Le plus important est-il le travail ou l'environnement ?

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Bonjour,

Actuellement en dernière année d’école d’ingénieurs, je suis en pleine recherche de stage. Une des questions que je me pose est la suivante :

Qui, de l’environnement de travail ou de la nature des tâches, est le plus important ?

J’imagine bien que la réponse dépend de la personnalité et qu’on ne peut pas trancher de manière universelle, mais j’aimerais avoir votre opinion sur le sujet, si possible illustrée par votre expérience. En particulier, avez-vous déjà vécu une des situations ci-dessous ? En voyez-vous une préférable aux autres ?

  • Un travail inintéressant mais une équipe géniale
  • Un travail inintéressant mais des avantages (salaire, comité d’entreprise, etc.) non négligeables
  • Un travail passionant mais une équipe insupportable
  • Un travail passionant mais peu d’avantages

Merci !

LinkedIn - GitHub - En recherche d’un stage de 6 mois en machine learning à partir de février 2018

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Salut,

Pour ma part, je pense qu’il faut un équilibre entre les deux. C’est-à-dire, que si le travail est passionnant, mais avec une équipe insupportable, souvent ça veut dire mauvaise ambiance, beaucoup de pression, peu de reconnaissance. J’aurai du mal à trouver le boulot passionnant. Vraiment.

Pour le salaire, tant que c’est raisonnable, je ne m’en préoccupe que peu, je veux juste pouvoir suivre mon train de vie, et être dans la moyenne. Mais un gros salaire ne m’attire pas.

Pour ce qui est du travail inintéressant et l’équipe géniale, je suis plus mitigé. C’est-à-dire, que mon équipe est actuellement génial. Mais en Janvier dernier, je n’ai quasiment pas eu de boulot pendant 1mois. Donc, quasi rien à faire. Et ben même avec une bonne équipe c’est pesant. Ensuite, tout dépends de tes souhaits de carrière, mais je trouve qu’un boulot ou tu apprends des nouvelles choses reste tout de même bénéfique pour la suite, mais ça c’est personnel.

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Moi je suis dans toutes les situations à la fois x)
J’ai un boulot potentiellement passionnant, avec des axes d’amélioration énormes, mais le travail se retrouve limité par les directives et la pression.
Et mon équipe est super, mais les relations sont tendues à cause de l’organisation bancale de la gestion des projets.
Donc c’est pour ça que j’ai à la fois un travail passionnant et inintéressant, et une équipe géniale avec des relations insupportables.
(quant à mes avantages, c’est pas fou mais c’est acceptable tout de même)

Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison - Coluche

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C’est important d’avoir un boulot plaisant, avec des bonnes relations (et un bon environnement de travail en général). Les deux sont importants, l’un peut compenser l’autre mais de manière limitée je pense. Quant au salaire et aux avantages, ils sont à considérer à part. Tu ne compenses pas un mauvais taf avec un salaire ou des avantages.

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Quand on a un hiérarchique/manager vraiment mauvais, quel que soit l’intérêt du travail, on peut se faire beaucoup de mal au travail et il faut savoir partir (ou faire partir la personne, mais c’est rare).

Normalement si tu as fait une école d’ingénieur et que tu bosses bien, tu as des compétences qui sont utiles et demandées, et donc tu as beaucoup de choix. Tu dois pouvoir trouver un boulot qui soit intéressant et dans un bon environnement, au lieu de faire des compromis. Tout le monde n’a pas cette chance, mais il faut en profiter – ça veut dire aussi être efficace dans sa recherche d’emploi, et ça peut prendre quelques essais pour trouver le bon environnement.

Enfin, tu n’as pas cité un aspect important du choix du travail pour moi : quel bénéfice pour la société ? Un travail "intéressant" concentré sur l’espionnage des autres ou l’exploitation des plus faibles (par exemple en leur bourrant le crâne avec de la pub ou en les rendant accroc à des actions payantes), non merci. Il y a des travaux neutres pour la société, et des travaux où tu peux carrément te dire que tu rends le monde un peu meilleur chaque jour. C’est rare, mais pour les trouver il faut commencer par les chercher.

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Quand on a un hiérarchique/manager vraiment mauvais, quel que soit l’intérêt du travail, on peut se faire beaucoup de mal au travail et il faut savoir partir (ou faire partir la personne, mais c’est rare).

Pire, cela peut même te dégoûter de la profession. De même qu’un environnement technique qui ne convient pas. Quand tu travailles sur du vieux code, dans un langage que tu n’apprécies pas, sans gestion de version, de documentation ou d’intégration continue à la hauteur, ça peut aussi faire douter.

Pour la question du bien fondé pour la société, c’est comme souvent une appréciation personnelle. Pour certains le militaire n’est pas un mal absolu, car ils l’assimilent à une notion de protection, de défense plus que d’attaque (ce qui n’est pas absurde).

Puis de nombreuses applications civiles utiles peuvent avoir une application militaire nuisible, où placer la frontière ? Par exemple j’ai bossé dans un contexte de tracking vidéo automatique pour un hélicoptère civile, pour aider le pilote a identifier les personnes perdues en mer et des héliports même avec une météo mauvaise. Pas besoin de réfléchir longtemps pour imaginer ce que l’armée pourrait faire de ce genre de produits. Donc ce produit, il est mal ou bien ? Je dirais qu’il est utile même s’il peut facilement devenir nuisible.

Je sais que le sujet du bienfait d’un produit a été souvent abordé par nohar et victor par ici.

Tu ne compenses pas un mauvais taf avec un salaire ou des avantages.

Je mettrais un bémol là dessus. Cela dépend évidemment de la personne. Tu sais beaucoup d’ingénieurs n’éprouvent pas une grande satisfaction dans leur boulot, n’ont pas la passion pour leur métier et font ça uniquement dans un but alimentaire. Car le salaire est bon, les conditions de travail sympa et que c’est le plein emploi globalement. Pour ces personnes là, le salaire suffit, cela leur permet de compenser avec une meilleure vie de famille, plus de loisirs, etc. L’important est de s’y retrouver.

Personnellement aussi je n’ai jamais cherché à maximiser le salaire, j’ai refusé même des postes intéressants intellectuellement et financièrement mais dans des lieux qui ne m’attiraient pas, loin des amis et de la famille. Certains auraient sans doute franchis le pas.

Amateur de Logiciel Libre et de la distribution GNU/Linux Fedora. #JeSuisArius

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Si tu arrives à prévoir comment ton environnement de travail va être, donne moi ton astuce.

Dans ma dernière équipe d’aviation, il y a eu un non dit qui a dégradé les conditions de vol et je n’ai jamais su les raisons. Des fois on a des expériences très étranges même si elles sont enrichissantes avec le reste de l’équipe.

AVION // 🐺 // 💡 // L’hiver vient

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A-312 : Prévoir l’environnement de travail, évidemment tu ne peux pas. Mais le jour ou tu vas passer des entretiens, tu peux avoir une idée tout de même. Je vais juste donner deux exemples :

  • Entretien dans une startup. Je suis venu passé l’entretien à 18h, on est passé dans l’openspace. Je dirai une vingtaine de personnes, pas un bruit dans l’openspace, pas une chaise vide. Je suis peut-être venu au mauvais moment, mais ça n’inspire pas la confiance.
  • La mission ou je suis actuellement, avant l’entretien on m’a proposé un café, je suis passé donc dans la cafet, à un moment ou 6-7 personnes étaient en train de discuter et de rire.

Dans un cas dans l’autre, ce n’est pas parfait. Mais, si la direction met énormement de pression, pas certain que des gens vont rire pendant la pause, et de la même manière, c’est étrange qu’il n’y ai pas un bruit ou une personne en pause / rentrée chez elle à 18h.

Un autre indice, mais lié au boulot. Si le projet contient que des vieilles technos, ou des technos non mises à jours (Java 6 par exemple), pas d’intégration continue, vieux gestionnaire de version, … Ça veut souvent dire que le management à du mal à bouger. Ce n’est pas vraiment positif.

Après, ce ne sont que des indicateurs, mais jusqu’à maintenant, l’entretien m’a toujours donné une première idée de l’environnement.

EDIT : Et de toute façon, la periode d’essai est aussi là pour ça. Si l’environnement ne te plais pas, il est toujours temps de bouger. Et c’est là ou la reflexion de Vayel a du sens.

Édité par satenske

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Difficile à répondre, et j’ai tendance à penser que les deux vont de pair.

Par exemple, dans mon cas, quand l’organisation de l’entreprise a commencé à vraiment se dégrader (elle était déjà loin d’être au top à la base), l’intérêt des tâches à effectuer a pris un sacré coup.

En effet, quand plus personne ne s’intéresse à ton travail, que toutes les décisions se prennent dans le secret et que tu n’as aucune vision sur le projet, tu ne sais plus vraiment à quoi tu sers, et doutes de l’utilité de ce que tu produis.

Édité par entwanne

@satenske: Le problème de la période d’essai c’est que certaine fois ça on refuse d’autres offres de qualité pour cet emploi, et qu’on n’a pas envie de tout "perdre" en abandonnant notre choix.

En effet, quand plus personne ne s’intéresse à ton travail, que toutes les décisions se prennent dans le secret et que tu n’as aucune vision sur le projet, tu ne sais plus vraiment à quoi tu sers, et doute de l’utilité de ce que tu produis.

entwanne

Et sans le vouloir tu vas moins bien travailler, c’est l’effet Pygmalion1. Les autres membres de l’équipe vont modifier le comportement sans vouloir à cause de pensée du genre "de toute façon il ne travaille pas bien". Dans se genre de cas, on a tendance à comprendre le non-dit ce qui dégrade les conditions de travail.

Sauf si la personne est directe, le problème n’a pas lieu… Mais beaucoup ne disent pas les choses, ce qui créent des conflits latents.


  1. L’effet Pygmalion, également appelé effet Rosenthal ou prophétie auto-réalisante, a été mis en évidence dans une situation expérimentale célèbre. Suite & Source.  

Édité par A-312

AVION // 🐺 // 💡 // L’hiver vient

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De loin le facteur humain est le premier critère pour ma part.

On te met n’importe quel projet tout pourri dans les mains tu t’en sortira si tu as une équipe sur qui tu peux compter et une bonne ambiance de travail, dans laquelle vous pouvez vous soutenir et vous encourager mutuellement.

"Il faut commencer par du rêve. Et les choses deviennent réelles à un moment ou un autre." - Kenny Todd, directeur des opérations pour l’ISS.

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Je pense également que le facteur humain prime sur tout le reste. Une équipe soudée, composée de gens qui s’entendent bien, qui s’apprécient et qui savent bosser ensemble, ça peut vraiment faire des miracles et devenir une motivation pour se lever le matin, y compris quand le boulot est chiant ou qu’il y a des deadlines serrées.

À l’inverse, un environnement humain défaillant rendra systématiquement un boulot merdique. J’ai déjà quitté un job que je considérais "de rêve" à cause d’une ambiance qui avait viré en l’espace de quelques mois, pour devenir à mes yeux à la limite du harcèlement moral, et de l’incapacité de l’équipe dans laquelle j’étais à se mettre au diapason (donc sans espoir d’améliorer les choses à court ni moyen terme)…

Bref, pour moi c’est la culture, l’état d’esprit, et surtout l’adhésion de tous les collaborateurs à cet état d’esprit, que je regarde en priorité. Du moment que ces trois éléments sont acquis, tout le reste peut en découler. D’ailleurs, c’est devenu une part importante de mon travail que d’entretenir cette capacité à travailler ensemble et à communiquer efficacement au sein de mon équipe.

Édité par nohar

I was a llama before it was cool

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