Pratique des arts martiaux/sports de combat

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Pas exactement Demandred. Ce n'est pas parce que l'okinawa-te n'était pas un art de guerre qu'il n'a pas été utilisé contre les samouraïs. C'étaient des rixes à petite échelle, pas des champs de bataille. Je rejoins Arius sur ce point.

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Je confirme ce que dit Arius sur le cri. En plus, à l'escrime, on entend souvent les tireurs gueuler sur une grosse action comme la flèche. Ça m'arrive, je peux pas m'en empêcher.

Grimur

Bien que la flèche soit interdite au sabre, ça nous arrive également quand on tente de pousser une fente à fond.

« Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents. »

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Oui effectivement, on appelle ça simplement la flèche du sabreur ou la fente volante. Mais ça ne s'utilise pas souvent.

Mais du coup, au niveau technique de mouvement, ça ressemble plus à une fente qu'à une vraie flèche. Cette année j'ai dû me mettre à l'épée car il n'y a pas de sabre à Stockholm, et bien que je sache exécuter une flèche de sabreur, je suis encore incapable de faire correctement une vraie flèche.

« Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents. »

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En relisant les différents posts, ça me fait penser que j'ai toujours aimé l'escrime (j'avais bien accroché les 3x que j'ai essayé) bien que je n'ai jamais eu le temps de m'y mettre correctement. J'aime d'autant plus que le collectif sportif qui gère l'enseignement mettait un point d'honneur sur le respect et les valeurs (ce qui peut sembler secondaire mais qui est au contraire très important à mes yeux, surtout pour les jeunes).

On s'en doute très peu de l'extérieur surtout quand on connait très peu la discipline donc ça surprend quand on la découvre. :D

Édité par Arius

Assez occupé IRL — MP au besoin. Je ne mords pas (toujours)

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Oui, il y a un crai travail sur le respect de l'adversaire, et de l'arbitre (serrer la main, salut, le 'merci' à la fin du match etc). C'est un aspect que j'aime beaucoup dans ce sport.

Ekron, pour la flèche le truc dur c'est qu'il ne faut pas courir mais te déséquilibrer pour que tout ton poids te fasse partir vers l'avant. Je pousse sur la jambe arrière brutalement jusqu'à être complètement desequilibré, je lève ma jambe arrière et je pousse très fort sur la jambe avant. La touche doit se faire un pas après maximum. C'est dur à apprendre, mon maître d'armes nous faisait faire des flèches hors match pour s'habituer à la sensatiob. (et oui c'est mon coup favori :D)

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T'avais quel âge ? J'avais la même impression que toi dans le groupe ados mais depuis que je tire en horaires adultes c'est 20 000 fois mieux. Quand les gamins étaient pas respectueux ou fair-play ils se prenaient des engueulades ceci dit.

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J'avais 14 ans je crois quand j'ai arrêté. Mais je tirais en adulte, bien qu'il y en ait très peu.

Après, je dis que le respect était moins présent, c'était pas non plus forcément méchant. C'était un petit club aussi, ça doit jouer là-dessus. Dans les beaux jours, on était même pas 15 dans la salle.

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Arius > Il est vrai que le respect est une notion fondamentale. Ne pas saluer l'adversaire, l'arbitre ou le public avant et après la fin du match mène à un carton noir, c'est-à-dire disqualification, interdiction de participer aux prochaines compétitions pendant deux mois.

Grimur > Je connais à peu près la théorie, mais c'est la pratique qui me manque. Le club dans lequel je tire impose à tout le monde d'aller un semestre chez les débutants si on n'a jamais fait d'escrime chez eux, donc les mouvements et séquences que l'on travaille dans ce groupe restent assez basiques. Ce n'est pas forcément plus mal, il faut que je me débarrasse de certains tics de sabreur même si je dois avouer que même à l'épée l'enchaînement ballestra-fente reste diablement efficace.

« Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents. »

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Attention avec le ballestra-fente, certains épéistes sont très rapides et te collent une contre-attaque avant que tu aies le temps de dire ouf. Je n'en fais plus, je suis pas assez rapide pour pas me prendre la contre-attaque :D

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Pour relancer un peu le topic, j'ai moi-même fait beaucoup de judo. Je suis ceinture noire 1er dan.

Je voulais aborder un point qui n'a pas beaucoup été traité : le code moral.Au judo il y a un code moral à respecter et je me demandé à quel point cette dimension était présente dans les autres arts martiaux ?

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Ça dépend de ce que tu appelles code moral. En principe, les notions de respect de son maître et de ses camarades sont préentes dans la plupart des sports, surtout dans les sports de combat.

Après, c'est une notion dont l'enseignement diffère plutôt selon les clubs.

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Au judo il est clairement défini, y a des affiches dans la plupart des clubs de judo et c'est une liste de valeurs : respect, courage, modestie, controle de soi, honneur (y en a un autre je crois ^^).

Et c'est vrai que c'est vraiment ancré dans la culture judo. Rien qu'en compétition, on verra jamais un combattant protester contre une décision de l'arbitre ou faire preuve de mauvaise attitude. Je compare ça aux sports "normaux" type foot ou autre.

Qu'en est il des autres sports de combat ?

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L'escrime aussi met le respect en emphase: salut de l'arbitre, du public, de l'adversaire, poignée de main et "merci" ou "bien joué" à la fin, les cartons en compétition quand un joueur jette son masque, la tradition de devoir ramasser l'arme de l'adversaire et lui rendre si on le désarme, etc etc. Je sais pas si tous les arts martiaux mettent l'accent sur le respect mais la grande majorité le fait je pense.

Édité par anonyme

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Pour autant que je sache, il y a toujours dans les arts martiaux le respect de l'adversaire et du partenaire d’entrainement. Pour les protestations d'arbitrage… Ça arrive, mais plus après coup, c'est-à-dire qu'on ne conteste pas lors du combat, mais qu'on fait remarquer les lacunes à posteriori.

Pour les valeurs, je ne résiste pas à l'idée de vous citer un bout du Codex MS. 3227a (ou Codex Döbringer, bien qu'il n'en serait pas l'auteur) :

Voici ce qui constitue toute l’escrime : le secours de Dieu, un corps sain, [… considération techniques…], la lutte, le savoir, la hardiesse, la prudence, la ruse et l’intelligence ; la mesure, la dissimulation, la raison, l’observation, l’assiduité, l’entraînement et la promptitude ; le mouvement, l’occasion, les déplacements adéquats.

[…]

Jeune chevalier, apprends à aimer Dieu, honore toujours les dames ; ainsi croît ton honneur. Cultive tes qualités chevaleresques, étudie cet art qui te glorifie, et qui, à la guerre, te rend bien des services. Lutte bien et approprie-toi la lance, la pique, l'épée et le fauchon. Ces armes manie-les virilement, et rends-les impuissantes en d'autres mains. […] Quoi que tu fasses, tu dois raison garder ; au combat comme au jeu, aies le cœur joyeux et plein d’entrain, de façon à pouvoir te concentrer, et, avec courage, considérer ce que tu dois effectuer et de quelle façon tu dois te mouvoir contre lui. Car un cœur joyeux – avec de la force – rend toute entreprise admirable ; dresse-toi contre lui, ne lui donne aucun réel avantage ; évite toute chose désespérée, comme te battre contre quatre ou six. Avec courage, demeure calmement, cela est bon pour toi. Celui qui se tient ferme, là contre son égal, est un homme courageux. Il n’est pas honteux de fuir devant quatre ou six.

MS. 3227a, 1350/1400, auteur inconnu, traduit par l'ardamhe.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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Pour les contestations en compétition, en tant qu'arbitre en karaté, j'ai vu de sacrés énergumènes pendant certains combat (plutôt dans les coachs que dans les compétiteurs). Genre le mec qui monte quasiment sur le tapis en gueulant sur les arbitres. Ils se font recadrer sec, mais malheureusement y'a des récidivistes. Mais bon, ça reste des cas isolés.

Dans un autre registre, y'a aussi certains responsables administratifs qui possèdent le gros club du coin et qui font pression sur les arbitres…

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Auteur du sujet

Dans les arts martiaux ancien on n'a pas vraiment ça, car ce système de valeur c'est développé vers la fin de l'ère Edo, c'est à dire quand les guerres étaient rares et les guerriers inoccupés. Ils avaient donc le temps d'écrire des poèmes et de se construire une belle image.

En pratique, la réalité histoire est assez différente de tout ça, le samouraï qui préfère mourir plutôt que le déshonneur ça n'existe pas (sauf dans la tête des occidentaux xD).

le système de valeur qu'on rencontre dans les arts martiaux moderne (judo, aikido etc) s'inspire plutôt du mythe et du folkore qu'il n'a lien direct avec la pratique martiale telle qu'elle a pu être en temps de guerre.

PS : le texte de Grabbo est vraiment intéressant, on voit qu'il à été écrit par une personne qui avait une réelle expérience martiale et que les conseils découlent directement de la pratique du combat. C'est d'autant plus intéressant car normalement on apprend toujours les armes longues en premier car elles donnent la structure du corps, et on progresse vers les armes courtes. Et l'autre dit la même chose ici : maitriser la lance, puis la pique, l'épée et le fauchon ! Comme quoi, les pratiques martiales devaient être assez proches…

“Your manuscript is both good and original. But the part that is good is not original, and the part that is original is not good.” Samuel Johnson

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