J'ai commencé (mercredi 04 mai 2016 à 19h10) la rédaction d'un tutoriel au doux nom
de « Cartographie : rendre visible l’invisible » et j'ai dans l'objectif de proposer en validation
un texte aux petits oignons. Je fais donc appel à votre bonté sans
limite pour dénicher le moindre pépin, que ce soit à propos
du fond ou de la forme. Vous pourrez consulter la bêta à votre guise à
l'adresse suivante :
Mieux vaut faire une phrase longue que deux phrases courtes. Je te propose donc : "La carte est un élément qui nous est tous familier : qui d'entre nous, durant son cursus scolaire, a pu échapper au dessin de cartes ad nauseam ?"
Une carte, tout d’abord, c’est quoi ? C’est document visuel […].
Tu as oublié un petit mot : "Une carte, tout d’abord, c’est quoi ? C’est un document visuel"
Une carte, tout d’abord, c’est quoi ? C’est document visuel, qui souhaite représenter un espace. Elle est passé d’une représentation de la réalité à son interprétation.
La transition entre la première et la deuxième phrase est maladroite. Tu pourrais par exemple dire : "C’est un document visuel, qui souhaite représenter un espace. Pourtant, on ne se contente généralement pas d'une représentation simple de la réalité : on tente aussi, à travers les cartes, d'interpréter le réel."
La carte, n’est donc pas un objet neutre. L’auteur, à travers ce document, veut transmettre un discours.
Encore une fois, une phrase longue vaut mieux que 2 phrases courtes. Pourquoi ne pas dire : "La carte, n’est donc pas un objet neutre : l’auteur, à travers ce document, veut transmettre un discours."
La cartographie doit donc répondre à des règles précises pour se faire comprendre de manière efficace par la personne qui visualise la carte.
C'est un détail, mais l'usage d'un verbe pronominal avec pour sujet 'la cartographie' me pose problème. Tu pourrais dire : "La cartographie doit donc répondre à des règles précises afin d'être abordable et compréhensible pour son lecteur."
Dans ce tutoriel, je souhaite donc faire une introduction à la cartographie. Une introduction, en effet, le monde des cartes est fort passionnant et fort complexe, tant il est difficile de représenter la complexité du monde de manière simple et graphique.
Formulation maladroite, à mon sens. Tu devrais mieux mettre en exergue les liens de cause à effet. Par exemple : "Dans ce tutoriel, je souhaite donc faire une introduction à la cartographie ; une introduction, en effet, car le monde des cartes , en plus d'être passionnant, est fort complexe. C'est normal, puisqu'il n'est pas évident de représenter les méandres d'un monde incroyablement sophistiqué d'une manière simple et graphique."
Globalement, malgré ce que j'ai relevé, l'introduction est assez claire et donne pas mal envie de lire la suite.
I. Introduction à la cartographie
Introduction
La carte est un objet étrange, intrigante, mal comprise
Les adjectifs "étrange" et les suivants qualifient le mot "objet" et non pas le mot "carte". Donc : "La carte est un objet étrange, intrigant, mal compris."
Cette partie n’est pas forcément utile pour la réalisation concrète d’une carte. Néanmoins, elle me semble pertinente pour mieux comprendre l’origine de cette dernière, ainsi que l’objectif de cette dernière.
L'accumulation des 'cette dernière' est lourde et, encore une fois, il vaut mieux grouper les phrases : "Cette partie n’est pas techniquement utile pour la réalisation concrète d’une carte, mais mener une réflexion sur l'origine et l'objectif des cartes me semble pertinent."
Nous verrons ainsi une la subjectivité cartographique, et l’histoire de la cartographie.
"une la subjectivité cartographique" ? Pas très français. Tâche aussi d'être un peu moins scolaire dans les annonces de plan. Par exemple : "Deux éléments majeurs nourriront notre réflexion : la place de la subjectivité dans la création des cartes ainsi que l'évolution du rôle de la carte au cours des siècles."
Réflexion cartographique : son utilisé et son but
Petite faute dans le titre, déjà : "Réflexion cartographique : son utilité et son but "
La cartographie, ça sert à quoi ? Définir le but d’un objet influencera sur sa réalisation. De ce fait, on se questionnera sur le but de la cartographie.
Un paragraphe assez redondant. Voici une proposition de correction : "Reposons donc notre interrogation : à quoi sert la cartographie ? Ce questionnement est primordial, car définir le but d’un objet c'est, d'une certaine manière, influer sur sa réalisation."
Une carte a deux fonctions : informer (et donc sera objectif) et convaincre (et donc sera subjectif).
Les propos entre parenthèses sont malhabiles. Tu pourrais dire : "Une carte a deux fonctions : informer, ce qui met en jeu la capacité de l'auteur à être objectif, et convaincre, ce qui implique la subjectivité de l'auteur."
Ainsi, selon N. Lambert, la conception d’une carte a pour but de rendre visible l’invisible. Pour arriver à ce résultat, deux procédés sont possibles.
Même si la citation est intéressante, elle est sans lien logique avec les phrases précédentes : le mot "ainsi" n'a donc rien à faire là. Je pense que tu gagnerais à mettre cette citation avant la phrase "Une carte a deux fonctions : informer (et donc sera objectif) et convaincre (et donc sera subjectif)".
Pour récapituler, tu pourrais dire :
"Reposons donc notre interrogation : à quoi sert la cartographie ? Ce questionnement est primordial, car définir le but d’un objet c'est, d'une certaine manière, influer sur sa réalisation.
N. Lambert nous fournit une piste de réflexion en affirmant que "la conception d’une carte a pour but de rendre visible l’invisible". Cette mission combine deux fonctions différentes (cf schéma ci-dessous) : informer, ce qui met en jeu la capacité de l'auteur à être objectif, et convaincre, ce qui implique la subjectivité de l'auteur."
Le premier procédé, c’est la volonté de répondre à un questionnement. On va donc sélectionner des informations, que l’on va traiter et mettre sous forme cartographique. Néanmoins, on va faire une recherche d’une objectivité, en représentant les données les plus neutres possibles.
Le tout pourrait être allégé : "Le premier procédé, correspondant à la fonction d'information, consiste à répondre à un questionnement. Le cartographe sélectionne donc des informations, qu'il traite puis qu'il met sous forme cartographique. Notez bien que ce procédé est objectif et neutre."
Il va donc avoir un travail de mise en scène important.
La phrase est correcte, mais je te propose d'écrire plutôt : "Quel que soit le procédé choisi, la première étape d’une cartographie consiste à choisir les éléments qui figureront plus tard sur la carte. Comme on l'a dit, le choix de ces éléments ne sont pas neutres, loin de là !
Au-delà du choix des éléments, on se questionnera sur la partie « graphique ».
Maladroit : "Au-delà du choix des éléments, on peut douter de la pertinence du caractère « graphique » de la carte."
En effet, les éléments scientifiques peuvent être indéniables, sur la représentation est mauvaise, le message passera mal. Une réflexion autour de la représentation est donc nécessaire, afin de permettre une communication efficace.
Petite erreur : "En effet, les éléments scientifiques ont beau être indéniables, si la représentation est mauvaise, le message passera mal. Une réflexion autour de la représentation est donc nécessaire, afin de permettre une communication efficace."
"Il faut savoir que la géographie sociale et humaine se divise en deux courants". Pour énoncer les 2 courants, tu gagnerais à faire une liste à puce, afin de clarifier la mise en page.
Sa thèse est de mettre en évidence des invariants dans l’organisation spatiale.
Une thèse est un avis, une opinion : ça n'a pas grand-chose à voir avec la choucroute. Tu ferais mieux de dire : "Son rôle est de mettre en évidence des invariants dans l'organisation spatiale."
Elle cherche à comprendre le monde par modèles théoriques universelles et valables à toutes les échelles.
En réaction, est naît la géographie radicale/critique/contestataire, représenté dans le monde anglophone par E. Soja ou D. Harvey, postulant que les inégalités sociales sont le fait de structures et des acteurs, et donc dépendait beaucoup du terrain.
Aïe, mes yeux. "En réaction, est née la géographie radicale/critique/contestataire, représentée dans le monde anglophone par E. Soja ou D. Harvey. Elle postule que les inégalités sociales sont le fait de structures et d'acteurs précis, et dépendent donc principalement du terrain."
Pour "radicale/critique/contestataire", tu ferais mieux d'écrire plutôt : "géographie radicale (aussi appelée géographique critique ou contestataire)". Ça allègerait pas mal.
Ta dernière phrase devrait être aussi clarifiée, pour que le lecteur saisisse mieux les tenants et les aboutissants d'une telle réflexion.
Ainsi, on retrouve cette division au sein de la cartographie.
'Essayer' et 'chercher à' sont des synonymes. Si tu veux insister sur l'écart entre le principe et la réalité effective, tu devrais écrire : "L’une, avec pour objet central les statistiques, montre de manière rigoureuse des faits (ou du moins… essaye de le faire !)."
Il faudra bien sûr rester critique face aux statistiques, de part les nombreux biais qu’elles peuvent comporter.
Une faute à corriger et une phrase à réorganiser : "Malgré leur aspect rigoureux, les statistiques ne sont pas la panacée : elles peuvent en effet comporter de nombreux biais."
Et ce serait idéal si tu mettais, en footnote, des exemples de biais.
La géographie radicale est plus engagée : elle va dénoncer un fait considéré comme injuste par exemple. De ce fait, selon notre grille de lecture, le message véhiculé sera différent.
Je croyais que tu parlais de cartographie ? Je me doute bien qu'il s'agit d'un courant relié à la géographie critique, mais y a-t-il identité entre ce courant et la méthode cartographique dont tu parles ?
Autrement, c'est reformulable : "La géographie radicale est, elle, plus engagée : elle va, comme on l'a dit, véhiculer un message : dénoncer un fait considéré comme injuste, par exemple. De ce fait, le message véhiculé change selon la grille de lecture du cartographe."
Dans le reste du cours, bien que nous allons utiliser des outils statistiques, nous ne placerons pas en faveur de la géographie quantitative. Ces méthodes peuvent être utilisé en géographie critique, elles ne sont là juste pour trier les données pour y voir plus clair. La différenciation se fera dans les choix des différents outils utilisés, mais aussi et surtout dans la représentation.
Plusieurs modifications à apporter : remanier la phrase, la mettre dans une balise attention, etc. Au final, ça donnerait ça :
Utiliser des statistiques n'est pas spécifique à la géographie quantitative ! La méthode statistique peut être aussi utilisée en géographie critique ; nous-mêmes, dans la suite du cours, nous utiliserons des statistiques sans pour autant nous positionner en faveur de la géographie quantitative. La différence entre courants se fait non seulement dans les choix des différents outils utilisés, mais aussi et surtout dans la représentation.
Je vous parlais de subjectivité. Ici, Rekacewicz montre que, pour un même espace, on pouvait trouver plusieurs perceptions. Et encore, ici, on n’est que pour toponymie (la dénomination des lieux) !
Mieux reformulable : "La carte ci-dessus vous montre bien que la perception d'un problème donné peut varier selon les géographes. Et encore, ici, on n’est qu'une question de toponymie (la dénomination des lieux) !"
Cette partie est, sans avoir l'air, assez intéressante, même si le propos est assez peu structuré.
Un peu d'histoire sur la cartographie
La cartographie remonte depuis au moins la période antique. Outil essentiel pour les sociétés, son usage a évolué avec le temps.
Presque impeccable : "La cartographie remonte depuis au moins la période antique : outil essentiel pour les sociétés, son usage a évolué avec le temps."
À l’origine de la cartographie : de l’Antiquité au Moyen-Âge
La plus ancienne carte connue, la carte de Bedolina, a été retrouvé dans le nord de l’Italie, et est ancienne de plus de 40 000 ans !
Tu vas dire que je pinaille, mais bon : "La plus ancienne carte connue, la carte de Bedolina, a été retrouvé dans le nord de l’Italie, et date de plus de 40 000 ans !"
Plus proche de nous, nous avons les cartes babyloniennes représentant la cité antique, avec l’Euphrate, fleuve majeur se trouvant à proximité.
Tu pourrais supprimer le "nous avons" : "Plus proche de nous, les cartes babyloniennes représentant la cité antique, avec l’Euphrate, fleuve majeur se trouvant à proximité."
Cette carte est intéressante. En effet, il décrit des itinéraires, décrivant des côtes… C’est à la fois un objet utilitaire (se repérer), et une représentation du monde.
Essaie toujours de faire des phrases plus longues : "La carte babylonienne ci-dessus est intéressante car elle décrit des itinéraires et détaille des côtes. C’est donc à la fois une représentation du monde, mais aussi un objet utilitaire, servant à se repérer."
Un jour, un Grec, Anaximandre de Milet, publia une carte du monde connue à l’époque.
Maladroit : "Ce document est intéressant, car il détaille un monde très méditerranéen."
Puis vint un Grec d’Alexandrie, Ératosthène. Il étudia la circonférence de la Terre à partir de différentes ombres portées, en divers lieux. Il en déduit donc, par divers calculs d’angles, l’inclinaison zénithale, et de ce fait, la rondeur de la Terre.
Une petite référence à la vidéo d'e-penser pour que le lecteur comprenne mieux :3 ?
Au second siècle de notre ère, Ptolémée produisit de nombreuses cartes. Ces dernières seront redécouvertes plus tard à la Renaissance, et seront reproduites, avec de nombreuses erreurs.
Une virgule manque: "Au second siècle de notre ère, Ptolémée produisit de nombreuses cartes. Ces dernières seront redécouvertes plus tard, à la Renaissance, et seront reproduites, avec de nombreuses erreurs."
Au Moyen-Âge, les cartes représentent souvent en son centre Jérusalem. La plus connue est certainement la Mappa Mundi. Quelques cartes furent dessinés, notamment pour Guillaume le Conquérant, notamment pour déterminer la redevance que lui devait ses vassaux.
Quelques maladresses : " Au Moyen-Âge, les cartes représentent souvent en leur centre Jérusalem. La plus connue est certainement la Mappa Mundi. Quelques cartes furent dessinées, notamment pour Guillaume le Conquérant, afin de déterminer la redevance de chaque vassal."
Les Grandes découvertes : essor de la cartographie
Les grandes découvertes, et notamment l’essor des voyages aux travers les océans forcent à créer des cartes pour se repérer. Les navigateurs, Colomb, Magellan redécouvre au XVe les travaux de Ptolémée.
"Les grandes découvertes et l’essor des voyages au travers des océans forcent à créer des cartes pour se repérer. Les navigateurs comme Colomb ou Magellan redécouvrent au XVe siècle les travaux de Ptolémée."
Un cartographe, Mercator, réfléchit comment projeter sur une surface plane une surface sphérique. Il invente la projection de Mercator.
Reformulation : "Un cartographe, Mercator, cherche à projeter sur une surface plane une surface sphérique : il invente la projection de Mercator."
Le besoin se faisait sentir : comment explorer le monde si on a pas de cartes ? On peaufine les traits de côtes, l’intérieur des terres (via les fleuves)…
Pour rendre cohérent ce paragraphe avec les autres : "Comme on l'a dit, les cartes ont connu un développement inouï grâce à l'exploration du monde. Comme le besoin se faisait sentir, on a peaufiné les traits de côtes, l’intérieur des terres (via les fleuves)…".
« la géographie, ça sert d’abord à faire la guerre » (Y. Lacoste) : de Cassini aux cartes d’État-major
Met une majuscule au premier mot du titre stp.
Les États centralisés, tel que le royaume de Louis XIV, souhaite faire un état des lieux. Connaître leurs ressources, et donc comment taxer pour renflouer les caisses.
Maladroit : "En monarque d'un État centralisé, Louis XIV a souhaité faire un état des lieux, afin de connaître ses ressources, savoir où taxer pour renflouer les caisses, etc."
Cette collection de cartes fut finit, après moult péripéties, à la Révolution.
Qu'est-ce que c'est, la triangulation géodésique ? "Ces cartes ont la particularité d’avoir été construites grâce à la triangulation géodésique." D'ailleurs, si je ne m'abuse, on construit pas les cartes, on les dessine, on les compose, etc.
Grâce à différentes techniques, notamment des améliorations dans les lunettes, on améliore encore plus la précision.
"Les reliefs ne sont pas vraiment précis, mais les distances si !"
À force d’améliorer la précision, les cartes vont servir à l’armée. C’est la carte d’État-major. Là, on va essayer d’améliorer la représentation du relief, qui peut être décisif sur un champ de bataille. De ces cartes fut établie les cartes de l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) à partir de 1940.
"À force d’être de plus en plus précises, les cartes servent à l’armée : c’est la carte d’État-major. Du coup, on va essayer d’améliorer la représentation du relief, qui peut être décisif sur un champ de bataille. De ces cartes furent établie celles de l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) à partir de 1940."
L'acronyme IGN avec le nom complet ne coïncide pas. C'est normal ?
la carte comme outil de communication : apport de la Sémiologie de Bertin
Encore une fois : met une majuscule au premier mot du titre stp.
On a donc des cartes précises. Autant c’est pratique pour comprendre le terrain de manière concrète, autant c’est pas très lisible pour représenter des phénomènes. Par exemple, comment représenter des données sur une carte ?
A reformuler : "Les progrès techniques ont permis de rendre les cartes très précises. Même si cette précision a des avantages (comprendre concrètement le terrain, etc.), elle n'est pas dénuée d'inconvénients. En effet, lorsque l'on veut représenter des phénomènes, on peut perdre en lisibilité. Donc une question se pose : comment représenter des données sur une carte ?"
La carte n’est pas qu’un outil militaire, mais est aussi un outil scientifique. On en a besoin pour comprendre le monde. Charles-Joseph Minard (1781–1870), propose des manières de visualiser l’information.
"Comme on l'a dit plus tôt, la carte, en plus d'être un outil militaire, est un outil scientifique, puisqu'il permet de comprendre et visualiser le monde. Charles-Joseph Minard (1781–1870) a proposé diverses manières de visualiser l’information."
L’idée est simple : permettre au lecteur de comparer facilement différentes données.
"L'enjeu est le suivant : permettre au lecteur de comparer facilement différentes données." D'ailleurs, tu devrais ajouter un connecteur logique pour montrer le lien avec la phrase précédente.
"En examinant les défauts des cartes du XIXe et du XXe siècles – très souvent illisibles, notre ami Jacques a mis au point tout une série de règles permettant l'unité visuelle d'une carte."
Conclusion
Après ces quelques éléments, de culture générale, nous allons passer au cœur du sujet : la réalisation d’une carte !
Avis au lecteur : ce post étant très long, son auteur ne l'a pas relu avant de l'envoyer. Donc soyez indulgents.
La suite !
Il y a un avis global sur la partie tout en bas.
II. La Sémiologie graphique : donner du sens à la carte
Il est un objet auquel on ne peut pas échapper, notamment en période électorale : la carte. objet fascinant, il permet de représenter tout ce qui en rapport au spatial.
La carte est l'objet central du tuto : ta phrase ne fait donc que répéter que la carte est ce qui va nous intéresser dans la partie en question. Tu peux tourner les choses autrement : "Comme on l'a vu plus tôt, la carte permet de représenter n'importe quelle donnée en rapport avec le spatial : on ne peut donc y échapper, notamment en période électorale."
De ce fait, il faut avoir un œil critique sur la carte, tant sur le fond (la source des données), que sur la forme.
Il manque un lien logique avec le paragraphe précédent : du coup, ça donne l'impression de sortir de nulle part. Tu pourrais dire par exemple : "La sémiologie graphique pose un certain nombre de règles, afin de garantir la lisibilité des cartes : il est donc possible de déterminer, à l'aune de ces règles, les caractéristiques d'une bonne carte et celles d'une mauvaise."
La mauvaise carte, c’est celle qu’on lit. Ces cartes présentent les informations du détail (chiffres, mots…) et par cette lecture, on obtient une vision du détail. De ce fait, on sait qu’à tel endroit, il y a tel chose. Néanmoins, il y a pas de vision globale.
A reformuler : "La mauvaise carte, c’est celle qu’on lit : elle présente des informations très précises (chiffres, mots…) et empêche de facto d'avoir une vue d'ensemble. Par cette lecture, on obtient donc une vision du détail : on sait seulement qu’à tel endroit, il y a telle chose, sans pouvoir prendre plus de recul."
Puis, on peut regarder le détail. On a donc la vision globale et en détail, passant aisément entre les différentes échelles.
A reformuler : "Après avoir jeté un regard global sur la carte, on peut regarder cette dernière plus en détail. On a donc à la fois une vision globale et de détail : une bonne carte permet donc de passer aisément entre les différentes échelles."
La carte est donc un instrument visuel, avec ses propres codes et son propre langage, qu’il est nécessaire d’appréhender et de comprendre afin de réaliser des cartes efficaces et compréhensibles. Le but étant de dépasser le statut de simple illustration.
Pas la peine de faire 2 phrases, une suffit : "Finalement, la carte est un instrument visuel, avec ses propres codes et son propre langage, qu’il est nécessaire d’appréhender et de comprendre afin de réaliser des cartes efficaces et compréhensibles, le but étant de dépasser le statut de simple illustration."
Dans cette partie, je ne vais n’aborder que les bases de ce langage, avec trois objectifs :
Beaucoup trop de négations, dans cette phrase ! "Dans cette partie, je me contenterai d'aborder les bases de ce langage, avec trois objectifs".
C'est assez dense pour une intro, mais ça tient la route, grâce aux liens logiques de ton propos. Je me demande tout de même si ce que tu dis sur les bonnes et mauvaises cartes ne mériterait pas d'aller dans la partie idoine.
Les éléments d’une carte et sa mise en page
Il faut adapter le fond de la carte au support. Ainsi, plus le format est grand, et plus on peut rajouter du détail, comme les traits de côte.
Formulation maladroite : "Il faut l'adapter selon la précision spatiale des données : plus le format est grand, plus on peut rajouter du détail, comme les traits de côte, par exemple."
Dans tous les cas, un fond de carte doit être discret. De ce fait, les traits sont fins, et la valeur de sa couleur doit être faible (comme un noir 50 % ou des pointillés).
Allège un peu tes phrases : "Dans tous les cas, un fond de carte doit être discret : les traits doivent être fins et la valeur de sa couleur faible (comme un noir 50 % ou des pointillés).". Ce serait bien, aussi, que tu rajoutes la définition de valeur (mot qui n'est généralement pas utilisé dans ce sens-là).
Tu devrais aussi dire que tu en parleras un peu plus dans la partie suivante.
Il doit comprendre le thème, le lieu, et l’année, afin de répondre aux questions quoi, où et quand.
Les question "quoi", "où" et "quand" devraient être mises entre guillemets français.
Répartition en pourcentage de l’élevage bovin.Un titre efficace peut être l’élevage bovin en France en 2015, ou mieux, être problématisé, en posant un questionnement, comme Où se trouve la pauvreté en France ?.
Tu as oublié un espace entre le point de la première phrase et la majuscule de la deuxième. C'est pas la mort du petit cheval, m'enfin bon. Met aussi une majuscule au deuxième titre : "L'élevage des bovins, blabla…". Enfin, le dernier exemple que tu donnes ne répond pas à la question "quand".
On doit viser la sobriété, et une simple flèche pointant vers le nord est largement suffisant.
Reformulation : "Il n'est pas nécessaire de faire une rose des vents à 32 directions, une simple flèche pointant vers le nord est largement suffisante."
La première est la légende de type cartographique. On organise la légende en quelques rubriques principales, avec une organisation par type de figurés (point, linéaire et zonale). Ce type de légende est utilisé par l'IGN.
Tu peux combiner les trois phrases : "La première est la légende de type cartographique, utilisée notamment par l'IGN : elle se subdivise en quelques rubriques principales, avec une organisation par type de figurés (point, linéaire et zonale)."
On peut aussi faire une légende par type géographique, avec une organisation thématique (villes, reliefs). On peut aussi organiser selon une problématique. La légende problématisée peut ainsi fournir une clé de compréhension à la carte.
Répétition de "aussi" et tes deux dernières phrases sont combinables : "On peut aussi faire une légende par type géographique, avec une organisation thématique (villes, reliefs). Atre possibilité : la légende problématisée, qui fournit, à travers un questionnement, une clé de compréhension à la carte."
Le choix n’est pas neutre, car consiste à mettre les noms de lieux jugés importants. Le cartographe, lorsque certains lieux ne font pas consensus doit choisir son camp.
A reformuler : "Le choix n’est pas neutre, car il consiste à nommer de lieux jugés importants ; par ailleurs, lorsque certains lieux ne font pas consensus, le cartographe doit choisir son camp."
Il ne faut pas oublier qu’on rajoute du noir, et de ce fait, on noircit la feuille.
Une petite référence à Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch ?
On doit se questionner sur un ordre hiérarchique. Des localités sont-elles plus importantes que d’autres ? On doit donc mettre l’essentiel à la compréhension du thème.
Répétition de "On doit" : "Il faut également se questionner sur un possible ordre hiérarchique : certaines localités sont-elles plus importantes que d’autres ? On doit répondre à cette question tout en gardant à l'esprit qu'il ne faut mettre que ce qui est essentiel à la compréhension du thème."
Un problème se pose avec les circonscriptions administratives. On peut numéroter les identités spatiales. On a alors deux formules : soit on numérote selon un quadrillage imaginaire, soit par ordre alphabétique.
Tu peux combiner les phrases : "Un problème se pose avec les circonscriptions administratives, généralement numérotées : la numérotation peut se faire selon un quadrillage imaginaire ou selon l'ordre alphabétique."
Au lieu de numéroter, on peut aussi faire des flèches, reliant le nom à la circonscription. Néanmoins, les traits et les noms doivent être horizontaux.
Ce n'est qu'un détail, mais petite reformulation : "Des alternatives à la numérotation sont possibles : on peut aussi faire des flèches, reliant le nom à la circonscription. Cependant, les traits et les noms doivent être horizontaux."
Fait attention, il y a beaucoup de "Néanmoins". Essaie de varier de connecteur logique.
Les deux phrases sont combinables et tu as fait une belle faute : "Le fond de carte est fondamental dans la création d’une carte, car il en est le support."
La carte est définit par 4 éléments : […] le l’emprise et l’orientation montrant le choix de l’espace étudié
Y a-t-il synonymie entre "objets géographiques" et "maillage" ? Si c'est le cas, je te conseillerais de rajouter un "c'est-à-dire" ou quelque chose comme ça.
Le choix n’est pas neutre le le message transmit sera différent.
Le choix n’est pas anodin. La projection de Mercator surestime les dimensions européennes, contrairement à la projection de Peters qui rends plus important les pays du Sud. Ainsi, cette dernière est parfois utilisée par les altermondialistes ! Le choix de projection n’est donc pas neutre. Un autre exemple, les Nations-Unis utilisent beaucoup une projection polaire (vue depuis le pôle nord). Regardez les cartes du monde dans d’autres pays. Aux États-Unis, l’Amérique est au centre et en Australie, la carte est orienté Sud, le pays des koalas se retrouvant en haut !
A reformuler : "Le choix n’est pas anodin. La projection de Mercator surestime les dimensions européennes, contrairement à la projection de Peters, parfois utilisée par les altermondialistes, qui rend plus important les pays du Sud. De leur côté, les Nations-Unies utilisent beaucoup la projection polaire (vue depuis le pôle nord). Encore quelques petits exemples : aux États-Unis, l’Amérique est au centre et, en Australie, la carte est orientée Sud avec le pays des koalas en haut !"
emprise et orientation
Une majuscule à ton titre, stp.
L’emprise, c’est le cadrage. Sur une carte de l’Europe, doit-on inclure la Russie, la Turquie ? Derrière se cache un choix, qui peut être politique.
Reformulable : "L’emprise, c’est le cadrage, qui peut cacher un enjeu politique. Par exemple, sur une carte de l’Europe, doit-on inclure la Russie, la Turquie ?"
généralisation
Une carte est une reproduction à l'échelle réduite de l'espace. Qui dit réduction dit simplification%. En effet, une carte avec de trop nombreux détails seront surchargé, et donc sera illisible.
Un petit '%' s'est invité . J'en profite pour reformuler : "Une carte est une reproduction de l'espace à échelle réduite. Or qui dit réduction dit simplification : en effet, une carte avec de trop nombreux détails serait surchargée et donc sera illisible."
Doit-on conserver le tracé des îles inférieure à telle valeur ?
Reformulable : "Selon le maillage, la grille de lecture sera différente, car le filtre sera différent : la taille des unités joue donc un rôle dans la compréhension du phénomène."
Que veux-tu dire par filtre ?
Introduction à la sémiologie graphique : choix des éléments graphiques
Construire une carte à un caractère
Le titre "Construire une carte à un caractère" n'est pas très évocateur.
La carte représente un caractère statistique, c’est la transcription visuelle d’un tableau à double entrée, correspondant à un caractère avec une donnée chiffrée.
Reformulable : "La carte représente un caractère statistique : c’est la transcription visuelle d’un tableau à double entrée avec, pour chaque caractère, une donnée chiffrée correspondante." D'ailleurs, je me pose une question : prenons le cas d'une carte avec des noms de ville et des gares. Il n'y a pas de données chiffrées sur ma carte. Donc du coup, ce que tu dis n'est pas généralisable à toutes les cartes ? Il va falloir revoir tout ça.
La construction cartographique étant une image, elle doit permettre la double vision : la vision globale, permettant de répondre à la question le caractère où-est-il ? et la division du détail répondant à à tel endroit, il y a quoi ?
La carte est une image, la construction cartographique est un processus de création d'image. Donc : "La carte étant une image, elle doit être conçue pour permettre une double vision : la vision globale, répondant à la question « Où se trouve tel caractère ? », et la vision du détail répondant à la question « A tel endroit, il y a quoi ? »".
On doit passer par deux phases. D'abord une phase pour choisir les paliers numériques (en discrétisant les valeurs), puis seulement après le transformant en représentation graphique avec le choix des paliers visuels.
Répétition de "on doit". Voici ce que je propose : "Pour ce faire, il est nécessaire de passer par deux phases : tout d'abord une phase choisir les paliers numériques (en discrétisant les valeurs) puis ensuite faire correspondre les paliers numériques à des paliers visuels."
Toutes ces méthodes font utilisés en statistique. Je vous conseille de faire des recherches sur la discrimination en statistique (cours de mathématique niveau lycée).
Quelques fautes : "Toutes ces méthodes sont utilisées en statistique : pour compléter vos connaissances, je vous enjoins à faire des recherches sur la discrétisation en statistique (cours de maths niveau lycée)."
J'ai pris la liberté de remplacer le mot 'discrimination' par discrétisation, parce que je crois que c'est ce que tu voulais écrire.
On peut utiliser aussi la méthode graphique, grâce aux seuils par discontinuité, que l’on verra plus loin dans le cours.
Répétition de "on peut". Proposition : "Autre option : la méthode graphique, grâce aux seuils par discontinuité, que l’on verra plus loin dans le cours."
Néanmoins, vu que les résultats peuvent changer selon la méthode de discrétisation, et on doit toujours indiquer la méthode choisie.
Un "et" en trop & répétition du mot "méthode"… Bref : " Néanmoins, comme les résultats peuvent changer selon la méthode de discrétisation, on doit toujours indiquer celle utilisée."
Seulement après avoir définit les classes (c’est-à-dire nos paliers numériques), on peut penser à la représentation graphique.
Répétition de "faire". Je rajouterais bien quelque chose pour insister : "Mais attention, on ne doit pas en plus faire varier la couleur de ces cercles, car cela fausserait l’interprétation (ajout d'une information supplémentaire)."
Figuré : représentation de ce que l’on veut représenter.
La définition de figuré arrive bien tard… Le mot 'figuré' a été utilisé plusieurs fois dans la premier sous-partie.
Pour aider le lecteur, on va choisir un figuré qui soit intuitif. Un rouge vif voudra dire une valeur plus élevée qu’un rouge pâle, par exemple une concentration plus importante de Césium 137. Un gros cercle pourra indiquer une densité de population forte par rapport à un petit cercle.
"Pour aider le lecteur, on va choisir un figuré qui soit intuitif : un rouge vif correspondra à une valeur plus élevée qu’un rouge pâle (par exemple, une concentration plus importante en Césium 137). Un gros cercle pourra indiquer une densité de population forte par rapport à un petit cercle."
paliers visuels : transcription graphique des paliers numériques.
'De ce fait' indique un lien conséquentiel, ce qui est inapproprié. Pourquoi ne pas dire : "Par ailleurs"
Mais on doit aussi tenir compte des contraintes –notamment visuel– du choix des paliers, relativement à la taille de la carte sur le support (une feuille de papier ou un écran).
Je chipote, mais le mot 'mais' n'est pas trop indiqué en début de phrase : "Cependant, on doit aussi tenir compte des contraintes – notamment visuelles – du choix des paliers, relativement à la taille de la carte sur le support (une feuille de papier ou un écran)."
Par exemple, on doit distinguer les départements de l’Île-de-France, ou voir visuellement la différence entre différents paliers.
Répétition du radical "différen-". "Par exemple, il faut pouvoir distinguer les départements de l’Île-de-France et ne pas confondre les différents paliers."
Généralement, on choisit 5 ou 6 paliers, au-delà il est difficile de comparer, et en deça, la carte est généralement trop simplifiée.
Tu parles déjà de palier dans la phrase précédente : "Généralement, on en choisit 5 ou 6 : au-delà, il est difficile de comparer tandis qu'en deça, la carte est généralement trop simplifiée."
Un autre exemple concerne les paliers de couleurs : à l’impression, deux teintes de couleur trop proche peuvent se confondre, et donc poser des problèmes dans l’interprétation.
S'agit-il d'un exemple ? Non, c'est plus un autre élément contribuant à ne pas trop faire de paliers. "Le format papier contribue aussi à limiter le nombre de paliers de couleurs : à l’impression, deux teintes de couleur trop proches peuvent se confondre et donc poser des problèmes d’interprétation."
Variables visuelles et nature des données
Afin de choisir la meilleure représentation, il faut se poser une question : Quelle type de relation mes données transcrivent et quelle variation est la plus pertinente ?
Comme il s'agit de question, tu dois écrire : "Afin de choisir la meilleure représentation, il faut se poser une question : Quelle type de relation mes données transcrivent-elles et quelle est la variation la plus pertinente ?"
"Forme : Consiste à faire des formes distinctes, mais avec des aires, des couleurs et des valeurs identiques."
Prendre des formes réellement différentes pour bien voir. L’épaisseur de la croix est moitié moins que celui du bâton. Le triangle est le rectangle coupé en deux et mise bout à bout. De ce fait, même valeur, car même aire. Pour les valeurs surfaciques, même principes : points, hachure, carreaux… même doit avoir même quantité de noir.
"On fera bien attention à prendre des formes réellement différentes pour qu'il soit facile de les distinguer. Tous les figurés, quelle que soit la forme, doivent avoir la même aire : du coup, l’épaisseur de la croix est moitié moins que celui du bâton, le triangle est constitué des deux moitiés d'un rectangle coupé en diagonale et mises bout à bout, etc. Pour les valeurs surfaciques, on obéit aux même principes : les points, hachures, carreaux… doivent avoir même quantité de noir."
Ce tableau est une vraie aide pour convertir des données en une représentation graphique.
Le tableau dont tu parles est déjà assez loin : il est donc préférable de répéter son identité. Donc : "In fine, le tableau ci-dessus est une vraie aide pour représenter graphiquement des données."
Variables visuelles, nature des données et type d’implantation
N.B : on fait toujours des classes concernant les ordres, mais jamais pour les quantités ou les différences !
Un cas particulier est celle présentant à la fois des valeurs positives et négatives, comme la température. c’est un cas bizarre dans un tableau de donnée, car on doit distinguer les valeurs positives des valeurs négatives, donc des faits de croissances et décroissances, et de ce fait considéré comme une carte à deux caractères. On va faire donc une discrétisation pour d’une part les valeurs numérique positive, et d’autre part les valeurs numériques négative.
"Par exemple, on fera varier la taille d’un cercle et la valeur de la couleur de la région. Le cercle sera toujours être colorié." A clarifier également.
jeux de cartes, construire une collection de cartes
Majuscule au titre.
Cette collection de carte doit permettre les deux visions : globale et du détail.
Ce que tu dis là n'est pas nouveau. Dis donc plutôt : "Comme toujours, cette collection de carte doit permettre deux visions : celle globale et celle de détail."
Chaque carte à 1 caractère fournit une vision globale et détail à chaque endroit, mais la collection de carte doit proposer ces deux visions simultanées.
"Chaque carte à 1 caractère fournit une vision globale et détail à chaque endroit et la collection de carte doit proposer, dans son ensemble, ces deux visions simultanées."
la collection de carte synchronique : c’est la représentation d’une situation à un même moment.
Donne un exemple, c'est trop théorique comme définition.
Dans ce cas, un principe de traitement peut être de considérer une figure géométrique de base type carré ou rectangle, correspondant au fond de carte du territoire abordé.
Une figure correspondant au fond de carte du territoire abordé ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Pour chaque date corresponds une carte à un caractère, mais le rangement linéaire unique (vertical ou horizontal) débouche sur une vision globale et immédiate, puis secondaire, permettant de répondre aux questions (combien et où sont les périodes), quels caractéristiques dans chaque période, ce phénomène a commencé où et comment ? S’est poursuivie où et de quelle manière ? S’achève où et comment ?
Phrase trop longue, cette fois. "A chaque date correspond une carte à un caractère : le rangement linéaire unique (vertical ou horizontal) débouche donc sur une vision globale et immédiate, puis secondaire. Un jeu de carte constitué de telle manière permet de répondre aux questions : « Quels sont les caractéristiques dans chaque période ? », « Où ce phénomène a-t-il commencé et comment ? », « Où s'est-il poursuivi et de quelle manière ? », « Quand s'est-il achevé, où et comment ? »
construire une carte de superposition et cartes complexes
Majuscule au titre.
La carte de superposition, ou croquis régionale, carte thématique… est une carte superposant plusieurs natures de données, avec plusieurs types d’implantation, le tout sur un même fond de carte.
" La carte de superposition, aussi connue sous le nom croquis régional, de carte thématique, etc. est une carte superposant des données de natures différentes, avec plusieurs types d’implantation, le tout sur un même fond de carte."
On peut faire une collection de cartes, mais une carte de superposition est complémentaire.
"Cette carte doit, encore une fois, permettre la vision globale (où ce caractère est-il présent ?) mais aussi du détail (à tel endroit, qu'y a-t-il ?)."
On doit retenir plusieurs choses. Tout d’abord, le fond de carte doit être sobre. Il faut aussi réfléchir à la quantité de figurés représenté. Un œil peut distinguer la répartition de 60 phénomènes différents ? Il faut trier, regrouper, supprimer. On peut représenter entre 20 à 30 caractères maximum. Le choix des figurés est aussi essentiel.
"Plusieurs éléments sont importants. Tout d’abord, le fond de carte doit être sobre. Ensuite, il faut aussi réfléchir à la quantité de figurés représentés. Un œil peut-il vraiment distinguer la répartition de 60 phénomènes différents ? Non, le seuil maximal se trouve vers les 20 ou 30 caractères. Il faut donc trier, regrouper, supprimer. Enfin, le choix des figurés est aussi essentiel."
Concernant l’implantation zonale, ce dernier commande le reste de la carte. Afin qu’elle ne soit pas prédominante, on doit choisir des valeurs faibles.
Des fois, il y a des cartes où la quantité de données est trop importante, formant une carte complexe. Par exemple, certaines cartes représentent la distribution de plusieurs caractères sur un territoire (comme les boissons consommées). On peut retraiter les informations pour faire apparaître les grandes tendances.
Il n'y a aucune information pertinente dans ce paragraphe. Tu as déjà dit qu'il ne faut pas surcharger les cartes, qu'il faut trier, etc. Donc c'est superflu.
Bonne ou mauvaise carte ?
Une petite phrase d'intro serait bienvenue. Par exemple : "Nous allons maintenant étudier quelques cartes, pour voir les points forts et les points faibles de chacune."
Ce serait bien d'ajouter des majuscules devant les items, non ?
La deuxième carte (résultat des régionales) n'a aucun point fort. Normal ? Au pire, il faudrait indiquer "Aucun".
pistes d’amélioration : mettre une une seule colonne les différentes classes.
"Consignes" est au pluriel, "est" au singulier. Il y a quelque chose qui coince : "Voici donc les consignes, présentées sous la forme d’une « marche à suivre »."
Avant de se précipiter dans la réalisation de la carte, on va chercher à se questionner sur le type de données et sur comment je vais les représenter.
Il y a du "se", du "on", du "je"… Clarifions tout ça : "Avant de nous précipiter sur la réalisation de la carte, questionnons-nous d'abord sur le type de données et sur la manière de les représenter."
Déterminer sur la relation de données (relation d’ordre ? De différence ? De proportionnalité ?) et la nature des données (zonale, linéaire, ponctuelle).
à l’aide des éléments que l’on a déterminé la relation et le type de données, on va choisir une ou des variables visuelles en adéquation.
on va maintenant définir, au besoin, des classes. En annexe, se trouve une présentation de différents types de discrétisation.
On va construire une légende avec nos différents éléments que l’on va représenter.
On va passer à la réalisation de la carte. Pensez notamment à l’habillage (le titre, la légende, l’orientation, l’échelle, la nomenclature) et la méthode de discrétisation.
Uniformise ta liste (majuscules, etc.) :
"
1. Déterminer sur la relation de données (relation d’ordre, de différence ou de proportionnalité ?) et leur nature (zonale, linéaire, ponctuelle).
2. A l’aide des éléments déterminés durant l'étape 1., choisir une ou plusieurs variables visuelles en adéquation.
3. Définir, si besoin, des classes ; en annexe, se trouve, pour vous aider, une présentation de différents types de discrétisation.
4. Construire une légende avec nos différents éléments.
5. Réaliser la carte, en pensant notamment à l’habillage (titre, légende, orientation, échelle, nomenclature) et la méthode de discrétisation.
La réalisation de la carte peut être fait à la main, avec un logiciel de dessin vectoriel (Adobe Illustrator, Inkscape, Libreoffice Draw), logiciel de dessin matriciel (Paint, Gimp…) ou même à la main.
"La carte peut être réalisée avec un logiciel de dessin vectoriel (Adobe Illustrator, Inkscape, Libreoffice Draw), un logiciel de dessin matriciel (Paint, Gimp…) ou même à la main."
J’attends de vous, en plus de la carte, une justification du choix de la relation et la nature de données (j’ai une donnée « différence zonale », parce que ça correspond à ça, et donc j’ai prit tel type de variable visuelle) et la méthode de discrétisation et justifier pourquoi tel méthode (en une phrase, typiquement « on trouve une dysmétrie, j’ai choisie tel méthode parce que c’est la plus adaptée).
"Il faut, en plus de faire une jolie carte, savoir justifier le choix de la relation, la nature de données (« j’ai une donnée différence zonale, parce que ça correspond à ça, et donc j’ai prit tel type de variable visuelle ») et la méthode de discrétisation (en une phrase, typiquement « on trouve une dysmétrie, du coup j’ai choisie telle méthode »)."
Si on doit absolument faire un barème de notation sur 10 pour évaluer un travail (en auto-correction ?), je vois bien quelque chose de ce genre-là :
Une petite phrase de transition aurait été toute indiquée !
Exercice : concours miss clémentine !
Documents et données de travail
Pour ce travail, je vous fournit un fond de carte, un au format PNG l’autre au format SVG (voir code en dessous). Ainsi, vous pourrez décider d’au choix utiliser un logiciel de traitement d’image matriciel, vectoriel, ou faire à la main. Au boulot !
"Pour ce travail, je vous fournis un fond de carte, aux formats PNG et SVG (voir code en dessous). Ainsi, vous pourrez décider d’utiliser un logiciel de traitement d’image matriciel, vectoriel, ou faire à la main. Au boulot !"
Correction
Définir nos données
Nos données sont de type zonale, car ils représentent une région.
"Nos données sont zonales, car chaque nombre vote/pourcentage correspond à une région."
Nous pouvons avons deux types de données : les proportions, pouvant être ordonnées (on classe alors ceux ayant le moins de voix à ceux ayant le plus) ou une quantité, si on prends les nombres brutes. Si on prend l’hypothèse de de données ordonnées, on fera une variation (gradient de couleurs), si on prends la quantité, on changera la taille (cercles proportionnelles ou une carte en anamorphose, où on change la taille des régions proportionnellement). Comment j’ai décidé de choisir tel ou tel type de représentation ? Il suffit de regarder le tableau un peu plus haut !
"Nous avons deux types de données disponibles : les proportions, pouvant être ordonnées (on classe alors les régions ayant le moins de voix pro-Clem à celles ayant le plus) ou les quantités brutes. Si on choisit les proportions, il est judicieux de jouer sur une variation, un gradient de couleurs ; si on préfère la quantité brute, on jouera sur la taille : cercles proportionnels ou carte en anamorphose (où on change la taille des régions proportionnellement, cf carte n°4 de la sous-partie précédente). Comment décider de choisir tel ou tel type de représentation ? Il suffit de regarder le tableau un peu plus haut !"
Le message va être radicalement différent. Le choix de l’ordre va nous montrer quelles sont les régions les plus favorables à Clem. Le choix de la quantité va nous montrer où sont, quantitativement, les électeurs les plus nombreux. Le premier va être utile pour montrer un résultat par région. Le second pour voir si ses électeurs se trouvent en région rurale ou urbaine par exemple. On peut bien sûr vouloir représenter les deux éléments, et dans ce cas, on aura soit deux cartes, soit une carte à deux caractères. On pourra voir si le vote de Clem se trouve surtout dans les milieux ruraux ou urbains… Dans un but de simplicité, on va seulement garder le choix de représenter des données ordonnées, et donc de faire une carte choroplèthe.
Lien cassé, et quelques retouches à faire : "Selon les données utilisées, le message va être radicalement différent : en effet, le choix des proportions va montrer quelles régions sont les plus favorables à Clem, tandis que le choix de la quantité montrera où, en valeur absolue, les électeurs sont les plus nombreux. Mais allons plus loin : quel que soit le type de données analysées, on pourra déterminer si l'électorat de Clem est plus urbain ou rural, par exemple ; par ailleurs, il est tout à fait possible de représenter les deux éléments et faire, au choix, une collection de cartes ou bien une carte à deux caractères. Cependant, dans un but de simplicité, on choisira de représenter des données ordonnées, et donc de faire une carte choroplèthe."
Discrétisation de nos données
Passons maintenant à la discrétisation. Nous avons plusieurs procédés possibles.
"Passons maintenant à la discrétisation : plusieurs procédés sont possibles."
Je propose qu’on teste chacun des procédés pour voir le résultat. Je ne vais pas commenter les avantages et inconvénients, car ils se trouvent dans la section dédiée à la discrétisation. Par contre, je vais simplement montrer différentes cartes, et comparer le résultat. Je vais essayer de prendre 4 classes maximum. Les cartes présentés seront incomplètes, mais je souhaitais vous montrer la différence.
Trop de "je". "Nous allons tester chacun des procédés pour voir le résultat obtenu à chaque fois. Inutile de commenter les avantages et inconvénients de chaque méthode : ils se trouvent dans la section dédiée à la discrétisation. On fera attention à ne pas prendre trop de classes (4 maximum). Les cartes présentés sont incomplètes, mais ce n'est pas important : l'intérêt de cet exercice est de les comparer entre elles."
discrétisation avec seuils naturels
Une majuscule ?
Discrétisation en classes d’amplitude égale
Nos classes sont : 0%-21% ; 22%-43% ; 44%-87% ; 88% - 110% ;
Euh… 110% ? Vraiment ? A part pour certaines élections douteuses dans des pays de l'Est, je ne vois pas trop comment on peut avoir 110% des votants qui sont pour Clem.
Discrétisation avec moyenne et écart type
notre écart type (=ecarttypep() dans le tableur) : 28
Une autre petite phrase pour conclure le TP serait tombée à point nommé.
De ce fait, la sémiologique graphique est essentielle. Elle permet de créer des cartes compréhensibles au premier coup d’œil. Un de mes professeurs disait qu’en regardant simplement une carte 5 secondes, on devait en retirer les informations essentielles. Malheureusement, de nombreuses cartes sont mal conçues, de par une méconnaissance de cette discipline. Le mot d’ordre est donc sobriété et simplicité.
Encore une fois, 'de ce fait' indique un lieu de cause à effet. Et là, t'es en pleine conclusion. Donc ça n'a aucune logique.
"J'espère vous en avoir convaincu, la sémiologie graphique est essentielle : elle permet de créer des cartes compréhensibles au premier coup d’œil. Un de mes professeurs disait qu’en regardant simplement une carte 5 secondes, on devait en retirer les informations essentielles : cela est possible grâce à la sémiologie. Malheureusement, de nombreuses cartes sont mal conçues, de par la méconnaissance de cette discipline. Le mot d’ordre est donc sobriété et simplicité."
Dommage qu'il n'y ait pas de transition vers la partie suivante.
Avis global : La première partie n'était qu'un apéritif, nous sommes rentrés dans le vif du sujet. C'est intéressant, mais on commence à patauger dans le trop plein d'informations. Tu devrais en élaguer un peu (aire des figures, etc.) ou mieux réorganiser tes propos. Je t'avoue que relire tout ça a été très fatigant, bien qu'instructif.
Par rapport aux modifications de la première partie :
Paraphes
C'est une idée très cool ! Il faudrait faire ça tout le long du tuto. Rien de plus à dire
Réorganisation carto quantitative vs critique
C'est beaucoup plus clair ! Quelques corrections cependant :
Ainsi, il n’existe pas de lois universelles (les riches habitent en bas de vallées les pauvres sur les flancs de montagne), mais dépends du contexte local. La géographie radicale est plus engagée : elle va dénoncer un fait considéré comme injuste, les inégalités typiquement, par exemple.
"Ainsi, il n’existe pas de lois universelles (les riches habitent en bas de vallées les pauvres sur les flancs de montagne) mais tout dépend du contexte local. La géographie radicale est donc plus engagée, car elle peut dénoncer un fait considéré comme injuste, les inégalités, typiquement."
Ajout de vidéos dans la partie historique pour mieux comprendre
Refonte de Les éléments d’une carte et sa mise en page et de Le fond de carte
prenons le cas d'une carte avec des noms de ville et des gares. Il n'y a pas de données chiffrées sur ma carte. Donc du coup, ce que tu dis n'est pas généralisable à toutes les cartes ? Il va falloir revoir tout ça.
c’est une carte topo et non statistique, ce qui est hors propos ici (cf disclamer au tout début)
prise en compte des remarques, notamment de clarification (ça va ?) et la ccl du TP.
Petite faute dans le titre : Pratiques avancées cartographiques.
On a vu dans la partie précédente les bases de la cartographie, par le choix de bons figurés. On peut donc faire un bon nombre de cartes. Néanmoins, je pense que vous voudrez certainement connaître d’autres pratiques pour représenter des situations un peu plus complexe.
Reformulable : "La partie précédente présentait seulement les bases de la cartographie : choix de bons figurés, d'une bonne variable visuelle, etc. Tout cela nous donne déjà énormément de possibilités pour faire un nombre incalculable de cartes. Cependant, certaines situations complexes ont donné lieu à des pratiques encore plus poussées et tout aussi intéressantes."
Les cartes en anamorphose et cartogrammes
On a vu jusqu’ici différentes représentations graphiques qui se superposait au-dessus d’un fond de carte. Néanmoins, on pourrait se dire qu’il soit plus pertinent de modifier directement ce fond de carte.
C'est compréhensible, mais quelques fautes d'orthographe : "On a vu jusqu’ici différentes représentations graphiques mettant toutes en jeu des figurés qui se superposaient au-dessus d’un fond de carte. Néanmoins, on pourrait se dire qu’il est plus pertinent de modifier directement ce fond de carte."
Anamorphose : déformation de l’image, de tel sorte qu’une image bizarre deviennent normale une fois réfléchie dans un miroir par exemple.
Source:III.1. Les cartes en anamorphose et cartogrammes
Clarifiable : "Anamorphose : déformation de l’image, de telle sorte qu’un processus (déformation, réflexion dans un miroir, etc.) soit nécessaire pour la rendre normale."
Vous voyez l’objet bizarre ? C’est un crâne, visible dans sa forme normale lorsqu’on regarde dans un angle précis !
Tu pourrais être plus précis : "Vous voyez l’objet bizarre, au pied des ambassadeurs ? C’est un crâne, visible sous sa forme normale lorsqu’on regarde le tableau dans un angle précis !"
De même, on est obligé de déformer certains éléments sur une carte. Par exemple, sur les cartes routières, les routes sont plus larges que la réalité pour être visible !
Ce n'est pas une modification primordiale, mais : "De même, on est obligé de déformer certains éléments sur une carte : par exemple, sur les cartes routières, les routes sont bien plus larges que la réalité, pour qu'elles soient bien visibles !"
Devrait-on rajouter, par ailleurs que la largeur des routes dépend de l'importance de cesdites routes ?
Cartogramme : carte dont le carte ne se base pas sur la surface des territoires étudiés, mais sur une variable que l’on étudie.
"Il existe deux types de cartogramme : le premier est basé sur une variation de surface, le second sur une variation de distance."
D'ailleurs, je ne saisis pas trop la nuance. Un exemple serait indiqué du coup, non ?
Un cartogramme peut être à la fois simple ou complexe à réaliser. L’exemple ci-dessous montre un cas simple. On définit un carré de base, par exemple 1 cm sur 1 cm, auquel on définit une valeur, 50 millions d’habitants. Le nombre de petits carrés représente la population totale.
Trop de petites phrases : "Un cartogramme peut être simple ou complexe à réaliser : nous commencerons, nous, avec un cas simple. On définit un carré de base, par exemple 1 cm sur 1 cm, correspondant à une valeur, 50 millions d’habitants ; le nombre de petits carrés représente la population totale."
Néanmoins, cette méthode bien que artistiquement jolie, est difficilement visible. En effet, on identifie mal l’espace de départ, et on est obligé de nommer les cercles.
"Malgré, cette méthode, bien qu'assez esthétique, rend la carte difficilement lisible : on identifie mal l’espace de départ (pays, région, etc.) et, de facto, on est obligé de nommer les cercles."
Là, on fait varier l’étendu. On peut aussi faire varier les distances :
Phrase trop simple. Tu peux par exemple dire : "Un désagrément de cette méthode est de rendre la carte difficilement interprétable : on a moins de facilité à lire les valeurs."
On peut aussi complexifier la chose et jouer à partir d’un fond de carte pré-existant, en « gonflant » certains espaces
Je vois pas trop la différence entre cette méthode, la carte présentée juste avant (déformation de distance par rapport à la capitale) et celle présentée juste après (population de l'UE selon les pays).
la répartition de la population dans les États membres de l’UE – Wikipédia
"Néanmoins, elle peut être difficilement lisible pour un néophyte et ardue à réaliser sans informatique."
L’histoire pour trouver le bon algorithme a été long, car il se posa différents problèmes, tel que la superposition de différents polygones. La page anglophone Wikipédia en dresse une typologie. N’étant pas expert en mathématique, je pourrais que difficilement expliquer les différentes méthodes. De ce que j’ai compris, une méthode couramment utilisée est de superposer une grille à un fond de carte. On déforme la grille, et de ce fait, le fond de carte.
Clarifiable : "On a mis longtemps à trouver le bon algorithme pour créer des cartogrammes (la page anglophone Wikipédia en dresse une typologie), car plusieurs problèmes se posaient, comme par exemple la superposition de différents polygones. N’étant pas expert en mathématique, je ne pourrais que difficilement vous expliquer les différentes méthodes : du moins, de ce que j’ai compris, une méthode couramment utilisée est de superposer une grille à un fond de carte. En déformant la grille, on déforme le fond de carte."
À la fin du tutoriel se trouve une bibliographie, avec un cours dédié sur cette pratique, pour ceux que ça intéresse !
"À la fin du tutoriel se trouve une bibliographie, avec un cours dédié à cette pratique, pour ceux que ça intéresse !"
Les cartes carroyées et discontinuités
Je te conseillerais de mettre plutôt en titre : "Discontinuités et cartes carroyées" car, dans la disposition actuelle, on s'attend plutôt à avoir un autre adjectif qualifiant le mot 'carte' plutôt qu'un autre nom.
Le carroyage, c'est découper l'espace en carrés via un quadrillage pour ne plus dépendre d'un découpage administratif, variable selon les instituts (administration étatique et privées) ou de l'évolution temporelle.
L'évolution temporelle ? Comment ça ? L'évolution temporelle des frontières, tu veux dire ?
Autrement, je me questionne sur l'utilité d'une partie aussi courte. Je ne dis pas de la supprimer, mais peut-être de la compléter, ne serait-ce qu'un peu plus ?
La représentation du réseau et son utilisation
La majeure partie de cette partie est issue d’un de mes exposés, représenter les flux invisibles.
Une majuscule au titre de ton exposé ? D'ailleurs, qu'est-ce que ça change, techniquement, que ce soit issu d'un exposé ? S'il n'y a pas d'impact majeur, est-ce important de le mentionner ?
Jusqu’à là, on se contentait de représenter de manière fixe les choses. On prenait une photo à un instant T, et basta, c’est dans la boîte. Néanmoins, comment on fait pour représenter quelque chose en mouvement ? Lorsqu’un objet est en mouvement, c’est un flux.
Ce qui est très marrant chez toi, c'est que tu utilises des tournures assez familières comme "basta", "on" puis juste après un mot très distingué, "néanmoins". Tu pourrais plutôt dire : "Dans la plupart des cas présentés précédemment, on se contentait de représenter de manière fixe les choses. On prenait une photo à un instant T et c’était une affaire classée ; à la rigueur, on faisait une collection de cartes à différents moments. Pourtant, cette méthode ne peut pas s'appliquer sans inconvénients lorsque l'on veut représenter quelque chose en mouvement. Et justement, puisqu'un objet en mouvement c’est un flux, nous allons parler de la représentation des flux."
Lorsque qu’on dépasse le stade d’un déplacement du point A vers un point B, et qu’on arrive à voir plusieurs déplacements, on parle de réseau. On a donc tout un système de circulation qui passe par ses réseaux.
Il faudrait rendre ça plus élégant : "Mais complexifions encore la chose : pourquoi n'y aurait-il qu'un seul flux de représenter ? Lorsque plusieurs flux sont combinés, on parle de réseau : c'est tout un système de circulation qui passe par ces réseaux."
Cette notion est à garder en tête. En effet, on ne représente plus une carte de manière à représenter l’espace en tant que territoire, mais en tant que réseau. Ici, on ne va plus représenter par exemple la distance entre un point A et B, mais plutôt la nature de cette relation, comme le temps de déplacement ou la quantité d’objets traversant en un temps donné.
"En effet" marque un lien de cause à effet, ou une illustration. Là je ne vois pas trop le lien entre la première et la deuxième phrase. Je dirais même plus : la première phrase me semble assez superflue.
Tout ça est à clarifier.
Ici, on représente le déplacement d’un point A à un point B, de manière spatialisée.
"Ici" ? Le problème c'est qu'il y a 2 cartes, donc on ne sait pas de laquelle tu parles. Dis plutôt : "Dans la carte ci-dessus, on représente le déplacement d’un point A à un point B, de manière spatialisée."
Ici, on représente l’infrastructure routière et non son utilisation.
De ce fait, on va pas traiter de l’infrastructure en tant que tel, comme des routes ou des câbles, qui sont fixes, mais de son utilisation qui sera fait.
Je l'ai déjà dit : "de ce fait" indique un lien de cause à effet. Quelques fautes et maladresses : "Il est aussi possible de traiter, non pas de l’infrastructure en tant que telle (routes, câbles, etc), qui est fixe, mais de l'utilisation qui en est faite (trafic)."
Dans un réseau, il y a deux choses importantes : la connexité, c’est-à-dire qu’à partir de n’importe quel point du réseau on peut aller à un autre (tous les chemins mènent à Rome), et la connectivité, c’est à dire le nombre de possibilités alternative, sa redondance, sa résilience.
Clarifiable : "Un réseau doit comporter 2 caractéristiques importantes : la connexité, c’est-à-dire qu’à partir de n’importe quel point du réseau on peut aller à un autre (tous les chemins mènent à Rome), et la connectivité, c’est à dire le nombre de possibilités alternatives, sa redondance, sa résilience."
Si je parle de réseau, c’est pour une raison simple : dans une carte, on peut casser le spatial, les distances. On peut faire une carte sans avoir de notion de distances. Les flux sortent donc de cette géographie euclidienne.
On va donc cartographier le réseau de manière schématique, sans fond de carte.
Un peu maladroit : "En fait, l'élément central, dans cette sous-partie, est le réseau, et non la carte : en effet, on peut choisir de s'affranchir des distances, du spatial, pour mieux se focaliser sur les flux. On peut donc faire une carte sans avoir de notion de distances, c'est-à-dire sans fond de carte, schématiquement."
Un exemple simple : si je veux représenter les trajets de bateaux de port en port, je trace une droite graduée avec mes ports. Il suffit de relier mes différents ports par des arcs pour représenter mes trajets. Si je veux montrer un flux quantitatif, je ferais varier la taille de mon arc ! Qu’importe si Shanghai se trouve à côté d’Amsterdam, vu que d’un point de vue maritime, on va directement de l’un à l’autre.
Evite de mettre des "je". Écris plutôt : "Un exemple simple : pour représenter les trajets de bateaux de port en port, il suffit de tracer une droite graduée, sur laquelle on place les différents ports. Ensuite, il suffit de relier les ports par des arcs pour représenter les trajets en question. Si, en plus, il est nécessaire de montrer un flux quantitatif, on prendra comme variable visuelle la taille de mon arc ! Nous nous sommes donc affranchis des contraintes spatiales : qu’importe si Shanghai se trouve ou non à côté d’Amsterdam, il suffira de relier les deux points si le trajet est direct !"
On peut imaginer faire des cartes où les éléments proches graphiquement sont ceux qui ont un temps de trajet court, tandis que ceux éloignés graphiquement soit ceux avec un temps de trajet long. On verrait des distorsions de l’espace.
Il y a mieux, comme intro : "Cette méthode-ci a pour principe central la lisibilité de la carte : le document graphique doit être compris en un coup d’œil et non être lu."
Il se peut que pour collecter une information, nous devons faire un tableau, sous forme matriciel. Ainsi, si on étudie différents espaces (A à P), avec différentes caractéristiques. Ainsi, on peut noter la présence (en noir) ou non (en blanc), d'attributs (bâtiments). Or, la lecture n'est pas pratique, on va pas voir les grands ensembles.
"Il se peut que pour collecter une information, nous devons faire un tableau, sous forme matricielle. Ainsi, si on étudie différents espaces (A à P), on peut noter la présence (en noir) ou non (en blanc) d'un certain nombre d'attributs (en l'occurrence, des bâtiments et des infrastructures). Mais vous pouvez vous-même vous rendre compte que la lecture n'est pas pratique : aucune tendance ne se dégage en un coup d’œil. Il faut donc réorganiser tout ça."
Dit comme ça, vous allez me demander le rapport à la cartographie. La matrice de Bertin peut être utile dans dans cas. Le premier pour traiter de manière préliminaire une information, et donc la comprendre. Cela peut être une piste de réflexion pour la cartographie.
Reformulable : "Dit comme ça, vous allez me demander le rapport à la cartographie (et vous avez raison !). En fait, la matrice de Bertin peut-être utile dans divers cas liés à la cartographie : pour traiter et comprendre les informations de manière préliminaire, afin de découvrir des pistes de réflexion."
Mais ça peut être aussi la légende en tant que tel : on met la légende au sein de la matrice, avec une représentation sur la carte.
Néanmoins, le rapport y est : on représente des données spatialisés, et permet de mettre en évidence des informations. Ajoutez de la complexité, en mettant des données quantitatives (donc variation de valeur), pour compter le nombre de collèges… dans un lieu, peut être une piste d’utilisation.
"Néanmoins, le rapport y est : on représente des données spatialisées et l'on met en évidence un certain nombre d'informations. Ajouter de la complexité, en mettant des données quantitatives (donc variation de valeur), pour compter le nombre de collèges ou autre dans un lieu, peut être une piste d’utilisation."
La dernière phrase n'est pas claire.
Construire des cercles aux aires proportionnels
Faute dans le titre : "Construire des cercles aux aires proportionnelles".
On peut, pour représenter des quantités de données, faire des cercles aux aires proportionnels.
"On peut, pour représenter des données, faire des cercles aux aires proportionnelles."
Mais dans le cas d’une grosse disparité (rapport de 1000 par exemple), il est impossible de faire cela. On va donc utiliser un coefficient multiplicateur pour calculer la taille de nos cercles.
"Mais dans le cas d’une grosse disparité (rapport de 1000 par exemple), il est impossible de faire cela : on va donc utiliser un coefficient multiplicateur pour calculer la taille de nos cercles."
où Q est la quantité à cartographier et R étant le rayon du cercle que l’on souhaite attribuer (rayon le plus grand ou le plus petit).
Ce n'est pas homogène : "où Q est…"/"R étant". Donc : "où Q est la quantité à cartographier et R le rayon du cercle que l’on souhaite attribuer (rayon le plus grand ou le plus petit)."
Que signifie "(rayon le plus grand ou le plus petit)" ?
Exemple : On a une ville de 200 000 habitants, et on veut un rayon maximal de 5 cm.
Je n'ai pas vu de 1). J'imagine que c'est : "1) On calcule le coefficient" ?
Conclusion.
On va vu des pratiques avancées, et inattendue, de la cartographie. Aucune limite, sauf celui de la lisibilité, n’existe dans la représentation de données géographiques. Tant que la pertinence est là, vous pouvez tout faire !
"In fine, nous avons quelques pratiques cartographiques avancées, qui permettent de surmonter un certain nombre d'obstacles ; cela sert également à diversifier les cartes possibles. C'est ça qui est enthousiasmant avec la cartographie : vous n'avez aucune limite, si ce n'est la lisibilité ! Tant que la pertinence est là, vous pouvez tout faire ."
Une petite transition serait bien :3 .
Avis global : Partie très intéressante, encore. Moins fastidieuse que la précédente et plus accessible. Vraiment rien à redire au niveau du fond.
On a vu précédemment comment faire des cartes. Pour réaliser ces productions graphiques, il a fallu utiliser des données. Mais comment les récolter, les trier, les exploiter ?
Combine tes phrases : "Les parties précédentes nous ont permis de savoir comment réaliser des carte à partir de données. Mais comment récolter ces dernières, les trier et les exploiter ?"
Bref, comment faire le travail en amont du travail purement cartographique ?
Une grosse partie du traitement de l’information se base sur les cours de statistiques (maximum, minimum, moyenne, médiane, écart-type, quartiles…). Je ne souhaite pas faire un cours dessus. En bibliographie, je vous conseille le livre de Béguin et Pumain qui est bien fait ou n’importe quel cours sur le traitement de données. Ci-dessous, uniquement quelques éléments de base pour vous aider pour votre cartographie !
Répétition de "cours", etc. Donc : "Une grosse partie du traitement de l’information se base sur des notions de statistiques (maximum, minimum, moyenne, médiane, écart-type, quartiles…). Je ne souhaite pas faire un cours dessus : si vous souhaitez mieux vous documenter, je vous conseille le livre de Béguin et Pumain (cf Bibliographie) ou même n’importe quel cours sur le traitement de données. Ci-dessous, vous trouverez uniquement quelques éléments de base pour vous aider dans votre travail cartographique !"
Résumer et analyser des données
On a les valeurs spécifiques (minimum, maximum…), qui sont représentatives dans un domaine (quota ou seuil par exemple). On a aussi les valeurs centrales, permettant de voir la série.
Répétition de "On a" : "Usuellement, les valeurs sont classées en 2 types : les valeurs spécifiques (minimum, maximum…), représentatives dans un domaine (quota ou seuil par exemple) et les valeurs centrales, permettant de voir la série."
Je précise que "représentatives dans un domaine" et "permettant de voir la série" ne sont pas clairs.
Elle se calcule par la somme des valeurs divisé par le nombre d’individus (unité géographique ici).
"Divisée" qualifie "la somme" : l'adjectif est donc accordé : "Elle se calcule par la somme des valeurs divisée par le nombre de valeurs (unité géographique ici)."
la médiane ou Q2. C’est la valeur où se trouve autant d’individus de part et d’autre cette limite.
le mode : est la valeur dominante, la plus fréquente dans une distribution. Elle peut être unimodale ou multimodale, c’est-à-dire un ou plusieurs modes.
"le mode est la valeur dominante, la plus fréquente dans une distribution. Cette dernière peut être unimodale ou multimodale, c’est-à-dire avec un ou plusieurs modes."
l’intervalle interquantile pour voir une dispersion lié à la médiane.
Répétition de "distribution" : "Une fois ces calculs réalisés (sur un tableur généralement), on va faire un diagramme de distribution, pour voir la répartition des données."
En gros, on compare la valeur de la médiane par rapport à la moyenne, pour voir si on trouve une symétrie.
"La forme de la distribution permet de trouver la meilleure manière de discrétiser."
Les méthodes de discrétisation
Pour réaliser une carte, on a souvent besoin de créer des classes. Le fait de passer à une série de nombre à un regroupement en classes s’appellent une discrétisation.
"Pour réaliser une carte, on a souvent besoin de créer des classes : le fait de passer à une série de nombre à un regroupement en classes s’appelle justement une discrétisation. "
Plusieurs méthodes existent. Le choix est important, car elle produit l’image de la distribution et contribue à la qualité de l’information.
"Plusieurs méthodes existent et comportent chacune des avantages et des inconvénients ; le choix est important, car il contribue à la qualité de l’information."
le scalogramme ou discrétisation avec seuils naturels ou discontinuité
"Valeurs extrêmes noyées dans des zones avec différentes ordres de grandeurs."
Pour pas s’embêter, on utilise souvent la méthode de Jenks, qui discrétise selon la ressemblance/dissemblance entre les individus. Néanmoins, bien que passe-partout, elle permet pas de comparer les cartes entre elles.
"Pour ne pas trop s’embêter, on utilise souvent la méthode de Jenks, qui discrétise selon la ressemblance/dissemblance entre les individus. Néanmoins, bien que passe-partout, cette méthode ne permet pas de comparer les cartes entre elles."
Tu devrais un peu plus parler de la méthode de Jenks.
Désolé si cette partie fait sûrement statistique et mathématique, je suis vraiment désolé. L’idée étant juste vous donner quelques pistes pour traiter vos données avant de cartographier !
Deux fois le mot "désolé" : "Désolé si cette partie est peu trop mathématique mais elle m'a semblé plus que nécessaire, l’idée étant juste vous donner quelques pistes pour traiter vos données avant de cartographier !"
Une petite transition ?
Avis global : Partie toujours intéressante, qui permet de comparer les différentes méthodes. Peut-être serait-il judicieux de la mettre avant le II. Sémiologie cartographique ? En effet, on en a besoin dans le TP du II. Et puis, cette tâche doit être menée en amont du travail cartographique en tant que tel, donc il serait légitime de l'apprendre en premier, même si ce n'est pas le vif du sujet. Je suis curieux de voir la suite.
Courte ? Le tutoriel a beau être très digeste, faut pas pousser. Pourquoi ne pas dire : "Dans ce cours d'introduction, nous aurons donc vu plusieurs éléments fondamentaux de la cartographie."
Tout d’abord, des éléments de débats et historique, démontrant que la discipline cartographique est issue d’un long cheminement intellectuel, mais aussi artistique.
"Esthétique" est à préférer à "artistique", car la cartographie n'est pas connue comme un art : "Nous avons étudié des éléments de débats, des données historiques, qui montrent bien que la discipline cartographique est issue d’un long cheminement intellectuel mais aussi esthétique."
Ensuite, nous avons vu une méthodologie permettant de construire une carte.
Un peu flou : c'est le principe du cours que présenter une méthodologie cartographique. "Ensuite, nous avons étudié la sémiologie cartographique, les pratiques cartographiques alternatives et le traitement des données. Ça en fait, des connaissances acquises, hein ?"
Bien que vous n’allez pas construire des cartes au quotidien, vous allez en voir certainement. Restez critiques sur ces documents, tant sur la forme que sur le fond. Il est si facile de (se) tromper, même de manière involontaire, et de mal interpréter un document !
Très correct, mais reformulable : "Même si vous n’allez pas construire des cartes au quotidien, vous serez certainement confrontés à ce type de support : restez donc critiques, tant sur la forme que sur le fond, car il est facile de (se) tromper, même de manière involontaire, et de mal interpréter un document !"
Je souhaite remercier chaleureusement Dwayn pour sa relecture attentive !
La carte est un produit de l’esprit : elle sera partiel, car il sera impossible de prendre en compte la totalité des informations. Elle sera aussi partial, car il faudra choisir les informations qui seront intégrées.
"La carte est un produit de l’esprit : comme il sera impossible au cartographe de prendre en compte la totalité des informations existantes, elle sera partielle. Elle sera également partiale, car il faudra choisir les informations à intégrer."
"La qualité du choix des données, ainsi que celle de la représentation, est donc essentielle afin que la carte soit à la fois pertinente et esthétiquement agréable."
Cette subjectivité a une influence importante au sein même de la discipline.
Une règle générale pour les participes passés : quand tu ne sais pas s'il faut mettre un t, un s ou rien du tout, essaie de prendre le participe passé au féminin. Par exemple, le participe passé de "transmettre" au féminin donne "transmise" → "transmis".
D'autres exemples : "Dire" → "Dite" → "Dit", "Choisir" → "Choisie" → "Choisi", etc.
Et encore, ici, on n’est qu'une question de toponymie (la dénomination des lieux) !
Le mot "second" implique qu'il n'y a pas de troisième. Il est donc préférable de dire : "Au deuxième siècle de notre ère,"
Les Grandes découvertes : essor de la cartographie
Comme on l’a dit, les cartes ont connu un développement inouï grâce à l'exploration du monde. Comme le besoin se faisait sentir, on a peaufiné les traits de côtes, l’intérieur des terres (via les fleuves)…
Les autres paragraphes sont au présent : il vaut mieux uniformiser. Donc : "On l’a dit, les cartes connaissent un développement inouï grâce à l'exploration du monde : comme le besoin se fait sentir, on peaufine les traits de côtes, l’intérieur des terres (via les fleuves)…"
« La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre » (Y. Lacoste) : de Cassini aux cartes d’État-major
Ces cartes ont la particularité d’avoir été composées grâce à la triangulation géodésique. Grâce à différentes techniques, notamment des améliorations dans les lunettes, on améliore encore plus la précision. Les reliefs ne sont pas vraiment précis, mais les distances si !
"Ces cartes ont la particularité d’avoir été composées par triangulation géodésique : grâce à cette technique et à d'autres (amélioration des lunettes, etc.), les cartes deviennent encore plus précises. Les reliefs ne sont pas vraiment excats, mais les distances, si !"
De ces cartes furent établie celles de l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) à partir de 1940.
"De ces cartes furent établies celles de l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) à partir de 1940."
La carte comme outil de communication : apport de la Sémiologie de Bertin
Les progrès techniques ont permis de rendre les cartes très précises. Même si cette précision a des avantages (comprendre concrètement le terrain, etc.), elle n'est pas dénuée d’inconvénients.
Trop de petites phrases : "Les progrès techniques ont permis de rendre les cartes très précises : cependant, même si cette précision a des avantages (comprendre concrètement le terrain, etc.), elle n'est pas dénuée d’inconvénients."
Comme on l’a dit plus tôt, la carte, en plus d'être un outil militaire, est un outil scientifique, puisqu’il permet de comprendre et visualiser le monde
"Comme on l’a dit plus tôt, la carte, en plus d'être un outil militaire, est un outil scientifique, puisqu’elle permet de comprendre et visualiser le monde"
Charles-Joseph Minard (1781–1870) a proposé diverses manières de visualiser l’information
"Bref, penser le travail en amont de la cartographie à proprement parler !"
Résumer et analyser des données
Usuellement, les valeurs sont classées en 2 types : les valeurs spécifiques (minimum, maximum…), représentatives$^1$ dans un domaine (quota ou seuil par exemple) et les valeurs centrales, permettant de voir la série.
Je trouve la footnote mal placé. Je dirais plutôt : "Usuellement, les valeurs sont classées en 2 types : les valeurs spécifiques (minimum, maximum…), représentatives dans un domaine (quota ou seuil, par exemple$^1$) et les valeurs centrales, permettant de voir la série."
"Permettent de voir la série" n'est pas clair.
Met une majuscule au mot "Typiquement" de la footnote.
On regarde aussi les paramètres de dispersion, c’est-à-dire la l'étalement par rapport à une valeur centrale (moyenne, médiane, mode).
"Paramètres de position" est en gras. Donc "Paramètre de dispersion" doit aussi l'être. Petite faute, autrement : "On regarde aussi les paramètres de dispersion, c’est-à-dire l'étalement par rapport à une valeur centrale (moyenne, médiane, mode)."
l’intervalle interquartile pour voir une dispersion lié à la médiane. On va donc calculer les quartiles.
"l’intervalle interquartile, calculé à partir des quartiles, sert à observer une dispersion liée à la médiane."
Les méthodes de discrétisation
Bien sûr, selon la méthode choisie, les résultats seront différents. Pour ne pas trop s’embêter, on utilise souvent la méthode de Jenks, qui discrétise selon la ressemblance/dissemblance entre les individus. Par un jeu algorithmique, cette méthode cherche à minimiser la variance intra-classe, mais maximise celle extra-classe. Dit autrement, cette méthode recherche des valeurs homogènes à l’intérieur d’une classe. Dit encore autrement, c’est une manière automatisé d’appliquée la méthode des seuils naturels. Néanmoins, bien que passe-partout, cette méthode ne permet pas de comparer les cartes entre elles.
Merci pour l'explication, mais elle est à reformuler : "Bien sûr, selon la méthode choisie, les résultats seront différents. Pour ne pas trop s’embêter, on utilise souvent la méthode de Jenks, qui discrétise selon la ressemblance/dissemblance entre les individus : par un jeu algorithmique, ellee cherche à minimiser la variance intra-classe tout en maximisant celle extra-classe. Dit autrement, cette méthode recherche des valeurs homogènes à l’intérieur d’une classe : c’est donc une manière automatisé d’appliquer la méthode des seuils naturels. Néanmoins, bien que passe-partout, cette méthode ne permet pas de comparer les cartes entre elles."
D'ailleurs, pourquoi cette méthode ne permet-elle pas de comparer les cartes entre elles ?
Pour répondre à ta question (et ce que j’ai ajouté au bouzin) :
Néanmoins, bien que passe-partout, cette méthode ne permet pas de comparer les cartes entre elles : en effet, nos classes auront des bornes différentes.
"Arrêtez" signifie que l'on a déjà fait ça. Or le lecteur n'a sûrement jamais vraiment fait de carte. Donc un : "Évitez le superflu, ne marquez pas le mot légende."
L'image illustrative mériterait d'avoir une barre entre les deux cas, pour qu'on puisse bien faire la différence.
Il existe plusieurs types de légendes : La première est la légende de type cartographique, utilisée notamment par l’IGN : elle se subdivise en quelques rubriques principales, avec une organisation par type de figurés (point, linéaire et zonale). On peut aussi faire une légende par type géographique, avec une organisation thématique (villes, reliefs). Autre possibilité : la légende problématisée, qui fournit, à travers un questionnement, une clé de compréhension à la carte. Les titres de parties sont les mêmes que celle d’une dissertation !
Le premier type est le type cartographique, utilisé notamment par l’IGN : la légende se subdivise en quelques rubriques principales, avec une organisation par type de figurés (ponctuel, linéaire et zonal).
On peut aussi faire une légende par type géographique, avec une organisation thématique (villes, reliefs).
Autre possibilité : la légende problématisée, qui fournit, à travers un questionnement, une clé de compréhension à la carte. Les titres de parties sont les mêmes que ceux d’une dissertation !
Ainsi, si on veut faire un document d’analyse, on préférera la solution carte → légende. Mais si on doit cartographier pour un public chauvin, on choisira légende → carte.
La mise en page permet de « scénariser une carte » pour raconter une histoire. On doit faire attention à la connotation des mots employés selon le destinataire : journal, décideur politique, revue scientifique… Une carte, au-delà de l’informatif, doit être aussi esthétique, pour qu’elle soit agréable à regarder. Au-delà du respect primordial de la sémiologie, le style de la carte peut changer l’angle d’approche !
"Encore quelques petits exemples : aux États-Unis, l’Amérique est au centre et, en Australie, la carte est orientée vers le Sud avec le pays des koalas en haut !"
Emprise et orientation
Songeons à la carte australienne orienté plein sud !
"Cependant, on doit aussi tenir compte des contraintes – notamment visuelles –"
Variables visuelles et nature des données
Valeur : consiste à faire la valeur d’un figuré et d’un seul et consiste à faire varier la quantité de noir ou d’une couleur (c'est à dire prendre du rouge 0%, 20%, 40%, 60%, 80%, 100%), une infinité peut exister mais la contrainte majeure est celle à la capacité de l’œil à distinguer les différentes classes.
"Valeur : consiste à faire varier la quantité de noir ou d’une autre couleur pour un figuré donné (c'est à dire prendre du rouge 0%, 20%, 40%, 60%, 80%, 100%). Une infinité peut exister mais la contrainte majeure est celle liée à la capacité de l’œil à distinguer les différentes classes."
La variation est monochrome et l’on fera attention à ne pas mélanger les figurés ou les couleurs. Le but est de permettre une bonne perception, en se disant « même couleur, mais de valeur différente = même caractère, mais avec des quantités différentes ».
"La variation est monochrome et l’on fera attention à ne pas mélanger les figurés ou les couleurs, le but étant de permettre une bonne perception, en se disant « même couleur, mais de valeur différente = même caractère, mais avec des quantités différentes »."
"Cependant" n'est pas valable lorsque l'on commence un paragraphe dans une nouvelle partie : "Un autre facteur est à prendre en compte : la représentation des données diffère selon le type d’implantation (zonale, linéaire ou ponctuelle). "
Construire une carte à deux ou trois caractères
. c’est un cas bizarre dans un tableau de donnée, car on doit distinguer les valeurs positives des valeurs négatives.
Ces valeurs sont des faits de croissances et décroissances, et de ce fait considéré comme une carte à deux caractères, l’une étant les valeurs positives et l’autre les valeurs négatives.
Jeux de cartes, construire une collection de cartes
Dans le cas d’une représentation zonale et où les autres entrées représentent d’autres caractères, la solution de représenter sur une carte unique est impossible.
"Néanmoins" marque une opposition avec la phrase précédent. Il est plus diniqué d'écrire : "Même si la carte à réaliser sera la même pour tous les lecteurs, il y aura autant de représentations qu’il y aura de cartographe. Ce travail pratique n’aura donc pas de correction particulière, simplement quelques éléments de réflexion."
"Les cartes présentées sont incomplètes (pas d'habillage complet, etc.), mais ce n'est pas important : l'intérêt de cet exercice est de les comparer entre elles."
Je ne comprends toujours pas l'histoire des -2% et des 110%…
Pour conclure le TP, j’espère que vous avez put représenter de manière correcte les données. Si le résultat ne vous satisfaits pas, vous pouvez recommencer ! On arrive généralement pas au premier coup, mais après plusieurs essais, on prends le coup de main !
"Le TP est déjà terminé ! J’espère que vous avez pu représenter de manière correcte les données : si le résultat ne vous satisfait pas, vous pouvez toujours recommencer ! Quoiqu'il en soit, on ne fait jamais quelque chose de parfait du premier : après plusieurs essais, vous commencerez à avoir le coup de main !"
Un point à la fin de la phrase : "En déformant la grille, on déforme le fond de carte."
La représentation du réseau et son utilisation
On peut imaginer faire des cartes où les éléments proches graphiquement sont ceux qui ont un temps de trajet court, tandis que ceux éloignés graphiquement soit ceux avec un temps de trajet long. On verrait des distorsions de l’espace. Dans ce cas, on pourra réaliser un cartogramme pour représenter ce phénomène.