Dette et déficit publique : une introduction

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Malheureusement, ce tutoriel qui était en bêta a été supprimé par son auteur.

Après le tutoriel sur la monnaie et la politique monétaire, j'ai envie de continuer à écrire des petits tutoriels d'économies sur des sujets importants pour le citoyen. Et cette fois-ci, c'est tombé sur la dette publique et le déficit. Là encore, l'approche est la même que pour le cours sur la monnaie : l'approche est simple, les connaissances simplifiées, je fais appel à des mathématiques simples et compréhensibles par des élèves de collège/lycée, les modèles sont triviaux, et le but est de fournir des informations générales et valable sur le long-terme (on évite de parler d'actualité ou de donner des exemples récents). Évidemment, je ne rentre pas trop dans les détails, et reste relativement général, ce qui pourrait gêner certains.

Je souhaite des retours à la fois sur le fond et la forme (orthographe, grammaire, toussa).

Messieurs, à vos claviers !

Édité par anonyme

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Salut !

Quelques petits retours :

J'ai du mal à comprendre ta typologie des dépenses de l'état. Une subvention à une entreprise est un transfère, ce n'est pas une dépense de consommation (ce terme est assez étrange je trouve). Je penses que part transfert tu entends "transferts sociaux" et que c'est pour ça que tu n'y inclus pas les subventions aux entreprises.

Je te propose vite fait une autre typologie : "transfert", "investissement", "dépenses de fonctionnement".

Pour les revenus tu oublies de parler des revenus liés à la vente de bâtiments et autres actifs publics (licence radio etc). Les exportations des entreprises publiques sont assez rare, et ce qui compte c'est le bénéfice de ces entreprises, pas le volume de marchandise exportée. La création monétaire n'est pas vraiment une source de revenu, c'est plutôt un moyen de financement. Qui n'est plus utilisé depuis quelques années maintenant…

Tu devrais aussi parler du budget primaire et du budget secondaire, c'est quelque chose d'intéressant pour comprendre si on stabilise correctement la dette ou pas.

Le multiplicateur fiscal dont tu parles est plutôt un multiplicateur budgétaire ou multiplicateur Keynesien qu'un multiplicateur fiscal.

Tu peux aussi parler de ce qu'on appel les stabilisateurs automatique pour expliquer la dynamique de la dette et du déficit en fonction du cycle économique !

Sinon plus sur le fond j'avoue que je n'ai jamais accroché à ces empilages de formules sur la dette : soutenabilité, dynamique etc. Pour moi c'est utile au fonctionnaire de Bercy qui veut faire ses calculs et anticiper l'évolution de la dette, mais le citoyen ordinaire n'a pas grand chose à faire de ces formules… Je trouve plus intéressant de se concentrer sur les mécanismes d'évolution de la dette que les formules associées qui n'ont pas grand intêret.

“Your manuscript is both good and original. But the part that is good is not original, and the part that is original is not good.” Samuel Johnson

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Tout a fait d'accord avec les remarques de nomenclature de mon VDD (quoique je separerais dans les frais de fonctionnement les salaires de fonctionnaires des consommables, notamment parce qu'un fonctionnaire meme si cela se paye, cela participe aux PIB du pays et paye ses impots).

Quid de la situation en France (je pense que cela interesse particulierement le lecteur) et notamment de la repartition de la depense publique ? Il est interessant de savoir que 56% de la depense publique part dans le prive, sous forme de transfert direct (que ce soit pour les menages via des aides sociales, ou les entreprises via des cadeaux fiscaux ou subventions).

Une comparaison avec la dette privee (celle des menages et celle des entreprises) serait interessant aussi.

Tu parles de la critique de la relance, de la critique de l'austerite mais quid de la critique des scientifiques sur les postulats de base de l'economie datant d'une epoque ou les ressources naturelles etaient jugees gratuites et illimitees (et ou donc on pouvait envisager theoriquement une croissance illimitee) ?

Édité par KFC

« Kommunist Fried Chicken » | Macroeconomics: Three decades of intellectual regress

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Quid de la situation en France (je pense que cela interesse particulierement le lecteur) et notamment de la repartition de la depense publique ? Il est interessant de savoir que 56% de la depense publique part dans le prive, sous forme de transfert direct (que ce soit pour les menages via des aides sociales, ou les entreprises via des cadeaux fiscaux ou subventions).

KFC

Sur le principe, j'évite de parler de la situation d'un pays en particulier. Simple préférence : je n'ai pas les capacités pour écrire une étude de cas sur la dette d'un pays, sans compter que je ne pense pas que ce soit vraiment intéressant (je parie que ces études de cas ont une faible capacité de génralisation).

Tu parles de la critique de la relance, de la critique de l'austerite mais quid de la critique des scientifiques sur les postulats de base de l'economie datant d'une epoque ou les ressources naturelles etaient jugees gratuites et illimitees (et ou donc on pouvait envisager theoriquement une croissance illimitee) ?

KFC

Aussi pertinentes soient ces critiques, je pense qu'elles auraient plus leur place dans un cours sur la croissance économique que dans un cours sur la dette.

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Sur le principe, j'évite de parler de la situation d'un pays en particulier. Simple préférence : je n'ai pas les capacités pour écrire une étude de cas sur la dette d'un pays, sans compter que je ne pense pas que ce soit vraiment intéressant (je parie que ces études de cas ont une faible capacité de génralisation).

Elles sont au contraire tres generalisables (d'autant plus que les mecanismes financiers sont mondiaux et qu'il y a des groupes tres homogenes de pays en ce qui concerne la structure de l'economie et en particulier du refi de l'Etat) et il y a des dynamiques qui ressortent tres fortement. Notamment, les pays qui ont un plus faible taux d'endettement public ont un plus fort taux d'endettement prive.

Mais soit, je pourrais m'y coller dans un article sur le sujet sans soucis. C'est juste que comme le disait mon VDD, une serie de formules comptables sans les chiffres reels qui vont avec et surtout les ordres de grandeur c'est assez difficile d'en tirer quelque chose pour le lecteur.

Si le secteur public est endette a hauteur de X points de PIB, et que le prive est endette a hauteur de 10X points de PIB, ce n'est pas la meme chose que 0.1X. Sans parler de la dynamique d'endettement sur le temps pour les deux secteurs.

En fait, c'est un reproche, pas mechant et sans animosite2, que je pourrais faire ne general a tes ecrits (et qui m'a particulierement saute aux yeux sur le tutoriel sur les BDD). J'ai l'impression que ton objectif est de delivrer de la connaissance mais pas de la culture et mon avis est qu'a delivrer trop de connaissances, on batit mal la culture. a ce propos

Aussi pertinentes soient ces critiques, je pense qu'elles auraient plus leur place dans un cours sur la croissance économique que dans un cours sur la dette.

Mewtow

Le probleme c'est que la dynamique de la dette est totalement reliee a la dynamique de la croissance (et meme sa structure interne). A partir du moment ou tu veux une croissance a tout prix, comprendre comme objectif premier d'une economie, quand il apparait des contraintes physiques sur la production de biens et services, la seule chose que l'on peut faire a ma connaissance c'est de la financiarisation1 et plus particulierement des bulles speculatives, ce qui ne va pas sans l'augmentation des dettes (et pour le coup, a la fois publique et privee).

Mais la encore, je veux bien m'en charger dans un article dedie a cela un de ces quatre.

J'espere que tu ne prendras pas mal ma remarque.

Bon courage.


  1. Sans que celle-ci ne soit apparue pour cela. 

  2. Tu as surement d'autres objectifs que moi en tant qu'auteur. 

« Kommunist Fried Chicken » | Macroeconomics: Three decades of intellectual regress

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Quid de la situation en France (je pense que cela interesse particulierement le lecteur)

Une comparaison avec la dette privee (celle des menages et celle des entreprises) serait interessant aussi.

KFC

Je plussoie.


Une petite coquille :

Maintenant, prenons le cas d'une dette qui augmente. Dans ce cas, cela se rtaduit mathématiquement par


En dehors de ça, très bon article. Je suis passé rapidement sur les maths (pas que ca soit d'un niveau trop avancé, juste que ça ne m'intéresse pas maintenant tout de suite) mais le reste est très interressant.

Auteur du sujet

Quelques améliorations mineures. J'ai notamment toiletté les formules, pour supprimer les démonstrations et les "laisser en exercice au lecteur". J'ai ajouté un paragraphe sur l'effet du cycle économique sur la dette et le déficit, qui sera sans doute complété avec un passage sur les stabilisateurs automatiques. Je ne sais pas trop si je rajouterais des chiffres et autres informations du même genre, vu que j'ai pas mal de mal à les intégrer dans le cours (sans compter que j’évite naturellement de le faire, pour des raisons techniques).

Édité par anonyme

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