C’est façile de dire ça pour toit tu es immortel …

— Oui bon bah ça va hein !

— Moi aussi vous savez ?

Tout le monde se retourna vers shigeruM

— Quand j’étais petit ma mère m’a fait manger un champignon très spécial, depuis, tant que je mange des champignons de la même espèce je suis immortel !

— Ouahh !

— Moi je peut devenir invisible !

Tout le monde se retourna cette fois çi vers Valou

— C’est vrai ?

— Non

Clem éclata de rire, et tout le monde la suivit. Après un petit moment les rires retombèrent.

— Bon, on y va ?

— Allez !

Nos héros se dirigèrent vers le fond du tunnel, et virent une porte a fenêtre qui laissait passer un peu de lumière. A sa gauche était plaçé un digicode.

Deuch, sur le trajet, avait recharger la page web et vu de nouveaux post. Il s’empressa de les lires a voix hautes :

— Le digicode était relié a la porte par un petit cable noir. Il était le seul moyen de l’ouvrir, mais nos héros n’avait aucun moyen de savoir que le mot de passe était 2946 …, lut-il avec étonnement.

Ils se retournèrent.

Le digicode était relié a la porte par un petit cable noir. Il était le seul moyen de l’ouvrir, mais nos héros n’avait aucun moyen de savoir que le mot de passe était 2946 …

— 2, 9,4 … et 6 !

Bip bip. Le digicode s’illumina de vert, la porte s’entrouvrit, la lumière pénétra dans le couloir.

Nos héros tirèrent la poignée et entrèrent.

Encore sous le choc, Valou regarda Deuch avec une expression qui mêlait inquiétude et envie.

— Tu compte breveter ton truc ?

— Non, pourquoi ?

Clem regarda Valou et devina aussitôt à quoi il pensait. Elle ne perdit pas de temps pour intervenir :

— Ne rêve pas, il ne te le vendra pas !

— Quoi, fit aussitôt valent20000. Ah non non non, continua-t-il précipitamment, j’y pensais pas du tout !

— De toute façon, reprit Deuch de sa voix étrange, je publierai le code du site sur GitHub…

— Bon, s’impatienta ShingeruM, si on entrait ?

Et les compères passèrent la petite porte.

La salle était salle et vieille. Les murs étaient gris, le sol sobre.

— On se croirait dans une salle de torture de la Seconde Guerre Mondiale.

— Point Godwin.

Seul Valou riait a sa blague. Les autres continuèrent de discuter.

— Il n’y a pas de porte non ?

— C’est vrai que je n’en ai pas vu…

Ils se tournèrent et retournèrent dans l’espoir de trouver un passage.

— Il y a une trappe là.

L’équipe se tourna vers shigeruM. Devant lui se trouvait une plaque poussiéreuse avec l’inscription : « Prix d’entrée : 1 kebab ». A coté de la trappe se trouvait un tout petit conduit d’aération avec écrit : « Insert kebab here ».

Clem ne comprenais pas. Insert ? Here ?

— C’est de l’anglais, dit Deuch. Laissez-moi vous traduire.

On voyait sur l’écran de Deuch tout un tas de mots qui défilait avec une mention « Incorrect ». Au bout de quelques minutes, une phrase s’afficha sur son écran : « Insérer kebab ici. »

— Très utile ta traduction, dit Valou qui s’était assis en attendant que Deuch s’arrète. Si vous m’aviez prévenu, je vous aurais traduit ça rapidement…

— Moi aussi dit shigeruM ! Tu ne m’a pas laissé le temps de le faire, et tu ne répondais pas pendant tes calculs !

— Traduction ? Mais je l’ai faite il y a 5 minutes…

Les autres regardaient Deuch, incompréhensif.

— Mais tu faisais quoi alors ?

— Bah je calculais les 500 décimales de Pi suivantes…

Ils éclatèrent tous de rire, et cela dura une bonne minute. Soudain la porte d’entrée se ferma brusquement.

— Courant d’air de sous-sol ? demanda shigeruM.

— Courant d’air ? De sous-sol ? Qu’est ce que tu raconte là encore ? remarqua Clem, interloquée.

— Un fantôme, quoi !

Clem se mit a pâlir, les autres riaient, pensant qu’ils avait déjà croisé un fantôme, et qu’elle ne l’avait toujours pas réalisé !

— Plus important, dit Deuch : on est du mauvais coté pour ouvrir, donc on est bloqués !

— Qui est l’imbécile qui a oublié de mettre une commande pour ouvrir la porte de l’intérieur !

— Bon, donc notre seul espoir de sortie est de passer par cette trappe…

Clem s’était remise de sa peur, enfin, pas totalement. Tous se regardèrent et demandèrent de manière presque synchrone :

— Mais… Où est-ce qu’on va trouver un kebab ?

Venez participer !

Comme le dit si bien l'Oncle Sam, We need you!

Venez donc participer à l'écriture du prochain chapitre, et retrouvez-nous sur le forum pour discuter du projet, de l'histoire ! Zeste à volonté !

PS : un grand merci à Piwit pour son image de présentation de l'article :)


4 commentaires

Chapitre très intéressant, et surtout qui fait place au mystère. J'ai adoré ce passage..

Après avoir rafraîchi son navigateur, Deuch vit qu’une nouvelle phrase était apparue : « Ils se regardèrent à nouveau, puis recommencèrent à marcher ».

Ils se regardèrent à nouveau, puis recommencèrent à marcher.

You got it.

+4 -0

Tant de suspense ! :D

Oui, on essaie ^^

Bravo en tous cas, c'est toujours aussi amusant à lire ! (Quelques petites fautes d'orthographe à droite à gauche, tout de même…)

Ah, ce n'est pas normal, où en as-tu vu ?

Sinon je suis en train de créer un système de correction pour que tout le monde puisse participer à cette tâche, j'espère la mettre en ligne bientôt :)

Édité

A graphical interface is like a joke: if you have to explain it, that's shit. | Les logiciels Deuchnord

+2 -0
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