Venez vous torturer l'esprit

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Reprise du dernier message de la page précédente

Le choix dépend des valeurs de chacun et peut changer selon la situation et les émotions : il est impossible de prédire précisément comment quelqu'un réagira dans une situation donnée s'il ne l'a jamais expérimentée. Il n'existe donc pas de solution plus « logique » d'un point de vue éthique, parce que toutes les solutions se valent. Le relativisme moral, vous connaissez?

Édité par Le Gigot

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En effet la morale influence grandement les réponses possible, et il est vrais que je ne l'ai pas inclue dans mon résonnement car chaque personne sera différente et réagira diffament. Je pense que le majorité des personnes en pourront pas tuer leur propre fils et la solution 1 primera bien que d'un point de vu "logique" (si on exclus l'émotionnelle) la solutions 2 serais plus rationnelle.

Apres je me base sur un choix de plusieurs solutions (ici 4) et j'ai volontairement exclus le point de vue humain/émotionnelle qui poussera à faire le choix 1.

Édité par Rhaxephon

Si chaque lumière a une ombre, alors je serais l’ombre d’une lumière. Plus cette lumière brillera, plus l’ombre sera forte

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C'est rare, mais, sur ce dilemme là, j'ai une position tranchée:

Je laisse l'officier tuer mon fils et un tiers.

Pourquoi ?
Parce que tuer un tiers de plus, c'est numériquement insignifiant dans le contexte des camps de concentration, et surtout, ainsi, je ne participe pas au massacre.

Le point central dans ma décision, c'est que l'officier va décider de tuer deux personnes, c'est un humain qui prend la décision.

Prenons une autre situation, j'ai deux fils, un sur chaque embranchement d'un aiguillage, l'un des deux accompagné d'un inconnu, et, évidemment, un train lancé à vive allure, qui ne peut pas s'arrêter, et un aiguillage réglé pour envoyer le train sur la branche avec un fils et un inconnu.

Ici, je choisis de changer la position de l'aiguillage. Pourquoi ? Parce que cette fois, le train n'est qu'une masse avec une énergie cinétique, qui n'a pas la volonté de tuer, je suis donc seul décisionnaire, et responsable de l'issue des événements (au delà de la situation initiale).

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Auteur du sujet

C'est rare, mais, sur ce dilemme là, j'ai une position tranchée:

Je laisse l'officier tuer mon fils et un tiers.

Pourquoi ?
Parce que tuer un tiers de plus, c'est numériquement insignifiant dans le contexte des camps de concentration, et surtout, ainsi, je ne participe pas au massacre.

Le point central dans ma décision, c'est que l'officier va décider de tuer deux personnes, c'est un humain qui prend la décision.

Prenons une autre situation, j'ai deux fils, un sur chaque embranchement d'un aiguillage, l'un des deux accompagné d'un inconnu, et, évidemment, un train lancé à vive allure, qui ne peut pas s'arrêter, et un aiguillage réglé pour envoyer le train sur la branche avec un fils et un inconnu.

Ici, je choisis de changer la position de l'aiguillage. Pourquoi ? Parce que cette fois, le train n'est qu'une masse avec une énergie cinétique, qui n'a pas la volonté de tuer, je suis donc seul décisionnaire, et responsable de l'issue des événements (au delà de la situation initiale).

Natalya

Excellente explication. Ton point de vue donne a réfléchir je trouve. L'idée de la responsabilité ou non par l’inaction est sans doute un sujet de débats mais l'axe d’analyse est hyper intéressant !

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Je ne comprends pas en quoi le fait que l'action soit prise par un humain change quoique ce soit dans ton choix.

Sinon, pareil, j'ai du mal moralement a me figurer comment on peut valuer la vie d'un etre humain a 'un tiers numeriquement insignifiant'. C'est a peu la pres vision de Rudolf Höss, directeur d'Auschwitz-Birkenau sur le status d'un juif et autre deportes. On renvoie a sa biographie romancee 'La mort est mon metier' de Robert Merles.

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+2 -1

C'est un argument qui ce tiens, ce décharger sur le gardien et enlever sa responsabilité sur la mort de son fils, mais la ou tu aura un problème c'est quand le gardien va tuer le parfait inconnu, tu va te faire des ennemis… ( bref c'est un autre sujet ^^)

@Höd Si tu part du principe que tu n'est qu'un nombre et que tu considère le reste de la populations comme un nombre(ce qui est le cas aujourd'hui, car pour les société, on est qu'une statistique) , la solutions de @Natalya ce tiens car 1. tu n'est pu coupable de la mort de ton fil ( ta conscience va mieux ) et vu que tu considère l'inconnu comme un nombre, tu te soucie "moins" de ça mort. c'est un version "statistique" de la chose ou qu'une personne ou deux sois tuer ne change pas grand chose.

La ou le sujet ce corse c'est si tu as le droit de vie ou de mort sur les autres ( mais la aussi c'est un autre sujet)

Si chaque lumière a une ombre, alors je serais l’ombre d’une lumière. Plus cette lumière brillera, plus l’ombre sera forte

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J’adore les différents points de vues, ça mêle logique et psychologique. C’est super intéressant. Et si on appliquait ces raisonnements à la bourse, ça donne quoi ? Entre choix fait numériquement ou avec des vraies traders.

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+1 -1
Auteur du sujet

J’adore les différents points de vues, ça mêle logique et psychologique. C’est super intéressant. Et si on appliquait ces raisonnements à la bourse, ça donne quoi ? Entre choix fait numériquement ou avec des vraies traders.

qwerty

C'est tout l’intérêt de ce jeu ^^ Je découvre des raisonnements vraiment inattendu

+0 -1

Personnellement, je tue mon fils et me tue avant que les gardes aient le temps de faire quoique ce soit.

Ainsi, le garde a eu ce qu'il voulait et ne tuera pas un autre condamné par ma faute. Et quitte à crever dans un camps ou de ne fût-ce qu'imaginer l'atrocité de voir son propre fils mourir sans aucun moyen de stopper cela, je préfère de loin nous éliminer tous les deux. Tout ce que je peux faire, c'est éviter à un enfant la dure vie des camps, éviter ma souffrance et ne fût-ce qu'espérer donner plus de temps aux autres condamnés.

En ce sens, ça se rapproche de certains courants philosophiques d'Asie.

Édité par Arius

Je ne comprends pas en quoi le fait que l'action soit prise par un humain change quoique ce soit dans ton choix.

Höd

Ce n'est pas le fait que ce soit un humain qui prenne la décision mais le fait que ce ne soit pas directement toi. On se plie plus facilement à une décision même si elle nous semble odieuse, dès l'instant où on peut accuser une autorité d'en être responsable.

RomHa Korev

D’où le casse-tête du procès de Nuremberg pour savoir à qui la faute.

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+0 -1

Je ne comprends pas en quoi le fait que l'action soit prise par un humain change quoique ce soit dans ton choix.

En fait, ma position, c'est que si je choisi de tuer mon fils moi même, je joue le jeu de l'officier, je l'aide dans son objectif de déshumanisation. Si c'est lui qui me contraint à ce choix, c'est sa volonté, et je ne peux l'accepter. L'utiliser comme hypothèse de réflexion, c'est la légitimer (et potentiellement l'entretenir).

C'est un soucis que je n'ai pas avec le train: en agissant selon les règles imposées par la situation, je ne valide pas la volonté du train.

Sinon, pareil, j'ai du mal moralement a me figurer comment on peut valuer la vie d'un etre humain a 'un tiers numeriquement insignifiant'.

C'est un peu provoc', mais l'idée est ici que la logique du nombre ne tient pas, et ne peut pas contrebalancer mon idée précédente.

Édité par Natalya

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En fait, ma position, c'est que si je choisi de tuer mon fils moi même, je joue le jeu de l'officier, je l'aide dans son objectif de déshumanisation. Si c'est lui qui me contraint à ce choix, c'est sa volonté, et je ne peux l'accepter. L'utiliser comme hypothèse de réflexion, c'est la légitimer (et potentiellement l'entretenir).

Oui, ça se tient. En tous cas, l'on voit bien qu'il n'y a pas du tout de bonne réponse. :)

Moi, je laisserais l'officier tuer mon fils, en priant pour que l'innocent qu'il tue soit quelqu'un que j’aime pas…

Autant faire d'une pierre deux coups !

Édité par anonyme

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En fait, ma position, c'est que si je choisi de tuer mon fils moi même, je joue le jeu de l'officier, je l'aide dans son objectif de déshumanisation. Si c'est lui qui me contraint à ce choix, c'est sa volonté, et je ne peux l'accepter. L'utiliser comme hypothèse de réflexion, c'est la légitimer (et potentiellement l'entretenir).

Oui, ça se tient. En tous cas, l'on voit bien qu'il n'y a pas du tout de bonne réponse. :)

Arius

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer la différence entre ça et le relativisme moral? Parce que j'ai eu des pouces rouges et j'essaie de comprendre pourquoi. Spacefox a dit la même chose que moi aussi au début et à eu 12 pouces verts. Je dis ça sans animosité hein, je veux simplement comprendre avec quoi vous n'êtes pas d'accord dans mon message précédent pour pouvoir mieux exposer mon point de vue et mieux comprendre le vôtre. :)

edit : Arius, je te citais parce que je partage ton opinion en fait. Ça n'a rien à voir avec les pouces. J'aurais dû le préciser, désolé.

Édité par Le Gigot

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Je ne comprends pas en quoi le fait que l'action soit prise par un humain change quoique ce soit dans ton choix.

En fait, ma position, c'est que si je choisi de tuer mon fils moi même, je joue le jeu de l'officier, je l'aide dans son objectif de déshumanisation. Si c'est lui qui me contraint à ce choix, c'est sa volonté, et je ne peux l'accepter. L'utiliser comme hypothèse de réflexion, c'est la légitimer (et potentiellement l'entretenir).

Je comprends mieux mais n'adhere pas. A priori, c'est juste une question de priorite je pense. Pour ma part la priorite absolue est celle du nombre de vies prises. La situation est toujours meilleures si on a un seul morts que deux morts, parce que les morts potentiels sont simplement des victimes d'oppressions.

Je ne dis pas que cette regle je me l'applique moralement dans des situations de sauvetage ou dans diverses situations. Mais ici, ou l'on est certain que le fils meurt dans tous les cas, je fais primer le nombre de vies (a l'exception eventuellemment de la mienne). Je mets de cote mes propres convictions et degout sur la chose.

C'est un peu provoc', mais l'idée est ici que la logique du nombre ne tient pas, et ne peut pas contrebalancer mon idée précédente.

Natalya

Je comprends. Ca peut aussi paraitre aussi inhumain de garder la position d'absolue priorite du nombre de morts avant toute autre consideration dans plein d'autres situations que celles-ci (typiquement avec cette logique, un maitre-nageur ne risque pas sa vie lorsqu'un type se noie). J'ai precise le contexte ou de toute maniere des vies seront prises, et celles, a priori, dans le cas de camps de concentration, de victimes innocentes. Peut etre que je reagirais differemment si j'avais la certitudes que mes compagnons etaient tous des criminels de guerre.

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Auteur du sujet

Et bien c'était un jolie tour de chauffe :) Je pense qu'on a fait le tour de la question, après si quelqu'un a quelque chose a dire sur le dilemme d'hier qu'il n'hésite pas.

Je laisse le prochain dilemme tout le week-end car je suis certain qu'il demandera plus de débat ^^

25/09/2015 : Ce dilemme est a adapter en fonction de votre sexe et vos préférences sexuelles. Votre mère/père et votre copain/copine inverse leur esprit. Donc votre mère/père se retrouve dans le corps de votre copain/copine et inversement.

Le seul moyen de rompre se maléfice est de coucher avec l'un des deux.

Avec le quel couchez-vous ?

Bonne chance ^^

Édité par Anthony

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