Licence CC BY-NC-ND

La vie privée est-elle si importante que ça ?

Dernière mise à jour :
Auteur :
Catégorie :
Temps de lecture estimé : 11 minutes

Beaucoup de personnes ne voient pas d’inconvénient à ce que Google / Amazon / Facebook / Microsoft (et j’en passe) utilisent votre vie privée pour se faire de l’argent, et lancent souvent l’argument "Je n’ai rien à cacher" ou même "Je ne mets rien d’important dans mon téléphone". Je vous accorde que ce nombre impressionnant de personnes ne faisant pas attention me déplore et me fait carrément peur… Et surtout je doute de moi, doute de ce mouvement. Est-ce que nous allons dans la bonne direction ? Est-ce que nous (les militants contre les GAFAM++ ) nous trompons carrément pas sur la situation ? Est-ce que tout va bien ? Est-ce que l’informatique que nous utilisons est juste capable de planter mais pas d’apprendre de nous ?

Pourtant je vois bien le contraire, les claviers de nos téléphones qui nous corrigent voire qui apprennent de nouveaux mots. Google lit vos mails pour ajouter des entrées dans votre agenda, Cortana est capable de vous dire dans combien de temps arrive un colis juste avec un mail, un SMS… Microsoft en Mars 2016 sort une intelligence artificielle capable d’apprendre des humains. Même si l’échec est cuisant (car le robot est devenu pro-nazi) les faits sont bien présents ! L’informatique est capable de faire bien des choses que la majorité du monde ignore.

La robotique a été inventée par l'Humain pour aider l'Humain

Mais alors, qu’y a-t-il de dangereux à ce que nos données permettent de simplifier nos vies me diriez-vous. En réalité rien, c’est ça le pire, c’est qu’aujourd’hui des scripts, des intelligences artificielles (bon, même si actuellement ces dernières sont incapables de réfléchir plus de trois secondes) ne sont pas du tout offensivement, mais c’est leur conception et ce qu’elles font en arrière-plan qui peuvent les rendre dangereuses. Nous ne savons rien de ces scripts que nous utilisons. Que font-ils ? Qu’est-ce qu’ils récoltent ? Rien me direz-vous. C’est ce que j’aimerais croire aussi. Croire que les géants du net nous offrent gratuitement leurs services, croire qu’internet est pensé pour aider l’utilisateur, pas pour l’enfermer… Seulement ce n’est pas possible. Pourquoi nous ne pouvons pas supprimer tous nos posts sur Facebook ? Comment font ces entreprises pour gagner autant d’argent ? Pourquoi ne pouvons-nous pas voir ce qui se passe plus loin que ce qui nous est montré ?

C’est un fait, le 1er trimestre 2015, Google a réalisé 17,3 milliard de dollars de chiffre d’affaires, Facebook atteint un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars en 2015. Cependant, personne ne paye. Alors comment se font-ils de l’argent ? Sur vos données privées. Savoir qui vous aimez, si vous avez demandé de l’argent à un pote, la voiture que vous achetez, la vitesse à laquelle vous roulez, ce que vous mangez, où vous allez, avec qui vous parlez, ce que vous dites, combien d’heure vous dormez, votre poids, votre âge, votre condition physique, avec qui vous couchez, combien de partenaires a eu cette personne avant vous, les risques d’une MST, les oublis de pilule… Mais aussi les données de vos proches, les résultats que les laboratoires envoient par mail, les maladies de votre famille, le poids de vos parents, ce qui peut être transmis à l’enfant… Ces données sont utilisées pour afficher des pubs ciblées, enfin ça, c’est ce que nous voyons. Ces données récoltées ne sont-elles pas revendues ? On pourrait penser que oui, car les assurances, les banques seraient friandes de ces informations… Mais aussi les employeurs, et même votre pays. "Mais si ce n’est pas revendu ?" Rien ne les en empêchera par la suite. Ils ont vos données, ils ont votre vie dans leurs mains… Étant donné que tout est centralisé, il est plus facile de faire concorder des données pour pouvoir créer un profil complet de vous.

L'État a aussi accès à nos données. Un danger pour nos libertés ?

En 1949, Gorges Orwell écrit le roman 1984 qui a apporté l’expression "Big brother is watching you".

La principale figure du roman, Big Brother, est devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés.

1949 c’est 16 ans après "l’arrivée" au pouvoir d’Hitler. 1949 c’est 16 ans après l’incendie du Reichstag (Le QG du III Reich). 1949 c’est 7 ans après le 1er convoi de déportation des juifs. En 1949, Gorges Orwell disait qu’en 2021, on pourrait tout savoir sur tout le monde, que le moindre mot de travers, la moindre pensée inappropriée et on pourrait finir au bagne. Aujourd’hui, les entreprises savent tout sur tout le monde. L’État a fait passer dans une loi « antiterroriste" la possibilité d’installer des "boites noires" pour "repérer un acte pouvant porter atteinte à la nation". Avant de crier au point Godwin et quitter cet article, j’aimerais revenir sur des faits actuels et les mettre en corrélation avec ce qui s’est passé il y a 84 ans.

  • En 1933, une personne arrive au pouvoir, car il est l’espoir d’une nouvelle république

  • En 2017, une personne arrive au pouvoir, car il est l’espoir d’une nouvelle république (grâce à un coup d’État médiatique)

  • Un incendie visant le parlement allemand fut créé en février 1933. Aussitôt, un décret du président du Reich du 28 février 1933 pour la protection du peuple et de l'État fut créé

  • Suite aux attentats, la France (enfin les personnes au pouvoir) vote une loi visant à garantir La sécurité nationale et à Lutter contre le terrorisme.
L’Incendie du Reichstag

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de la Reichstagsbrandverordnung Il annula l’essentiel des libertés civiles et politiques établies par la Constitution et fut la première disposition législative qui ouvrit la voie à l’établissement du pouvoir total des nazis, notamment au travers de l’élimination de leurs opposants réels ou potentiels.

La loi relative au renseignement

[…]les outils de renseignement […] viseront un « nombre considérable de données collectées ». Tout est surveillé, collecté et enregistré

https://www.nextinpact.com/news/93724-on-vous-reexplique-projet-loi-sur-renseignement.htm

Quel est le rapport entre la loi renseignement, l’incendie du Reichstag et 1984 ?

1984 fut écrit après l’Allemagne Nazi, après aussi les premiers ordinateurs. Il vise un futur dystopique en 2021 où tout sera écouté et contrôlé. La loi relative au renseignement écoute tout et collecte tout. Nous ne savons rien de plus, mais nous sommes écoutés. Et tout comme les juifs, nous n’avons rien à cacher. Ils ont été persécutés, discriminés, séparés des autres, car ils arboraient (non sans menace de l’État) leur appartenance à une religion. En 2017, nous n’avons plus besoin d’afficher nos appartenances à une religion, l’État le sait, les entreprises le savent. L’État connaît maintenant nos orientations politiques, si nous sommes un leader, facilement manipulable, si nous sommes un danger pour lui ou non. Et grâce aux dernières lois passées, l’État peut nous faire inculper, sans passer par la justice, d’un crime que nous n’avons pas commis. (https://www.mediapart.fr/journal/france/031017/quand-la-liberte-s-eteint-en-silence)


Tout ce qu’on autorise aujourd’hui l’est pour toujours

Pouvons-nous encore dire que ces données ne sont pas importantes ? Pouvons-nous encore prétendre que nous n’avons rien à cacher, alors que nous ne connaissons pas demain. Pour notre vie future, pour nos libertés ! Se voir refuser un emprunt, car on a demandé un jour un peu d’argent, car on a telle ou telle maladie. Voir son assurance augmenter, car vous avez fait un excès de vitesse ou que vous avez dormi avec une autre personne que votre compagne(on). Se voir emprisonner, car on est contre l’État … est-ce cela le futur dont vous rêviez ? Est-ce cela ce que vous appelez la liberté ? Est-ce comme cela que vous voyez l’utilisation d’un ordinateur ? Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites se retournera contre vous. Ne songez pas qu’à aujourd’hui, songez aussi à demain. Et pour vivre libre, il faut avoir des choses à cacher…

69 commentaires

La parution de cet article sur Zeste de Savoir (après la parution sur mon blog) n’est pas pour me donner plus de visibilité (car ce n’est pas la gloire que je cherche) mais pour donner plus de visibilité à un sujet qui me semble très important. :)

+7 -0

Juste préciser que 1984 ne fait pas vraiment référence au nazisme, mais au stalinisme, qu’il a vu en pratique durant la guerre d’Espagne (Hommage à la Catalogne).

écolo-utopiste altermondialiste radicalisé sur Internet | La tero estas nur unu lando | Géographe de service | Cliquez 👍 pour dire merci

+4 -0

Alors autant je te rejoins totalement sur les dangers que représentent ces entreprises, la vente de données, la vie privée, et la loi renseignement.

Autant je trouve que l’article perd en crédibilité quand tu parles de coup d’État médiatique, avec une comparaison avec l’accession au pouvoir d’Hitler. Déjà Hitler et Macron ne sont pas arrivés au pouvoir de la même manière, mais le terme de « coup d’État médiatique » me laisse pantois (je sais que l’expression est très utilisée dans certains milieux, notamment chez la France Insoumise).

Oui, il y a eu un « effet Macron » dans les journaux avant son entrée en campagne, et une narration (type storytelling) de sa vie (et surtout de son couple) qui ont largement accru sa popularité. Oui, les médias ont un pouvoir de persuasion non négligeable, et ont probablement eu une grande influence sur ces élections. Mais notre système électoral veut que lors du vote, l’électeur se retrouve seul dans l’isoloir, sans pressions extérieures, pouvant exprimer son choix en conscience. Si les autres candidats sont déçus (voire fâchés) par le résultat, ils n’avaient qu’à être plus persuasifs et convaincants en campagne, par leurs idées et propositions.

Si les médias ont pu avoir une telle influence, c’est peut-être parce que les autres autour étaient nuls eux aussi.

Enfin, je voudrais ajouter que la loi renseignement, elle a été initiée, écrite puis votée sous le mandat précédent. Mais peut-être que là aussi, il s’agissait d’un coup d’État.

Édité par entwanne

« Mais notre système électoral veut que lors du vote, l’électeur se retrouve seul dans l’isoloir, sans pressions extérieures, pouvant exprimer son choix en conscience. Si les autres candidats sont déçus (voire fâchés) par le résultat, ils n’avaient qu’à être plus persuasifs et convaincants en campagne, par leurs idées et propositions »

Faut d’abord qu’ils puissent pouvoir se présenter… et dépasser la barrière financière et des signatures. Mais c’est un autre débat.

écolo-utopiste altermondialiste radicalisé sur Internet | La tero estas nur unu lando | Géographe de service | Cliquez 👍 pour dire merci

+1 -0

Si les autres candidats sont déçus (voire fâchés) par le résultat, ils n’avaient qu’à être plus persuasifs et convaincants en campagne, par leurs idées et propositions.

entwanne

Totalement hors sujet, mais c’est rigolo de parler de persuader plutôt que de convaincre.

Merci pour l’article, malgré les imperfections dont il peut faire preuve, il reste intéressant à analyser.

+2 -0

Personnellement, ce qui me fait peur est la disproportion entre la collecte de nos données personnelles des GAF et l’oppacité dont ils font preuve quant à leur utilisation. Tout ça est gardé sous le sceau du secret le plus absolu.

Ces sociétés ont tendance à phagociter les marchés qu’elles pénètrent. Elles n’aspirent pas à une concurrence saine entre divers entreprises. Elles essayent d’écraser les autres acteurs du secteur qu’elles pénètrent et à créer un monopole de fait. Elles ont aussi tendance à varier à l’extrême leurs secteurs d’activité.

Les ordinateurs tournent en grande majorité avec Windows. Qui utilise sérieusement les autres moteurs de recherche comme Bing? J’en connais même pas d’autre.

C’est ce genre de comportement qui m’inquiète. On a l’impression qu’il n’y a pas de contre-pouvoir. Ces sociétés veulent conquérir et s’immiscer dans notre vie pour la décortiquer. Pour s’en prémunir, il faut se renoncer à de nombreux outils technologiques. Elles me font l’effet d’une pieuvre qui déploie ses tentacules dans tous les sens.

Évidemment, mon PC tourne sous Windows 10 et je n’utilise pas d’autre moteur de recherche que Google.

Sinon, l’article est très intéressant même si je trouve aussi que les comparaisons à la fin ne sont pas très justes.

:magicien:

Mala malus mala mala dat.

+1 -0

Pour le coup, la concurrence, ça veut pas dire grand-chose. Je pense qu’il vaut mieux un monopole de quelque chose d’éthique qu’une concurrence de choses pas éthiques du tout (c’pas clair tout ça).

Parce que bon, je suis pas près à garder Google en alternative/concurrence le jour où Qwant et/ou DuckDuckGo et/ou n’importe quel moteur de recherche respectable sera ou seront en situation de monopole.

Les ordinateurs tournent en grande majorité avec Windows. Qui utilise sérieusement les autres moteurs de recherche comme Bing? J’en connais même pas d’autre.

NuX

Moi, par exemple, j’utilise Qwant. Mon PC tourne sous Arch Linux, et je navigue avec Firefox. Crois-moi, même si en proportions peu de personnes utilisent sérieusement des alternatives, quantitativement, y’a du monde.

D’ailleurs, même sans cela, Google partage largement le marché américain avec Yahoo! et Bing!. Il n’y a qu’en Europe où Google a un monopole aussi large.

Édité par Breizh

Breizh eo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. — L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

+0 -0

Alors autant je te rejoins totalement sur les dangers que représentent ces entreprises, la vente de données, la vie privée, et la loi renseignement.

Autant je trouve que l’article perd en crédibilité quand tu parles de coup d’État médiatique, avec une comparaison avec l’accession au pouvoir d’Hitler. Déjà Hitler et Macron ne sont pas arrivés au pouvoir de la même manière, mais le terme de « coup d’État médiatique » me laisse pantois (je sais que l’expression est très utilisée dans certains milieux, notamment chez la France Insoumise).

Oui, il y a eu un « effet Macron » dans les journaux avant son entrée en campagne, et une narration (type storytelling) de sa vie (et surtout de son couple) qui ont largement accru sa popularité. Oui, les médias ont un pouvoir de persuasion non négligeable, et ont probablement eu une grande influence sur ces élections. Mais notre système électoral veut que lors du vote, l’électeur se retrouve seul dans l’isoloir, sans pressions extérieures, pouvant exprimer son choix en conscience. Si les autres candidats sont déçus (voire fâchés) par le résultat, ils n’avaient qu’à être plus persuasifs et convaincants en campagne, par leurs idées et propositions.

Si les médias ont pu avoir une telle influence, c’est peut-être parce que les autres autour étaient nuls eux aussi.

Enfin, je voudrais ajouter que la loi renseignement, elle a été initiée, écrite puis votée sous le mandat précédent. Mais peut-être que là aussi, il s’agissait d’un coup d’État.

entwanne

J’aime assez ces interventions de ce genre tant elles rejoignent mes idées (biais d’hypothèses) et j’aimerais m’en servir pour rebondir et apporter d’eau à mon moulin personnel.

Tout d’abord merci pour cette tribune qui n’a pas été évidente à rédiger. Je le sais car exposer une idée et une opinion est un travail difficile. D’une part parce qu’il faut avoir le courage d’exposer publiquement quelque chose de personnel, d’autre part car argumenter est un art difficile.

Comme entwanne je trouve à redire sur la comparaison entre le régime actuel et le régime nazi. De mon point de vue elle est maladroite, déjà parce que tu passes du coq à l’âne en parlant de multinationales qui n’ont rien à voir avec l’état français, d’autre part parce que, comme l’a cité notre schtroumpf bien aimé… J’ai du mal à y voir des similitudes.

Je vois avant tout des différences même si l’objectif final est le même : asservir les masses et les rendre dociles. Sous le régime nazi, on utilisait le culte de la personnalité, la répression, la suppression des libertés fondamentales. Sous le régime actuel, on utilise - je reprends les dires d’entwanne qui ne sont on ne peut plus vrais à mon sens - les médias pour fournir des idées pré-machées aux masses, la manipulation et l’illusion que les libertés fondamentales existent encore.

Cet article est lourd de sens et empreint de bonnes attentions. Le problème - en plus d’être maladroit - c’est qu’il s’adresse à un public majoritairement averti. Nous sommes sur un site chapeauté par une association loi 1901 désireuse d’avoir choisi un chemin différent de celle d’une entreprise qui a viré à des pratiques dont nous étions mécontents. Dès le début on s’est gardé de faire de l’OC bashing pour s’efforcer de maintenir des valeurs saines. En résumé, le noyau dur du site et les fondateurs sont des gens éduqués (certains se reconnaîtront très bien dans mes propos et ils sont nombreux). Ces valeurs déteignent sur les utilisateurs récurrents ou casual sur ZdS et je me félicite d’en faire partie (oui, j’ai évolué et j’évoluerai encore grâce à ZdS).

Cet article devrait s’adresser à une audience plus large qu’à celle de ZdS. Je pense à ma grand-mère qui a vécu une autre époque et qui peut-être peine à faire la transition entre son temps où elle a vécu l’occupation Allemande (puisqu’on en parle) et aujourd’hui où elle utilise Facebook pour avoir un regard sur ses enfoirés de connard de petit fils qui ne sont pas fichus de l’appeler ne serait-ce qu’une fois par semaine pour s’enquérir de son état alors que son âge a dépassé l’espérance de vie.

Cela dit pour l’amalgame douteux entre le troisième Reich et l’ère actuelle. Et arrêtez avec ces conneries de point Godwin. Au bout d’un moment faut pas avoir peur de parler d’histoire et de nazisme. Y aura que les Q.I. monochiffre pour scander qu’on est antisémite juste parce qu’on parle librement et de manière totalement objective de faits historiques. Même si c’est tendu en ce moment, mais bon, manipulation des médias, tout ça, tout ça…

Enfin, je voudrais ajouter que la loi renseignement, elle a été initiée, écrite puis votée sous le mandat précédent. Mais peut-être que là aussi, il s’agissait d’un coup d’État.

Pour le coup, il faudrait revoir la définition de coup d’Etat (les mots sont importants). Entwanne, tu dis que la loi a été initiée, écrite puis votée sous le mandat précédent. Plus haut tu parles du système électoral puis d’autres médias qui n’avaient qu’à être plus convaincants que ceux qui ont fourni du grain à moudre pour Macron.

Ça rejoint un peu ce que je disais plus haut où il faudrait en parler à ceux qui votaient en tout confiance pour Macron qui a été celui qui tirait les ficelles derrière la loi El Khmori (mais ça tout le monde l’a oublié) et qui avaient besoin de voter pour se donner bonne conscience et remplir leur devoir de bon citoyen modèle puis se débarrasser du reste de la politique. Mais la loi renseignement, a-t-elle été seulement été écrite par le peuple et pour le peuple ? Je ne sais pas et j’aimerais avoir une réponse honnête pour le coup, avec des arguments fondés. Tout ça pour dire que nous ne sommes pas en démocratie, mais peut-être dans une dictature totalitaire qui nous donne l’illusion d’être en démocratie. Il y aurait donc des points communs entre notre régime et le régime nazi, à la différence (parmi d’autres) qu’on a droit à la vaseline…

Mais c’est très difficile de communiquer sur la chose sans passer pour un connard de complotiste qui peine à construire son argumentation. Au final les seules solutions court terme que j’ai sous la main : se renseigner, agir en tant que consommateur et informer son entourage.

GAFA… Ce ne sont pas leurs outils qui sont mauvais, c’est l’utilisation qui en est faite. Malheureusement tu ne peux pas reprocher à ces entreprises de se faire du beurre sur des gens toujours plus désireux de se créer une identité par leur biais et qui pour la plupart n’écouteront pas ton discours parce qu’elles se satisfont du service qui leur est offert. Le plus important reste ta prise de conscience à toi ainsi que ta capacité à amener doucement tes proches à avoir conscience de leur utilisation de ces outils, qui peuvent avoir un impact assez conséquent sur leur vie privée comme en dehors.

Juste préciser que 1984 ne fait pas vraiment référence au nazisme, mais au stalinisme, qu’il a vu en pratique durant la guerre d’Espagne (Hommage à la Catalogne).

qwerty

Entièrement d’accord, et si derrière on pense ça, c’est que j’ai fais une faute :x

Alors autant je te rejoins totalement sur les dangers que représentent ces entreprises, la vente de données, la vie privée, et la loi renseignement.

Autant je trouve que l’article perd en crédibilité quand tu parles de coup d’État médiatique, avec une comparaison avec l’accession au pouvoir d’Hitler.

Personnellement je connais malheureusement pas d’autre mouvement, et parler d’Hitler, si chacun a creuser un peu le sujet c’est pas mal… N’oublions pas non plus que Hitler n’a pas fais de coup d’État et qu’une loi similaire à la loi renseignement a été voté sous son régime.

Déjà Hitler et Macron ne sont pas arrivés au pouvoir de la même manière, mais le terme de « coup d’État médiatique » me laisse pantois (je sais que l’expression est très utilisée dans certains milieux, notamment chez la France Insoumise).

Dans les médias il y a eu deux personnes :
- François Fillon
- Emmanuel Macron

Et de temps en temps les autres mais tous détruit par les médias… J’ai jamais entendu de parole neutre à l’égard des autres candidats

Oui, il y a eu un « effet Macron » dans les journaux avant son entrée en campagne, et une narration (type storytelling) de sa vie (et surtout de son couple) qui ont largement accru sa popularité. Oui, les médias ont un pouvoir de persuasion non négligeable, et ont probablement eu une grande influence sur ces élections. Mais notre système électoral veut que lors du vote, l’électeur se retrouve seul dans l’isoloir, sans pressions extérieures, pouvant exprimer son choix en conscience. Si les autres candidats sont déçus (voire fâchés) par le résultat, ils n’avaient qu’à être plus persuasifs et convaincants en campagne, par leurs idées et propositions.

Si les médias ont pu avoir une telle influence, c’est peut-être parce que les autres autour étaient nuls eux aussi.

Enfin, je voudrais ajouter que la loi renseignement, elle a été initiée, écrite puis votée sous le mandat précédent. Mais peut-être que là aussi, il s’agissait d’un coup d’État.

entwanne

Pas que : https://www.nextinpact.com/news/105448-adoption-definitive-projet-loi-contre-terrorisme-successeur-letat-durgence.htm ;)

Avant de crier au point Godwin et quitter cet article, j’aimerais revenir sur des faits actuels et les > mettre en corrélation avec ce qui s’est passé il y a 84 ans.

C’est marrant, ça m’a fait penser à ça : https://absurdo.lapin.org/index.php?number=197

Breizh

Je ne connaissais pas, mais ça y ressemble ^^ Car maintenant dès qu’on parle de l’histoire nazi, c’est soit en cours d’histoire, soit c’est du godwin car tout le monde "il é nazi"… D’ailleurs pour anecdote je suis un méchant homme blanc hétéro raciste nazi gauchiste… Enfin selon un petit groupe de personne sur le lolternet ;)

Personnellement, ce qui me fait peur est la disproportion entre la collecte de nos données personnelles des GAF et l’oppacité dont ils font preuve quant à leur utilisation. Tout ça est gardé sous le sceau du secret le plus absolu.

Ces sociétés ont tendance à phagociter les marchés qu’elles pénètrent. Elles n’aspirent pas à une concurrence saine entre divers entreprises. Elles essayent d’écraser les autres acteurs du secteur qu’elles pénètrent et à créer un monopole de fait. Elles ont aussi tendance à varier à l’extrême leurs secteurs d’activité.

L’inconvénient du monopole :/

Les ordinateurs tournent en grande majorité avec Windows. Qui utilise sérieusement les autres moteurs de recherche comme Bing? J’en connais même pas d’autre.

Moi : Qwant, searx, startpage… :p

Pour s’en prémunir, il faut se renoncer à de nombreux outils technologiques. Elles me font l’effet d’une pieuvre qui déploie ses tentacules dans tous les sens.

Je n’ai jamais renoncer au moindre outils technologique : des montre connecté sous Solaris OS, smartphone sous LineageOS, ordi sous Arch et navigateur Firefox 57 plus rapide que Gchrome :) Je joue à la majorité des jeux et sur 20 jeux auquels je joue, seul 5 ne sont pas compatible Linux… Une bagatelle :)

Sinon, l’article est très intéressant même si je trouve aussi que les comparaisons à la fin ne sont pas très justes.

Merci :)

Tout d’abord merci pour cette tribune qui n’a pas été évidente à rédiger. Je le sais car exposer une idée et une opinion est un travail difficile. D’une part parce qu’il faut avoir le courage d’exposer publiquement quelque chose de personnel, d’autre part car argumenter est un art difficile.

De rien, ce fut un plaisir de la partager :)

Comme entwanne je trouve à redire sur la comparaison entre le régime actuel et le régime nazi. De mon point de vue elle est maladroite, déjà parce que tu passes du coq à l’âne en parlant de multinationales qui n’ont rien à voir avec l’état français, d’autre part parce que, comme l’a cité notre schtroumpf bien aimé… J’ai du mal à y voir des similitudes.

Les similitudes sont au tout début : une assenssion au pouvoir médiatique (propagande), une élection légitime, un incendie (attentat) qui pousse une loi antiterroriste… En résumé on a la même chose en France :/

les médias pour fournir des idées pré-machées aux masses, la manipulation et l’illusion que les libertés fondamentales existent encore.

ALors le complotiste risque de sortir mais… Les libertés actuelles sont "garantie par l’État" mais parler n’est plus possible…
- Tu risque de blesser quelqu’un et de te retrouver avec un procès
- Tu penses différement donc tu es un pedonazi de l’espace
- Penser différement t’exclus d’une majorité de groupe et au final tu t’isoles si tu penses différement
- Trop parler / agir te fais mettre sous surveillance
- La censure des GAFAM etc… Voir même de l’État qui a fais un nombre phénoménal de requête de demande de blocage de compte sur Twitter, on a même dépasser la Russie

Les libertés sont officiellement là, mais tu ne peux plus en jouir… :/

Cet article devrait s’adresser à une audience plus large qu’à celle de ZdS.

Curieusement j’ai pensé qu’il était plus ouvert que ça, sinon j’aurai cherché d’autre mouvement, il y en a un similaire au niveau de staline, ça aurait pu êtrez une meilleure idée ^^

Tout ça pour dire que nous ne sommes pas en démocratie, mais peut-être dans une dictature totalitaire qui nous donne l’illusion d’être en démocratie. Il y aurait donc des points communs entre notre régime et le régime nazi, à la différence (parmi d’autres) qu’on a droit à la vaseline…

Entièrement d’accord ^^

Mais c’est très difficile de communiquer sur la chose sans passer pour un connard de complotiste qui peine à construire son argumentation. Au final les seules solutions court terme que j’ai sous la main : se renseigner, agir en tant que consommateur et informer son entourage.

Alors de ce côté ci je n’ai pas rencontré de soucis sur le côté complotiste ;)

GAFA… Ce ne sont pas leurs outils qui sont mauvais

Hormis Google qui aurait du rester un moteur de recherche et non un affichage de ce que tu veux je vois pas… Facebook est illisible et inutilisable, Twitter c’est une catastrophe… Snapchat au pire… Mais c’est tout x)

Merci pour vos commentaires :)

+2 -0

Je suis la discussion de loin, mais je souhaite réagir à quelques points de ton dernier post, Dryusdan… Je me limite à ceux-ci bien que j’ai d’autres choses à dire sur les autres parce que ma réponse va déjà être assez longue.

  • Tu risque de blesser quelqu’un et de te retrouver avec un procès

Il y a une certaine différence entre critiquer quelqu’un sans risque et diffamer. Et la ligne n’est pas si près que cela donc non, ta liberté n’est pas empêchée sur ce point. A moins que tu aies vraiment été très loin dans l’atteinte à l’honneur de l’autre. Il faut savoir que la très grande majorité des plaintes portant sur des diffamations ne donnent lieu à rien (car elles se révèlent comme non diffamantes) et même dans les cas où l’on va devant un juge, ils étudient la chose de manière scrupuleuse. Tu ne seras jamais condamner juste parce que tu as vexé ton interlocuteur. Il faut un fait beaucoup plus grave que cela. :)

Par ailleurs, aller devant les tribunaux n’est pas un déni de démocratie même si quelqu’un porte plainte contre un propos que tu aurais tenu à son égard puisque face à un juge, tu pourras te défendre. Le déni, ce serait que tu sois sanctionner sans disposer de cette capacité. Ton propos sur ce point est donc particulièrement faux tant sur la simplicité avec laquelle tu te retrouverais avec un juge aux fesses que dans son aspect de condamnation éventuelle. Il y en a, oui, mais quand on regarde les affaires qui apparaissent le plus souvent, cela concerne des propos très déplacés dans la presse envers des personnes relativement connues au niveau local/national/… voire avec un retentissement dans plusieurs pays (partage dans la presse, etc.) et il y a par ailleurs une coutume qui permet d’aller assez loin quand on critique un politique, la barre est assez haute.

Evidemment, si l’on commence à l’accuser d’un crime (pédophilie, par exemple), que l’on porte atteinte à l’honneur de sa personne/famille, de manière tout-à-fait déplacée, que l’on tient des propos clairement racistes, etc. faut s’attendre à se faire taper dessus. ^^


Les libertés actuelles, même sous l’état d’urgence n’ont pas changées à ce niveau. L’état d’urgence n’agit pas au niveau judiciaire mais administratif : on ne passe pas (pour un suspect de radicalisation, un vendeur de drogues ou d’armes, etc.) par un juge mais par le préfet (avant si les faits sont avérés, de requérir la justice et de retomber dans le système judiciaire) pour une raison "simple" à comprendre dans son principe (et qui se tient assez) : pour qu’un juge d’instruction donne son feu vert, il faut des preuves d’une infraction ou à tout le moins un commencement de celui-ci. Or, l’expérience tend à montrer que l’iter criminis (le chemin qui mène à l’acte criminel) se déroule très rapidement pour des terroristes. Quelques jours à peine. Le problème se pose alors de 1) définir quand ce commencement de l’acte criminel débute, 2) anticiper la menace (et pour cela, il faut des preuves matérielles), 3) y répondre, selon la loi spéciale votée dans les règles et conditions définies par l’état de droit. Le processus judiciaire est trop lent (c’est l’argument principal utilisé pour l’état d’urgence, et faut avouer que c’est assez vrai), la justice a énormément de valves de sécurité en place et les éléments de preuves à avoir sont assez importants, un juge ne donne pas des autorisations à la louche. Il faut des preuves pour pouvoir disposer d’un mandat délivré par un juge. Il faut du concret. Or, comme démontré par les récents attentats à travers l’Europe, t’as pas vraiment le temps de les obtenir ou tous les indices qui permettraient de fournir des preuves concrètes. Du coup, ils diminuent la barre dans les éléments de preuves en faisant sortir ce point du système judiciaire : ils passent à des preuves dites "administratives", soit des faisceaux plus ou moins concrets de présomption (qui ne passeraient pas selon le mode de preuve judiciaire mais qui mis bout à bout permettent de se dire que ce gars Z doit être surveillé plus attentivement ou que Y ne représente pas une menace), en espérant évidemment obtenir des preuves plus tangibles par la suite et retomber dès lors sous la sphère de la justice. La barre est diminuée, mais elle n’est pas à zéro (parce qu’il faudra quand même passer par un juge après et qu’il ne faut pas faire n’importe quoi).

Voilà comment fonctionne sur le principe l’état d’urgence chez vous. Toutes les démocraties du monde font face à ce gros problème posé par le terrorisme dans son expression actuelle. C’est fini les attentats qui prennent des mois de préparation comme ceux du 11 septembre, de Londres ou de Madrid et où l’on pouvait avoir des indices de mouvements financiers sur des mois, des indices d’achats d’armes ou d’explosifs sur des mois voire des années, etc.. Aujourd’hui, ils utilisent très peu de moyens et agissent sur une période de temps très réduite (= beaucoup plus facile de passer entre les mailles du filet) et nous sommes honnêtement mal équipé pour y faire face. Tu prends un couteau ou t’achète une arme auprès d’un dealer, tu vas à la gare, tu vois un militaire ou des civils et voilà. La justice est très rigoureuse dans ses modes de preuve (normal, c’est une question de sécurité juridique, de droits de la défense), elle n’est pas adaptée à ce genre de criminalité. Et il n’est pas possible d’abaisser le seuil de fonctionnement de la justice parce que ce n’est pas acceptable pour les délits de droit commun. Il faut de la sécurité juridique.

Du coup, le gouvernement français comme d’autres recourent à des procédures administratives avant d’aller si nécessaire, si des preuves tangibles apparaissent, devant la justice (et quand c’est le cas, généralement, les preuves sont réelles, sans équivoque). Alors oui, ça requiert un juste milieu, c’est très difficile et très sensible, mais ça se passe globalement assez bien en Europe (moins bien en France où il y a eu 4 décisions d’inconstitutionnalité pour l’état d’urgence et des cas d’abus dont les décisions des préfets furent cassées en justice, cf. plus bas). La justice n’est pas totalement écartée (ce qui serait un gros problème – comprendre, déni de justice – si à un moment donné les juges d’instructions étaient complètement écartés des dossiers, ce qui n’est pas le cas).

Mais il y a eu des ratés en France (= donc il faut être très prudent sur le cadre fixé par l’exception, évidemment), surtout dans les premiers mois de la mesure (notamment parce que la loi sur l’état d’urgence est pas véritablement quelque chose qui s’applique souvent, c’est une exception et de ce fait, les policiers et gendarmes ne sont pas formés aux procédures et au cadre fixé par la disposition (qu’il a fallu compléter par des circulaires internes d’ailleurs à destination des forces de l’ordre) donc la justice doit contrôler ce qui se passe et casser les décisions s’il y a visiblement abus. Un exemple grave à mes yeux fut la COP21.

Et il y a également eu des abus commis individuellement par des policiers/gendarmes qui ont été recensés (concernant par ex, des enfants terrorisés ou les suspectés de radicalisation, notamment un qui a fait beaucoup de bruit (assignation à résidence, décision cassée par la justice)). La justice est donc présente et fait son boulot. Par contre, vu les cas, il serait bon d’être extrêmement prudent et de bien encadrer les actions de la police, comme pour toute loi d’exception aux règles habituelles qui visent les libertés individuelles. Très clairement.

Dans d’autres pays européens ayant une nouvelle loi antiterroriste (Belgique, par exemple), il n’y a pas eu de flagrant cas d’abus. On a donc réussi à trouver un certain juste milieu. Après, notre fonctionnement est différent de celui qui s’applique en France.

Mais tu ne vas pas être arrêté, même administrativement (et tu n’as aucun risque de l’être judiciairement sauf si des preuves d’une infraction existent (menace de mort étayée par des preuves, diffamation,…), juste parce que tu as exprimé ton opposition. Faut pas déconner. Parler est toujours possible.

  • Penser différement t’exclus d’une majorité de groupe et au final tu t’isoles si tu penses différement

Cela a toujours existé. Aussi loin que l’humanité existe et discute. Ce n’est pas un problème de liberté, ni un problème de droit mais de vivre ensemble et de respect entre les interlocuteurs dans le débat.

  • Trop parler / agir te fais mettre sous surveillance

Non plus.

  • La censure des GAFAM etc… Voir même de l’État qui a fais un nombre phénoménal de requête de demande de blocage de compte sur Twitter, on a même dépasser la Russie

La Russie, la Chine ne demande(nt) pas, elle(s) bloque(ent) directement. Une demande est un autre délire qu’une exécution puisqu’une demande implique déjà une analyse de la requête et du contenu destiné à être bloqué.

Les libertés sont officiellement là, mais tu ne peux plus en jouir… :/

Tu exagères beaucoup.

D’une personne qui – même de l’extérieur – discute beaucoup avec des Français et sur des sujets très sensibles, mes interlocuteurs n’ont jamais été inquiétés en France par la justice. Ni pour avoir discuter de sujets en lien avec les forces armées, la justice, le renseignement, la police, ni pour avoir critiqué le gouvernement ou des politiques.

  • Est-ce qu’il y a eu une baisse du niveau de preuve requis pour mettre quelqu’un sous surveillance ? Oui : la police se base sur un faisceau de présomption, dans un premier temps (et est censée libérer la personne de GAV/arrêter la mise en résidence surveillée si aucun indice concret ne vienne appuyer les soupçons (un cas d’abus a très critiqué et annulé en justice a été fort médiatisé)).
  • Est-ce qu’il faut être méfiant ? Est-ce qu’il y a un danger ? Oui, bien évidemment, comme pour toute exception à une loi portant sur les libertés individuelles. Et c’est le boulot de la justice de s’assurer que dans le cadre de la loi, l’exécutif et les forces de l’ordre ne dépassent pas le cadre fixé par celle-ci. Ce contrôle ayant toujours lieu dans le cas présent et il y a eu des cas d’abus qui ont été sanctionné en justice donc les valves de sécurité sont quand même là.
  • Est-ce que tous les Français sont (potentiellement ou non) sous surveillance ? Non. La SCRT n’a rien à gagner de tirer à vue sur tout le monde (plus ta liste de surveillance est longue, moins tu peux distinguer les requins dans le banc de poissons). Tout l’intérêt d’avoir contourner les preuves judiciaires est perdu dans ce cas. Suffit de jeter un oeil du coté des ricains pour savoir que cela ne marche pas. Et l’on retombe quand même devant un juge en phase deux, du coup, les droits de la défense entrent en jeu et une personne pourra se défendre des faits qui lui sont reprochés (infractions, cette fois).

Quant à savoir si vous êtes dans une dictature déguisée en démocratie, l’affirmer, en France, c’est méconnaître ce qu’est réellement une dictature. C’est méconnaître réellement ce qui se passe dans des pays comme l’Egypte, les monarchies du Golfe comme l’Arabie Saoudite et j’en passe. Dans ces pays, t’aurais été dans la merde comme pas possible juste pour avoir écrit ce billet (et personne n’aurait été en mesure de te répondre, en fait ^^ ). Dans ces pays, les services secrets sont un Etat dans l’Etat où l’on peut te torturer et te jeter comme si de rien n’était, sans laisser de traces et probablement sans même que les membres du gouvernement ne sache ce qui s’est passé.

Est-ce que la France est dans cette situation ? Non, très loin de là. Mais effectivement, il faut rester méfiant (comme toute exception à une règle) car c’est en étant méfiant qu’on s’assure que certains dirigeants ne soient pas tenté.

Édité par Arius

Personnellement je connais malheureusement pas d’autre mouvement, et parler d’Hitler, si chacun a creuser un peu le sujet c’est pas mal… N’oublions pas non plus que Hitler n’a pas fais de coup d’État et qu’une loi similaire à la loi renseignement a été voté sous son régime.

Dryusdan

N’oublions pas non plus qu’il est arrivé au pouvoir en tant que chancelier, et qu’il s’est octroyé les pleins pouvoirs par une sorte de coup d’État (en profitant des lois en place). Il existe aussi de telles lois en France, qui permettraient à Macron de jouir des pleins pouvoirs, mais il ne me semble pas que cela se soit produit.

Dans les médias il y a eu deux personnes :
- François Fillon
- Emmanuel Macron

Et de temps en temps les autres mais tous détruit par les médias… J’ai jamais entendu de parole neutre à l’égard des autres candidats

Dryusdan

Je ne sais pas si nous avons suivi la même campagne, mais Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon étaient eux-aussi très présents. Quand à y être détruits, ça dépend bien sûr des tendances de chaque média, mais c’était aussi le cas de Fillon, et ils sont loin d’avoir tous été tendres avec Macron. Mais je suis d’accord avec toi, on trouvait plus de journaux pro-Macron que pro-Le Pen ; il n’empêche que les idées du FN se sont peu à peu propagées dans la sphère médiatique, ils sont anti-Le Pen par principe mais se trouvent en accord avec ses idées (islam, immigration, etc.).

Pas que : https://www.nextinpact.com/news/105448-adoption-definitive-projet-loi-contre-terrorisme-successeur-letat-durgence.htm ;)

Dryusdan

En effet, il manquait le vote du Sénat. Dont la composition a peu à voir avec l’arrivée au pouvoir de Macron.

ALors le complotiste risque de sortir mais… Les libertés actuelles sont "garantie par l’État" mais parler n’est plus possible…
- Tu risque de blesser quelqu’un et de te retrouver avec un procès
- Tu penses différement donc tu es un pedonazi de l’espace
- Penser différement t’exclus d’une majorité de groupe et au final tu t’isoles si tu penses différement
- Trop parler / agir te fais mettre sous surveillance
- La censure des GAFAM etc… Voir même de l’État qui a fais un nombre phénoménal de requête de demande de blocage de compte sur Twitter, on a même dépasser la Russie

Les libertés sont officiellement là, mais tu ne peux plus en jouir… :/

Dryusdan

Comme l’a décrit Arius, il t’est parfaitement possible de parler. Mais tu conviendras que si tes propos sont discriminatoires, les victimes sont parfaitement en droit de t’attaquer pour cela (elles jouissent aussi de leur droit, les libertés sont pour tout le monde).

Totalement hors sujet, mais c’est rigolo de parler de persuader plutôt que de convaincre.

unidan

J’ai dit « persuasifs et convaincants », donc je n’ai pas parlé de l’un plutôt que l’autre. Et on ne va pas se mentir, il est parfois plus question de persuader que de convaincre dans les campagnes politiques, mais il reste une place pour la raison.

Édité par entwanne

Quant à savoir si vous êtes dans une dictature déguisée en démocratie, l’affirmer, en France, c’est méconnaître ce qu’est réellement une dictature. C’est méconnaître réellement ce qui se passe dans des pays comme l’Egypte, les monarchies du Golfe comme l’Arabie Saoudite et j’en passe.

Deux annectotes personnelles pour étayer ce que tu dis : Dans ma promo j’ai une étudiante égyptienne. Lors des manifestations anti-loi travail d’il y a quelques semaines, le cortège c’est arrêté devant notre batiment et nous avons pu observer les altercations entre les groupes de casseurs et les CRS. L’étudiant égyptienne était choquée du désordre et de l’attitude des casseurs et à demandé "où sont les chars d’assaut ?" de façon toute naturelle.

Cette étudiant cherche également à faire son mémoire de recherche avec des données macroéconomiques sur son pays. Sauf que la dernière fois qu’elle est allée à la banque centrale d’egypte, elle a faillie se faire arrêter et aller en prison.

J’ai une autre amie Venézuelienne qui a le même genre d’histoires à raconter. Donc j’avoue quand on parle de "dictature" en France ou même de "démocrature", je me sens un peu embêté.

“Your manuscript is both good and original. But the part that is good is not original, and the part that is original is not good.” Attributed to Samuel Johnson

+7 -0

Merci @Arius pour cette énorme réponse ^^
J’avoue qu’éclaircir comme ça, ça m’est utile, car j’avais entendu nul par que y avait toujours un juge… Pour moi on avait dégagé la justice pour de l’antiterrorisme ^^

Pour tous ce qui est liberté, oui, on est tranquille au niveau de l’État, mais par expérience personnel on peut réellement plus rien dire, même si ça ne va pas plus loin qu’un "ta gueule". (D’autant plus que je suis très maladroit avec les mots et comme les personnes ne cherche pas tous à nuancer les propos que je dis (alors que je nuance leurs propos) conduit aussi à des réactions comme ça :/

Bon, je pense qu’une parti de mon billet (tout ce qui est sur l’État est relativement erroné maintenant (bah merci, j’ai passé du temps pour rien x) )

Donc, ce méfier mais pas crier à la dictature, c’est noté ^^

Quant à savoir si vous êtes dans une dictature déguisée en démocratie, l’affirmer, en France, c’est méconnaître ce qu’est réellement une dictature. C’est méconnaître réellement ce qui se passe dans des pays comme l’Egypte, les monarchies du Golfe comme l’Arabie Saoudite et j’en passe.

Deux annectotes personnelles pour étayer ce que tu dis : Dans ma promo j’ai une étudiante égyptienne. Lors des manifestations anti-loi travail d’il y a quelques semaines, le cortège c’est arrêté devant notre batiment et nous avons pu observer les altercations entre les groupes de casseurs et les CRS. L’étudiant égyptienne était choquée du désordre et de l’attitude des casseurs et à demandé "où sont les chars d’assaut ?" de façon toute naturelle.

Cette étudiant cherche également à faire son mémoire de recherche avec des données macroéconomiques sur son pays. Sauf que la dernière fois qu’elle est allée à la banque centrale d’egypte, elle a faillie se faire arrêter et aller en prison.

J’ai une autre amie Venézuelienne qui a le même genre d’histoires à raconter. Donc j’avoue quand on parle de "dictature" en France ou même de "démocrature", je me sens un peu embêté.

Demandred

Pour moi, une dictature n’est pas forcément violent… J’ai peut-être mal compris le mot dictature, mais il me semble que c’est quand tu n’as plus de choix, parler et agir ne sert à rien. C’est pas forcément finir derrière les barreaux voir pire

+0 -0

Et de temps en temps les autres mais tous détruit par les médias… J’ai jamais entendu de parole neutre à l’égard des autres candidats

Bah, crée ton média. Fait ce que Gramsci appelle l’ hégémonie culturelle. En substance, il dit que la bourgeoisie contrôlait la presse (car possédait les journaux) et donc imposait leur point de vue. Les prolétaires, au lieu de lutter contre ces journaux, devait créer le leur pour exposer leur point de vue. Ce que la FI a fait avec le journal Le média. Tout le monde crie à la propagande, mais de toute manière, les journaux ayant une ligne éditoriale, ce n’est qu’un journal de plus.

Après, au-delà de la marchandisation des données personnelles, il faut se poser la question à propos de la pertinence de tout vouloir monétariser. Doit-on fixer un prix à la nature pour voir sa vraie valeur ou doit-on la protéger seulement par « devoir moral » ?

Autre question, pertinente, c’est la question de l’identité (car les données personnelles, ça touche l’identité : opinions politiques, religieuses, orientation sexuelles…) : qui demande l’identité des gens ? Les administrations et les chercheurs. Donc on peut comprendre que ça passe pas quand c’est des entités privés. Déjà que c’est galère que récolter au nom de la science (et pour l’État, la coercition suffit le plus souvent, il suffit de voir la violence (= organisation du système, dans le sens de Foucault) qu’a eu l’État de Vichy pour fichier les juifs. On notera le rôle d’IBM et des premiers ordinateurs ^^ dans ce travail.

écolo-utopiste altermondialiste radicalisé sur Internet | La tero estas nur unu lando | Géographe de service | Cliquez 👍 pour dire merci

+0 -0

Et de temps en temps les autres mais tous détruit par les médias… J’ai jamais entendu de parole neutre à l’égard des autres candidats

Bah, crée ton média. Fait ce que Gramsci appelle l’ hégémonie culturelle. En substance, il dit que la bourgeoisie contrôlait la presse (car possédait les journaux) et donc imposait leur point de vue. Les prolétaires, au lieu de lutter contre ces journaux, devait créer le leur pour exposer leur point de vue. Ce que la FI a fait avec le journal Le média. Tout le monde crie à la propagande, mais de toute manière, les journaux ayant une ligne éditoriale, ce n’est qu’un journal de plus.

Créer un média (même un simple blog) c’est des heures de rédaction… Juste pour cet article j’ai passé environs 5-6h sans compter la phase de réflexion

Après, au-delà de la marchandisation des données personnelles, il faut se poser la question à propos de la pertinence de tout vouloir monétariser. Doit-on fixer un prix à la nature pour voir sa vraie valeur ou doit-on la protéger seulement par « devoir moral » ?

Je pense que protéger ses données personnelles n’est pas qu’un droit moral, mais une sécurité sur l’avenir.

Source: qwerty

Édité par Dryusdan

+1 -0

Attention au sens des mots, qui est très important. Par exemple, dans le cas de la dictature, ton interprétation Dryusdan est limite parce qu’elle pourrait correspondre au 2ème (en considérant que la société moderne te censure) ou au 3ème ; mais tel que tu rédiges ton message tu sembles associer ça au 1er sens aussi – ce qui devient incohérent.

Cela dit, c’est un classique (volontaire ou non) dans les débats : tordre le sens des mots pour qu’ils collent avec ce qu’on veut dire.

Bon mis à part le message activiste de ton article, je ne saisis pas bien son utilité ou ce qu’il apporte de nouveau.

Pour la loi sur le renseignement, passé l’analogie douteuse avec la montée d’Hitler en 1933, passé le fait que les services de renseignement n’ont ni les moyens ni intérêt à surveiller toute la population, cet article ne m’apporte pas de réponse en tant que personne n’ayant rien à cacher.

Je comprends que ça puisse choquer "par principe" mais dans l’absolu, qu’est-ce que l’État français ferait de la série que j’ai regardé hier soir ou du fait que j’ai écrit une tribune pro-Melenchon ? :)

+1 -0

Pour tous ce qui est liberté, oui, on est tranquille au niveau de l’État, mais par expérience personnel on peut réellement plus rien dire, même si ça ne va pas plus loin qu’un "ta gueule".

Dryusdan

En fait c’est assez biaisé. Le problème c’est que tu voudrais pouvoir t’exprimer sans autoriser les gens en désaccord à te répondre. Eux aussi ont le droit de s’exprimer, de te demander de te taire, etc. Tout comme tu peux ensuite leur répondre que tu te fiches de leur avis, et tu te seras fâché avec ces personnes.

Mais ta liberté d’expression n’a a aucun moment été réduite. Peut-être que tu choisiras d’auto-censurer tes propos parce que tu veux rester en de bons termes avec ces gens et donc ne pas les exclure par tes propos, ce qui encore une fois n’entrave pas ta liberté (tu peux choisir de les exclure, et c’est réglé).

Aussi, ce n’est pas parce que l’État assure la liberté d’expression que tout le monde doit être d’accord pour diffuser ce que tu as à dire. Je suis libre de m’exprimer, mais si demain je demande à Libération de publier un article avec comme contenu « le caca c’est délicieux », ils risquent de refuser. Si je cherche à publier un article sur Zeste de Savoir qui contrevient à la charte du site, il ne sera pas validé. S’ils te trouvent désagréable (voire insultant) sur leur instance Mastodon (je crois que c’est de ça qu’il est question dans ton article), ils sont en droit de t’en exclure, ils n’ont pas à s’assurer que tu puisses t’exprimer chez eux.

Les prolétaires, au lieu de lutter contre ces journaux, devait créer le leur pour exposer leur point de vue. Ce que la FI a fait avec le journal Le média. Tout le monde crie à la propagande, mais de toute manière, les journaux ayant une ligne éditoriale, ce n’est qu’un journal de plus.

qwerty

FI, le journal des prolétaires ? :)

Certains médias sont plus ou moins proches des instances politiques, mais les médias tenus par les partis, c’est un autre pas en avant.

Je comprends que ça puisse choquer "par principe" mais dans l’absolu, qu’est-ce que l’État français ferait de la série que j’ai regardé hier soir ou du fait que j’ai écrit une tribune pro-Melenchon ? :)

thulemalta

Et bien typiquement, un gouvernement autoritaire arrivé au pouvoir après la collecte pourrait utiliser ces données. Si les choses se passent mal, tu pourrais être arrêté et emprisonné pour consultation d’œuvres décadentes et soutien à une organisation révolutionnaire terroriste.

On a tous potentiellement quelque chose à cacher dans le futur.

+1 -0

Le XKCD de circonstances, parce que la notion de « liberté d’expression » – ici dans son sens étatsunien – est souvent mal compris.

L’acceptation légale française est d’ailleurs bien plus restrictive que la version des USA, avec des notions de diffamation et des sujets interdits (apologies de trucs illégaux).

Certains médias sont plus ou moins proches des instances politiques, mais les médias tenus par les partis, c’est un autre pas en avant.

Euh, l’humanité et pif gadget sont clairement tenus par le PCF, et depuis un bon moment.

Créer un média (même un simple blog) c’est des heures de rédaction… Juste pour cet article j’ai passé environs 5-6h sans compter la phase de réflexion

Pour ça qu’on paye des journalistes.

Je pense que protéger ses données personnelles n’est pas qu’un droit moral, mais une sécurité sur l’avenir.

Je parlais de la commercialisation, pas de la collecte. La collecte est un problème de sécurité, la commercialisation aggrave.

écolo-utopiste altermondialiste radicalisé sur Internet | La tero estas nur unu lando | Géographe de service | Cliquez 👍 pour dire merci

+0 -0
Vous devez être connecté pour pouvoir poster un message.
Connexion

Pas encore inscrit ?

Créez un compte en une minute pour profiter pleinement de toutes les fonctionnalités de Zeste de Savoir. Ici, tout est gratuit et sans publicité.
Créer un compte