Licence CC BY-NC-ND

La vie privée est-elle si importante que ça ?

Dernière mise à jour :
Auteur :
Catégorie :
Temps de lecture estimé : 11 minutes

Beaucoup de personnes ne voient pas d’inconvénient à ce que Google / Amazon / Facebook / Microsoft (et j’en passe) utilisent votre vie privée pour se faire de l’argent, et lancent souvent l’argument "Je n’ai rien à cacher" ou même "Je ne mets rien d’important dans mon téléphone". Je vous accorde que ce nombre impressionnant de personnes ne faisant pas attention me déplore et me fait carrément peur… Et surtout je doute de moi, doute de ce mouvement. Est-ce que nous allons dans la bonne direction ? Est-ce que nous (les militants contre les GAFAM++ ) nous trompons carrément pas sur la situation ? Est-ce que tout va bien ? Est-ce que l’informatique que nous utilisons est juste capable de planter mais pas d’apprendre de nous ?

Pourtant je vois bien le contraire, les claviers de nos téléphones qui nous corrigent voire qui apprennent de nouveaux mots. Google lit vos mails pour ajouter des entrées dans votre agenda, Cortana est capable de vous dire dans combien de temps arrive un colis juste avec un mail, un SMS… Microsoft en Mars 2016 sort une intelligence artificielle capable d’apprendre des humains. Même si l’échec est cuisant (car le robot est devenu pro-nazi) les faits sont bien présents ! L’informatique est capable de faire bien des choses que la majorité du monde ignore.

La robotique a été inventée par l'Humain pour aider l'Humain

Mais alors, qu’y a-t-il de dangereux à ce que nos données permettent de simplifier nos vies me diriez-vous. En réalité rien, c’est ça le pire, c’est qu’aujourd’hui des scripts, des intelligences artificielles (bon, même si actuellement ces dernières sont incapables de réfléchir plus de trois secondes) ne sont pas du tout offensivement, mais c’est leur conception et ce qu’elles font en arrière-plan qui peuvent les rendre dangereuses. Nous ne savons rien de ces scripts que nous utilisons. Que font-ils ? Qu’est-ce qu’ils récoltent ? Rien me direz-vous. C’est ce que j’aimerais croire aussi. Croire que les géants du net nous offrent gratuitement leurs services, croire qu’internet est pensé pour aider l’utilisateur, pas pour l’enfermer… Seulement ce n’est pas possible. Pourquoi nous ne pouvons pas supprimer tous nos posts sur Facebook ? Comment font ces entreprises pour gagner autant d’argent ? Pourquoi ne pouvons-nous pas voir ce qui se passe plus loin que ce qui nous est montré ?

C’est un fait, le 1er trimestre 2015, Google a réalisé 17,3 milliard de dollars de chiffre d’affaires, Facebook atteint un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars en 2015. Cependant, personne ne paye. Alors comment se font-ils de l’argent ? Sur vos données privées. Savoir qui vous aimez, si vous avez demandé de l’argent à un pote, la voiture que vous achetez, la vitesse à laquelle vous roulez, ce que vous mangez, où vous allez, avec qui vous parlez, ce que vous dites, combien d’heure vous dormez, votre poids, votre âge, votre condition physique, avec qui vous couchez, combien de partenaires a eu cette personne avant vous, les risques d’une MST, les oublis de pilule… Mais aussi les données de vos proches, les résultats que les laboratoires envoient par mail, les maladies de votre famille, le poids de vos parents, ce qui peut être transmis à l’enfant… Ces données sont utilisées pour afficher des pubs ciblées, enfin ça, c’est ce que nous voyons. Ces données récoltées ne sont-elles pas revendues ? On pourrait penser que oui, car les assurances, les banques seraient friandes de ces informations… Mais aussi les employeurs, et même votre pays. "Mais si ce n’est pas revendu ?" Rien ne les en empêchera par la suite. Ils ont vos données, ils ont votre vie dans leurs mains… Étant donné que tout est centralisé, il est plus facile de faire concorder des données pour pouvoir créer un profil complet de vous.

L'État a aussi accès à nos données. Un danger pour nos libertés ?

En 1949, Gorges Orwell écrit le roman 1984 qui a apporté l’expression "Big brother is watching you".

La principale figure du roman, Big Brother, est devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés.

1949 c’est 16 ans après "l’arrivée" au pouvoir d’Hitler. 1949 c’est 16 ans après l’incendie du Reichstag (Le QG du III Reich). 1949 c’est 7 ans après le 1er convoi de déportation des juifs. En 1949, Gorges Orwell disait qu’en 2021, on pourrait tout savoir sur tout le monde, que le moindre mot de travers, la moindre pensée inappropriée et on pourrait finir au bagne. Aujourd’hui, les entreprises savent tout sur tout le monde. L’État a fait passer dans une loi « antiterroriste" la possibilité d’installer des "boites noires" pour "repérer un acte pouvant porter atteinte à la nation". Avant de crier au point Godwin et quitter cet article, j’aimerais revenir sur des faits actuels et les mettre en corrélation avec ce qui s’est passé il y a 84 ans.

  • En 1933, une personne arrive au pouvoir, car il est l’espoir d’une nouvelle république

  • En 2017, une personne arrive au pouvoir, car il est l’espoir d’une nouvelle république (grâce à un coup d’État médiatique)

  • Un incendie visant le parlement allemand fut créé en février 1933. Aussitôt, un décret du président du Reich du 28 février 1933 pour la protection du peuple et de l'État fut créé

  • Suite aux attentats, la France (enfin les personnes au pouvoir) vote une loi visant à garantir La sécurité nationale et à Lutter contre le terrorisme.
L’Incendie du Reichstag

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de la Reichstagsbrandverordnung Il annula l’essentiel des libertés civiles et politiques établies par la Constitution et fut la première disposition législative qui ouvrit la voie à l’établissement du pouvoir total des nazis, notamment au travers de l’élimination de leurs opposants réels ou potentiels.

La loi relative au renseignement

[…]les outils de renseignement […] viseront un « nombre considérable de données collectées ». Tout est surveillé, collecté et enregistré

https://www.nextinpact.com/news/93724-on-vous-reexplique-projet-loi-sur-renseignement.htm

Quel est le rapport entre la loi renseignement, l’incendie du Reichstag et 1984 ?

1984 fut écrit après l’Allemagne Nazi, après aussi les premiers ordinateurs. Il vise un futur dystopique en 2021 où tout sera écouté et contrôlé. La loi relative au renseignement écoute tout et collecte tout. Nous ne savons rien de plus, mais nous sommes écoutés. Et tout comme les juifs, nous n’avons rien à cacher. Ils ont été persécutés, discriminés, séparés des autres, car ils arboraient (non sans menace de l’État) leur appartenance à une religion. En 2017, nous n’avons plus besoin d’afficher nos appartenances à une religion, l’État le sait, les entreprises le savent. L’État connaît maintenant nos orientations politiques, si nous sommes un leader, facilement manipulable, si nous sommes un danger pour lui ou non. Et grâce aux dernières lois passées, l’État peut nous faire inculper, sans passer par la justice, d’un crime que nous n’avons pas commis. (https://www.mediapart.fr/journal/france/031017/quand-la-liberte-s-eteint-en-silence)


Tout ce qu’on autorise aujourd’hui l’est pour toujours

Pouvons-nous encore dire que ces données ne sont pas importantes ? Pouvons-nous encore prétendre que nous n’avons rien à cacher, alors que nous ne connaissons pas demain. Pour notre vie future, pour nos libertés ! Se voir refuser un emprunt, car on a demandé un jour un peu d’argent, car on a telle ou telle maladie. Voir son assurance augmenter, car vous avez fait un excès de vitesse ou que vous avez dormi avec une autre personne que votre compagne(on). Se voir emprisonner, car on est contre l’État … est-ce cela le futur dont vous rêviez ? Est-ce cela ce que vous appelez la liberté ? Est-ce comme cela que vous voyez l’utilisation d’un ordinateur ? Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites se retournera contre vous. Ne songez pas qu’à aujourd’hui, songez aussi à demain. Et pour vivre libre, il faut avoir des choses à cacher…

69 commentaires

Reprise du dernier message de la page précédente

C’est tout à fait normal, je pense que tu ne comprends pas le rôle d’une assurance. Une assurance est là pour mutualiser le risque, pas pour le faire disparaitre. Si un individu à un risque de 100% de développer un cancer, l’assurance ne peut pas faire disparaitre ce risque et il n’y a pas evidement rien à mutualiser.

Non, mais dans le cas d’une mutuelle (qui est une assurance dédiée à la santé) cela permet au malade de supporter les charges de sa maladie d’une part, et d’autres part cela lui permet aussi d’être assuré pour d’autres maladies. Ce n’est pas parce que tu es cancéreux que tu n’auras pas besoin de lunettes, d’aller voir ton dentiste, que tu ne risques pas d’avoir une opération pour autre chose etc.

D’ailleurs tu noteras que ceux qui ont des lunettes n’ont pas de surprimes particuliers, pourtant c’est connu d’avance qu’ils en ont besoin. Moi cela ne me dérange pas de financer des lunettes (dont je n’ai pas besoin) pour ceux qui en ont besoin (et qui n’ont pas choisi d’être myopes).

Le fait qu’une assurance soit une entreprise privée n’empêche pas d’avoir un système type sécurité sociale. Tout le monde paye un forfait (adapté au niveau de ce que l’assurance débourse au total) mais qui ne varie pas selon ta situation. Comme je le dis, le système que tu prônes / défends, c’est le système des assurances aux USA avant l’Obamacare (où une assurance pouvait refuser des clients ou demander une prime de fou pour la couverture, résultat, beaucoup n’avaient pas d’assurance). Ce n’est pas le modèle que je défends, qui me semble injuste alors que nous ne sommes pas égaux face à la maladie.

Le problème que tu soulèves est bien connu des économistes : l’information fait disparaitre l’assurance. Si tu sais à 100% ce qu’il va t’arriver alors il n’y a plus d’assurance possible ! Et sans aller jusqu’a ce cas extrême, l’information fait que chaque individu va payer une prime proche de son véritable niveau de risque ce qui est problématique pour les personnes à haut risque et faible revenu (d’autant plus que souvent le risque est indépendant du comportement individuel, par exemple quand il vient de facteurs génétiques).

Système de sécurité sociale, c’est comme ça que fonctionnent les mutuelles en France. Ça tourne, et ça sert à beaucoup de gens malades. Le but n’est pas de couvrir au cas où, le but est de mutualiser les dépenses de santé, ou autres (dans le cas d’accidents de la circulation, prêt non remboursé, etc.).

Le principe qui ne semble pas vous plaire (Entwanne et Renault), c’est le principe du Bonus/Malus. Ce principe, il existe, il n’est pas interdit, il est même plébiscité.

Mais qui détermine ce qui est un bon comportement et un mauvais comportement ? L’assurance ? Ça va ouvrir le droit au n’importe quoi.

Le bonus malus n’existe vraiment que dans le cadre de l’assurance automobile, où c’est lié uniquement au fait que tu es responsable ou non de l’accident. C’est factuel, pas intrusif et l’assurance n’est pas seule en exercice (la police et la justice sont souvent dans ces processus).

Si je me vante sur mon facebook de faire des rides à moto sur le périph, et si plus tard, mon assureur me colle un malus, tant pis pour moi ! Au moins, quand un individu subit les conséquences de ses bêtises, ça le responsabilise un peu.

Non, c’est au rôle de la police que de verbaliser les gens et de les dissuader de recommencer car ils se conduisent mal. Ce n’est pas à l’assurance de faire la loi et de dire ce qui est bien ou pas.

Aujourd’hui, quand une banque demande une attestation sur l’honneur, l’honnête citoyen ne ment pas, et il a des taux d’intérêts plus élevés que le roublard qui ment.

Le taux d’intérêt ne devrait pas dépendre de si tu as été malade ou que tu as une maladie quelconque. C’est au rôle de l’assurance sur l’emprunt de couvrir ce risque, de manière forfaitaire comme n’importe quelle assurance. Je veux dire, pendant en tout cas longtemps, tu as eu un cancer, tu pouvais rêver pendant 10 ans d’avoir un crédit. Pourtant de nombreux cancers se soignent bien aujourd’hui, et ce n’est pas parce que tu as eu un cancer que cela va revenir. Tu vois le genre ?

Un système qui fait que les gens honnêtes paient pour les menteurs, je suis contre. Et si les assureurs peuvent vérifier les déclarations des assurés, ça ne me gêne pas.

Mais quel est le rapport ? Je parle que les assurances souscrites soient forfaitaires, indépendamment de ton comportement. C’est le rôle de l’État de favoriser des comportements pour la société, pas aux assurances. Par exemple taxer les sodas, le tabac, l’alcool, etc.

D’ailleurs, tu noteras que si tu as une assurance automobile, tu verses dans ta cotisation un fond pour ceux qui n’ont pas d’assurance. C’est-à-dire que quand il y a un accident en France et que le responsable n’est pas assuré le fond rembourse la victime. Mais bien entendu le fonds va faire des saisis sur le responsable, mais probable qu’il ne rembourse jamais la somme totale (quand cela s’élève à plusieurs millions d’euros, c’est difficile).

Avec ta logique, ce fond ne devrait pas exister car nous payons pour ceux qui sont irresponsables. Pour moi il me semble logique que la victime soit toujours indemnisée, cela ne doit pas dépendre de l’assurance du responsable de l’accident.

Amateur de Logiciel Libre et de la distribution GNU/Linux Fedora. #JeSuisArius

+2 -0

C’est tout à fait normal, je pense que tu ne comprends pas le rôle d’une assurance. Une assurance est là pour mutualiser le risque, pas pour le faire disparaitre. Si un individu à un risque de 100% de développer un cancer, l’assurance ne peut pas faire disparaitre ce risque et il n’y a pas evidement rien à mutualiser.

Non, mais dans le cas d’une mutuelle (qui est une assurance dédiée à la santé) cela permet au malade de supporter les charges de sa maladie d’une part, et d’autres part cela lui permet aussi d’être assuré pour d’autres maladies. Ce n’est pas parce que tu es cancéreux que tu n’auras pas besoin de lunettes, d’aller voir ton dentiste, que tu ne risques pas d’avoir une opération pour autre chose etc.

D’ailleurs tu noteras que ceux qui ont des lunettes n’ont pas de surprimes particuliers, pourtant c’est connu d’avance qu’ils en ont besoin. Moi cela ne me dérange pas de financer des lunettes (dont je n’ai pas besoin) pour ceux qui en ont besoin (et qui n’ont pas choisi d’être myopes).

L’exemple que tu donnes sur les lunettes est le parfait exemple qui prouve que ce modèle fonctionne mal. Les lunettes sont payées par la collectivité(mutuelle, et non le consommateur lui-même), et du coup, la régulation ’naturelle’ qui marche sur les prix ne marche pas dans le domaine des lunettes, et les lunettes sont beaucoup plus chères en France qu’ailleurs.

Si je me vante sur mon facebook de faire des rides à moto sur le périph, et si plus tard, mon assureur me colle un malus, tant pis pour moi ! Au moins, quand un individu subit les conséquences de ses bêtises, ça le responsabilise un peu.

Non, c’est au rôle de la police que de verbaliser les gens et de les dissuader de recommencer car ils se conduisent mal. Ce n’est pas à l’assurance de faire la loi et de dire ce qui est bien ou pas.

Et donc si je me vante sur mon FB de faire des rides à moto sur le périph, est-ce une bonne chose que la police ou la justice utilise cette information pour remonter jusqu’à moi ? Ou bien on doit leur interdire d’utiliser cette source d’information ?

Aujourd’hui, quand une banque demande une attestation sur l’honneur, l’honnête citoyen ne ment pas, et il a des taux d’intérêts plus élevés que le roublard qui ment.

Le taux d’intérêt ne devrait pas dépendre de si tu as été malade ou que tu as une maladie quelconque. C’est au rôle de l’assurance sur l’emprunt de couvrir ce risque, de manière forfaitaire comme n’importe quelle assurance. Je veux dire, pendant en tout cas longtemps, tu as eu un cancer, tu pouvais rêver pendant 10 ans d’avoir un crédit. Pourtant de nombreux cancers se soignent bien aujourd’hui, et ce n’est pas parce que tu as eu un cancer que cela va revenir. Tu vois le genre ?

Donc, la banque prête à tout le monde au même taux. Que ton dossier soit solide ou non, que ton apport représente 5% ou 80% du montant à financer, que ton profil soit solide ou non (emploi sûr ou précaire). Et c’est l’assurance qui gère le risque, en appliquant le même taux pour tous ? Et donc le fait que généralement, les banques refusent un endettement de plus de 33% des revenus, ça aussi ça devrait sauter ?

Un système qui fait que les gens honnêtes paient pour les menteurs, je suis contre. Et si les assureurs peuvent vérifier les déclarations des assurés, ça ne me gêne pas.

Mais quel est le rapport ? Je parle que les assurances souscrites soient forfaitaires, indépendamment de ton comportement. C’est le rôle de l’État de favoriser des comportements pour la société, pas aux assurances. Par exemple taxer les sodas, le tabac, l’alcool, etc.

D’ailleurs, tu noteras que si tu as une assurance automobile, tu verses dans ta cotisation un fond pour ceux qui n’ont pas d’assurance. C’est-à-dire que quand il y a un accident en France et que le responsable n’est pas assuré le fond rembourse la victime. Mais bien entendu le fonds va faire des saisis sur le responsable, mais probable qu’il ne rembourse jamais la somme totale (quand cela s’élève à plusieurs millions d’euros, c’est difficile).

Avec ta logique, ce fond ne devrait pas exister car nous payons pour ceux qui sont irresponsables. Pour moi il me semble logique que la victime soit toujours indemnisée, cela ne doit pas dépendre de l’assurance du responsable de l’accident.

Renault

Avec ma logique, la police/justice aurait accès à un fichier centralisé des assurances, avec la listes de tous les véhicules assurés. J’essaierai donc de résoudre le problème en amont.

+0 -0

Ce n’est pas parce que tu es cancéreux que tu n’auras pas besoin de lunettes, d’aller voir ton dentiste, que tu ne risques pas d’avoir une opération pour autre chose etc.

Oui en théorie on devrait pouvoir découpler le risque et construire une mutuelle à la carte. Mais en pratique (pour des raisons principalement de saisie manuelle et d’organisation) les assurances ne proposent pas cela. Donc tu dois prendre un "pack" et forcement ton cancer fait exploser les coûts, impossible de choisir juste "lunettes"+"dentiste" et de ne pas assurer ton cancer malheureusement.

D’ailleurs tu noteras que ceux qui ont des lunettes n’ont pas de surprimes particuliers, pourtant c’est connu d’avance qu’ils en ont besoin. Moi cela ne me dérange pas de financer des lunettes (dont je n’ai pas besoin) pour ceux qui en ont besoin (et qui n’ont pas choisi d’être myopes).

Ca ne coûte presque rien des lunettes de nos jours (encore moins dans les autres pays comme le faire remarquer mon vdd) et la majeure partie de la population en a besoin. Donc moduler le tarif en fonction de cela ne change pas grand chose, c’est devenu un truc "basique". C’est assez différent en terme de coût et probabilités qu’une maladie type cancer/sida qui est très lourde.

Ce n’est pas le modèle que je défends, qui me semble injuste alors que nous ne sommes pas égaux face à la maladie.

Je ne défend pas vraiment un systéme privé car l’assurance est un domaine assez simple (c’est juste des probabas). Le système privé n’y est pas vraiment plus efficace que le système public car il entraine des coûts de publicité important ainsi que des rendements a verser. On peut donc raisonnablement penser qu’une assurance public serait globablement plus efficace qu’une multitude d’assurances privées (quand bien même l’assurance publique serait peut-être un peu moins efficace au niveau de l’organisation, cela serait compensé par l’abscence de pub et de dividendes). Donc à titre personnel j’aurai plutôt tendance à défendre ce genre de modèle qu’un modèle privé où il n’y a rien de plus stupide que d’entendre les gens parler d’efficacité de la concurrence dans le secteur assurantiel…

Mon point était plutôt de simplement faire remarquer qu’une assurance fait juste de la mutualisation qui repose sur des probabilités conditionnelles (proba d’avoir telle maladie sachant la situation actuelle de la personne). Je fais la différence entre une assurance "classique" (publique ou privée) et une assurance "sociale" qui elle repose sur la solidarité et considére que nous ne sommes pas tous égaux face aux risques et qu’il est de notre devoir d’aider ceux qui n’ont pas eu de chance. Mais cette assurance ne peut être que publique car elle doit s’imposer à tous pour être efficace. Sinon les riches refuseront de payer pour ceux qui ont des problèmes. C’est plus un problème de société et de justice sociale que un truc qui concerne les compagnies d’assurances.

Ce n’est pas à l’assurance de faire la loi et de dire ce qui est bien ou pas.

L’assurance ne fait pas la loi et ne dit pas le bien du mal, elle fait juste des probabilités pour ajuster ses tarifs et tenir compte des chances réelles d’accident. Imagine qu’une assurance propose le même tarif à tout le monde : les individus à risque vont être nombreux à venir car ils savent qu’ils payent moins qu’ils le devraient. A l’inverse les individus à risque faible vont moins s’assurer car ils payent un tarif important par rapport à leur risque réel. Donc l’assureur se retrouve a force avec beaucoup de profils risqués et peu de profils non risqués ce qui augmente ses remboursement, le contraignant à augmenter ses tarifs et ainsi de suite. C’est un problème classique de théorie de l’assurance (aléa moral) et tout assureur essaye d’y échaper de dicriminant ses clients en fonction du risque (soit directement sur certains critères soit indirectement en proposant des contrats différents qui forcent les individus à révéler leur risque).

D’un point de vue moral, l’abscence de discrimination se fait d’ailleurs toujours au détriment de ceux qui se comportent bien. Par exemple l’interdiction de discriminé selon le sexe à fait augmenté les tarifs d’assurance auto des femmes car celles-ci avaient moins d’accidents graves que les hommes.

Le taux d’intérêt ne devrait pas dépendre de si tu as été malade ou que tu as une maladie quelconque. C’est au rôle de l’assurance sur l’emprunt de couvrir ce risque, de manière forfaitaire comme n’importe quelle assurance. Je veux dire, pendant en tout cas longtemps, tu as eu un cancer, tu pouvais rêver pendant 10 ans d’avoir un crédit. Pourtant de nombreux cancers se soignent bien aujourd’hui, et ce n’est pas parce que tu as eu un cancer que cela va revenir. Tu vois le genre ?

Si tu es déjà malade il n’y a plus rien à assurer… :p Ton assurance emprunt dépend de ton espérance de vie et de revenus c’est juste des probabilités. Je ne suis pas spécialiste du secteur et des tables de mortalités mais je pense que si ils font cette discrimination c’est qu’elle est fondée en pratique. Cela d’autant plus que les assureurs (surtout ceux en difficulté) ont plutôt tendance à sous estimer les risques (et donc demander des primes trop faibles) car à court terme ça fait rentrer de l’argent et gagner des parts de marchés. Je vois mal pourquoi une telle pratique si elle n’était pas fondée statistiquement.

J’ai l’impression que tu confonds de façon globale l’assurance et la solidarité, qui sont deux choses différentes (on retrouve le même débat avec l’assurance chômage et son extension d’ailleurs ou encore avec les retraites). Une compagnie privée ne peut être responsable de la solidarité autrement que indirectement via l’usage qui est fait des impôts qu’elle paye à l’état.

“Your manuscript is both good and original. But the part that is good is not original, and the part that is original is not good.” Samuel Johnson

+0 -0

Demandred, deux choses,

les assurances santé qui prennent les gens sans questionnaire et appliquent des tarifs qui ne dépendent que de l’âge (modulation existante mais faible, rien sur le nombre de cancer dans la famille, le fait de fumer, la contamination au VIH…), ça existe, et ils ne s’en sortent pas plus mal que les autres. Après, à partir du moment où on adhère à une mutuelle, on peut délibérément choisir, hors du public, une assurance sociale. En pratique, ça existe et ça marche, mais peut-être n’est-ce que parce que certaines personnes sont prêtes à payer plus cher1.

on ne peut pas forcément calculer correctement les risques associés à toutes les maladies. Il existe une vingtaine de lymphomes non hodgkiniens, un sous-type de lymphome, qui est un sous-type de cancer qui n’est qu’une maladie grave parmi d’autres. Et les risques associés à chacun d’entre à court et long terme sont différents. Créer un modèle ne devient-il pas trop cher ou trop peu fiable ? Quand a l’estimation des risques, je ne suis pas de ton avis : si on a dû imposer légalement un droit à l’oubli pour les cancers sans rechute depuis 10 ans, c’est justement parce que les assureurs n’étaient pas rationnels et voulait éviter à tout prix un risque devenu pourtant très faible.

En théorie, ce que tu dis doit être vrai, en pratique, je ne suis pas convaincu.


  1. Et ce n’est pas forcément un mauvais calcul : si vous savez que quoi qu’il vous arrive, votre assurance n’appliquera pas de surcote, payer un peu plus cher tout le temps peut être un choix raisonnable à payer nettement plus cher au premier souci. 

Hier, dans le parc, j’ai vu une petite vieille entourée de dinosaures aviens. Je donne pas cher de sa peau.

+1 -0

Mais par exemple, puisque tu évoques le sida dans ton présent message, et qu’elegance énonçait que la revente des informations aux assureurs serait un progrès.

Considéreriez-vous normal que les assurances/mutuelles aient aient accès aux données de sites de rencontre que vous fréquentez pour déduire d’après votre nombre de prises de contact le risque d’être infecté par le VIH ? Et ainsi augmenter leurs prix selon le nombre de personnes que vous fréquentez ?

Je n’ai pas envie que mon banquier sache si je couche avec Kevin, Kevina, ou les 2 en même temps. C’est ma vie privée. Je n’ai pas envie que mon banquier sache que j’ai tapé XXX ou YYY sur mon moteur de recherche, ou sur mon GPS, ça aussi c’est ma vie privée. Je n’ai pas envie qu’il me fasse des sourires en coin la prochaine fois où je vais le voir.

Mais si Google dit à mon banquier : lui, il a un profil à risque, note 7/20, malus + 5% … ça ne me dérange pas, dans la mesure où l’indicateur est relativement fiable.

+0 -0

Je n’ai pas envie que mon banquier sache si je couche avec Kevin, Kevina, ou les 2 en même temps. C’est ma vie privée. Je n’ai pas envie que mon banquier sache que j’ai tapé XXX ou YYY sur mon moteur de recherche, ou sur mon GPS, ça aussi c’est ma vie privée. Je n’ai pas envie qu’il me fasse des sourires en coin la prochaine fois où je vais le voir.

Mais si Google dit à mon banquier : lui, il a un profil à risque, note 7/20, malus + 5% … ça ne me dérange pas, dans la mesure où l’indicateur est relativement fiable.

elegance

Ouais, enfin, ça reviens exactement au même, non ? Je veux dire, Google le sait et le dit à ton banquier, au final…

Breizh eo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. — L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

+3 -1

L’exemple que tu donnes sur les lunettes est le parfait exemple qui prouve que ce modèle fonctionne mal. Les lunettes sont payées par la collectivité(mutuelle, et non le consommateur lui-même), et du coup, la régulation ’naturelle’ qui marche sur les prix ne marche pas dans le domaine des lunettes, et les lunettes sont beaucoup plus chères en France qu’ailleurs.

Mouais, très très bof comme lien logique. Ce serait la sécurité sociale qui paierait l’essentiel (comme pour la quasi totalité des actes médicaux), cela changerait quelque chose ? Non.

D’ailleurs les lunettes ne sont pas les seuls concernés il y a les prothèses dentaires et auditives qui sont assez chers pour le patient. Et la raison est surtout que les actes de base pour les dentistes par exemple sont trop peu chers pour être rentables et se rattrapent dessus. Sachant que la Sécu n’a pas adapté ses tarifs de remboursement depuis 30 ans.

Le vrai problème dans l’optique c’est le peu de concurrence en France. La quasi-totalité des marques sont liées entre elles ou pratiques des politiques commerciales similaires. Si tu proposes la 2e paire pour 1€ de plus, tu pouvais proposer la 1ère paire 2 fois moins chère. Ce genre de politique commercial ne peut se maintenir si une réelle concurrence existait dans le secteur.

Et donc si je me vante sur mon FB de faire des rides à moto sur le périph, est-ce une bonne chose que la police ou la justice utilise cette information pour remonter jusqu’à moi ? Ou bien on doit leur interdire d’utiliser cette source d’information ?

Tu sais, ils le font déjà. Si tu publies publiquement une vidéo d’un excès de vitesse par exemple sur Youtube ou Facebook, ils vont chercher à te retrouver. Mais cela doit être publique, ils ne le feront pas si tu t’en vantes sur une conversation privée (et heureusement !).

Donc, la banque prête à tout le monde au même taux. Que ton dossier soit solide ou non, que ton apport représente 5% ou 80% du montant à financer, que ton profil soit solide ou non (emploi sûr ou précaire). Et c’est l’assurance qui gère le risque, en appliquant le même taux pour tous ? Et donc le fait que généralement, les banques refusent un endettement de plus de 33% des revenus, ça aussi ça devrait sauter ?

Tu fais semblant de ne pas comprendre, je te parle de discrimination vis à vis de la santé et tu me parles des revenus. Rien à voir. Le cancéreux, diabétique ou autre n’a pas choisi de l’être, tout comme d’autres malades concernés par ce genre de chose. Il me semble injuste de leur faire subir une double peine en leur empêchant un accès au crédit parfois basé sur des critères bizarres. Car typiquement, un diabétique peut vivre très longtemps (largement assez pour payer le prêt immobilier). Médicalement leur critère est bancal et ce n’est pas vraiment à eux d’estimer cela (trop d’arbitraire).

Bien entendu que les revenus et leur source a un impact sur le montant et le taux du prêt. Mais cela est logique, celui qui a peu de revenu ne peut pas emprunter à l’infini. Cela n’est pas lié à l’individu de manière intrinsèque (à savoir s’il est malade ou non). Mais encore, on pourrait y redire beaucoup sur cette politique. Il est aujourd’hui très rare de bosser pendant 30 ans dans la même boîte, à part les fonctionnaires, c’est pratiquement inexistant. Cela est source de gros problèmes et je trouve que les banques ne s’adaptent pas correctement à cette nouvelle donne.

Avec ma logique, la police/justice aurait accès à un fichier centralisé des assurances, avec la listes de tous les véhicules assurés. J’essaierai donc de résoudre le problème en amont.

Aujourd’hui, enfin du moins c’était un projet depuis deux ans, si tu te fais flasher il y a recoupement avec le fichier des véhicules assurées pour savoir si tu l’es ou pas et ainsi te sanctionner pour défaut d’assurance avec. Cela n’est pas forcément un problème.

Je fais la différence entre une assurance "classique" (publique ou privée) et une assurance "sociale" qui elle repose sur la solidarité et considére que nous ne sommes pas tous égaux face aux risques et qu’il est de notre devoir d’aider ceux qui n’ont pas eu de chance. Mais cette assurance ne peut être que publique car elle doit s’imposer à tous pour être efficace. Sinon les riches refuseront de payer pour ceux qui ont des problèmes. C’est plus un problème de société et de justice sociale que un truc qui concerne les compagnies d’assurances.

Concernant le privé / public, je te rejoins qu’une publique serait mieux du moins pour la santé. Je peux comprendre que pour l’habitation / automobile on ait du privé (pour définir plusieurs échelles de protections, suivant ce que tu veux protéger et à quelle hauteur).

Après je ne suis pas d’accord avec le reste et pour cause, en France c’est globalement du solidaire même pour le privé. À part des délais de carence pour certains trucs (lunettes et dentaires), c’est assez rare qu’une mutuelle te refuse car tu es grandement malade à la souscription. Cela est dû en partie aussi parce que la Sécu rembourse bien ce genre de malades aussi, ce qui amortis les coûts, mais preuve qu’ils peuvent le faire.

Et ton raisonnement sur les pauvres qui affluent et les riches qui n’en prennent pas ne tient pas. Quand tu es grandement malade, tu peux perdre tes revenus (faute de pouvoir le pratiquer), les coûts peuvent être importants même pour un riche. Et comme personne ne sait s’il va être grandement malade ou pas plus tard, se couvrir est intéressant. Les mutuelles en tout cas s’en sortent preuve que les riches ne fuient pas et que les gens sont prêts à payer plus pour élargir la couverture sans surprimes envers les malades.

D’un point de vue moral, l’abscence de discrimination se fait d’ailleurs toujours au détriment de ceux qui se comportent bien. Par exemple l’interdiction de discriminé selon le sexe à fait augmenté les tarifs d’assurance auto des femmes car celles-ci avaient moins d’accidents graves que les hommes.

Ce n’est pas parce que les femmes sont en moyenne moins coûteuses en accident autos que les hommes qu’elles doivent payer moins. C’est de la discrimination. Cela ne tient pas compte des particularités individuelles (serait-il normal qu’un homme qui conduit bien paye plus qu’une femme qui conduise moins bien ?) qui restent fortes. De plus tu oublies que les femmes rejoignent les hommes en terme de statistiques comportementales (elles fument plus et conduisent plus qu’avant, l’écart avec les hommes se réduit sur ce point).

Si tu es déjà malade il n’y a plus rien à assurer… :p Ton assurance emprunt dépend de ton espérance de vie et de revenus c’est juste des probabilités. Je ne suis pas spécialiste du secteur et des tables de mortalités mais je pense que si ils font cette discrimination c’est qu’elle est fondée en pratique. Cela d’autant plus que les assureurs (surtout ceux en difficulté) ont plutôt tendance à sous estimer les risques (et donc demander des primes trop faibles) car à court terme ça fait rentrer de l’argent et gagner des parts de marchés. Je vois mal pourquoi une telle pratique si elle n’était pas fondée statistiquement.

Comme le dit Gabbro, les assurances sont très conservatrices sur la question. Bien plus que ce que la raison indique. En fait leur calcul doit se baser sur des modèles valables dans les années 70 pour ces maladies, pas sur les progrès opérés depuis.

Une compagnie privée ne peut être responsable de la solidarité autrement que indirectement via l’usage qui est fait des impôts qu’elle paye à l’état.

Bah si, elle doit être solidaire entre ses assurés, c’est normal. De la même façon qu’avec mon assurance habitation, si je n’ai jamais de soucis avec, mes cotisations paieront les milliers d’euros de dégâts chez les autres. On mutualise les recettes pour indemniser les gens qui en ont finalement besoin. L’assurance ça a toujours été un mécanisme de solidarité où ceux qui cotisent plus qu’ils n’en retirent financent les gens dans l’autre situation. C’est tout.

Amateur de Logiciel Libre et de la distribution GNU/Linux Fedora. #JeSuisArius

+3 -0

Je n’ai pas envie que mon banquier sache si je couche avec Kevin, Kevina, ou les 2 en même temps. C’est ma vie privée. Je n’ai pas envie que mon banquier sache que j’ai tapé XXX ou YYY sur mon moteur de recherche, ou sur mon GPS, ça aussi c’est ma vie privée. Je n’ai pas envie qu’il me fasse des sourires en coin la prochaine fois où je vais le voir.

Mais si Google dit à mon banquier : lui, il a un profil à risque, note 7/20, malus + 5% … ça ne me dérange pas, dans la mesure où l’indicateur est relativement fiable.

elegance

Ouais, enfin, ça reviens exactement au même, non ? Je veux dire, Google le sait et le dit à ton banquier, au final…

Breizh

Ca ne revient pas du tout au même. Mais alors pas du tout.

Dans un cas, j’ai Gooogle qui sait plein de choses privées sur moi. Et qui synthétise ces choses dans un but utile : fiabiliser le système de tarification des assurances. On peut avoir un débat, on peut considérer que ce but est utile, ou non. Je considère que c’est une avancée.

Idem, quand Google utilise tout ce qu’il sait sur moi pour personnaliser telle ou telle suggestion, ça fait un peu froid dans le dos, mais au final, je profite de cette personnalisation. Google a l’information, et il utilise l’information pour m’aider, pas pour me planter ou me voler. C’est du gagnant/gagnant.

Et dans l’autre cas, j’ai Google qui sait plein de choses privées sur moi. Et qui va vendre le détail de ces informations aux personnes intéressées. Il va les vendre à mon banquier, à mon boucher, à ma concierge si elle est intéressée. Et ma concierge va donc savoir la liste de tous les sites que j’ai consultés, quand et quelle heure.

Ca, je ne veux pas que ça arrive. Mais la première utilisation, je considère que c’est une avancée.

+0 -4

Où vois tu que cette personnalisation t’es profitable ? Vraiment, comment peux tu voir / savoir que cette personnalisation t’es d’une grande aide ? Google te donnes des résultats qu’il trouve pertinant pour toi, donc tu laisses quelqu’un d’autre réfléchir à ta places. Tu perds en autonomie.

Je vais prendre un exemple (j’ai supprimé mon compte Google maintenant) j’adore Docker, et quand je recherchais des réponses sur nginx, il me proposait toujours nginx dans un container Docker… Mais j’en avais rien à secouer, je voulais juste des infos sur Nginx pas dans comment paramétrer nginx dans docker.
Cette façon de te proposer des résultats de recherche n’est pas, selon moi, digne d’un moteur de recherche. Car il est la pour te filer des résultats correspondant, pas des résultats en fonction de tes gouts.

Après c’est mon avis perso, mais je ne vois aucunement une quelquonque avancé dans le fait de t’enlever ta faculté à te faire ta propre idée / opinion

+0 -0

Un ami me racontait récemment une anecdote :

Il reçoit un SMS de quelqu’un qui lui demandait son adresse. Et son téléphone avait déjà proposé la réponse, l’adresse était déjà dans le SMS de réponse, il n’y avait plus qu’à valider.

Comme je disais, ça fait froid dans le dos. Mais au final, il a juste cliqué sur ’envoyer’ et il n’a pas eu à s’embêter à taper son adresse.

C’est pas grand chose, c’est du micro-gadget, ça incite à la paresse… ok. Mais c’est une assistance. Et des gadgets comme ça, ou des gadgets beaucoup plus insidieux, ça ne me dérange pas, c’est une avancée.

Dans les moteurs de recherche, c’est surtout au moment où je tape ce que je cherche qu’il m’aide. Si je recherche chev, il propose de compléter par cheval, parce qu’il sait que je m’intéresse aux chevaux. Pour une autre personne, il propose de compléter par cheveu… Ca m’aide. Si je recherche architecture, il me propose des liens en rapport avec l’architecture au sens traditionnel du mot, pas avec l’architecture informatique, parce qu’il sait que ça ne m’intéresse pas. Très bien.

Et si les liens qu’il me propose ne me conviennent pas, je suis suffisamment grand pour formuler ma demande différemment, et obtenir d’autres réponses.

Il ne m’enlève aucune faculté, loin de là.

+1 -0

Nan mais… tu veux pas que les gens que tu connais sachent quoi que ce soit, mais qu’un inconnu total sache absolument tout de toi, ça te gêne pas ? Je trouve ça bizarre, quand même.

Tu sais, le cloud, le big data, c’est pas magique, hein. Y’a des personnes (physiques ou morales) qui sont derrière et qui s’octroient tous les droits sur les infos que tu leur donne, de plein gré ou non.

Breizh eo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. — L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

+5 -0

L’inconnu au bout du monde, il sait plein de choses sur moi, et il sait plein de choses sur plein de gens. Il sait tellement de choses sur tellement de gens qu’il n’en a rien à faire de tel ou tel détail me concernant. Il est submergé par l’information.

Si cet inconnu partage cette information avec ma concierge, la problématique est très différente. Et je ne veux pas qu’il le fasse.

+0 -0

Si cet inconnu partage cette information avec ma concierge, la problématique est très différente. Et je ne veux pas qu’il le fasse.

Et qu’est ce qu’il l’en empêchera demain ? Comme on dit "Demain, il sera trop tard"…

+0 -0

Ça voudra dire que c’est encore plus problématique que ça n’en avait l’air. D’après le dicton "il vaut mieux prévenir que guérir" mais c’est pas faute d’avoir prévenu les gens.

Donc je pense qu’elegance assumera comme une grande personne si le géant a tiré l’aiguille de la botte de foin pour la soumettre à sa concierge.

Édité par Ge0

Le point qu’oublie elegance est aussi que de nombreuses données peuvent finir dans la nature.

Google, ou toute entreprise (banque, assurance, PME, État) ne sont pas infaillibles. Une faille pourrait permettre l’accès à des données confidentielles. On se souviendra de longues base de données (dont celle de Yahoo! ou de certains sites de rencontres) qui ont fini ainsi dans la nature.

Donc les données que tu souhaites cacher à des gens que tu connais pourraient finir entre leur main si cela arrive un jour. Ce qui est embêtant.

Amateur de Logiciel Libre et de la distribution GNU/Linux Fedora. #JeSuisArius

+0 -0

Tiens, en parlant de faille et de Google : http://www.numerama.com/tech/302363-quand-une-faille-permettait-dacceder-a-la-liste-des-bugs-irresolus-de-google.html

EDIT

Un ami me racontait récemment une anecdote :

Il reçoit un SMS de quelqu’un qui lui demandait son adresse. Et son téléphone avait déjà proposé la réponse, l’adresse était déjà dans le SMS de réponse, il n’y avait plus qu’à valider.

Comme je disais, ça fait froid dans le dos. Mais au final, il a juste cliqué sur ’envoyer’ et il n’a pas eu à s’embêter à taper son adresse.

C’est pas grand chose, c’est du micro-gadget, ça incite à la paresse… ok. Mais c’est une assistance. Et des gadgets comme ça, ou des gadgets beaucoup plus insidieux, ça ne me dérange pas, c’est une avancée.

Dans les moteurs de recherche, c’est surtout au moment où je tape ce que je cherche qu’il m’aide. Si je recherche chev, il propose de compléter par cheval, parce qu’il sait que je m’intéresse aux chevaux. Pour une autre personne, il propose de compléter par cheveu… Ca m’aide. Si je recherche architecture, il me propose des liens en rapport avec l’architecture au sens traditionnel du mot, pas avec l’architecture informatique, parce qu’il sait que ça ne m’intéresse pas. Très bien.

Et si les liens qu’il me propose ne me conviennent pas, je suis suffisamment grand pour formuler ma demande différemment, et obtenir d’autres réponses.

Il ne m’enlève aucune faculté, loin de là.

elegance

Très ironiquement, je m’intéresse pas du tout aux chevaux. Je viens d’aller sur un navigateur vierge sur les pc de ma boite (en l’occurrence edge), je tape chev, il me propose cheval. Je tape arch, il me propose architecture et non archlinux.
Je retourne sur mon compte, je tape chev il me propose chevron pattern (????) et je tape arch, il me propose… Architecture pattern et Architecture tout court… Je vois pas où est la personnalisation la dedans en fait… Car les paternes graphique c’est pas mon délire… (Je vois même pas ce que ça fous là)

Tu vois ce que je veux dire ? La personnalisation dont tu parles (hormis pour le SMS mais ça c’est comme l’application qui donnes les infos de tes contatcs… Silence le fait, mais elle respecte ta vie privée ^^ ) c’est casiment qu’un mirage… C’est personnalisé mais pour une catégorie de personne. Pas pour chaque personne.

Édité par Dryusdan

+0 -0

Dans les moteurs de recherche, c’est surtout au moment où je tape ce que je cherche qu’il m’aide. Si je recherche chev, il propose de compléter par cheval, parce qu’il sait que je m’intéresse aux chevaux. Pour une autre personne, il propose de compléter par cheveu… Ca m’aide. Si je recherche architecture, il me propose des liens en rapport avec l’architecture au sens traditionnel du mot, pas avec l’architecture informatique, parce qu’il sait que ça ne m’intéresse pas. Très bien.

C’est très triste.

Et si le moteur de recherche était en fait une société qui souhaite tirer profit, et qu’au lieu de trouver ce que tu veux, fait en sorte que tu veuilles ce que tu trouves ?

Si je tape "Syrie" sur Google et que ce dernier me renvoie sur des sites de tourisme plutôt que sur l’actualité, parce qu’elle juge que c’est pertinent, est-ce grave ? Comment tu définis la limite de tout ça, si ce n’est en t’assurant que ton moteur de recherche et ton FAI sont totalement neutres ?

"Il faut commencer par du rêve. Et les choses deviennent réelles à un moment ou un autre." - Kenny Todd, directeur des opérations pour l’ISS.

+6 -0

C’est pas si étonnant que peu de monde ne fasse attention à sa vie privée. On pourrait enlever les cookies sur Internet, mais ça nous obligerait à nous reconnecter à chaque visite sur le site. On pourrait arrêter d’utiliser Google Maps pour des trajets en voiture, mais on se retrouverait à galérer sur un plan papier. On pourrait payer en liquide, mais une carte bancaire c’est bien plus efficace. Faire attention à sa vie privée, ça fait assez truc de barbu altermondialiste : je ne suis pas contre, mais dans l’état actuel des choses j’ai plus à y perdre qu’à y gagner.

Ok, on ne réalise la valeur de quelque chose que lorsqu’on l’a perdu. Oui, j’ai des choses à cacher, mais j’accorde aussi plus de valeur à certaines choses qu’à d’autres. Au-delà de livrer mes données à un potentiel futur gouvernement fasciste, je suis bien obligé de maintenir un profil public Linkedin pour ne pas perdre petit à petit des contacts, puis des opportunités d’emploi…

Si j’ai quelque chose à cacher, alors qu’est ce que je suis censé faire ?

Édité par anonyme

+2 -0

On peut aussi conserver des cookies qui ne servent pas à tracker et cibler, on pourrait utilise OsmAnd(~/+), on pourrait payer par carte sans être tracé.

Le problème ne viens pas (que) des utilisateurs. Il vient surtout des organisations.

Qu’est-ce qu’on est censé faire ? Utiliser les alternatives quand il y en a. Quand il y en a pas, chacun fait ce qu’il peut. Chaque effort est bon à prendre ^^ .

Breizh eo ma bro, hag ihuel eo ma c’halon geti. Da viken. — L’oiseau imaginaire : ZzxŷxzZ

+1 -0
Vous devez être connecté pour pouvoir poster un message.
Connexion

Pas encore inscrit ?

Créez un compte en une minute pour profiter pleinement de toutes les fonctionnalités de Zeste de Savoir. Ici, tout est gratuit et sans publicité.
Créer un compte