Perte d'emploi et lancement d'une activité freelance

a marqué ce sujet comme résolu.

Bonjour,

Je viens de perdre mon emploi (en milieu du mois de décembre), je bénéficie néanmoins du chômage à hauteur de 450€ (salaire qui était de 600e avant puisque contrat d’apprentissage)

Sachant qu’actuellement, j’ai trouvé un nouveau travail en apprentissage mais cela ne me convient plus.. Je suis clairement entrain d’en avoir ras le bol de faire des études en BTS et encore plus d’être salarié

Je cherche à travailler mais n’ayant que le bac, les propositions d’emploi ne sont pas forcément très intéressantes

Je cherche donc à me lancer en tant qu’auto-entrepreneur et j’aimerai avoir vos retours pour savoir comment me lancer, les choses que je dois faire

Je précise que cette décision a été murement réfléchie pendant un long moment et que j’ai bien pesé le pour et le contre

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Auto-entrepreneur, sans expérience ni diplôme, tu vas avoir du mal à trouver des clients. As-tu envisagé qu’il serait plus pratique de terminer ton BTS avant de lancer ton auto-entreprise ?

Je ne sais pas quel âge tu as, mais l’auto-entreprise c’est une idée que j’avais eu au début de mes études quand j’en avais fortement marre aussi. Quelques années après, je me dis que ce que je déteste dans le travail aurait sûrement été bien pire en indépendant.

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Merci de ta réponse, j’ai plusieurs expériences en stage principalement et en alternance en tant que développeur web (durée de 6 mois environ). Puis, ça fait des années que j’apprends en autodidacte. D’ailleurs, sans me vanter, je suis en première année mais j’ai fait le projet de fin d’année des BTS en 2 séances de cours alors qu’eux ça faisait des mois qu’il était dessus, le prof a voulu me faire passer en seconde année mais l’inscription au diplôme était déjà passée.

Personnellement, je ne veux d’ailleurs plus continuer mes études par ce que ça ne me correspond pas, et le travail en apprentissage par ce que je veux pouvoir gérer mon temps, choisir mes projets (même si au début, ça risque d’être dur de faire la fine bouche) mais surtout d’être indépendant, de pouvoir monter des projets ! Même si ça peut paraître prématuré, c’est une décision que j’ai prise après de longs mois ou j’ai pris sur moi mais on n’a qu’une vie et on ne sait jamais ce qui peut arriver alors autant la vivre à fond non ?

Aussi, ce que je déteste en entreprise, c’est l’hypocrisie

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Ces expériences ne seront pas reconnues par des clients. Je ne critique pas ton niveau ni quoique ce soit, mais être indépendant c’est également d’autres métiers : la recherche de clients, la gestion de projet, la gestion financière, la facturation, la comptabilité…

Et ce n’est pas une question de vivre à fond ou non, mais surtout le fait que certaines choses ne se lancent pas comme ça, que l’expérience est irremplaçable également.

Tu as réfléchi de longs mois, mais lancer une activité indépendante ça peut demander le même temps en préparation active, c’est-à-dire en y passant ses journées.

Sais-tu quel service tu vas proposer ? À quel prix ? As-tu des contacts pour chercher des contrats ? Des clients potentiels ?

Et si tu échoues ? Si jamais tu te lances, mais que ça ne fonctionne pas, que tu as un client en 1 an et qu’en plus il tarde à régler ta facture ? Qu’est-ce que tu fais du coup ? Tu espères pouvoir être embauché en tant que salarié sans expérience ni formation ?

Sinon, toutes tes réflexions, je les ai eues il y a 5 ans. Depuis, j’ai changé ma vision du monde du travail, mais ce n’est pas facile. J’espère en tout cas que tu t’en sortiras.

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Ces expériences ne seront pas reconnues par des clients. Je ne critique pas ton niveau ni quoique ce soit, mais être indépendant c’est également d’autres métiers : la recherche de clients, la gestion de projet, la gestion financière, la facturation, la comptabilité…

Bien sûr, des tâches qu’il faut apprendre et je suis prêt à fournir cet effort !

Et ce n’est pas une question de vivre à fond ou non, mais surtout le fait que certaines choses ne se lancent pas comme ça, que l’expérience est irremplaçable également.

Oui, je comprends aussi, c’est un long travail de recherche, de préparation mais il faut bien se lancer sinon je ne sortirais jamais du salariat …

Sais-tu quel service tu vas proposer ? À quel prix ? As-tu des contacts pour chercher des contrats ? Des clients potentiels ?

J’ai un contact en agence qui pourra me sous-traiter quelques missions, oui je sais quel service en particulier je veux proposer et j’ai une idée du prix journalier que j’aimerais imposer

Et si tu échoues ? Si jamais tu te lances, mais que ça ne fonctionne pas, que tu as un client en 1 an et qu’en plus il tarde à régler ta facture ? Qu’est-ce que tu fais du coup ? Tu espères pouvoir être embauché en tant que salarié sans expérience ni formation ?

Effectivement, si j’échoue, ça sera très dur de remonter la pente mais pas impossible non plus

Tu espères pouvoir être embauché en tant que salarié sans expérience ni formation ?

J’ai toujours entendu que les stages / alternance faisait partit de l’expérience professionnelle non ?

Je pense qu’il serai peut être judicieux d’essayer de faire les deux tout doucement (freelance et salarié) jusqu’à ce que j’ai suffisamment d’expérience dans le domaine pour me lancer à fond

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D’autres ici sont freelance et pourront peut-être répondre mieux que moi. Je pense personnellement que tu devrais terminer ton BTS, parce que c’est difficile quand comme toi on n’en veut plus des études, mais c’est une assurance derrière pour quand on a un projet compliqué. En attendant, tu peux préparer doucement ton projet de manière plus concrète. Quand tu auras fini ton BTS, tu pourras alors te poser la question de si tu veux te lancer en freelance tout de suite, gagner encore un peu d’expérience, ou peut-être faire des formations professionnelles spécifiques pour acquérir les compétences manquantes.

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Aussi, ce que je déteste en entreprise, c’est l’hypocrisie

Je ne dirais pas que l’hypocrisie est le maître-mot de l’entreprise ou du salariat car cela dépend finalement grandement de chaque entreprise.
Il s’agit là de la même hypocrisie que l’on retrouve dès lors qu’un cadre social est en place, il me semble. (même dans une relation freelance-client)

Comme toi, je n’apprécie aucunement l’entreprise et le salariat et je me retiendrai d’employer des vulgarités qui exprimeraient fidèlement mes sentiments à cet égard.
Mais voilà, j’ai quand même été content de faire quelques années en entreprises (4 différentes). Ça paraît bête, mais je sais maintenant comment ça marche de l’intérieur, une entreprise. En plus de te donner du crédit face à tes prospects, l’expérience pro en salarié te donne certaines clés de compréhension qui s’avèrent bien utiles même en freelancer/entrepreneur. Aujourd’hui, je me sentirais incapable de lancer ma propre activité sans cette expérience, et pourtant mon entourage sait à quel point j’ai pu haïr, moi aussi, le monde de l’entreprise. Tout cela n’est peut-être pas obligatoire (je connais quelqu’un qui a été en freelance juste après la fin de ses études et il semble bien aller), mais je dois quand même admettre que le salariat a été pour moi riche en enseignements.

Tu ne voudrais pas retenter ta chance dans le salariat avant de te lancer ? Tu peux voir cela comme un grand stage où tu peux apprendre à gérer des clients, voir comment s’organise un projet dans une entreprise, comprendre ce que veulent les gens en fonction du poste qu’ils ont. Après tout, tes potentiels clients sont certainement des gens dans une entreprise, fussent-ils décideurs salariés ou décideurs directeurs.

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Je cherche donc à me lancer en tant qu’auto-entrepreneur et j’aimerai avoir vos retours pour savoir comment me lancer, les choses que je dois faire

Je précise que cette décision a été murement réfléchie pendant un long moment et que j’ai bien pesé le pour et le contre

Si tu ne sais pas ce que tu dois faire, comment as tu "pesé le pour et le contre" ?

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Merci pour vos deux retours qui m’apportent beaucoup d’informations pertinentes !

Concrètement, ça ne me dérangera pas de retenter une expérience en apprentissage si je peux derrière travailler sur mes projets perso et mon projet d’auto-entrepreneur !

Le souci, c’est que ça fait 15 jours, que je cherche un contrat, que je n’en trouve pas, ni l’école (le covid n’aide pas), et si je n’ai rien avant fin février alors l’école ne pourra plus me garder (elle demande 300€ / mois)

Du coup, le chômage m’aide déjà (difficilement) à payer mes factures, loyer, nourriture mais ne permettra pas de payer l’école..

Dans le fond, si je n’ai rien début janvier, il faudra forcément trouver des clients

Je me souviens avoir entendu une personne pour qui j’ai le plus grand respect m’avoir dit : "Il y aura toujours plus de clients que de patron"

Si tu ne sais pas ce que tu dois faire, comment as tu "pesé le pour et le contre" ?

Tout simplement, en me renseignant sur ce qu’est la vie d’un freelance au quotidien, ce qu’il doit faire, les hauts et les bas, j’ai lu des témoignages, j’ai réfléchi à diverses éventualités par ce que oui pas de contrat = pas d’argent = problèmes

J’ai même lancé la procédure de création d’une microentreprise et installé un logiciel pour gérer la génération de factures / devis

J’ai une brève idée de comment trouver des clients, négocier avec eux mais je sèche complètement sur le lancement, j’ai l’impression d’avoir un milliard de choses à faire et je ne sais pas comment les faire dans le bon ordre sans faire d’erreur

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Pour moi, le vrai danger immédiat pour toi est financier.

Les freelance du site me contrediront peut-être, mais ce qu’on conseille généralement à quelqu’un qui veut se mettre en freelance à plein temps (comme activité principale), c’est d’avoir au moins un an de trésorerie d’avance. Il y a plein de raisons à ça, entre autres : les frais à avancer, et surtout le fait que les clients ne paient pas immédiatement, loin de là (cf la notion de paiement à 30 ou 45 jours fin de mois… soit potentiellement 3 à 4 mois après l’exécution du contrat).

Quant tu débutes, ça veut dire autant de frais à avancer, autant de mois à vivre avant de toucher tes premiers revenus.

Le fameux fond de sécurité que je n’ai malheureusement pas encore eu l’intelligence de commencer

Le soucis étant que si je ne trouve rien avant fin janvier, je serai dans une très mauvaise posture puisque plus aucune formation..

L’entreprenariat est peut être ma seul chance de m’en sortir

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L’entreprenariat est peut être ma seul chance de m’en sortir

sirhaswell

Freelancing ou entreprenariat, les propos de SpaceFox s’appliquent dans les deux cas. Ta société doit avoir assez de trésorerie en avance pour s’acquitter de ses charges en attendant d’avoir le paiement des clients :(

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Alors un an de trésorerie d’avance c’est peut-être beaucoup : ça dépend pas mal des cas (suivant l’activité tu peux avoir des sources de revenus multiples ou des charges qui peuvent être réduites). Mais avoir de quoi survivre sereinement pendant 6 mois c’est presque un minimum (les clients qui paient en retard, voire pas du tout, c’est très courant, même quand le contact est bon).

Se lancer comme freelance ça ne se fait pas à la légère : il ne faut pas compter sur un seul client, mais prévoir plusieurs mois d’activité d’avance, en variant les clients pour ne pas être pris au dépourvu si l’un d’entre eux met fin à une mission.

Tu dis que tu as déjà réfléchi à ton TJM, mais tu ne l’as pas annoncé : il est de combien ?
As-tu calculé tes charges fixes (assurances, URSSAF, forfaits, équipements…) ?


Par contre Phigger a dit juste : tes expériences de stage/alternance auront peu d’intérêt pour beaucoup de prospects. Avec un diplôme ou une certification (même basique, je n’ai moi-même qu’un DUT) ça va les rassurer… mais aussi débloquer pas mal de portes à l’avenir : assurances (le fait d’être diplômé les mettant en confiance, le tarif sera plus facilement négociable), métiers futurs (tu ne peux par exemple pas enseigner à des étudiants au-dessus de ton niveau d’étude) et j’en passe.

Des clients ça se trouve… mais c’est pas toujours facile. C’est ton expérience terrain qui parlera le plus, et la formation aide à obtenir des premières expériences plus prestigieuses qui t’aideront à mieux te lancer.


Attention au cumul salarié/freelance : si tu es à temps plein dans une entreprise, ça risque d’être compliqué d’avoir une activité à côté, à moins d’oublier toute vie sociale et de faire des journées/semaines de fou. Sans compter qu’il faudra bien souvent l’accord de ton employeur, qui devra s’assurer que tu ne rentres pas en concurrence avec lui et que ton activité freelance n’impacte pas ton travail en tant que salarié.


Pour ton école et ses 300 € / mois, il existe des aides pour financer ça, ou tu peux demander à ta banque s’ils peuvent t’aider : les études sont une forme d’investissement, investis pour ton propre avenir.

Je ne dirais pas que l’hypocrisie est le maître-mot de l’entreprise ou du salariat car cela dépend finalement grandement de chaque entreprise. Il s’agit là de la même hypocrisie que l’on retrouve dès lors qu’un cadre social est en place, il me semble. (même dans une relation freelance-client)

L’hypocrisie n’est pas vraiment un mot que j’associerais au terme de travail ou encore de salariat. Ne pas oublier que dans le cadre professionnel, ce sont des êtres humains à la manœuvre. À la direction, aux différents responsables, aux ressources humaines comme les collègues du projet en cours.

Si ces personnes sont de nature hypocrites, cela se verra au travail aussi. Mais ils le sont très probablement en privé aussi, rien de neuf sous le soleil.

De ce que tu racontes, tu as quand même peu d’expérience pro, et pire tu as le regard d’un jeune débutant / étudiant, pas sûr que cela soit suffisant pour tirer une image globale de la situation. Mais par exemple, j’ai bossé pour quatre employeurs, et une bonne dizaines de clients / fournisseurs et bizarrement je n’ai pas trouvé ce beau monde spécialement hypocrite. Par contre j’en ai vu des projets mal gérés, des documentations absentes, des décisions bizarres / absurdes de mon point de vue, ou des incompétents techniquement. Et bizarrement je n’ai trouvé aucune boîte qui ne tombait pas dans au moins l’un de ces éléments. Mais des hypocrites, pas tellement.

Pour revenir au PO, même si certains éléments ont déjà été donné, je pense que tu devrais poursuivre ta réflexion avant de te lancer. Un freelance ce n’est pas juste un salarié qui se détache d’un patron pour toucher un revenu fixe aux frais d’un autre client. Car beaucoup de relations freelance - clients s’apparentent à celui d’un patron - employé. Oui, légalement c’est très différent, mais dans les faits tu ne vas pas envoyer balader ton client dès que tu n’es pas content pour une broutille, tu vas devoir aussi l’écouter et parfois te plier à ses désidérata sauf si tu es prêt à assumer la rupture de contrat mais ce n’est pas à faire sur un coup de tête et ça peut être difficile quand tu n’as rien pour rebondir. Surtout quand tu es jeune. Tu es libre, a plus de choix et de flexibilité mais c’est aussi dans les deux sens. Et cela ne signifie pas que tu feras forcément que ce que tu veux. Entre accepter un client un peu chiant ou un projet pas terrible car il faut bien un revenu, gérer l’administratif et faire du prospect client cela fait partie aussi du quotidien d’un entrepreneur. Il ne faut pas idéaliser cette liberté non plus, même si elle a aussi des bons côtés et que pour certains profils c’est bien mieux que le salariat.

D’autant que les comportements de certains patrons / collègues que tu n’aimais pas en tant que salariés… tu les retrouveras aussi en tant que freelance. La relation ne sera pas exactement la même avec ces interlocuteurs, mais foncièrement leur caractère, manière de travailler, les défauts (comme leurs qualités) seront là quoiqu’il arrive. Un projet mal géré reste un projet mal géré, que tu le vives en tant qu’employé qu’en tant que freelance.

Or si tu penses que tout le monde est hypocrite dans le milieu pro, je ne pense pas que ce point de vue changera avec ce statut magiquement.

Je pense que tu devrais poursuivre tes études, ce sera un sacrifice temporaire qui rapportera pour moi bien plus que d’y renoncer si tôt. Tu manques d’expériences aussi, je pense que de te confronter un peu à la vie d’une entreprise de l’intérieur t’aidera à mieux identifier comme le tout est organisé pour t’aider plus tard à mieux prendre ton envol seul si nécessaire. Ces connaissances t’aideront pour ta propre structure, mais aussi pour mieux interagir avec tes éventuels clients. Car tu seras aussi confronté à tout cela même en temps que freelance.

Et entre temps tu peux réfléchir à ce que tu veux, mieux définir ce que tu souhaites faire et comment le faire. Et puis quand tu seras vraiment prêt, que tu sais à peu prêt comment fonder ta structure, le type de clients que tu peux avoir, comment organiser tes journées de travail et tes projets, tu pourras te lancer sereinement. Car fonder sa boîte demande pas mal de temps et d’énergie, avec pas mal de frustrations à la clé. Il vaut mieux ne pas partir tête baissée au risque d’obtenir une belle frustration et de faire des mauvais choix car tu les as pris sans le recul nécessaire.

+3 -0

Salut,

Considérer que tu devras te servir de ta trésorerie en avance n’est pas un « secours » : c’est plus le cas par défaut. Mieux vaut partir du principe que l’argent ne tombera pas en début d’activité et non l’inverse, car c’est le plus courant.

L’entreprenariat est peut être ma seul chance de m’en sortir

Si ta préoccupation est de « t’en sortir », alors ta priorité est bien entendu de voir si tu peux te loger sans t’endetter, et surtout combien de temps, en touchant les minima sociaux (chômage, éventuellement APL et RSA si tu peux y prétendre) : à défaut, retourner temporairement chez tes proches ou des amis peut être inévitable. Ensuite seulement, chercher du travail par la voie classique, y compris autre chose de l’informatique (de l’intérim ou du travail non-qualifié) s’il le faut. Entreprendre sans trésorerie n’est pas une option.

N’oublie pas que développeur web est une activité très concurrentielle : on trouve des agences web dans toutes les villes moyennes ou grandes, et elles sont là pour capter les commandes des pouvoir locaux ou des commerçants, par exemple. À l’échelle internationale, tu as plein de gens implantés en Asie ou autre qui proposeront des tarifs plus bas que toi.

Sachant que l’agence a aussi, dès qu’elle est un peu structurée, une section commerciale qui va s’occuper d’aller chercher et communiquer avec les clients à plein temps.

Tu auras plus de chances d’avoir des clients en étant très spécialisé dans quelque chose (une technologie, une niche, une activité… notamment si c’est en dehors du web, par exemple un domaine industriel), et surtout en ayant une expérience professionnelle à afficher.

Souvent, des gens deviennent indépendants en ayant l’opportunité de continuer des relations avec des clients auxquels ils ont déjà eu l’occasion d’avoir contact dans le monde professionnel. Souvent, leur activité implique de se rendre physiquement chez le client, aussi (cela ajoute une contrainte géographique).

Dans tous les cas, avoir des contacts pour commencer me paraît important.

Bonne journée,

+6 -0

Je ne dirais pas que l’hypocrisie est le maître-mot de l’entreprise ou du salariat car cela dépend finalement grandement de chaque entreprise. Il s’agit là de la même hypocrisie que l’on retrouve dès lors qu’un cadre social est en place, il me semble. (même dans une relation freelance-client)

L’hypocrisie n’est pas vraiment un mot que j’associerais au terme de travail ou encore de salariat. Ne pas oublier que dans le cadre professionnel, ce sont des êtres humains à la manœuvre. À la direction, aux différents responsables, aux ressources humaines comme les collègues du projet en cours.

Si ces personnes sont de nature hypocrites, cela se verra au travail aussi. Mais ils le sont très probablement en privé aussi, rien de neuf sous le soleil.

De ce que tu racontes, tu as quand même peu d’expérience pro, et pire tu as le regard d’un jeune débutant / étudiant, pas sûr que cela soit suffisant pour tirer une image globale de la situation. Mais par exemple, j’ai bossé pour quatre employeurs, et une bonne dizaines de clients / fournisseurs et bizarrement je n’ai pas trouvé ce beau monde spécialement hypocrite.

Je ne sais pas s’il s’agit de moi, mais en ce qui me concerne je ne suis plus vraiment ce qu’on pourrait qualifier de débutant dans le domaine et j’ai fait aussi 4 entreprises différentes (+ une vague expérience de 2 ans en indépendant, mais ça n’a pas donné grand chose) ;). Je me suis peut-être mal exprimé mais en fait nous sommes parfaitement d’accord sur la question de l’hypocrisie.

Par contre j’en ai vu des projets mal gérés, des documentations absentes, des décisions bizarres / absurdes de mon point de vue, ou des incompétents techniquement. Et bizarrement je n’ai trouvé aucune boîte qui ne tombait pas dans au moins l’un de ces éléments. Mais des hypocrites, pas tellement.

J’ai eu la chance de travailler sur des projets foireux où j’ai vu tout ce que tu décris. Oui, je dis bien de la chance, car il n’y a rien de tel pour faire ses armes et cela m’a donné pas mal d’intuitions utiles quand j’avais essayé d’être en solo pendant les deux années. Je pense que même pour les gens qui n’aiment pas l’entreprise, ça peut valoir le coût de se forcer un an ou deux rien que pour avoir l’occasion de contempler tout ça.

L’autre raison c’est aussi que l’ex-employeur (ou les ex-employeurs) sont souvent les premiers clients ou les premières personnes à connaître dans un réseau professionnel plus vaste qui permet plus d’opportunités commerciales.

J’ai d’ailleurs eu une mission de mon tout premier employeur quand il a su que je me lançais en solo, quelques années après (nous étions restés en contact).

Rien d’obligatoire, mais là encore, l’entreprise peut être un bootstrap intéressant, comme @r0anne le fait remarquer.

Attention au cumul salarié/freelance : si tu es à temps plein dans une entreprise, ça risque d’être compliqué d’avoir une activité à côté, à moins d’oublier toute vie sociale et de faire des journées/semaines de fou. Sans compter qu’il faudra bien souvent l’accord de ton employeur, qui devra s’assurer que tu ne rentres pas en concurrence avec lui et que ton activité freelance n’impacte pas ton travail en tant que salarié.

De mon expérience, rogner sur la vie sociale est un frein sérieux quand on se lance. J’ai trouvé presque tous mes prospects en sortant dehors, en allant à des événements, des meetups, etc. C’est chronophage de trouver des clients quand on commence à construire son réseau de zéro ou presque, et ça demande du temps social non négligeable qui ne fait pas forcément bon ménage avec un 9–5.

Sur ce point, il faudra en effet bien lire ton contrat. S’il ne dit rien de particulier, ça va (souvent le cas dans le PME). S’il se limite à exclure les activités qui entrent en concurrence avec l’employeur, pourquoi pas (mais il faut bien choisir les projets). Si, en revanche, le contrat est trop restrictif quant à une seconde activité (souvent dans les grandes entreprises), ça ne va pas du tout.

+2 -0

Alors un an de trésorerie d’avance c’est peut-être beaucoup : ça dépend pas mal des cas (suivant l’activité tu peux avoir des sources de revenus multiples ou des charges qui peuvent être réduites). Mais avoir de quoi survivre sereinement pendant 6 mois c’est presque un minimum (les clients qui paient en retard, voire pas du tout, c’est très courant, même quand le contact est bon).

J’ai vérifié mon épargne + chômage, et je peux survivre pendant 5 mois grâce au chômage et 2 mois grâce à mon épargne !

Se lancer comme freelance ça ne se fait pas à la légère 

On est bien d’accord :)

Tu dis que tu as déjà réfléchi à ton TJM, mais tu ne l’as pas annoncé : il est de combien ?

Je pensais à 350€/J (ce qui reste raisonnable)

Pour information, je ne paie aucun loyer pour mon studio, je n’ai que les charges suivantes : SFR, BUS et nourritures

Par contre Phigger a dit juste : tes expériences de stage/alternance auront peu d’intérêt pour beaucoup de prospects. Avec un diplôme ou une certification (même basique, je n’ai moi-même qu’un DUT) ça va les rassurer… mais aussi débloquer pas mal de portes à l’avenir : assurances (le fait d’être diplômé les mettant en confiance, le tarif sera plus facilement négociable), métiers futurs (tu ne peux par exemple pas enseigner à des étudiants au-dessus de ton niveau d’étude) et j’en passe.

C’est bien dommage, par ce que j’en ai réellement marre des études au plus haut point et que même si j’acceptais de continuer encore (pour consolider un futur lancement), il n’est pas dit que ça serait possible au niveau de l’école Oui, j’ai entendu parler des crédits étudiants mais je n’ai pas envie de m’endetter à peine sorti d’un diplôme

Or si tu penses que tout le monde est hypocrite dans le milieu pro, je ne pense pas que ce point de vue changera avec ce statut magiquement.

Ce n’est pas spécialement mon point de vue mais basiquement, je trouve que le salariat ne me convient pas, j’ai en tout 1 an d’expérience pro, ce qui n’est pas beaucoup mais à chaque fois, je me dis que ça ne me correspond pas.. dans le quotidien, projet bien géré ou non, peut être par ce que j’aime bien justement mon indépendance et que ma dernière expérience a consolidé mon idée tant j’entendais dans chaque bureau : "telle personne s’habille comme ça, tel a fait ça".. des commères et hypocrites..

Puis même après plusieurs signalements, on me cassait à chaque fois en disant que c’était à moi de m’adapter, (ce qui n’est pas faux mais ce qui ne me convient pas)

N’oublie pas que développeur web est une activité très concurrentielle : on trouve des agences web dans toutes les villes moyennes ou grandes, et elles sont là pour capter les commandes des pouvoir locaux ou des commerçants, par exemple. À l’échelle internationale, tu as plein de gens implantés en Asie ou autre qui proposeront des tarifs plus bas que toi.

Oui, j’ai eu l’idée de me lancer dans en faisant des demandes dans des agences web pour qu’il me sous traite quelques missions

Je me permets de revenir sur la question d’hypocrisie, bien sûr, tout le monde n’est pas hypocrite en entreprise, là où j’étais, j’en ai trouvé une pelle, aller au boulot la boule au ventre ne m’a pas vraiment réussi.

Je ne tire pas un trait sur ma vie sociale, loin de là, j’adore aller à la rencontre de nouvelles personnes, discuter d’informatique avec des personnes et promouvoir des projets mais au moins en tant que freelance, si avec un client ça né match par , je peux arrêter la mission, je peux aussi choisir mes projets et ne pas choisir justement des projets bancals avec des documents absents ou encore un foutoir au niveau du code. On m’a vendu rêve, et il était encore là à utiliser Java 7 pour un ERP… bien sûr que ce genre de projet, j’en verrais toute ma vie aussi bien en freelance qu’en étais un salarié .. mais la différence est qu’on m’écoutera plus en étant freelance qu’en étant un simple apprenti justement.. (chose que je dois encore être 1 an et demi SI je retrouve quelque chose et SI je réussis à encore prendre sur moi)

+0 -0

Tu n’as pas eu assez de temps pour te préparer correctement (mi-décembre à maintenant, c’est trop peu).

Oui, j’ai eu l’idée de me lancer dans en faisant des demandes dans des agences web pour qu’il me sous traite quelques missions

Elles ne vont pas prendre en compte un contrat de sous-traitance juste parce que tu leur as demandé.

  • 1) Sans connaître tes compétences, expériences et ton diplôme. Ne pas oublier que ces agences ont des obligations contractuelles avec le tiers client et donc elles ne vont pas prendre le risque de voir leur responsabilité contractuelle engagée en cas de retard de ta faute. On se base fortement sur les diplômes de nos jours, tu partirais — surtout sans réelle expérience — avec deux points négatifs, diminuant tes chances d’obtenir une sous-traitance.
  • 2) Parce qu’un tel contrat a un coût pour eux (bah oui, ils doivent payer les 300 et quelques euros que tu vas facturer), ce qui implique que leur tarif vis à vis des clients va changer (= effet négatif pour eux) donc cette sous-traitance serait tout au plus limitée aux gros contrats qu’ils auraient obtenus…
  • 3) et dont ils ont en toute vraisemblance les ressources humaines pour prendre en charge de A à Z en interne.
+1 -0

Tu n’as pas eu assez de temps pour te préparer correctement (mi-décembre à maintenant, c’est trop peu).

Je n’ai pas en tête de devenir freelance depuis mi décembre, j’ai simplement perdu mon emploi mi décembre, ce qui me pousse à vouloir me lancer maintenant mais je ne mentirais pas en disant que ça fait bien au moins un an que j’ai ce projet en tête mais je n’ai jamais essayé de le concrétiser réellement, je me suis juste informé

Elles ne vont pas prendre en compte un contrat de sous-traitance juste parce que tu leur as demandé.

J’imagine bien oui, c’est comme pour trouver un travail, il faut démontrer ses motivations et ce qu’on peut apporter mais jusque-là rien de nouveau

tu partirais — surtout sans réelle expérience — avec deux points négatifs, diminuant tes chances d’obtenir une sous-traitance.

Je réalise maintenant qu’en réalité 6 mois de stage et 6 mois d’alternance ne constitue pas une "expérience", ce qui me semble bien dommage

2) Parce qu’un tel contrat a un coût pour eux (bah oui, ils doivent payer les 300 et quelques euros que tu vas facturer), ce qui implique que leur tarif vis à vis des clients va changer (= effet négatif pour eux) donc cette sous-traitance serait tout au plus limitée aux gros contrats qu’ils auraient obtenus… 3) et dont ils ont en toute vraisemblance les ressources humaines pour prendre en charge de A à Z en interne.

C’est pour ça que c’est avant tout un travail de discussion et de négociation pour que chacun y trouve son compte, un peu comme pour une entreprise en soi, tu démontres tes motivations, expérience, études, tu passes un entretien, tu donnes tes prétentions salariales.

+0 -0

Je n’ai pas en tête de devenir freelance depuis mi décembre, j’ai simplement perdu mon emploi mi décembre, ce qui me pousse à vouloir me lancer maintenant mais je ne mentirais pas en disant que ça fait bien au moins un an que j’ai ce projet en tête mais je n’ai jamais essayé de le concrétiser réellement, je me suis juste informé

L’avoir en tête ou s’informer, ce n’est pas préparer ton projet. ;)

Dans les faits, tu n’as pas eu assez de temps pour le faire. Si tu te lances maintenant, tu risques très fortement de te planter.

Préparer un tel projet prend des mois, si tu veux faire cela « correctement », dans de bonnes conditions.

À noter qu’il existe des aides au niveau du chômage pour passer en auto-entrepreneur (ARE, ARCE,…).

+3 -0

L’avoir en tête où s’informer, ce n’est pas préparer ton projet. ;) Dans les faits, tu n’as pas eu assez de temps pour le faire. Si tu te lances maintenant, tu risques très fortement de te planter. Préparer un tel projet prend des mois, si tu veux faire cela « correctement », dans de bonnes conditions.

D’accord et pourrais-tu me dire les choses à faire pour mener à bien cette étape de préparation ?

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