Contrôler l'espace avant la *première* section d'un chapitre

Le problème exposé dans ce sujet a été résolu.

Lu’!

Question pour les rois du LaTeX. Je suis en train de retravailler un thème pour un document. Et j’ai un soucis avec la commande \titlespacing de titlesec. Pour une raison qui m’échappe totalement, je n’arrive pas à contrôler l’espace qui se trouve avant le titre de la première section (l’espace après je peux, l’espace avant et après pour toutes les autres sections aussi) de mon chapitre.

J’ai ça dans ma classe :

\titleformat{\section}[hang]{\Large\bfseries}{\thesection}{1em}{}%
[\vspace{-16pt}\rule{\textwidth}{0.1pt}\nopagebreak\vspace{-8pt}]

\titlespacing*{\section}{0pt}{40pt}{20pt} % avec des valeurs bien grosses

\setlength\parskip{1ex plus 0.3ex minus 0.2ex}

Un truc dans ce goût dans mon fichier:

\chapter{Blablabla}

Des paragraphes de texte.

\section{Ma première section}

Avec du texte.

\section{Ma seconde section}

Et j’obtiens le screen associé à ce message. J’ai mis des valeurs vraiment vénères pour que ça se voit bien. On a un gros espace avant la deuxième section et presque pas d’espace avant la première.

image.png
image.png

Salut !

Question pour les rois du LaTeX.

Je ne pense pas que ça existe. :D

Plus sérieusement, je suis dans la même galère que toi, et j’ai une question sur ton code. pourquoi tu fais :

[\vspace{-16pt}\rule{\textwidth}{0.1pt}\nopagebreak\vspace{-8pt}]

On dirait que c’est ça qui décale le titre en arrière ? Ensuite :

\titlespacing*{\section}{0pt}{40pt}{20pt} % avec des valeurs bien grosses

À quoi correspond le * après \titlespacing ?

En espérant que le fait de répondre à mes questions pourrait t’aider à y voir plus clair et, mieux encore, de résoudre ton problème.

Bon courage. LaTeX est puissant, mais le maîtriser ne relève pas de la royauté : c’est de la sorcellerie…

Plus sérieusement, je suis dans la même galère que toi, et j’ai une question sur ton code. pourquoi tu fais :

[\vspace{-16pt}\rule{\textwidth}{0.1pt}\nopagebreak\vspace{-8pt}]

C’est uniquement pour la barre qui souligne la section (sinon elle se trouve super bas). Par acquis de conscience j’ai entièrement supprimé la règle qui formate la section, Et on peut voir que ça ne change rien :

image.png
image.png

Ensuite :

\titlespacing*{\section}{0pt}{40pt}{20pt} % avec des valeurs bien grosses

À quoi correspond le * après \titlespacing ?

Ge0

J’ai copié-collé cette ligne de : https://latexref.xyz/_005csection.html

Je ne me suis pas posé la question de virer l’étoile. Testé à l’instant, avec ou sans, le comportement est le même.

Sur cette page, on peut lire la réponse à la préoccupation initiale : « The paragraph that follows the section title is not indented, as is a standard typographical practice. One way to get an indent is to use the package indentfirst. »

Gil Cot

Non c’est pas ça ma préoccupation. Ma préoccupation, c’est l’espace entre:

  • la ligne "floating-point computations are handled." et "2.1 First Contact"
  • la ligne "of extensive research during the last forty years." et "2.2 Run-time errors …"

Arf, j’ai mal lu. Peut-être https://tex.stackexchange.com/q/604794/23418 « The length before-sep is the vertical space before the paragraph but, very confusingly, after-sep is not the vertical space after the paragraph! Instead, it’s the horizontal space after the title. » (Pourtant ton code m’a l’air OK…) Sinon, il faut regarder comment la classe que tu utilises gère cela (à coup sûr tu ne surcharge pas tout ce qu’il faut) https://stackoverflow.com/a/3281665/1699311

Bon le diable se trouvait ailleurs. Il me semblait avoir testé que ce n’était pas mes commandes pour les chapitres mais j’ai dû faire une mauvaise manipulation. Bref, je remplaçais brutalement les chapitres avec des commandes custom dans ce goût là :

\renewcommand*{\@makechapterhead}[1]{%
  \begin{flushleft}
    {\nobreak\Huge\sc #1}
    \hfill
    {\fontsize{50}{0}\selectfont\thechapter}

    \color{frama-c-orange}\fchrulefill
  \end{flushleft}
  \vspace*{5em}
}

Je ne comprends pas bien comment il est possible que ce truc ait une influence sur la section placée 3 paragraphes plus loin (et franchement je ne veux pas savoir). Toujours est-il qu’en potassant la doc de titlesec, j’ai réussi à remplacer mon machin par ça:

\titleformat{\chapter}[display]
  {\sc\Huge}
  {\filleft\fontsize{50}{0}\selectfont\thechapter}
  {-1.1em}
  {\filright}
  [\normalsize\vspace{-.5em}\color{frama-c-orange}\fchrulefill]

Qui malgré les vspace négatifs n’a pas le mauvais goût d’aller créer des effets de bord plus loin dans le doc.

Je ne comprends pas bien comment il est possible que ce truc ait une influence sur la section placée 3 paragraphes plus loin

Héhé. Les classes de base, celles Kroma et AMS entre autres, ont un fort couplage dans la définition des éléments. C’est bien, parce-que cela garanti une cohérence globale. C’est chiant, parce-qu’on casse facilement (et hélas subtilement d’autres trucs) en voulant redéfinir un morceau (en dehors des paquets prévus pour nous simplifier la vie …et encore quand je vois la difficulté de titlesec pour certains trucs.)
Au passage, faire gaffe avec les \@make… et les \@start… car on touche des briques clefs qui ont des impacts à beaucoup d’endroit.

+0 -0

Les classes de base, celles Kroma et AMS entre autres, ont un fort couplage dans la définition des éléments. C’est bien, parce-que cela garanti une cohérence globale.

Avoir une machine à états avec des effets de bords dans tous les sens et des couplages forts est au contraire assez impuissant pour garantir la cohérence globale d’un système quelconque, on le voit bien ici. :-° C’est la plus forte faiblesse de LaTeX et TeX : leur design à coup d’état global auquel tout le monde a le droit de toucher les rend extrêmement fragiles. Personnellement c’est ce qui fait que je m’en tiens aux réglages par défaut au maximum (des classes de bases ou celle demandée par un éditeur quelconque). Le résultat est propre, sans effort, et c’est un peu la promesse de LaTeX donc autant en profiter.

+4 -0

Le résultat est propre, sans effort, et c’est un peu la promesse de LaTeX donc autant en profiter.

Les réglages du thème par défaut donnent peut être un truc propre, mais honnêtement, même si je ne suis pas une référence en matière d’esthétique, je trouve que ça commence franchement à sentir la naphtaline. Et vu le nombre de posts SO qui commencent en disant "I tried to modify the ugly <whatever> …", je me dis que je suis pas le seul quand même.

Après honnêtement c’est pas si difficile de recoder la mise en page. Mais le plus rapide (finalement) et le plus convaincant c’est de vraiment tout refaire : les titres, les espacements, les maquettes, etc. C’est l’affaire de quelques centaines de lignes de code pas si difficile à faire (en comparaison)

je trouve que ça commence franchement à sentir la naphtaline

:D Mais c’est peut-être normal et ce n’est pas la faute à LaTeX qui continue pourtant d’être mis à jour (i.e. les nouvelles règles connues sont intégrées donc c’est l’état de l’art qui s’applique sauf si on n’a pas une version à jour.)

  • 1928, Suisse : Code typographique n’a dont la dernière édition en 1997 n’apporte pas vraiment de changement à ma connaissance.
  • 1943, Suisse : Guide du typographe dont la plus grosse révision est de 1963 et la dernière édition de 2015 sans grand changement il me semble.
  • 1982, Canada : Le Ramat de la typographie est le dernier arrivé et dont la dernière édition est de 2017 mais je ne sais pas si cela a évolué.
  • 1971, France : Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale en 197 pages, entre moins dans les détails que les autres (bah c’est un lexique qui donne les grandes lignes pour chacun des points évoqués alphabétiquement), et n’a eu que cinq rééditions dont la dernière est de 2002.

Aucune de ces références ne semble contredire les choix par défaut et les modifications de base permises dans LaTeX.

posts SO qui commencent en disant "I tried to modify the ugly <whatever> …"

Quand on regarde de plus près (souvent en posant juste la question de pourquoi) on se rend compte que les gens essayent juste de reproduire ce à quoi ils/elles sont habitués avec les traitement de texte… :( Quelques rares sont au fait des us typographiques sous leurs latitudes mais utilisent mal le système (un peu comme les francophones qui réinventent des choses existantes dans l’excellent Babel avec des macros qui fragilisent leurs documents) Raison pour laquelle je suis d’accord avec adri1 :

des classes de bases ou celle demandée par un éditeur quelconque

Aucune de ces références ne semble contredire les choix par défaut et les modifications de base permises dans LaTeX.

Pour le coup j’ai envie de dire que c’est quand même assez difficile en pratique. Quelques exemples en vrac qui demandent quand même d’avoir la main sur des paramètres pas-si-defauts-que-ça :

  • la gestion des folio : par exemple être en page 1 au début du texte et pas du livre
  • avoir le premier chapitre qui s’appelle "Chapitre premier" et pas "Chapitre 1" (et les suivants "Chapitre n")
  • avoir un sommaire (de taille … sommaire) et une table des matières complète en fin d’ouvrage
  • pouvoir interdire et moduler certaines césures, notamment sur les noms propres

Et puis il y a des choses que LaTeX ne sait toujours pas faire correctement (à ma connaissance, mais je suis curieux de savoir si ça a changé), à savoir notamment la possibilité de fixer une grille typographique (avoir des lignes superposées par transparence si on regarde deux pages sur une même feuille).

je trouve que ça commence franchement à sentir la naphtaline

Aucune de ces références ne semble contredire les choix par défaut et les modifications de base permises dans LaTeX.

Gil Cot

Note que je n’ai pas parlé de non respect de règles typographiques ou quoi que ce soit de ce genre (et je doute pas mal qu’il soit nécessaire de les respecter dans leur entièreté pour avoir un document agréable à lire). Je parle juste l’esthétique du document obtenu, plus austère c’est un document des impôts.

Note que je n’ai pas parlé de non respect de règles typographiques ou quoi que ce soit de ce genre (et je doute pas mal qu’il soit nécessaire de les respecter dans leur entièreté pour avoir un document agréable à lire). Je parle juste l’esthétique du document obtenu, plus austère c’est un document des impôts.

Ksass`Peuk

Et encore, les impôts ont bien progressé 😁

Pour le coup j’ai envie de dire que c’est quand même assez difficile en pratique. Quelques exemples en vrac qui demandent quand même d’avoir la main sur des paramètres pas-si-defauts-que-ça :

  • la gestion des folio : par exemple être en page 1 au début du texte et pas du livre

Me semble (mais faut que je vérifie) que \maketitle/\titlepage initialise le compteur et débute la numérotation des pages. Faut que je vérifie sur les livres à portée de main, en m’assurant que ce sont bien des maisons d’édition françaises, quelles sont les pratiques… J’ai souvenir que les derniers trucs que j’ai lu (des romans) ça commençait même dès la première feuille, avant la page de titre.
La gestion de la pagination est aussi modifiée par l’usage de \frontmatter (en roman) et \mainmatter (en arabic)

  • avoir le premier chapitre qui s’appelle "Chapitre premier" et pas "Chapitre 1" (et les suivants "Chapitre n")

Je ne sais vraiment pas si c’est courant mais effectivement faut aisé. Je suppose que tu passes par \titleformat du paquet titlesec pour bien faire ?

  • avoir un sommaire (de taille … sommaire) et une table des matières complète en fin d’ouvrage

Ça c’est facile.

% au debut, table sommaire
\setcounter{secnumdepth}{2} % part, chapter
\tableofcontents

% a la fin, table complete
\setcounter{secnumdepth}{5}
\tableofcontents
  • pouvoir interdire et moduler certaines césures, notamment sur les noms propres

Ça c’est facile.

% dans le preambule
\hyphenation{nepascouper,coup-ur-es\-perso}

Et puis il y a des choses que LaTeX ne sait toujours pas faire correctement (à ma connaissance, mais je suis curieux de savoir si ça a changé), à savoir notamment la possibilité de fixer une grille typographique (avoir des lignes superposées par transparence si on regarde deux pages sur une même feuille).

suis curieux de cela aussi, même si je n’en aurai jamais l’usage. Peut-être avec le microkerning ?


Note que je n’ai pas parlé de non respect de règles typographiques ou quoi que ce soit de ce genre (et je doute pas mal qu’il soit nécessaire de les respecter dans leur entièreté pour avoir un document agréable à lire).

En fait pas dans leur entièreté… Heureusement, sinon les designers ne pourraient pas innover et proposer de nouvelles mises en page. Y a des trucs non négociables, et d’autres adaptables au contexte (en fait parfois même assez libre pourvu qu’on respecte certains principes d’harmonie d’ensemble.) D’ailleurs, les livres de références ne sont pas toujours d’accord entre eux sur certains aspect.
LaTeX n’a que le dénominateur commun, ce qui laisse de la place pour la personnalisation héhé.

Je parle juste l’esthétique du document obtenu, plus austère c’est un document des impôts.

Moi j’aime bien. Je pense que tu appelles austérité la lassitude face à un truc trop vu et donc monotone pour toi ?
La première fois, les gens autour de moi trouvent le rendu génial. Une fois que c’est connu, on dit au premier coup d’œil ; ah c’est du LaTeX :D Il suffit juste de changer de police, ou de décorer les chapitres avec le paquet fncychap par exemple, pour susciter de nouveau des éclats dans les yeux.

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