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Week-end à Copenhague

Récit de voyage

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Temps de lecture estimé : 33 minutes

En début de mois, je me rendais en week-end à Copenhague, capitale du Royaume de Danemark. Je vais ici vous conter ce voyage.

Je m’essaie à ce type de récit, que je n’ai jamais expérimenté avant.

Au commencement, les regrets

Mon amour pour la Scandinavie n’était pas nouveau. Après en avoir longtemps rêvé, j’avais eu l’occasion de vivre un an en Suède lors d’un échange Erasmus, en 2013-2014. J’avais profité de ce voyage pour visiter une bonne partie du pays1, mais étais rentré en France en regrettant de n’avoir pas poussé un peu plus loin pour me rendre dans les pays voisins. Au Danemark, par exemple.

Les années ont passé, j’ai eu l’occasion de faire quelques autres voyages, et notamment de retourner en Suède. Mais toujours pas de Danemark en vue. J’envisageais d’ailleurs plutôt l’Islande2 comme prochaine destination.

Fin août, vint le déclic. Au cinéma, j’étais parti voir Summertime, l’histoire d’un jeune italien qui part en vacances à San Francisco sur un coup de tête. Loin de moi les maisons bleues adossées aux collines, mais je me suis souvenu que je n’avais pas visité de nouveau pays depuis un certain temps (au moins 6 mois). L’idée même d’une pause me faisait le plus grand bien, et surtout, aucune contrainte ne m’empêchait de partir, là, maintenant (si ce n’est de poser quelques jours de congés).

Aussitôt rentré chez moi, je m’affaire à trouver quelles destinations sont facilement accessibles, et à quel prix. Je trouve ça tellement épuisant : il faut établir quels vols existent entre chaque potentiel aéroport de départ, et pour chaque idée de destination. Miraculeusement, je trouve assez vite une liaison Ryanair entre Charleroi et Copenhague, à un tarif très intéressant (entre 20 et 30€ l’aller-retour pour les moins chers).

C’est décidé, j’irai à Copenhague !
Et probablement tout début septembre, c’est à dire deux semaines plus tard.

Viennent ensuite les autres points à prendre en compte. Déjà, où dormir une fois sur place ? J’épluche les sites des auberges de jeunesse, à la recherche d’un endroit où il reste de la place, et à un prix abordable (on parle du Danemark, tout de même). J’en trouve une qui retient mon attention : bien placée, pas trop chère, et surtout qui n’affiche pas complet.

Le second point, c’est celui du trajet jusque Charleroi. Géographiquement, Nancy3 et Charleroi ne sont pas tellement éloignées (seulement 230km à vol d’oiseau et 3h de route). Mais sans voiture, ce n’est pas la même galère.

  • En train, il ne faut même pas y penser : trop de changements, et très lent (on perd tout l’intérêt de ce moyen de transport).
  • Le covoiturage, j’ai assez peu confiance, et il n’y avait de toute façon rien de disponible pour mon trajet.
  • Restait donc le bus, avec une compagnie qui relie Nancy et Charleroi, moyennant une correspondance, le tout en 5h30-6h.

Le hic, c’est que les prix pour cette navette ne fonctionnent pas comme on pourrait s’y attendre (quand on est habitué à d’autres compagnies de transport). Ils augmentent inéluctablement, plus la date se rapproche, et plus les bus se remplissent. Pas de tarifs de dernière minute pour profiter à moindre coût des dernières places. Il me semble que c’est parce qu’ils adaptent la taille du véhicule au nombre de places vendues. Donc les places étaient majoritairement à prix forts (36€ le trajet, le maximum). Je voyais tout de même un trajet aller à 10€, qui impliquait de passer la nuit à l’aéroport de Charleroi.

Je me laissai alors 2 jours de réflexion, afin de me décider sur les dates précises (et donc le nombre de nuits), et sur les horaires des transports. Ces 48 heures écoulées, les jeux sont faits, je peux enfin passer aux réservations. Je passerai donc 4 jours pleins à Copenhague (et n’aurai pas à dormir à Charleroi). J’ai alors juste à déposer ma demande de congés, et à attendre deux semaines.


  1. Ce qui sera peut-être l’occasion d’un autre billet, un jour. 

  2. Oui, je fais une fixation sur les pays nordiques. 

  3. Ma ville de résidence. 

Le début d'un long périple

Vint enfin le jour fatidique, jeudi 31 août. Après une journée de travail, j’ai regagné mon appartement et terminé de remplir ma valise. Il restait encore quelques heures à patienter. Le temps de vérifier que toutes les réservations étaient bien imprimées et rangées, que tout était en place. Plusieurs fois.

Le départ du bus était prévu vers 23h, j’y vais avec un peu d’avance, et grimpe à l’intérieur après que le chauffeur daigne en ouvrir les portes. Bon, on est plus sur du minibus que du bus. C’est assez inconfortable, mais je n’ai pas trop le choix, ça fera l’affaire. Il n’y a pas vraiment moyen de prendre appui pour piquer un somme (la cloison et le siège de devant sont trop éloignés). Je suis crevé. J’arrive tout de même à somnoler, les minutes sont longues, mais on s’approche petit à petit de Luxembourg.

On y arrive finalement vers 1h, il est temps de sortir de la navette pour attendre la correspondance. Pour rappel, il n’y avait pas de direct Nancy-Charleroi, une correspondance se fait donc sur le parking de l’aéroport de Luxembourg. Manque de chance, il s’agit d’un petit aéroport, fermé la nuit. Il faudra donc attendre dehors, sous le vent. Et si tu crois que j’ai eu peur, c’est faux. Et si tu crois que c’est fini, jamais. Mais j’ai froid1.

Arrive ensuite le bus pour Charleroi. Oui, un vrai bus cette fois. Départ à 1h30. C’est bien plus confortable, les sièges sont même inclinables. Les arrêts fréquents et le bus de plus en plus rempli empêchent néanmoins de dormir paisiblement. On arrive à Charleroi aux alentours de 4h30, le plus gros du trajet est fait.

Au moment d’entrer dans l’aéroport, je ressens la psychose antiterroriste ambiante. Avant même d’accéder au hall, premiers portiques de sécurité et patrouilles militaires. Séquelles de l’attaque récente de l’aéroport de Bruxelles. Il y a du monde dans le hall, je rejoins directement la queue pour entrer en salle d’embarquement. Une vingtaine de minutes plus tard, j’ai passé les portiques, bippé, bénéficié d’une palpation de sécurité, fait un tour au duty-free, rempli une bouteille d’eau au lavabo, et ai pu m’asseoir sur un siège libre devant ma porte d’embarquement. Il reste encore approximativement 1h30 avant le décollage.

Ils finissent par appeler à l’embarquement les voyageurs à destination de Copenhague. Je me lève et prends place dans la file. Un contrôle d’identité et quelques escaliers plus tard, me voilà sur le tarmac. Encore un peu de patience… … ça y est, j’ai pris place dans l’avion ! 1h30 de vol m’attendent, de quoi me permettre de rattraper encore un peu de sommeil. L’avion décolle.

Vers 8h, il a commencé à se rapprocher du sol. J’aperçois les côtes danoises, puis un grand pont, l’Øresundsbron, je devine alors Copenhague. Et à l’autre extrémité du pont, la Suède ! Nous sommes d’ailleurs en train de la survoler. L’avion entame alors un demi-tour et sa descente sur Copenhague. 30 minutes passent encore, pendant lesquelles l’avion atterrit, laisse les passagers s’en extraire, et traverser les longs couloirs jusqu’à l’entrée de l’aéroport. Je m’occupe ensuite d’acheter un billet de train (pour gagner le centre-ville) et de descendre sur le quai. Puis de remonter pour descendre sur le bon quai (c’est mieux).

J’ai profité de mon passage par l’aéroport pour retirer mes premières couronnes danoises, et amassé tous les plans gratuits de la ville. Je les étudie consciencieusement pendant mon court trajet de train. À peine un quart d’heure plus tard, je descends en gare centrale de Copenhague. Il n’est pas encore 9h, le trajet s’achève, mais la journée ne fait que commencer !


  1. Ce qui est assez rare pour être relevé. 

Vendredi, tout est permis

Je sors donc de la gare et me dirige vers l’auberge de jeunesse, située à quelques mètres de là. Les chambres n’étant disponibles que pour 15h, il me faut déposer ma valise dans un casier. J’en profite pour transvaser quelques affaires et n’emmener que le strict minimum dans mon sac à dos. Plan à la main, je repars ensuite, à la conquête de la ville !

J’ai une visite guidée de la ville prévue à 10h, au départ de l’hôtel de ville, situé juste de l’autre côté de la gare. Une compagnie propose en effet des visites gratuites de Copenhague, sur réservation. Ce dont je m’étais occupé quelques jours avant mon départ. En chemin vers le point de rendez-vous, je croise un office de tourisme, où j’entre faire le plein de cartes de la ville et guides en tous genres.

Je fourre tout ça dans mon sac, et je reprends mon chemin. Quelques minutes plus tard à peine, je suis au point de rendez-vous. Je me rapproche de la personne sous le parapluie aux couleurs de la compagnie (il fait beau, pourtant) qui trône au milieu de la place, afin de récupérer mon billet. Le guide arrive ensuite, attend que tout le monde se rassemble autour de lui, puis se présente. Il avait un joli nom mon guide, Martin. La visite peut maintenant débuter, et commence logiquement par la présentation de l’hôtel de ville, qui se tient face à nous. Imposant bâtiment (l’un des plus grands de la ville), maintes fois reconstruit suite à des incendies. On apprendra que ces derniers étaient monnaie courante à Copenhague.

Hôtel de ville

Nous poursuivons la visite en direction de Magstræde, l’une des deux plus anciennes rues de la ville (avec Snaregade, sa prolongation), c’est à dire contenant des bâtiments antérieurs aux incendies (1730 pour le plus ancien) ! Nous déambulerons ensuite dans les rues jusqu’à Kongens Nytorv, la nouvelle place du roi, où nous marquerons une courte pause. Le temps de s’élever un peu pour jeter un œil sur la ville : de gros travaux ont actuellement cours pour créer deux nouvelles lignes de métro (et personne ne sait vraiment quand ils s’achèveront). Durant les travaux, quelques esplanades sont mises en place pour en observer l’avancement.

Puis la visite reprend : le guide nous emmène maintenant vers Nyhavn (le nouveau port), quartier emblématique de Copenhague, avec ses façades multicolores, autrefois quartier rouge (marins oblige). C’est d’ailleurs pour mettre fin à cette réputation que la municipalité avait décidé d’amener de nombreux bateaux de plaisance afin de peupler le canal et redorer le quartier. Avant même de construire les ponts, qui empêchent aujourd’hui à ces voiliers de quitter leurs points d’ancrage.

Nyhavn

Nous longeons ensuite la côte. D’un côté, la mer, de l’autre, les jardins d’Amalienborg (palais royal). C’est au niveau de ce palais, résidence actuelle de la reine, que prendra fin notre visite guidée. Il est maintenant approximativement 13h, et tant de choses restent à découvrir.

Amalienborg

Je repars en direction du centre-ville, et me dirige tout doucement vers l’auberge de jeunesse (en croquant un morceau en route). Une fois arrivé, je potasse mes guides touristiques et conçois un programme pour la journée. 15h sonnent, il est temps pour moi de découvrir ma chambre et de m’y installer. Je range délicatement mes affaires et fais consciencieusement mon lit, puis reprends la route.

Ma prochaine destination sera le musée du design, au nord-est du centre-ville. L’occasion de traverser la ville, en empruntant cette fois les jardins du château de Rosenborg.

Ce musée présente des collections très diverses d’objets venus des quatre coins du monde, dont les Daum, Gallé et autres Majorelle me rappellent la maison. On y trouve aussi un imposant étalage de chaises, et des salles dont l’ambiance rappelle des films d’ultraviolence des années 70.

Ludwig Van

Puis je continuai mon chemin vers le nord. Passage par la citadelle, et arrivée à la Petite Sirène, statue emblématique de la ville, hommage à Hans Christian Andersen et son célèbre conte. Elle n’est pas très grande, mais a l’avantage d’être sur son rocher au milieu de l’eau, donc les touristes ne peuvent pas l’approcher de trop près. Il est ainsi assez aisé de la photographier.

Petite Sirène

Je ne sais plus précisément quelle heure il était alors, mais le soleil commençait à se coucher. J’entamai mon chemin de retour vers l’auberge, en longeant la côte puis le canal. J’avais prévu d’y déposer mes affaires puis de ressortir peu de temps après. Quelques formalités pour déloger quelqu’un s’étant installé dans mon lit m’ont cependant fait perdre un petit peu de temps. Je m’extirpe tout de même aux alentours de 19h45, pour rejoindre la place de l’hôtel de ville. Pendant la visite guidée du matin, on nous avait parlé d’un tour de quelques bars du centre-ville qui avait lieu à 20h, le pub crawl, l’occasion alors de sortir et de rencontrer des gens. Il se trouva d’ailleurs que la plupart de ces gens logeaient à la même auberge que moi.

Ce soir là, c’était match de foot ( >_< ), Danemark contre Pologne, l’occasion de voir les danois dans leur milieu naturel. Les bars diffusant le match étaient bondés, ce qui se traduisait par de nombreuses bousculades et verres renversés. Il paraît que l’équipe danoise a gagné. Un guide local nous amenait de bar en bar (5 au total) découvrir des lieux et ambiances différentes. En fin de soirée, la fatigue se faisant amèrement ressentir, je décidai de quitter mes convives et de rejoindre mon lit.

La fièvre du samedi soir

Le jour s’est levé, pendant que je dormais. Aujourd’hui, je pars en quête de la Copenhagen Card, une carte payante limitée dans le temps (48h dans mon cas) permettant un accès gratuit à différents musées et attractions. Direction l’office de tourisme, donc, où je remplis les formalités nécessaires à l’obtention de la carte.

Je rejoins ensuite le port où j’embarque sur une péniche. L’idée ne m’aurait habituellement pas traversé l’esprit, mais c’est compris avec la carte, alors va pour la péniche. Ça m’offrira une autre vue sur la ville. C’est donc parti pour 1h de bateau sur les canaux de la ville, jusqu’à l’Øresund où nous ferons demi-tour à proximité de la petite sirène. L’occasion de voir à quoi elle ressemble de dos, ainsi qu’une flopée de touristes en arrière-plan, dont je faisais partie la veille.

Qui dit canaux dit aussi nombreux ponts, qui sont souvent très bas et/ou étroits. La guide prend soin de faire rasseoir tout le monde à chaque passage. L’idée de voir un touriste décapité par un pont pimente un peu cette virée qui n’a sinon que peu d’intérêt.

J’avais ensuite prévu une montée au clocher de l’hôtel de ville à 12h, par cette journée ensoleillée, pour profiter du panorama sur Copenhague et au-delà. Je m’installe donc pour manger à proximité, puis m’y rends avec quelques minutes d’avance. Avant de constater que de nombreux journalistes sont disposés autour du parvis, et que des chaînes interdisent l’accès à ce dernier. Des officiels semblent sortir par la grande porte, peut-être des membres de la famille royale, l’histoire ne nous le dira pas. Je me renseigne à tout hasard auprès d’un garde, les visites de la tour sont effectivement annulées aujourd’hui. La prochaine visite aura lieu lundi matin à 11h. Bien, c’est noté, je reviendrai.

Pour surmonter cette déception, je dédice de m’attaquer à la tour ronde : une autre tour, plus petite et plus ronde, non loin de là, en plein quartier latin. J’en monte la pente puis les escaliers, fais le tour du sommet, puis redescends. J’ai encore quelques heures devant moi avant ma prochaine activité programmée, je choisis de les occuper en me rendant à Tivoli.

Vue sur Copenhague.
Je rencontre quelques amis en route.

Tivoli est un parc d’attraction, le plus vieux au monde paraît-il, situé en plein centre-ville de Copenhague, à côté de la gare. J’avais lu qu’outre les attractions, c’était un parc agréable à parcourir, mais je n’en suis pas plus convaincu que cela. Je profite tout de même de ma présence pour monter dans les balançoires, qui surplombent la ville à 80m du sol. De quoi prendre un bon bol d’air. :)

Balançoires

Une fois au sol, je constate que j’ai bien géré mon temps : je serai pile à l’heure pour attraper la navette qui me mènera à l’ancienne brasserie Carlsberg. Les anciens bâtiments de l’empire Carlsberg, où trônent encore les cuves et une impressionnante collection de canettes.

Une petite soif ?

Le soir est pour moi l’occasion de participer à nouveau au pub crawl. En effet, le ticket acheté la veille est valable 1 an, et des pub crawls ont lieu tous les jeudis, vendredis et samedis. Au point de rassemblement, devant l’hôtel de ville, j’entends The sound of silence joué à la flûte de Pan. Soit. Ça ne rend pas si mal en plus.

Hello darkness my old friend.

Travail du dimanche

Je consacre mon dimanche matin à Den Blå Planet, un aquarium au sud-est de la ville (proche de l’aéroport). Une navette est là encore disponible pour se rendre sur place. Je ne suis pas trop à l’aise à l’idée d’animaux gardés en captivité derrière des vitrines… mais y a des loutres. :honte:
J’entame donc mon tour pour aller à la rencontre des requins, crocodiles et autres poulpes. Ainsi que beaucoup de petits poissons, mais c’est moins impressionnant. Je profite aussi d’un accès sur la mer pour aller jeter un œil aux côtes suédoises.

La mer qu’on voit danser.

Après une matinée bien remplie, je regagne le centre-ville en métro, direction Nørreport. Cet après-midi, je visiterai les châteaux de la ville, en commençant par Rosenborg. Au milieu d’un grand parc, il était la résidence d’été du roi Christian IV, au XVIIème siècle, et de quelques autres qui ont suivi. C’est un château d’une taille plutôt modeste, comportant une quinzaine de pièces aux styles assez variés (du petit bureau rempli de cadres à la majestueuse salle de réception). La visite est ponctuée par des caves où sont disposés les joyaux de la couronne.

Rosenborg

Je continue ensuite mon chemin vers Amalienborg (le palais royal, souvenez-vous). Celui-ci est divisé en 4 bâtiments, dont l’un est l’actuelle résidence de la reine Margrethe II. Une seule de ces ailes est ouverte aux visiteurs, le palais de Christian VIII. Je n’irai pas jusqu’à dire que ce dernier est sans intérêt, mais je n’en ai pas conservé de souvenir impérissable. Le périmètre de la visite est aussi plutôt limité, la rendant assez rapide.

Je me dirige enfin vers Christiansborg, ancienne résidence royale principale (jusqu’en 1794 où la famille royale s’installa à Amalienborg) et actuel siège du Parlement. Il est aussi connu sous le nom de Borgen, qui a donné son nom à la célèbre série télévisée sur la politique danoise. Christianborg a subi deux gros incendies (c’est celui de 1794 qui décida la famille royale à déménager) et plusieurs fois été reconstruit.

Ma visite débuta alors par les ruines du tout premier château, toujours accessibles par les caves de l’actuel. Il s’agissait du fort d’Absalon, construit au XIIème siècle et incendié/détuit deux siècles plus tard par la Hanse germanique. Je ressors des souterrains pour m’attaquer aux pièces du palais actuel. De vastes salles aux couleurs chaleureuses, mais faisant un peu vide à mon goût.

Mise à part la bibliothèque.

Puis je terminai en visitant les cuisines – qui sont une sorte de reconstitution avec des aliments en plastique et des diffuseurs d’odeurs – et la chapelle attenante. Il était ensuite 17h, l’heure de fermeture. C’est bon, j’avais réussi à boucler les trois châteaux dans l’après-midi !

Je retourne alors à l’auberge pour me reposer un peu. Plus tard, un comparse des pub crawls des soirées précédentes me propose de me joindre à et 2-3 autres pour une virée de nuit dans le quartier de Christiania, la cité plus ou moins indépendante à l’intérieur de Copenhague1. Nous nous posons en terrasse pour prendre un verre, puis un autre groupe nous invite à les suivre dans un bar jazz non loin de là. Nous y passerons une agréable soirée en écoutant les nombreux musiciens qui se succédaient sur scène. Puis nous regagnerons l’auberge tard dans la nuit, pour profiter encore de quelques heures de sommeil.


  1. Je vous en parle plus en détails dans la section suivante. 

Le lundi au soleil

Lundi matin. Je débute la journée par un chocolat chaud que je prends au café de l’auberge. Nous sommes lundi, la plupart des musées et autres attractions sont fermées aujourd’hui, je me contenterai alors de visites en extérieur. Je sors mon plan pour identifier quels quartiers il me reste à parcourir. Principalement Vesterbro, Christiania (de jour) et le quartier latin. Martin, le guide touristique du vendredi matin, passant par là, me conseille aussi le quartier de Nørrebro.

Mais pour commencer, je vais retenter l’hôtel de ville. Une visite a normalement lieu aujourd’hui à 11h. Une fois au guichet, on m’indique que le groupe est complet, et qu’il me faudra repasser à 14h. Tant pis, je suis maudis, en plus ma Copenhagen card allait tout juste expirer.

Je continue alors ma route vers Christiania. Je redécouvre le quartier, qui n’a pas exactement la même tête que la veille. Pour en parler un peu plus longuement, il s’agit d’un projet hippie initié dans les années 1970. Un groupe qui voulait créer une ville libre et autogérée sur le site d’une ancienne caserne militaire, et y a proclamé une sorte d’État indépendant, pas vraiment reconnu par les autorités danoises, qui sont tout de même assez conciliantes.

C’est donc un quartier autonome composé de baraquements en pierre aux murs couverts tags, de petits bars/snacks, de stands de vente de cannabis à ciel ouvert, et où les appareils photo ne sont pas les bienvenus.

Je regagne ensuite le centre-ville et m’achète une salade que je vais manger dans la cuisine de l’auberge. Le temps filant à une vitesse incroyable, je me presse ensuite pour rejoindre l’hôtel de ville avant 14h et tenter une dernière fois ma chance. Étonnamment, cette fois, ça marche ! Je décroche donc mon précieux ticket pour monter au clocher. De là haut, j’ai une vue complète sur la ville mais le ciel est maintenant très couvert. Le grand soleil des jours précédents commence à s’éclipser, et le froid revient.

Tout est gris dehors.

Je redescends les nombreuses marches de la tour et prends la direction du quartier de Vesterbro, qui borde l’auberge de jeunesse. Je sillonne les rues de cet ancien quartier industriel tout en m’orientant doucement vers le nord. Au niveau de la place Vesterbro, je m’arrête pour faire une pause dans un café. Je reprendrai ma route, toujours vers le nord, jusqu’à atteindre Nørrebro.

Ce quartier résidentiel est assez agréable à parcourir. Mais les longues marches des jours précédents, la fatigue, et le vent se levant me feront abréger ma visite. Je me contentai alors de longer le quai jusqu’au pont Fredensbro, me ramenant au centre-ville. C’était là aussi un coin très plaisant, avec de belles façades colorées.

Le seul bémol, ce sont les quelques gouttes de pluie qui commençaient à tomber, dans une bruine peu agréable. Les premières du voyage. J’en profite alors pour entrer dans un marché couvert et m’abriter quelques minutes, le temps d’en faire le tour. Je finis ensuite mon tour en traversant les rues du quartier latin, autour de l’université. Un quartier plein de vie, même dans le crachin.

De retour à l’auberge, je range le gros de mes affaires et redescends m’installer en terrasse pour une petite soirée tranquille.

Mardi, c'est fini

Tic tac ticBrrrrr… Au matin quel réveil. Mâtin quel réveille matin.

Lever vers 6h30-7h pour une nouvelle journée de folie. Je me prépare, je boucle la valise, et je file.

Je vous refais brièvement le topo : je vais à la gare, j’attends, je chope un train et descends à l’aéroport, je passe les portiques de sécurité, j’attends, l’avion décolle, j’attends, il atterrit, je descends, j’attends le bus, le bus part, c’est long, je descends à Luxembourg, j’attends à nouveau, second bus, c’est long aussi, puis je termine le voyage à pieds jusque chez moi.
Ouf. :pirate:

Mercredi, folle journée !

Mercredi, c’est retour au boulot. Il était bien, ce week-end…


Bon, je ne pensais pas écrire autant quand j’ai commencé la rédaction du billet. En espérant vous avoir donné envie de visiter Copenhague !

10 commentaires

Merci pour vos commentaires.

Par curiosité et si ce n’est pas indiscret, à combien t’es revenu 4 jours comme ça sur Copenhague ?

legion_noir

Non pas de problème, c’est une info qui peut être utile.

Il y avait déjà un peu plus de 100€ de transport (avion + bus + train), 150€ pour l’auberge de jeunesse (4 nuits), 70€ pour la Copenhagen card (48h, c’est assez cher mais ça vaut le coup, les musées sont assez chers autrement) et environ 250€ sur place de dépenses en tout genre, soit un total d’un peu moins de 600€.

Au passage, je déconseille fortement de retirer de l’argent au premier distributeur rencontré, dans l’aéroport. Il applique un taux de conversion exagéré par rapport à ceux que l’on trouve en ville. Pour retirer 500 couronnes, j’ai payé 74€ à l’aéroport, contre 67€ en ville.

Ouai les distributeurs d’aéroport ce n’est pas le bon plan.

Par contre ton billet sur la Suède je suis intéressé, les pays scandinaves étant assez haut dans ma liste de pays à faire (juste après la nouvelle zélande et l’Islande j’avoue).

Question : facile de schtroumpfer avec les schtroumpfs de là bas ?

+0 -0

Ouai les distributeurs d’aéroport ce n’est pas le bon plan.

AmarOk

J’avais lu à différents endroits qu’il était préférable à Copenhague de payer en espèces, car certains commerçants faisaient payer un surplus en cas de paiement par carte. Et les frais de ma banque faisaient que, pour des petites sommes, il était préférable d’avoir retirer un plus gros montant et de payer là aussi en liquide.

Donc, comme j’allais incessamment sous peu devoir m’acheter un billet de train, j’ai pensé qu’il me fallait de la monnaie au plus vite. Mauvaise idée.

Par contre ton billet sur la Suède je suis intéressé, les pays scandinaves étant assez haut dans ma liste de pays à faire (juste après la nouvelle zélande et l’Islande j’avoue).

AmarOk

Et ben, je verrai quand je trouverai le temps de m’en occuper, pour réunir mes souvenirs et les synthétiser.

Question : facile de schtroumpfer avec les schtroumpfs de là bas ?

AmarOk

Je schtroumpfe un peu suédois, que j’avais schtroumpfé à l’université pendant mon année de schtroumpfs, donc je peux comprendre quelques schtroumpfs de ce qu’ils schtroumpfent, mais sans plus.

Je schtroumpfais intégralement en anglais sur place, c’est bien plus schtroumpf.

Ma recommandation personnelle après plus de deux mois à tester les kanelsnegle danois, si vous êtes à Copenhague un mercredi, faites un tour du côté de Sankt Peders Stræde (près des bâtiments centraux de l’université et de Vor Frue Kirke) pour tester les onsdagssnegle (meilleur rapport (qualité+taille+cannelle+pâte)/prix selon mes tests).

Édité par Kanaal

+1 -0

Billet très sympathique ! Tant qu’on est en amoureux du Nord, je classerai les capitales dans cet ordre pour ma part: Stockholm > Helsinki > Copenhague > Oslo. Reykjavik étant hors catégorie car trop petite, pas très intéressante, au contraire du reste de l’Islande.

J’espère que tu partageras bientôt de nouvelles aventures avec nous !

Ça me donnerait presque envie d’écrire un petit billet sur mon périple de cet été à Longyearbyen. :)

Fumble’s Dev Center v1.0 - Secrétaire de Zeste de Savoir - Sharleen <3 - Áfram Ísland ! - Commander Shepard true fan

+4 -0

Et Torshavn, tu la mets où ?

Perso, j’ai pas du tut accroché à Helsinki, mais si vous avez l’occasion, "dans le meme coin", mais en quittant les pays Nordiques, Tallinn est une ville très jolie.

Rockaround

Je ne suis jamais allé aux Iles Féroé même si c’est dans ma TODO list. Je ne peux donc me prononcer sur son cas.

Tallinn j’ai bien aimé. Surtout le vieux centre médiéval. Toujours dans les pays Baltes, Vilnius + Trakai + une escapade à Nida pour visiter l’isthme de Courlande, c’est vraiment sympa. Klaipeda: une petite visite du centre ville + un tour à Palanga et Kretinga (pour son jardin d’hiver). Kaunas est assez quelconque. Riga je n’ai pas accroché du tout.

Édité par Fumble

Fumble’s Dev Center v1.0 - Secrétaire de Zeste de Savoir - Sharleen <3 - Áfram Ísland ! - Commander Shepard true fan

+0 -0

J’ai plutôt bien aimé Tallinn, mais j’ai trouvé qu’il n’y avait pas énormément de choses à voir / faire. Et en dehors du centre historique, j’accrochais pas trop au style des bâtiments.

C’est aussi à Tallinn que j’ai réussi à trouver une arête dans une pizza jambon-champignons. :o

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