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Un Zeste sans Fin — Chapitre 5

Le shooting

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Et voici le chapitre 5 de l'histoire de Clem ! :D

Quelques statistiques

Ce chapitre est un peu plus court que les autres puisqu'il ne fait que trois pages, l'occasion pour Clem de souffler un peu ! Terminé le 22 janvier, il a fallu pas moins d'un mois et 24 jours pour le terminer !

Précédemment

Coincés dans la petite pièce, nos héros parviennent à sortir grâce à Ishimaru, une Yoshi diplômée en cuisine qui se trouvait là par hasard, mais déclenchant au passage un paradoxe temporel, puisque la nourriture a été découverte avec deux jours d'avance. À nouveau en route vers la Plage, Jiyong apparaît par ASPEAQUEAUSE et leur propose de le rejoindre directement par la voix de la TVASPEAQUEAUSE : « C’est très simple, il suffit de penser fortement à se rendre au seul endroit où se trouve celui qui pratique l’ASPEAQUEAUSE… »

Chapitre 5 : Le shooting

— … Et vous vous retrouverez là où il est, termina Jiyong.

Sa voix était un peu différente, moins distante et plus distincte. Clem ouvrit les yeux, et fut surprise de voir une personne à l’air asiatique devant elle, qui la regardait d’un air bienveillant. Mais plus encore, elle remarqua qu’ils étaient tous revenus sur la plage. Elle aperçut SpaceFox et Eskimon en grande discussion avec Nohar, tandis que Zingwai et Arius travaillaient, chacun derrière leur écran. Flori@n.B leva la tête de son œuvre, sourit à Clem – sourire qu’elle lui rendit –, puis s’absorba à nouveau dans sa tâche.

Nohar, en voyant le petit groupe, termina sa conversation et se dirigea vers eux.

— Vous tombez bien, tous, on a besoin de personnes supplémentaires. Pendant que Jiyong prend les photos, est-ce qu’on peut vous demander un coup de main ? On n’a pas nécessairement besoin de codeurs, il nous faut aussi des personnes pour effectuer des tests, ajouta-t-il en prévention. On va bientôt pouvoir accueillir des visiteurs si tout se passe vite et bien.

— Est-ce que vous avez besoin de quelqu’un pour vous faire un peu de cuisine ? demanda Ishimaru.

— Ce n'est pas de refus ! lança Flori@n.B depuis sa place.

La Yoshi s’éloigna vers un coin-cuisine, et les autres membres du groupe vers des places de travail. Pas tous, cependant : Clem nota que Valou avait disparu.

— Tu es prête pour les photos ? demanda Jiyong.

Ce qui rappela à Clem la chose qui l’avait surprise.

— Mais Nohar a dit que c’était Alex-D qui s’en chargerait ?

— Non, ce ne sera pas moi, fit une nouvelle voix.

Clem se retourna pour voir à qui elle appartenait, et découvrit un jeune homme aux cheveux châtain bouclés. Même s’ils semblaient être soignés, on voyait que leur propriétaire ne pouvait les dompter entièrement, quelques-uns (voire quelques mèches) sortaient de la masse. Derrière ses lunettes, ses yeux gris étaient calmes, même si l’on sentait une forme d’excitation joyeuse qui habitait cette personne à la barbe plus que naissante. Clem, les événements récents encore en tête, n’eut aucune peine à l’imaginer en train de jouer de la musique.

— Je ne vais que mettre les photos que Jiyong nous fournira sur le site.

— Pendant que tout le monde est occupé, si on allait faire un tour pour apprendre à se connaître ? demanda Jiyong. On prendra les photos pendant la ballade.

Clem n’hésita pas une seconde.

— Je viens volontiers !

Alex-D lui adressa un sourire, puis, se tournant vers Jiyong :

— Merci. Tu es sûr que ça ne t’ennuie pas ?

— Non, du tout !

— Alors à la prochaine !

Et Alex-D retourna vers le cœur de la Plage de Développement où régnait désormais une atmosphère un peu fébrile, parfumée par la cuisine d’Ishimaru.

Clem et Jiyong ne dirent pas grand-chose pendant les premières minutes du trajet, mais ce n’était pas nécessairement utile. Finalement, le photographe rompit le silence.

— J’aimerais juste t’expliquer ce que j’aimerais faire et comment je travaille. L’idée, c’est de te photographier quand tu exprimes divers sentiments, mais je n’ai pas vraiment envie que tu les simules. Je vais donc discuter avec toi, et je prendrai des photos quand tu ne t’y attendras pas nécessairement, mais que je trouverai que tu exprimes quelque chose d’une manière qui vaut la peine d’être immortalisée. C’est comme ça que j’arrive le mieux à capturer les émotions.

— Ça ne me pose pas de problème, répondit Clem.

Clem et Jiyong finirent par s’arrêter devant un sentier. Ils avaient déjà beaucoup marché ; la plage de développement était maintenant loin. Jiyong prit la parole.

— Es-tu prête ? On va commencer maintenant le… shooting ! s’exclama Jiyong, sur un ton joyeux.

— Oui ! J’ai même hâte ! répondit Clem.

Clem n’avait jamais été prise en photographie, et cela l’inquiétait. Cependant, elle se disait bien que ce serait sûrement une expérience très intéressante !

— Tu es heureuse ? demanda Jiyong.

— Oui ! prononça Clem.

Clac ! C’était le bruit de l’appareil photo : Jiyong avait pris une première image. Il n’était qu’au début d’une longue séance de shooting !

— Tu m’as prise en photo, là ? demanda Clem.

— Oui, mais n’y fais pas attention, répondit Jiyong. Viens, on continue de se balader.

Il commencèrent à monter une colline qui surplombait la plage de développement. Arrivés au sommet, ils avaient une vue sur tous les environs. Alors que Clem regardait tranquillement le magnifique paysage, elle entendit soudain :

— Espèce de sale CENSURED ! Rends-moi ça !

C’était Ishimaru, armée d’une casserole, qui hurlait en tentant d’attraper une petite chauve-souris qui avait visiblement volé le repas. Devant ce spectacle inédit, Clem se mit à rire. Clac ! Jiyong venait d’appuyer sur le bouton de son appareil.

Alors que Clem se retournait pour demander à Jiyong la direction, il la poussa du sommet de la colline dans le précipice, tout près de leur point d’observation. Clac ! Une nouvelle photo de Clem affichant un visage déformé par la peur. Heureusement, Jiyong la retint à temps, ainsi fut-elle saine et sauve.

— Pourquoi tu m’as poussée ? demanda-t-elle, encore choquée.

Clac ! Voici Clem en colère… Elle commençait cependant à comprendre que tout ce qu’il se passait était seulement pour le shooting. Cela la rassura !

À ce moment-là, ils entendirent les cris de colère d’Ishimaru qui poursuivait toujours la chauve-souris chapardeuse.

— Vu que t’insistes, tu m’donne pas l’choix d’utiliser la méthode Yoshi, mon p’tit vlimeux !

Sous les yeux ébahis de Clem, Ishimaru sortit sa longue langue et attrapa une patte de la chauve-souris. Cette dernière, surprise, lâcha le grand plat en inox. La Yoshi, ayant prévu que ça arriverait, bondit à une vitesse ahurissante typique de son espèce, pour attraper le butin comme un ninja, tout en rétractant sa langue pour avaler l’infortuné. Ishimaru fit une chute contrôlée, tout en gardant le plat rempli de nourriture à l’endroit.

Clem avait les yeux grand ouverts, surprise par la scène qui s’est déroulée. Et clic ! Jiyong en profita pour capturer l’expression.

Ishimaru se releva et, se sentant alourdie par le poids dans son ventre arrondi, décida d’enfermer la chauve-souris dans un œuf, espérant que cela lui serve de leçon et qu’elle y penserait à deux fois avant de se frotter à un Yoshi. Elle s’exécuta et pop ! Un œuf contenant l’infortuné sortit de son arrière-train, sous le regard surpris de Clem que Jiyong captura aussitôt sur pellicule.

Ishimaru se retourna vers l’œuf qui bougeait, et dit d’une voix forte et autoritaire pour être certaine de se faire comprendre par le principal intéressé :

— Que ça t’serve de leçon, ptit vlimeux ! Que j’te r’voèye pas voler la bouffe que j’fais !

Ishimaru repartit avec son plat rempli de nourriture en direction des cuisines, tandis que l’œuf commençait à craqueler.

— Ça suffit pour le moment, dit alors Jiyong. Tu peux retourner faire ce que tu veux. On continuera demain. À plus tard !

— À plus tard ! lui répondit Clem en commençant la descente de la colline.

Jiyong resta encore un moment à observer le paysage, mine de rien. Mais en réalité, il gardait toujours un œil sur Clem qui venait d’entrer dans un petit bois entre la plage et la colline. Jiyong la rejoignit discrètement et se glissa dans un buisson, sans se faire voir. Clem chantonnait une comptine enfantine, et Jiyong ne put s’empêcher de rire en la voyant ainsi, sautillante et chantante. Clem se retourna et vit l’objectif de l’appareil dépasser du buisson. Elle devint toute rouge ! Clac ! Une photo d’une clémentine toute honteuse apparaissait sur l’écran de l’appareil.

— Hé ! T’as pas le droit ! s’écria Clem.

Clac ! Cette fois, c’était une Clem furieuse qui venait d’être prise en photo.

— Bon cette fois, j’arrête promis, dit Jiyong en riant encore. Je pense qu’on en a assez, je vais donner tout ça à Alex-D.

Puis il tourna les talons et repartit en direction de la Plage. Clem le regarda disparaître, puis se remit à sautiller, joyeuse, et se remit à chanter sa comptine. Soudain, elle entendit un bruit étrange et se retourna.

Derrière un buisson, quelque chose l’observait. Elle ne savait pas dire ce que c’était, mais elle ne s’en inquiéta pas : tout le monde avait été si gentil ici, elle ne voyait pas qui pouvait lui vouloir du mal. Elle s’approcha :

— Je t’ai vu heu !

Elle se prit alors un grand coup sur la tête et tomba dans les pommes.

Viendez tous !

Ce qu'il y a de bien avec l'histoire de Clem, c'est que vous pouvez aussi participer ! Venez donc imaginer la suite de ses aventures pulpitantes !


4 commentaires

Intéressant ! Je vais peut-être m'y mettre aussi :) .

90% of teens today would die if Facebook was completely destroyed. If you are one of the 10% that would be laughing, copy and paste this to your signature.

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Merci pour cette histoire fort bien écrite !

Ah, et pour info, le lien du "Ici, on se fait troller !" est mort.

"Il n’y a pas que la violence physique qui pose problème. La violence verbale marque probablement encore davantage." Joseph Schovanec

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