La classe Prépa

Is it dangerous to go alone ?

a marqué ce sujet comme résolu.

Si tu es dans les meilleurs en bossant dur … faut envisager autre chose.

Si tu es dans les meilleurs sans bosser plus que les autres, alors faut faire une prépa. Tout ce que tu risques, c'est de perdre un an. Et encore, ce n'est pas une année vraiment perdue.

Et ce que tu risques si tu fais un autre choix, c'est de te dire pendant des années : je ne sais pas ce que ça aurait donné en prépa.

L'ambiance en prépa est bonne ; tu es entouré d'autres élèves qui ont le même profil que toi, qui ne sont pas là pour te marcher dessus comme on dit parfois, mais qui considèrent que tous les élèves de telle prépa sont dans le même bateau, et doivent s'entraider.

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Tout ce que tu risques, c'est de perdre un an.

Ça, franchement, c'est faux. La prépa peut être un bon moyen de se dégoutter ou de détruire le peu de confiance en soi que l'on a1. L'orientation est un choix personnel, on ne peut pas ignorer le profil de l'individu et faire de l'orientation uniquement sur le niveau.

Édit : Nohar, dire dans le même message que tu as fait une dépression et que l'échec n'est pas la fin du monde est un peu contradictoire. J'ai connu des gens que l'échec en étude supérieur à mener pas loin de la tentative de suicide.2 Quelque chose qui parait pas si grave à posteriori peut être très très mal vécu sur le moment.3


  1. Ce n'est pas aller jusque là dans mon cas – heureusement! –, mais j'imagine facilement ce genre de situations arriver. 

  2. Il n'était pas en prépa, d'ailleurs. 

  3. Là encore, je ne parle ni de moi, ni de la prépa en particulier.  

Édité par Gabbro

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

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Tout ce que tu risques, c'est de perdre un an.

Ça, franchement, c'est faux. La prépa peut être un bon moyen de se dégoutter ou de détruire le peu de confiance en soi que l'on a1. L'orientation est un choix personnel, on ne peut pas ignorer le profil de l'individu et faire de l'orientation uniquement sur le niveau.

Gabbro

Je plussoie farouchement.

Ça peut passer crème comme se passer très mal et laisser des traces. J'en ai fait les frais même si au final j'ai réussi à en tirer profit.

Les choix d'orientation "au niveau" ont tendance à dénoter une conception élitiste des études supérieures. C'est quoi "être dans les meilleurs" ?

Est-ce que les types qui ont fait MP* pendant que je me tapais mes crises existentielles sont plus heureux que moi aujourd'hui parce qu'ils sont "meilleurs" que moi ? Ni l'un ni l'autre.

Quand on commence les études supérieures à 18 ou 20 piges, on se cherche. Que certains entrent dans ce moule "d'excellence" à cet âge, grand bien leur fasse, mais ce n'est ni la voie royale, ni le chemin canonique, ni la seule façon (ni même une façon absolue) de réussir ses études en ce que leur but est avant tout de faire entrer un individu dans une vie active épanouissante.


  1. Ce n'est pas aller jusque là dans mon cas – heureusement! –, mais j'imagine facilement ce genre de situations arriver. 

I was a llama before it was cool

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Je suis actuellement en prépa (en MP) et je voudrais bien dire que tout y est beau. Malheureusement… c'est vrai… pour certains. Comme beaucoup l'ont déjà dit, l'orientation et les sentiments que l'on peut avoir dans une classe sont très personnels. Si certains se sentent bien dans leur classe et aiment ce qu'ils font (j'en fais partie) d'autres au contraire s'enfoncent ou réalisent qu'ils ne savent pas ce qu'ils font là et dans ce cas le meilleur choix c'est de partir. Et pour bien casser les mythes, non le niveau demandé n'est pas hyper hyper élevé (à part si on vise les plus hauts concours). La charge de travail est lourde, mais supportable et si on s'accroche au départ, on peut vite s'habituer.

Un des mauvais points est, comme certains l'ont déjà souligné, le manque de curiosité de la plupart des élèves. Selon moi ce manque est dû d'une part au manque de temps, et d'autre part aux différents types d'élèves. Il y a des gens qui sont là parce qu'ils aiment la physique et ceux là sont assez curieux, mais il y en a aussi qui sont venus en prépa parce qu'on leur a dit qu'ils avaient le niveau pour y aller (une mauvaise raison d'y aller selon moi).

EDIT : Le message de nohar reflète totalement la réalité de la situation et a le mérite de ne pas s'arrêter aux études mais aussi à ce qu'il y a après.

Édité par Karnaj

Assez des salamis, je passe au jambon — Je fais un carnage si ce car nage car je nage, moi, Karnaj ! — Le comble pour un professeur de mathématique ? Mourir dans l’exercice de ses fonctions.

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Je pense que ceux qui ont bien vécu la prépa te diront que c'est génial. Tous les autres n'auront peut-être pas ce discours.

Je peux pas te dire ce que je pense de mes années de prépa, puisque je n'en ai pas faite, mais maintenant que je suis entouré de gens venant de prépa (et ils ont sacrément bien réussi dans le système pour être là où il sont) c'est assez mitigé.

Globalement, tout le monde paraît d'accord pour dire que la prépa c'est très riche et stimulant. Par contre ça peut vite être démoralisant si tu ne colles pas tout à fait au cadre (mais ça, on peut difficilement le savoir avant d'y être). C'est aussi très stressant, je ne connais pas un seul normalien m'ayant dit qu'il a passé sa semaine de concours tranquillement, j'ai plutôt l'habitude d'entendre des choses dans le style (histoire vraie) "depuis mes concours ENS je fais de l'exéma, ça s'est jamais résorbé depuis".

Maintenant, j'ai pas fait prépa et je m'en porte très bien. Je suis même persuadé que je n'aurai pas pu aller aussi loin si j'avais fait une MPSI (parce que faut pas rêver, j'aurai pas résisté très longtemps). Donc dire que dans le pire des cas on perd un an : non !

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Je pense que ceux qui ont bien vécu la prépa te diront que c'est génial. Tous les autres n'auront peut-être pas ce discours.

Le problème n'est pas de dire que c'est génial. Le problème c'est ceux qui essayent de faire croire que puisque c'était génial pour eux, ça doit être génial pour tout le monde et que donc ceux qui ne l'ont pas trouvé génial étaient tout simplement trop nuls. Ce sont ces mêmes personnes qui essayent de placer la prépa au-dessus de tout le reste. Là ça me donne franchement envie de rappeler qu'il n'y a pas de sous-métiers et pas de sous-formations. Sérieusement, ce n'est pas parce que quelqu'un est allé en BTS ou en DUT qu'il sera moins heureux dans sa vie que quelqu'un qui a fait prépa tout comme ce n'est parce que quelqu'un est ingénieur qu'il vaut mieux qu'un boulanger.

Je conseille au PO de lire les interviews du site. Elles sont assez instructives. Non seulement, on en découvre sur les métiers, mais aussi sur les motivations des gens, sur leur parcours et les choix qu'ils ont fait (en plus il y a même des recettes de cuisine :-° ).

Assez des salamis, je passe au jambon — Je fais un carnage si ce car nage car je nage, moi, Karnaj ! — Le comble pour un professeur de mathématique ? Mourir dans l’exercice de ses fonctions.

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Après il ne s'agit pas non plus de trop descendre la prépa. Certes, il faut savoir que ça peut ne pas convenir, mais si Popiette en a envie, ce n'est pas nécessairement une mauvaise idée. J'ai des amis qui ont été épanouis en prépa, ce n'est pas non plus négligeable.

L'important étant de savoir que ne pas faire prépa ne limite pas un parcours par la suite. Même si c'est pour intégrer de grandes écoles.

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Je pense que ce que Karnaj veut dire, c'est que si la clé du bonheur et de la réussite était unique, le concept de "choix d'orientation" n'aurait même pas de raison d'exister.

Il ne s'agit pas de descendre la prépa mais simplement de rétablir ce fait tout simple : c'est particulier, et oui, c'est difficile parce que ça demande une bonne endurance, donc ça ne réussit pas forcément à tout le monde, mais ce n'est pas non plus l'enfer.

Édité par nohar

I was a llama before it was cool

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Je suis en MP* dans une prépa parisienne, mais pas une des plus réputées. L'année dernière c'était le pied, je trouvais ça super intéressant et je ne galérais pas trop, mais maintenant que je suis en spé je dois m'accrocher parce que le rythme est beaucoup plus soutenu. Pour ne rien arranger, mon prof de maths est assez mauvais pédagogue et le prof d'info tronc est complètement incompétent, je n'y vais même plus. Au moins, le prof de physique est le meilleur prof que j'ai jamais eu. Dernièrement je m'en sors mieux qu'au début de l'année et je déprime bien moins, justement parce que je prends le temps de bosser le cours avant tout.

Le problème c'est qu'on prend des grosses charges de travail, genre des DM longs toutes les semaines qui te forcent à les bâcler ou à ne pas les finir si tu veux arriver à connaître ton cours (et ne pas connaître son cours c'est une très très mauvaise idée en prépa). Je suis donc passé en mode "d'abord je connais mon cours à fond et ensuite je m'occupe des DM", et je m'en fous de ne pas arriver à les finir.

Pour moi ça nécessite un temps d'adaptation et tout le monde ne sera pas forcément heureux en prépa. On en a tous marre, c'est vrai que j'aimerais avoir du temps pour autre chose que bosser et le sport (j'aurais pété un câble sans ma séance d'escrime hebdomadaire :D), mais au mieux c'est fini cette année et au pire l'année prochaine. Cependant, tout n'est pas noir dans la prépa: on a les TIPE qui peuvent te faire découvrir des domaines que tu ne connaissais pas du tout (moi c'est les métaheuristiques, un pote c'est les contrôleurs PID, un autre l'IA pour les échecs, une autre le machine learning, etc …), ou encore les colles. J'adore les colles: c'est pas forcément agréable de galérer au tableau mais mes colleurs sont très bien et donnent des conseils de méthode, t'orientent en te disant ce qui n'allait pas, te montrent des astuces … En avoir toutes les semaines c'est la meilleure façon de savoir en permanence ce que tu dois bosser.

Donc oui c'est pas toujours marrant, mais si c'était à refaire je le referais et l'ambiance entre élèves reste excellente. Jeudi soir on était au resto avec la classe et les profs à faire un évènement type Secret Santa par exemple. Après ça dépend de la prépa où tu es j'imagine, d'où l'importance de te renseigner sur l'ambiance (et aussi sur les profs ! La mienne a des profs d'info tronc commun souvent catastrophique parce qu'ils n'ont pas eu de formation en info et que c'est surtout des profs de SI, alors que les profs d'info option sont très bons).

Un autre truc à ne pas oublier c'est qu'à la fin de la première année on te donne une équivalence L1, ce qui te permet de passer à la fac si tu veux. Le supérieur c'est rempli de passerelles, il ne faut pas t'inquiéter. Comme disent les autres, c'est difficile la prépa et pas forcément pour tout le monde mais il y a moyen de te tirer si tu veux.

P.S: Si tu veux plus d'infos sur où je suis et ce que j'en pense, c'est par MP parce que je peux pas tellement en dire plus en public.

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Un autre truc à ne pas oublier c'est qu'à la fin de la première année on te donne une équivalence L1, ce qui te permet de passer à la fac si tu veux.

Grimur

Fait gaffe : ce n'est pas le cas dans toutes les universités et prépas. Les universités n'ont aucune obligation légale de fournir les équivalences, et seules certaines acceptent de le faire. Dans la majorité des universités, l'équivalence n'est donnée que si tu t'es déjà inscrit à la fac en entrant en prépa (inscription parallèle, qui dispense d'aller aux cours de fac). Et ce n'est généralement possible que dans certaines filières dans lesquelles on manque d'étudiants pour remplir les quotas…

+1 -1

Bonjour. je n'ai pas vraiment fait de prépa scientifique, mais j'ai connu l'erreur d'orientation et je suis actuellement en école d'ingénieur (en informatique, plutôt réputé d'ailleurs même si ça m'est égal) en ayant fait un DUT. Je me retrouve ainsi à étudié avec des camarades ayant un bagages de "prépa" . je me permet donc de présenter comment je vois les choses.

L'avantage de la prépa (intégrée ou non) par rapport à d'autres formations plus pratique comme les DUT ou non c'est qu'elle t'ouvre un champ large de possibles, tu fera "un peu de tout" . En effet, avec mon DUT en poche, mon choix était bien plus restreint, mais comme j'avais envie de faire de l'informatique, c'était pas bien embêtant. Donc selon si tu as une idée précise ou non en tête de ce que tu veux faire, ça peut ou non ne pas être une bonne idée. Ça peut aussi bien te permettre de trouver ta voie, je connais quelqu'un ayant été pris en école d'ingénieur pour faire une prépa intégré, qui à abandonné pour un DUT Informatique ayant découvert là bas que c'était ça qu'il voulait faire, il à ensuite repris cette même école d'ingénieur pour faire le cycle spécialisé.

De plus, la prépa, t'apprend des choses plutôt théoriques mais qu'il est difficile de rattrapé ensuite. Mon niveau en mathématique est pas très bon, ce que je regrette un peu car j'aimerai bien comprendre certains choses (autour de la cryptographie notamment).

Par contre, il y à clairement la question du travail à fournir et de la façon dont tu vois ton travail. Pour avoir connu un échec dans un autre type de prépa (artistique), je te conseillerai pas trop de faire une prépa si tu combine ces paramètres :

  • Tu travaille déjà beaucoup pour obtenir tes résultats.
  • Tu est trop pointilleux.
  • La formation t'intéresse moyennement.

Je suis dans ce cas précis et ça peut devenir un vrai calvaire d'avoir à la fois beaucoup de travail à fournir tout en voulant bien faire. Si en plus ce que tu fait ne t'intéresse qu'à moitié, change vite d'orientation.

Actuellement en école d'ingénieur je rattrape "un peu" le rythme prépa et bien que je trouve que je travaille trop et que je bâcle des trucs mais ce que je fait m'intéresse vraiment beaucoup, du coup je râle pas mal mais je tiens le coup (et les étudiants de prépa ne s'en sortent pas spécialement mieux).

Un défaut de la prépa, il me semble, par rapport à ce qu'un camarade ayant fait un prépa, est qu'on "zappe" au final un apprentissage pratique de technicien qu'on ne retrouvera au final surtout à la confrontation dans des cas concret, c'est à dire dans des stages ou dans le monde professionnel.

En effet, même si le cycle ingénieur est assez riche en tp, il reste toujours cet aspect bachotage et théorique intéressant mais assez frustrant pour quelqu'un qui à fait 2 ans de prépa et qui veut "faire des trucs".

En tout cas,c'est bien de réfléchir déjà à la possibilité d'un échec, surtout si tu est scolaire. Je me suis personnellement retrouvé perdu après mon erreur d'orientation. IL faut savoir aussi que si les choses se passent mal, il est possible de rejoindre certaines formation en janvier/février et ainsi de ne perdre qu'un semestre, même si tu dois le perdre ensuite suite à ta formation, tu as le temps de réfléchir à en faire quelque-chose.

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je te conseillerai pas trop de faire une prépa si tu combine ces paramètres :

  • Tu travaille déjà beaucoup pour obtenir tes résultats.
  • Tu est trop pointilleux.
  • La formation t'intéresse moyennement.

Mouais, c'est extrêmement réducteur. Les profils des élèves de classe prépa qui ont réussi ne sont pas toujours ceux qui étaient excellents au lycée. Je connais des profils littéraires (ayant réussi leur concours) qui se sont ennuyés en prépa et admettent avoir peu de méthodes de travail. Il y a malgré tout une bonne part de chance et de « terrain » quand on prépare un concours. À même investissement, je suis par exemple convaincu qu'un élève d'une grosse prépa parisienne aura beaucoup plus de chances de réussir.

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Mouais, c'est extrêmement réducteur. Les profils des élèves de classe prépa qui ont réussi ne sont pas toujours ceux qui étaient excellents au lycée.

Holosmos

Peut être que c'est réducteur mais je ne vois pas du tout en quoi ce que tu dit contredit mon propos. Un élève excellent n'est pas forcément un élève qui bosse beaucoup et vice-versa.

Je connaît un amis qui à fait une prépa scientifique et qui s'en est très bien sorti car il avait déjà un gros attrait pour les mathématiques et n'avait pas à travailler trop pour comprendre les concepts présentés dans cette matière au lycée et qui donc s'est très bien adapté à la prépa, ce qui ne l'empêche pas d'être plutôt médiocre dans d'autres domaine.

À l'inverse de moi qui avait globalement de meilleurs résultats mais qui travaillait bien plus car ayant d'une part pas les même facilité en maths et un rapport au travail bien différent, il m'est très très pénible de ne pas "faire de mon mieux" même dans une matière que je n'apprécie pas spécialement (remarque: j'apprécie un peu toutes les matières).

Édité par inkhey

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Je connaît un amis qui à fait une prépa scientifique et qui s'en est très bien sorti car il avait déjà un gros attrait pour les mathématiques et n'avait pas à travailler trop pour comprendre les concepts présentés dans cette matière au lycée et qui donc s'est très bien adapté à la prépa, ce qui ne l'empêche pas d'être plutôt médiocre dans d'autres domaine.

Les mathématiques du supérieur sont à des années lumières de ce qui est fait en lycée. On peut indépendamment du lycée réussir ou décrocher dans cette matière. Contre-exemple ? Moi-même, jusqu'à ma L1 j'ai jamais été un très bon élève.

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Bonsoir,

J'ai fait prépa également, et pour moi ça s'était très bien passé. J'ai tiré mes deux ans, j'étais bien content d'en finir avec la prépa, mais si j'avais l'occasion de revenir dans le passé en terminale et de faire à nouveau le choix prépa ou non, je dirais prépa sans hésitation.

Voilà, je suis actuellement en Terminale S, et du coup, faut que je commence à me poser des questions par rapport à mon avenir après le bac… J'envisage de faire une classe préparatoire, (MPSI, ou PCSI, peut être PTSI), mais voilà : J'ai peur de me planter et de pas y arriver.

Je t'avoue qu'en prépa, c'était mon principal souci : est-ce que je vais y arriver, ou me planter ? On ne peut pas savoir à l'avance si on va réussir ou non et d'avoir l'école de ses rêves (enfin ça dépend, si tu as eu une médaille d'or aux olympiades internationales de mathématiques on peut s'en douter, mais tu saisis l'idée) : les maths/physique du lycée assez différentes de celles postbac, mais si tu aimais celles du lycée tu devrais continuer à les aimer en postbac.
Cela dit, rater l'école de ses rêves, ce n'est absolument pas la mort. Tu découvriras une autre école, tout aussi sympa, avec un niveau qui te sera abordable, et cinq ans après l'entrée dans la vie active, ton diplôme n'aura quasiment plus aucune importance, et tout le monde se foutra de ton école. :)

Enfait, le soucis c'est que j'en entends un peu de tout. Je suis conscient du fait que c'est hardcore, mais à quel point ? D'un coté, je me dit que je dois avoir les moyens de réussir ( je suis dans les meilleurs de ma classe ), mais de l'autre, j'entends que c'est super élitiste, super difficile…

Ben les prépas visent entre autres à repérer les "élites", donc oui, c'est un système qui cherche à classer les gens. Mais pour autant, il n'y a absolument pas "d'esprit concours" où tout le monde se fait des misères pour avoir plus d'avance dans les concours, et il n'y a pas du tout d'ambiance malsaine de façon générale. Les étudiants sont soudés entre eux et l'ambiance des classes est toujours bonne (jamais entendu parler de contre-exemple, en tout cas).
Si la prépa est difficile… Tout à fait. :D Mais pas insurmontable, loin de là. Surtout si tu es en internat, où tu peux très rapidement aller voir les gens de ta classe pour leur poser une question sur un point précis, ou autre. Par ailleurs, tout le monde ne réussit pas la prépa de la même manière : j'ai un ami qui a presque majoré Polytechnique en touristant la prépa et les concours, j'ai un ami qui a galéré du début à la fin, tout en travaillant beaucoup. Donc, prépa hardcore, non. Prépa difficile, oui, mais ça dépendra aussi de tes capacités et de tes ambitions.

En gros, pour peser le pour et le contre :

Pourquoi faire une prépa ?

  • C'est la voie royale pour intégrer une école d'ingénieur
  • ça te permet de rester généraliste dans tes études encore deux ans (c'est pour ça que j'ai choisi de faire prépa, perso)
  • L'ambiance entre élèves est très bonne, ou excellente, parce que mine de rien, être tous dans le même bain, ça soude.
  • Tu verras énormément de choses en maths et en physique
  • Tu acquerras une méthode de travail très efficace ("apprendre à apprendre", suivant l'expression d'usage), ce qui est utile pour la suite de ton parcours étudiant et professionnel (apprendre un cours de 100-200 pages la veille de l'exam en école d'ingé, par exemple, pour citer quelque chose que j'ai… que je n'ai jamais fait, bien sûr, que croyez-vous, je suis sérieux, loin de moi cette idée, arrêtez avec vos questions gênantes :-° )
  • Tes profs te connaissent et sont là pour t'aider et te tirer vers le haut.
  • Si tu as besoin d'être encadré pour être performant, la prépa est un très bon cadre pour ça.

Pourquoi ne pas faire prépa ?

  • La charge de travail est intense, si tu détestes ça, passe ton chemin.
  • Tu auras des hauts et des bas, des moments de doute et de baisse de confiance, très probablement. Mais personnellement, j'en suis ressorti grandi.
  • Si tu es d'un naturel très stressé/anxieux, ça risque d'être une mauvaise idée.
  • Tu as peu de temps libre.

(Note : cet argumentaire n'est pas un argumentaire prépa contre fac, mais simplement une liste des bons points et des mauvais points de la prépa)

En ce qui concerne le choix de la prépa, je dirais comme mes prédécesseurs, de faire confiance aux prépas et à APB. Les profs de prépa voient une quarantaine d'élèves de tous les horizons défiler chaque année, ils sont en mesure, statistiquement parlant, de déterminer si tu es taillé pour telle prépa ou pas. Et si tu as été sous-estimé et que tu estimes que tu feras mieux dans une prépa de meilleur niveau, tu peux toujours en parler avec tes profs et retenter ta chance en fin de première année, les changements de prépa se font sans trop de souci, si la différence est vraiment notable.

J'en profite aussi pour te donner ce petit reportage sur les classes prépa :

Destination Prépa

Edit : Eh, la balise d'insertion de vidéo Youtube ne marche pas quand il y a le &ab_channel dans l'URL. Je m'en vais rédiger un ticket.

Édité par melepe

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En même temps c'est pas comme si on avait beaucoup de temps pour lire des revues scientifiques, des articles, etc … C'est bien mignon de reprocher aux taupins ce manque de culture scientifique mais crois-moi si on avait le temps de bosser en autodidacte comme tu le fais beaucoup le feraient.

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En même temps c'est pas comme si on avait beaucoup de temps pour lire des revues scientifiques, des articles, etc … C'est bien mignon de reprocher aux taupins ce manque de culture scientifique mais crois-moi si on avait le temps de bosser en autodidacte comme tu le fais beaucoup le feraient.

Grimur

Je ne dis pas que c'est la faute des taupins, je dis que la formation scientifique ne devrait pas se résumer à de la technique. C'était surtout pour nuancer le fait que ça serait la meilleure formation en maths et physique (ce que je ne pense pas).

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Ah là oui, je suis totalement d'accord avec toi sur ce point. En fait, c'est surtout les ADS et le TIPE (Analyse de Documents Scientifiques) qui permettent de s'ouvrir un peu l'esprit. Personnellement je profite des vacances pour lire une série d'articles sur la théorie des catégories, c'est le seul moment où j'ai vraiment le temps de faire ce genre de choses. C'est triste …

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