Votre profil « MBTI » (personnalité psychologique) ?

Non, je ne veux pas ranger les gens dans les cases

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Salut les zesteu((?:ses?)|x)?,

Aujourd’hui je viens vous parler de l’outil MBTI, dont l’acronyme correspond à "Myers Briggs Type Indicator".

Son utilité est plutôt bien résumée par Wikipédia, je trouve :

Le Myers Briggs Type Indicator (MBTI) est un outil d’évaluation psychologique déterminant le type psychologique d’un sujet, suivant une méthode proposée en 1962 par Isabel Briggs Myers et Katherine Cook Briggs.

Il sert comme outil dans les identifications des dominantes psychologiques des personnes dans des cadres liés au management ou aux problèmes dans le cadre des relations interpersonnelles.

Wikipédia

J’en ai entendu parler pour la première fois il y a deux ans, sans y accorder trop d’importance. Puis à force d’échecs professionnels, j’ai commencé à me pencher un peu plus sur la question.

Je suis entrain de me rendre compte que mon profil MBTI n’est que très peu adapté au milieu du développement informatique – ou alors, il me semble que je doive choisir une société où il existe un management bien réel.

Je suis une personnalité de type ENFP, telle que décrite ici : https://www.16personalities.com/fr/la-personnalite-enfp

Si nous décortiquons l’acronyme, nous obtenons :

  • E pour Extravert ;
  • N pour iNtuition ;
  • F pour Feeling ;
  • P pour Perception.

Hors, dans ma catégorie socio-professionnelle, je suis davantage amené à travailler avec des gens introvertis qui, contrairement à moi, ont davantage besoin de stabilité / sécurité que de créativité / liberté (ce qui est mon cas).

C’est, je pense, la principale raison de ma situation d’échec professionnel (je me retrouve au chômage après quatre périodes d’essai consécutives ratées).

Je voulais savoir, entre autre :

  • quel était votre profil MBTI (vous pouvez faire le test sur https://www.16personalities.com/fr/) ;
  • si comme moi vous pensez qu’à un moment donné dans votre carrière professionnelle, votre profil a pu ne pas convenir au « style social » de votre catégorie socio-professionnelle et, le cas échéant, qu’avez-vous fait pour vous en sortir ?

J’en viens à croire que ce thread est une suite logique de vos facteurs d’épanouissement en entreprise.

Auteur du sujet

Salut qwerty,

Question : est-ce que ces tests fonctionnent pour des personnes neuro-atypiques ?

qwerty

Je dirais évidemment que oui. Les questions sont les mêmes pour tout le monde.

N’étant pas neuro-atypique moi-même – du moins je ne le pense pas, même si j’ai douté à un moment de ma vie – je pense que le plus difficile reste d’être objectif dans ses réponses.

Le tout est d’essayer, peut-être deux trois fois en espaçant les tests de quelques semaines ou quelques mois, puis de prendre beaucoup, beaucoup de recul sur les résultats (là où c’est peut-être difficile à faire avec des personnes neuro-atypiques).

Salut,

J’ai fait le test plusieurs fois dans plusieurs langues et j’ai tendance à tomber au milieu sur certains critères. Le résultat est :

  • essentiellement I (Introverted)
  • équitablement S (Observant) et N (Intuitive)
  • essentiellement T (Thinking)
  • équitablement J (Judging) et P (Prospective)

Je me retrouve dans les quatre personas correspondantes, dans une certaine mesure, et selon mes activités. En prime, cela met des mots sur des facettes de ma personnalité que j’ai mis des années à comprendre. J’ai donc bien l’impression d’être sur le fil de ces personnalités là, et pas dans les autres, même si certains passage des autres font écho (les humains sont plus compliqués que quatre lettres…).

Lire les qualités/défauts associés à chaque personnalité donne des pistes intéressantes. Ce que j’ai lu m’a conforté dans les impressions que je me suis déjà faites et qui me guident au plus long terme dans ma carrière.


Ton cas me fait penser à une connaissance, qui est sorti de l’ingénierie (R&D mécanique) pour se lancer dans le conseil aux entreprises sur l’aspect humain (développement personnel, team building, coaching de managers, …). Il garde en loisir des activités créatives autour de l’ingénierie (DIY tout ça). Je suis prêt à parier qu’il a un type de personnalité proche du tien sur ce test (environ trois lettres en commun).

Je parle sans te connaître, mais dans ton cas, peut-être qu’il te faudrait faire comme ma connaissance : changer de métier, voire même de domaine. Changer de métier, ça pourrait tourner vers quelque chose de plus tourné vers l’humain (commercial, conseil, marketing ?), quelque soit l’industrie. Changer de domaine, ça pourrait être se tourner vers des domaines qui s’occupent des gens (santé, charité, aide sociale, …). Évidemment, tu pourrais faire les deux.

Un exemple imaginaire : tu restes dans le développement informatique, mais tu fondes/trouve une petite boîte qui fait un logiciel d’aide à domicile pour les personnages âgées. Tu prends un poste où tu cherches à comprendre les clients : tu vas voir des personnes âgées, leurs famille, les médecins, les associations, … Tu recueilles le besoin et fait le lien avec l’équipe de dev. Le projet est tout nouveau tout beau, beaucoup de liberté/créativité possible.

On peut imaginer plein d’autres choses.

Hors, dans ma catégorie socio-professionnelle, je suis davantage amené à travailler avec des gens introvertis qui, contrairement à moi, ont davantage besoin de stabilité / sécurité que de créativité / liberté (ce qui est mon cas).

J’ai du mal à voir comment tu opposes stabilité / sécurité et créativité / liberté. On peut avoir tout ensemble…

C’est, je pense, la principale raison de ma situation d’échec professionnel (je me retrouve au chômage après quatre périodes d’essai consécutives ratées).

Si ce n’est pas indiscret : tes employeurs ne t’ont pas convaincu ou l’inverse (ou les deux) ?

ou alors, il me semble que je doive choisir une société où il existe un management bien réel.

C’est quoi un management bien réel pour toi ?

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Bon, je suis grosso-modo de l’autre côté, donc ce n’est pas moi qui vais donner des conseils.

Je trouve toujours ce genre de tests amusants. À condition de ne pas les prendre trop au sérieux (effet barnum : après le tests, lisez les autres profils, et voyez dans quel mesure eux aussi marchent ^^ ).

Pour ma part, ils me classent architecte, ce qui n’est pas faux en soi, mais qui passe outre une partie non négligeable de ma personnalité. Je suis d’ailleurs à 1 % près de l'avocat qui marche assez moyen pour moi. Mes résultats sont IN(T/F)J-T, avec toujours entre 30 et 40 % pour le complémentaire, sauf l’introversion.

Je suis un rationaliste humaniste, avec des réactions très différentes entre mon environnement proche et éloigné. Ce qui complique les tests de ce genre (ils loupent souvent un pan pourtant important de ma personnalité). Mais après tout, ce que je suis me convient, et c’est le principal. Je me supporte, en fait, et vu mon caractère de cochon, c’est déjà pas mal. :P

Concernant ta question, je n’ai pas assez d’expérience pour répondre. Sur mes deux emplois, j’ai été pris pour ma rigueur et ma capacité à innover (ce qui peut aller de concert, contrairement à ce que suggère pas mal de questions du test), et j’ai eu des soucis parce que cette rigueur vis-à-vis de mon travail, je l’applique aussi moralement. Et ceux qui manquent de rigueur moral (d’humanité souvent), je risque de leur rentrer dedans. Je suis rarement meneur, mais je lache difficilement l’affaire une fois lancé. Le style social de mépris voilé, de coup dans le dos, de copinage, et de fausse égalité hiérarchique qu’on trouve dans la recherche me repousse fortement.

Pour en sortir, j’ai changé de domaine. J’ai quitté le public pour passer dans le privé, principalement. Autant j’envisage de refaire de la science, voire de la recherche dans les années sui viennent, autant pas dans le public. Et dans tous les cas en me tenant loin des magouilles de cour.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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Avocat (INFJ-T), avec des "pourcentages" assez prononcés sauf pour le J. La description qu’on me donne est à l’opposé à l’idée que je me fais de moi.
Ça vaut quoi ? C’est vraiment sérieux ? « Obtenez une description concrète et exacte de qui vous êtes et de la raison pour laquelle vous faites les choses de la façon dont vous les faites. » Ah oui.

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Salut,

Concernant mon propre résultat, je suis classé INTJ.

Concernant le MBTI en général, c’est un modèle assez sérieux, la classification proposée est répétable et plutôt intéressante pour comprendre comment les gens agissent et réagissent aux situations.

Cependant, il n’y a, à ma connaissance, et aux grand dam de ceux qui ont financé le développement du modèle, aucune règle d’adéquation de profils à des jobs, ou de composition d’équipes idéales. Aucun de ces traits ne qualifie ou ne disqualifie pour quelque job que ce soit, dans l’état actuel des connaissances.

Ca ne veut pas dire que les difficultés de Ge0 ne sont pas liées au fait que son profil est moins fréquent chez les devs, ça veut dire que, si elles le sont, ce n’est pas une fatalité. Dans ma boite, on a fait un test de ce genre (pas exactement le même modèle, mais un autre dérivé des types de personnalités de Jung). On est une boite qui ne fait quasiment que du dev (80% de la boite, du design analog (microélectronique) au développement de réseaux de neurones pour nos applications. On a dans l’entreprise tous les types de profils. L’objet du tests était surtout de dire qu’on ne travail pas tous de la même manière, et qu’il faut en être conscient. Dans la boite dedans, on est 2 à faire du dev embarqué, et mon collègue est très probablement ENFP (j’ai un doute sur le N). On a mis un peu de temps à trouver comment bien collaborer, et on a un peu mis notre chef à contribution pour faciliter les choses, mais on travaille aujourd’hui en bon entente et de façon assez productive.

La façon dont ça se fait dans les détails dépend des individus, il n’y a pas de modèle universel pour ça. Sans nécessiter de viser une grosse boite, une boite avec des gens expérimentés en management aide. L’expérience du monde de l’entreprise, c’est aussi apprendre à travailler avec des gens qui ne travaillent pas comme nous.

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Alors attention avec le MBTI : outre les reproches intrinsèques au test2, le vrai test se fait sur une demi-journée (et pas en mois de 12 minutes sur un site trouvée sur Internet), et d’ailleurs tu es censé prendre l’autre demi-journée avec un psychologue pour discuter des résultats et comment ça va te permettre de fonctionner dans l’entreprise. Donc ces résultats ne sont pas à prendre trop au sérieux.

Par contre, ça reste une bonne base pour se poser des questions, comment tu communiques avec les autres et comment tu t’insères dans une organisation sociale (l’entreprise en premier lieu, il faut bien manger).

Ça permet notamment de prévoir à l’avance des points de friction ou des modes de fonctionnement dont on sait qu’ils ne passeront pas, et d’en discuter dès que possible avec les concernés (ça peut commencer à l’entretien d’embauche, la traditionnelle question quels sont vos capacités et handicaps est un bon point d’entrée).

Par exemple, je sais que je suis probablement (faute d’avoir passé un vrai test) INTP, ce qui amène plein de réflexions intéressantes sur la manière de travailler avec les autres, en particulier tous ceux qui sont persuadés que faire plein de réunions est utile, ou que l’ancienneté et la hiérarchie donnent automatiquement raison, même si c’est pas facile.

PS : ce genre de test est utilisé dans les grandes organisations où le travail implique de grosse responsabilité, de grosses équipes et un fort risque de stress, donc des métiers où on ne peut pas se permettre de découvrir à la première crise que l’équipe ne sait pas travailler ensemble sous la pression alors qu’il y a des enjeux. Donc on fait tout pour qu’ils sachent comment réagir les uns vis-à-vis des autres, sans se fermer la porte aux avantage de tel ou tel profile. Pour prendre un exemple caricatural, imaginez les gens qui bossent dans une cellule de crise de la SNCF ou au pilotage d’une centrale EDF.


  1. Outre le fait qu’il ait été créé par des non-psychologues, il a en fait une assez mauvaise répétabilité pour une grande partie de la population.

Édité par SpaceFox

Auteur du sujet

Merci beaucoup pour vos messages et votre temps. :)

Je parle sans te connaître, mais dans ton cas, peut-être qu’il te faudrait faire comme ma connaissance : changer de métier, voire même de domaine. Changer de métier, ça pourrait tourner vers quelque chose de plus tourné vers l’humain (commercial, conseil, marketing ?), quelque soit l’industrie. Changer de domaine, ça pourrait être se tourner vers des domaines qui s’occupent des gens (santé, charité, aide sociale, …). Évidemment, tu pourrais faire les deux.

Source:Aabu

C’est dans un coin de ma tête et c’est sans doute ce qui me correspond. J’envisage de passer un CAPES au moins par défi – si je me dis que, comme certains ici, j’aime transmettre, alors c’est une piste comme une autre.

Concertant les autres pistes, je vais les explorer.

J’ai du mal à voir comment tu opposes stabilité / sécurité et créativité / liberté. On peut avoir tout ensemble…

Aabu

On peut avoir tout ensemble, mais visiblement, soit tout est affaire de compromis, soit les gens ont une aversion pour l’un ou l’autre. Exemple notoire : le salariat ; notamment ce qu’on peut appeler les bullshit jobs.

Je ne te connais pas bien non plus, Aabu, je me souviens t’avoir croisé une fois à un jzds et je garde un très bon souvenir de ta personne, mais je me demande s’il t’est déjà arrivé d’être le dindon de la farce à mal choisir un travail et à te retrouver coincé dans un emploi qui ne te correspond pas, encore et encore ; emploi qui t’assure un revenu stable et une sécurité réel (pour des projets immobiliers, par exemple) mais qui font de toi un esclave. Je connais même une mère de famille qui me disait qu’elle vivrait bien d’aventures – et pourtant les gens s’évertuent à être sédentaires avec un CDI, etc. Mais on diverge, on refait le monde, ça revient à dire que le bonheur c’est beau et que la guerre c’est pas bien. Ça ne fait pas avancer les choses.

Tout ça pour dire : je me demande si tu imagines vraiment ce que j’ai traversé au point de croire que tu peux avoir la sécurité d’un emploi (disons bullshit) et la liberté de t’épanouir quand tu as des attentes qui sortent un minimum du cadre conventionnel (sans être pour autant un paria, je te parle d’être totalement loyal envers ton employeur et d’avoir des compétences appréciables sur le marché).

Alors peut-être qu’on peut avoir les deux, si j’en crois ce que tu as dit précedemment, à savoir changer de carrière. Vraiment, à voir !

Si ce n’est pas indiscret : tes employeurs ne t’ont pas convaincu ou l’inverse (ou les deux) ?

Aabu

Aucun de mes employeurs ne m’a convaincu. J’ai failli finir en burnout, puis en bore out, puis là ça ressemble à de la dépression.

Avec le recul, c’est mon aversion au risque qui m’a mis dans une telle situation. C’est pour ça que j’essaie vraiment de réfléchir sur ce besoin de sécurité et je pense qu’il est d’autant plus puissant chez les gens qui :

  • n’ont pas ou peu de compétences ;
  • ont une famille à charge ;
  • ont un prêt sur le dos.

Les trois options ne sont pas toutes connectées bien entendu. Mais je me suis aperçu que j’ai travaillé avec des gens qui avaient au moins deux de ces trois critères, et c’étaient pour la plupart des auteurs de petites lâchetés (car faut penser à sa sécurité, tu comprends).

C’est quoi un management bien réel pour toi ?

Aabu

Lorsque mon n + 1 a des capacités de leader. Je n’ai vu ça que chez deux personnes et, @nohar, tu me pardonneras ce dithyrambe, mais tu es de ceux-là. Au même titre que le manager commun que nous avions eu à Scality.

Par la suite, j’ai eu des gens introvertis, qui n’aimaient pas trop gérer les autres et qui étaient au même poste depuis plus de 10 ans. Peut-être que j’attendais trop d’eux, à savoir être des mentors ou je ne sais quoi, mais ça n’a pas du tout été le cas. Je crois que je ne veux plus travailler avec ces gens-là (même si, tu sais, d’après Le Petit Prince, « c’est une folie d’haïr toutes les roses parce que l’une d’elles vous a piqué […] »).

Bon, je suis grosso-modo de l’autre côté, donc ce n’est pas moi qui vais donner des conseils.

Gabbro

Au contraire. Il faut que j’apprenne à travailler avec mes extrêmes opposés et savoir les (contre) manager en retour si je veux évoluer dans le bon sens. Ton avis est donc le bienvenu selon moi.

Pour en sortir, j’ai changé de domaine. J’ai quitté le public pour passer dans le privé, principalement. Autant j’envisage de refaire de la science, voire de la recherche dans les années sui viennent, autant pas dans le public. Et dans tous les cas en me tenant loin des magouilles de cour. Source:Gabbro

Tu vois, là, c’est intéressant, car je disais plus haut que j’envisageais de passer le CAPES. Toi tu es passé du public au privé, et moi j’envisage de passer du privé au public (m’enfin, ça reste une idée à l’état de germe pour le moment).

Et je comprends qu’il puisse y avoir des jeux de pouvoir dégoûtants partout, mais crois-moi, ceux-ci sont tout aussi présents dans le privé (mais sans doute que tu t’en rends déjà compte, dans une certaine mesure).

[…] mon collègue est très probablement ENFP (j’ai un doute sur le N). On a mis un peu de temps à trouver comment bien collaborer, et on a un peu mis notre chef à contribution pour faciliter les choses, mais on travaille aujourd’hui en bon entente et de façon assez productive.

Jacen

Ça c’est extraordinaire. C’est quelque chose qu’on n’a pas pris la peine de faire avec moi (j’aurais dû essayer de provoquer le changement au vu de mon état d’esprit ?). Et vous avez évoqué MBTI / d’autres outils psychologiques dans votre démarche où c’était beaucoup moins « formel » ?

Alors attention avec le MBTI : outre les reproches intrinsèques au test1, le vrai test se fait sur une demi-journée (et pas en mois de 12 minutes sur un site trouvée sur Internet), et d’ailleurs tu es censé prendre l’autre demi-journée avec un psychologue pour discuter des résultats et comment ça va te permettre de fonctionner dans l’entreprise. Donc ces résultats ne sont pas à prendre trop au sérieux.

Par contre, ça reste une bonne base pour se poser des questions, comment tu communiques avec les autres et comment tu t’insères dans une organisation sociale (l’entreprise en premier lieu, il faut bien manger).

SpaceFox

Si ça peut te rassurer : j’ai déjà consulté un psychologue qui avait utilisé un autre outil, sur les styles sociaux, pour me situer dans la case « facilitant », et en ce qui concerne MBTI, j’ai fait le test plusieurs fois et j’ai même pris mes précautions pour répondre en toute objectivité, même aux réponses qui me déplaisaient, même quand j’étais pas dans mon état normal (car on peut tout à fait changer de comportement selon les situations sociales, on ne vit pas dans des cases). Là je me concentre sur la personne que je suis dans ma zone de confort.

Je ne pense pas que l’absence de diagnostic ne fasse pas de moi un ENFP, en tout cas.

OK, selon le site, je serais l’égal de Moriarty. Je sais pas si c’est un compliment. Mais à chaque fois que je fais le test j’ai jamais le même résultat.

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Bah, tu sais, moi, il m’as dit que je voyais la vie comme un grand jeu d’échec, sauf que j’aime pas les échecs. Le jeu si le profil est pas bon : ne répondre que « entièrement d’accord » ou « pas d’accord du tout ». Si tu retombes sur des 40/60 % c’est que ce test en 10 minutes sur internet ne suffit pas pour tenir compte de ta complexité. Comme c’est étonnant.

Perso, à part me dire que je suis introverti et prudent (Non ? Vraiment ? Vous êtes sûr ?), il est incapable de me situer.

Au contraire. Il faut que j’apprenne à travailler avec mes extrêmes opposés et savoir les (contre) manager en retour si je veux évoluer dans le bon sens. Ton avis est donc le bienvenu selon moi.

J’ai du mal à bien saisir ce qui t’a déplut. Tu parles de petites lâchetés, je vois bien l’idée, et je déteste cela à un point assez incroyable. Sauf que si on est d’accord là-dessus, je ne sais pas sur quoi on ne fonctionne pas pareil. Qu’est-ce que tu cherches dans ta vie, dans ton boulot ? Qu’est-ce que tu attends de ton employeur, de tes collègues ? Qu’est-ce que tu ne comprends pas / qui te choque dans le comportement de tes collègues, employeurs ou amis ? J’ajoute amis, car même si c’est en dehors du cadre pro, ça peux aider à comprendre ce qui te gène.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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Ça c’est extraordinaire. C’est quelque chose qu’on n’a pas pris la peine de faire avec moi (j’aurais dû essayer de provoquer le changement au vu de mon état d’esprit ?). Et vous avez évoqué MBTI / d’autres outils psychologiques dans votre démarche où c’était beaucoup moins « formel » ?

Ge0

Non, quand on est en train de gérer les relations interpersonnelles, on n’évoque pas les outils type MBTI, et pour plusieurs raisons:

  • Déjà il y a le risque de se tromper, nous sommes managers (enfin je ne le suis pas dans mon poste actuel, mais je parle dans ce contexte), pas psychologues. Commencer pas se tromper, ça peut rendre une personne dubitative, et rendre les discussions plus compliquées.
  • Même si on a le bon type, la personne peut être vexée d’être considéré par son seul type dans un test psychologique
  • Et elle a raison, ces profils permettent de catégoriser les comportements spontanés des gens, mais, d’une part, on ne colle en général pas totalement au modèle, et d’autre part on parle ici de faire un effort conscient pour s’adapter à la façon dont l’autre interagit. On sort du cadre du profil.

Pour autant, toutes les formations pour manager forment entre autres à identifier des comportements et adapter son discours. Et puis mon cas, c’est le cas facile ou ça a un peu fritté au début, mais où tout le monde est de bonne volonté et est prêt à faire des efforts pour arrondir les angles.

Par contre mon cas ici c’est la discussion entre deux collègues. Quand c’est avec le chef que ça se passe mal, c’est plus compliqué, surtout si le chef n’est pas dans l’optique où c’est à lui de faire des efforts et s’adapter pour tirer le meilleur de son équipe.

Dans ton cas, cependant, ce qu’il te faut, c’est une structure avec des chefs d’équipes formés au management, tout en ayant une culture d’indépendance des équipes qui te permette d’explorer sans piétiner les plates bandes de l’équipe d’à côté. Je suis sur que tu peux trouver, même si je ne peux pas trop t’orienter dans les boites qui font du dev back-end. Par contre, il y a un truc à noter: ça s’est bien passé avec mon collègues parce que nous étions tous volontaires pour améliorer la situation. Ce que je veux dire, c’est que toi aussi il faut que tu prennes en compte que tes collègues travaillent différemment de toi, et que ton chef peut avoir des objectifs et un besoin de sécuriser le résultat, en dépit de ce qu’une solution plus créative peut apporter.

Je n’ai jamais bossé avec toi, tu fais peut être déjà ces efforts, mais il faut garder à l’esprit que ce n’est pas à sens unique. De plus, l’équilibre dans les relations sera différent dans chaque équipe. Maintenant que tu as identifié la difficulté, tu vas pouvoir apprendre à détecter en entretien si une entreprise donnée est potentiellement un bon cadre pour toi. Des souvenirs que j’ai de nos JSdZ, tu es quelqu’un de sympathique et de très intéressé par la technique, je suis convaincu qu’avec quelques efforts de part et d’autre, je suis convaincu que ça peut être très agréable de bosser avec toi.

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Auteur du sujet

Bah, tu sais, moi, il m’as dit que je voyais la vie comme un grand jeu d’échec, sauf que j’aime pas les échecs.

Gabbro

Je ne sais pas si tu prends ce qu’on te dit au pied de la lettre, mais j’aurais plutôt vu ça comme l’affirmation suivante : tu es un stratège qui évalue plusieurs options et qui trouve un plan à beaucoup de choses, en plus d’être suffisamment sur tes gardes.

C’est selon moi typique des ISTJ. Entre autre.

Tu peux ne pas aimer les échecs, mais tu peux aimer – toujours à titre d’exemple – avoir lu « L’art de la Guerre » de Sun Tzu. Ou préférer le jeu de Go. Pour moi, c’est ça.

Sauf que si on est d’accord là-dessus, je ne sais pas sur quoi on ne fonctionne pas pareil.

Gabbro

Je suis quelqu’un d’extraverti (ce qui peut bloquer les gens, mais j’ai réussi à m’adapter avec le temps même si je deviens très, très vite amical) et quand je froisse quelqu’un, je vais immédiatement avoir tendance à être conciliant, faire amende honorable etc. Même quelqu’un que j’aime pas (en vrai, y a qu’une seule personne à qui j’ai causé du tort volontairement en entreprise il y a quatre ans, et je regrette davantage le fait que ça ne me ressemble pas que ce que j’ai pu lui faire).

Aussi je fonctionne beaucoup à l’intuition et même s’il y a des arguments logiques en face (que je respecte au plus haut point, au vu de la profession que j’excerçais), je suis capable de remettre beaucoup de choses en questions quand je sens que quelque chose pourrait être mieux fait.

Sur ZdS on a de bons rapports, mais je pense que toi tu es tourné vers le pouvoir et les tâches – je le comprends au vu de ce que je lis – là où moi je suis tourné vers les gens et vers le consentement. Et ce même si je suis « développeur ».

Qu’est-ce que tu cherches dans ta vie, dans ton boulot ?

Gabbro

Un but supérieur. Un homme qui n’a pas de but dans sa vie, quelque chose qui lui donne envie de se lever le matin voire de se coucher tard le soir, je peux t’assurer que ça peut vite lui faire péter les plombs.

Dans la vie en général c’est facile d’en avoir un. Au boulot c’est une tout autre histoire comme on vient d’en discuter.

Qu’est-ce que tu attends de ton employeur, de tes collègues ?

Gabbro

De mon employeur, qu’ils arrêtent de me voir comme une ressource humaine cantonnée à une tâche. Au-delà de ça, je dirais : qu’on arrête de voir les développeurs comme des ouvriers numériques (si, si !).

De la part de mes collègues, d’être en harmonie avec eux et ce malgré leurs différences.

Qu’est-ce que tu ne comprends pas / qui te choque dans le comportement de tes collègues, employeurs ou amis ?

Gabbro

Un peu la course à la carotte, la recherche de la facilité (à ne pas confondre avec le fait de vouloir améliorer ses conditions de travail ou quoi), l’absence criante (c’est mon intuition, je précise) de remise en question et le manque de sensibilité. Amis exclus, précisé-je.

Parce que mes amis, s’ils sont différents de moi, je les choisis et ils me choisissent. Et ils ne sont pas « ENFP » pour autant, simplement, on ne travaille pas ensemble. Mais je vais creuser la question, Gabbro.

[…] toi aussi il faut que tu prennes en compte que tes collègues travaillent différemment de toi, et que ton chef peut avoir des objectifs et un besoin de sécuriser le résultat, en dépit de ce qu’une solution plus créative peut apporter.

Jacen

Je pense que tu as raison. Cela dit j’ai plus eu affaire à des gens déjà convaincus qu’à des personnes prêtes à discuter autour d’une table, simplement…

Je n’ai jamais bossé avec toi, tu fais peut être déjà ces efforts, mais il faut garder à l’esprit que ce n’est pas à sens unique. De plus, l’équilibre dans les relations sera différent dans chaque équipe. Maintenant que tu as identifié la difficulté, tu vas pouvoir apprendre à détecter en entretien si une entreprise donnée est potentiellement un bon cadre pour toi. Des souvenirs que j’ai de nos JSdZ, tu es quelqu’un de sympathique et de très intéressé par la technique, je suis convaincu qu’avec quelques efforts de part et d’autre, je suis convaincu que ça peut être très agréable de bosser avec toi.

Jacen

Ça me fait plaisir ce que tu dis, mais… Je n’arrive plus à me rappeler où je t’ai rencontré. Je gage que ça devait être à Paris – la communauté lyonnaise était petite à l’époque – dans les alentours de 2013 / 2014, mais ça fait assez longtemps dans ce cas. Mes excuses si ça ne me revient pas…

Cette réponse a aidé l’auteur du sujet

Je suis quelqu’un d’extraverti […] et quand je froisse quelqu’un, je vais immédiatement avoir tendance à être conciliant, faire amende honorable etc.

Je n’ai jamais rencontré d’ours qui reste dans sa grotte et grogne quand tu t’approches, mais je connais effectivement des profils avec lesquels ça peut piquer. Deux cas concrets : j’ai un collègue qui dit ce qu’il pense des gens. Tout le temps, et sans filtre. S’il pense que tu es un connard, il te le dira, et le dira aux autres gens. Ce n’est pas un exemple hypothétique, il a traité des gens de connard devant moi ; plusieurs fois. Dans le cas plus léger, il ajoutera un « je rigole » après coup comme si ça pardonnait tout.

Ce sont des cas très compliqués à gérer. Parce que si tu le critiques, il s’étonnera de s’être fait critiquer lui et pas l’autre connard (cas réel, encore une fois). De son point de vue, être un connard est gênant, dire que l’autre l’est passe si l’autre l’est effectivement. Soit tu le mets avec des gens compatibles, soit tu passes outre. Mais c’est compliqué, parce qu’il ne fera pas d’effort de son côté. Pour ma part, ça passe avec lui, car il ne m’insulte pas moi, je suis super prudent sur tout un tas de sujet, ce qui a tendance à le modérer, et je le prends comme il est : le jour où il ne sera pas d’accord avec moi, au moins, je le saurai. Quant aux insultes, plein de gens n’en pensent pas moins, lui a le mérite de la franchise à défaut de diplomatie. Paradoxalement, ce sont ses « je rigole » qui m’énervent. Soit tu es franc, et tu assumes, soit tu es diplomate, et tu te modères.

L’autre cas qui peut te paraître compliqué, ce sont les gens qui, comme moi :-° , peuvent sortir des énormités choquantes l’air de rien. J’ai du mal à trouver un exemple concret, mais il m’arrive de choquer profondément les gens sans m’en rendre compte ; il y a des choses qui sont pour moi évidentes (car bien prouvées scientifiquement, par exemple), donc les gens qui ne sont pas d’accord sont forcément mésinformés. N’est-ce pas ? ^^ Et même lorsque je m’excuse d’avoir choqué, j’en rajoute souvent une couche sans m’en rendre compte. Ça passe facilement pour un comportement hautain ou de l’élitisme, alors que c’est très souvent une profonde maladresse. Je compense en essayant d’être diplomate autant que possible, mais ça rend mes bourdes d’autant plus marquantes.

Je pense qu’une fois que tu as compris comment je fonctionne, je ne suis pas trop dur à gérer. Parce qu’il n’y a pas de méchanceté. Mais avec certains profils, par exemple ceux qui attachent une grande importance au respect des croyances d’autrui, ça peut donner une mauvaise impression. D’ailleurs, de mon point de vue, toute croyance peut (pour ne pas dire doit) être critiquée. Une théorie solide est une théorie que l’on a échouée à mettre en défaut ; la critique est nécessaire. D’où incompatibilité éventuelle. En pratique, je n’aborderai pas les sujets qui fâchent, mais je risque de lâcher une connerie un jour.

Aussi je fonctionne beaucoup à l’intuition et même s’il y a des arguments logiques en face (que je respecte au plus haut point, au vu de la profession que j’excerçais), je suis capable de remettre beaucoup de choses en questions quand je sens que quelque chose pourrait être mieux fait.

Avis perso : je n’ai rien contre l’intuition. Il s’agit d’une façon rapide et efficace d’utiliser son expérience. Sauf qu’il s’agit d’une base de travail. On peut recommander une piste sur une intuition. Le choix final ne peut pas être décidé ainsi.

Pour faire passer la pilule face à des rationalistes, essais de justifier tes intuitions par une expérience. Tu ne peux pas dire formellement que c’est ce truc est mauvais, mais tu as rencontré un cas similaire dans lequel, etc. Pour eux, ça fera probablement une grande différence.

Un but supérieur. Un homme qui n’a pas de but dans sa vie, quelque chose qui lui donne envie de se lever le matin voire de se coucher tard le soir, je peux t’assurer que ça peut vite lui faire péter les plombs.

Je comprends tout à fait. C’est ce qui me manque dans mon boulot. Ça passe parce qu’il est techniquement très intéressant et que je m’éclate (malgré les nombreuses frustrations qu’il engendre ; pour moi ça va souvent de concert).

J’ai un truc à ajouter en tant qu’ancien grand malade : il faut aussi apprécier quand il n’y a rien de particulier. Quand on se contente de vivre tranquillement. Ces dernières années, j’aspire à une forme de sérénité.

De mon employeur, qu’ils arrêtent de me voir comme une ressource humaine cantonnée à une tâche. Au-delà de ça, je dirais : qu’on arrête de voir les développeurs comme des ouvriers numériques (si, si !).

J’ai pour l’instant échappé à ce genre de problème. Je croise les doigts pour que ça continue. Un truc qui m’énerve fortement vis-à-vis de mes employeurs (et je pense que pas mal de gens au profil similaire au mien seront d’accord), c’est lorsqu’ils ne me donnent pas les moyens de travailler. Je suis embauché pour un travail, je dois pouvoir le faire. J’ai un collègue qui a mis plusieurs semaines avant d’avoir certains accès aux serveurs, c’est pour moi inadmissible. Et surtout, ce n’est pas à moi de compenser les erreurs de mon employeur : s’il a fallu 2 semaines pour que puisse travailler, le projet aura 2 semaines de retard. Après, je sais faire la part des choses entre un problème inattendu et ponctuel, et le fait que la clim des serveurs lâche chaque année aux premières chaleurs.

De la part de mes collègues, d’être en harmonie avec eux et ce malgré leurs différences.

:D Je dirai personnellement « pouvoir travailler ensemble intelligemment ». L’harmonie et moi… Mais je crois qu’on dit la même chose différemment.

Un peu la course à la carotte, la recherche de la facilité […], l’absence criante […] de remise en question et le manque de sensibilité.

Je suis d’accord sur ces points-là (sauf le dernier, peut-être). Pour la remise en question, je mettrai un bémol : c’est extrêmement compliqué de se remettre en question. Et pour pousser quelqu’un à se remettre en question, je crois que les questions qui comptent sont avant tout « pourquoi crois-tu ce que tu crois ; qu’est-ce qui pourrait te faire changer d’avis ». On ne réfléchit pas tous pareil, et ce qui est convainquant pour l’un ne le sera pas pour les autres. On peut avoir l’impression d’avoir donné d’excellent argument, sauf qu’ils ne le sont que pour nous. Et des arguments que l’on juge minables pourront convaincre d’autres gens. Et je dis ça sans juger personne. Si l’on veut discuter posément (je ne parle même pas de convaincre), on ne peut pas commencer à juger l’autre sur sa méthode avant même de commencer la discussion…


Et si tu veux une façon de penser pas comme toi, je vais répondre aux questions (en tout cas à ce dont je n’ai parlé plus haut) que je t’ai posé. :) Précision : je côtoie plein de gens dans l’informatique qui pensent encore différemment (ni comme toi, ni comme moi). Je ne suis qu’un exemple parmi d’autres.

Je suis pour ma part plutôt introverti au premier abord. Je n’irai jamais voir spontanément quelqu’un. Envoyer un mail au responsable des sports de la mairie pour louer une salle pour une association me demande un effort important. Une fois le premier contact fait, je me débloque assez vite. Je n’ai pas toujours toutes les conventions sociales, mais j’ai appris à faire sans. Ça peut rebuter. Une fois débloqué, je peux tout à fait avoir une grande gueule. Suffit de me lire sur ZdS, je peux donner mon avis ( :P ), rédiger des pavés y compris sur des choses personnelles, etc. Sauf que je suis chez moi.

Je considère une soirée au bar ou chez des amis comme fatiguant, et je préfère manger seul (j’allais écrire tranquillement) le midi. Mais je communique avec mon équipe au boulot, et je suis capable de demander et de tenir compte de l’avis des gens. Note aux extravertis : laisser des moments de pause aux introvertis. Et ces poses, ça peut être une heure à manger seul dans leur coin.

En relisant les questions, il n’y a que deux choses que je n’ai pas dites : j’attends de mon employeur non seulement quelque chose de techniquement (intellectuellement) intéressant, mais aussi une certaine liberté pour résoudre le problème. Sans aller jusqu’à l’indépendance, j’ai besoin d’une grande autonomie. Pour les collègues (les gens de manière générale), il y a une chose que je ne supporte pas, c’est d’être pris pour un con. Que ce soit en médisant derrière mon dos tout en étant tout miel devant, en prenant pour un incapable, ou en déformant la réalité pour me faire passer pour un méchant. Je ne sais pas comment dire ça précisément, mais je peux perdre toute diplomatie dans cette situation.

On a tous un truc dans ce genre, un point à ne surtout pas aborder, une réaction à ne pas avoir en face. Il est important de trouver celle des autres si on veut pouvoir les manager.

En espérant que ce pavé bien trop long ait pu t’aider à comprendre comment fonctionnent certains de tes collègues potentiels.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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Auteur du sujet

Ton pavé est excellent.

D’ailleurs j’ai omis de dire que pour ma part, j’aimerais beaucoup travailler avec des gens passionnés (ça, ça me stimule clairement). Mais j’ai fini par accepter que j’étais peut-être un peu trop « allumé », « fou » et que les gens pouvaient être différents de moi.

Je considère une soirée au bar ou chez des amis comme fatiguant, et je préfère manger seul (j’allais écrire tranquillement) le midi. Mais je communique avec mon équipe au boulot, et je suis capable de demander et de tenir compte de l’avis des gens. Note aux extravertis : laisser des moments de pause aux introvertis. Et ces poses, ça peut être une heure à manger seul dans leur coin.

Gabbro

Héhé ! J’ai beau être un « extraverti », c’est sensiblement la même chose pour moi. J’adore le calme et les soirées dans des bars bruyants ça me fatigue plus qu’autre chose (je préfère les lieux sobres mais calmes). C’est en fait surtout les sources de conflits avec les gens avec qui je travaille / que je respecte / qui sont dans ma hiérarchie qui va vraiment me peser.

Pour le reste, au fond, j’ai à peu près le même état d’esprit que toi et j’arrive à être assez franc mais ça va forcément dépendre de la personne que j’ai en face. À titre d’exemple j’ai un ancien collègue qui avait un peu d’embonpoint, qui portait des boucles d’oreilles type pokémon / boules dbz et qui adorait collectionner des figurines. Ce mec, c’était une crème. Mais quand on a mangé tout les deux, il me disait « faut que je me reprenne », « faut que si », « faut que ça ».

Plutôt que de lui dire de se bouger le cul, je lui ai plutôt dit « te prends pas la tête, pose-toi les bonnes questions, t’es pas quelqu’un de paumé ». Même si ça se sentait que ce gars ne s’aimait pas et qu’il chassait la solitude / cherchait à attirer l’attention, je me disais un instant qu’il avait déjà conscience de ses « problèmes » et que j’aurais été la enième personne à lui dire « mais qu’est-ce que t’es entrain de foutre de ta vie ? ». Mais peut-être que j’aurais dû, dans la mesure ou le conforter c’est un peu l’inviter à se complaire dans sa situation qui, de toute façon, ne lui convenait pas.

… Compliqué, n’est-ce pas ?

Pour ton collègue qui ne mâche pas ses mots, oui, moi aussi je préfère quelqu’un qui assume ses idées. Mais ça lui jouerait des tours et peut-être qu’il n’est pas prêt à assumer. Personnellement ça m’a valu au moins une période d’essai interrompue et ça fait toujours mal aux fesses. ^^

Au final quand je dis « extraverti », c’est que, d’une façon ou d’une autre, si je travaille avec des gens pas stimulants, qui ne m’intègrent pas et qui ne me considèrent pas, je vais rapidement me sentir mal. Même si (paradoxalement ?) comme toi j’ai besoin de coupures. Peut-être comme un peu tout le monde finalement.

Note aux extravertis : laisser des moments de pause aux introvertis. Et ces poses, ça peut être une heure à manger seul dans leur coin.

Gabbro

Humm, par exemple,… Manger à deux, loin du groupe c’est une bonne pause ou pas ?

Je considère une soirée au bar ou chez des amis comme fatiguant, et je préfère manger seul (j’allais écrire tranquillement) le midi. Mais je communique avec mon équipe au boulot, et je suis capable de demander et de tenir compte de l’avis des gens. Note aux extravertis : laisser des moments de pause aux introvertis. Et ces poses, ça peut être une heure à manger seul dans leur coin.

Gabbro

Héhé ! J’ai beau être un « extraverti », c’est sensiblement la même chose pour moi. J’adore le calme et les soirées dans des bars bruyants ça me fatigue plus qu’autre chose (je préfère les lieux sobres mais calmes).

Ge0

Je n’aime pas les lieux bruyants où l’on ne s’entend pas. Mais je ne loupe que le minimun des sorties avec mes amis. Et j’essaye de faire sortir le plus possible mes amis qui ont tendance à « avoir la flemme » (ce qui signifie basiquement, ça va être fatiguant, je ne vais pas accomplir de vrai truc, autant rester chez moi). J’ai le sentiment que même si ça peu être fatiguant, je vais me sentir mieux, plus heureux d’avoir partagé un moment des idées des discutions avec des gens que j’estime. Au final, ce qui va me rendre heureux c’est de sortir alors je ne manque quasiment aucune occasion de sortir.

Édité par ache

ache.one                 🦹         👾                                🦊

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Humm, par exemple,… Manger à deux, loin du groupe c’est une bonne pause ou pas ?

Pour moi, oui. Après, j’imagine que ça dépend des gens.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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