Lecture fantasy des conseils ?

a marqué ce sujet comme résolu.
Auteur du sujet

Reprise du dernier message de la page précédente

Avis lecture Neberwhere

J’ai fini Neverwhere, je l’ai commencé en Anglais, je l’ai fini en Français.

J’ai comparé le début Français <=> Anglais, certaines parties (paragraphes) qui n’ont pas été gardé dans la version anglaise sont restés dans la version FR ou peut être s’agit il d’une version publiée différente.

Pour ce qui est de l’écriture, je reproche la transition d’un personnage à l’autre mal réalisé (notamment sur notebook la distinction n’est pas apparente). C’est notamment pour ça que je suis passé en FR, j’arrivais à distinguer la transition un peu tard avec la version anglaise (le sujet changeait sans prévenir et je n’arrivais olus à traduire correctement), en FR j’aperçois la transition un peu plus tôt. Je n’ai pas aimé le fait que l’auteur commence ce genre de paragraphe par "HE"/"IL" et après la cinquième phrase mettre finalement le nom du personnage ou faire allusion de qui on parle. A mon goût ça casse un peu le rythme de lecture et de l’imagination.

Pour ce qui est de l’histoire :

Je pense que pour mon imagination et le fait de vouloir me nourrir d’un univers fantastique, je devrais plus m’orienter vers une série car Neverwhere n’a pas étanché ma soif. Je pense surtout ce qui me dérange c’est que c’est fantastique mais dans le sens médiéval/mythologie et le fantastique n’est pas très surprenant, ni bien détaillé.

Le début est assez perturbant dans sa façon de présenter les personnages et de switcher entre deux/trois personnages. Je n’aime pas ce genre de début (bien que je suis conscient qu’on ne juge pas un livre sur son début). On nous plonge directement dans le coeur de l’histoire avec une transition sur de l’action de 3 lieux/groupes de personnages. Je préfère quand l’auteur nous présente les personnages au début plutôt qu’au chapitre suivant, c’est-à-dire utiliser des flashback plutôt qu’un ordre chronologique sur des faits qu’on ne comprendra entièrement que plus tard.

La quête des personnages est plutôt simple. C’est un bon livre, si on recherche uniquement du fantastique, ce n’est pas un livre que je conseillerais en premier car je le trouve très soft de ce côté là. Un peu trop médiéval/mythologie à mon goût.

Je trouve la fin du livre bien construite, je l’ai apprécié, c’est-à-dire que je l’ai trouvé ni trop courte ou trop longue, l’auteur n’a pas bâclé sa fin. :-)

Par contre j’ai pris du temps à le lire, je ne sais pas si c’est à cause du manque de suspense (envie de le lire) dans les 2/3 du livre, les transitions, ou la taille du texte sur ma liseuse trop gros (je l’ai diminué + les interlignes).

+0 -0

Neverwhere, de Neil Gaiman ? « Trop médiéval / mythologie » ? Tu es sûr qu’on parle du même bouquin ?

La version anglaise de ce texte existe en trois versions :

  • La version d’origine anglaise,
  • La version américaine, avec des précisions en plus pour les américains qui ne connaissent pas l’Angleterre et en particulier Londres,
  • La version « internationale » avec plus de précisions et des passages éclaircis.

La traduction française (si tu as une édition récente) est normalement celle de la troisième version.

Auteur du sujet

[Attention au spoil]

La bête dans un labyrinthe, un ange ça correspond fortement à la mythologie.

Ensuite on peut rajouter les guerriers, les combats avec des armes de type épée et lance ça me rappelle du médiéval.

Certe le Londres d’en haut n’est pas médiéval mais le Londres d’En Bas ressemble fortement à du médiéval/mythologie.

Les vampires/succubes vieilles croyances aussi (certe ici ce n’est pas du sang mais l’âme).

+0 -0

Ben du coup, j’ai commencé à le relire (la traduction de 2010 de l’édition anglaise de de 2005, la 3ème de mon message précédent1).

Je n’ai pas de version anglaise sous la main, mais dans la version que j’ai, les changements de personnages sont parfaitement clairs parce que la typographie les mets en évidence (si ta liseuse fusille la typographie, et ça arrive, là effectivement le bouquin doit devenir incompréhensible).

Je pense surtout ce qui me dérange c’est que c’est fantastique mais dans le sens médiéval/mythologie et le fantastique n’est pas très surprenant, ni bien détaillé.

Deux remarques par rapport à ça :

  1. Je pense que tu n’as pas la bonne définition de « fantastique ». Le fantastique en littérature, c’est quand le surnaturel fait irruption dans un récit réaliste, et sans que l’on sache exactement ce qui est naturel et ce qui est surnaturel. Si une fois acceptés les prémisses de ce qui est surnaturel le récit se découle de manière normale en vertu de ces principes, alors on est dans le merveilleux et plus dans le fantastique.
  2. Je pense que tu n’as pas saisi de propos du livre, parce que l’immense majorité du texte fait partie du registre fantastique.

Cela dit, Neil Gaiman est un intellectuel, il ne va pas t’asséner ses messages à coup d’explications claires, mais va plutôt les distiller dans tout le texte et plusieurs niveaux de sous-textes, et ces sous-textes ont souvent besoin de clés pour être compris, et parfois ça passe parfois difficilement la traduction et les différences culturelles. Deux exemples :

  • Dans Neverwhere, l’une des clés est une bonne connaissance de la géographie londonienne – d’où les multiples éditions.
  • Dans Anansi Boys, absolument tous les personnages sont noirs, sauf un seul : le seul pour lequel il est précisé qu’il est blanc. Sauf que si tu ne sais pas à priori qui est Anansi et que tu ne sais pas que les noms sont typés « noirs américains », ben tu n’as absolument aucun moyen de le savoir… parce que ce n’est jamais précisé (et c’est volontaire). (En fait, si tu ne sais pas d’abord qui est Anansi, tu passes à côté de la moitié du livre, et ça c’est typique de Gaiman).

Du coup au vu de tes retours, je me permet de sérieusement amender [ma liste], d’abord en précisant que si le côté médiéval ou mythologique te déplait, tu devrais éviter toute lecture de fantasy.

  • À peu près tout Neil Gaiman (en particulier Neverwhere) (fantastique / fantasy urbaine) Souvent du fantastique au sens de ma définition plus haut, et le style ne semble pas te convenir
  • Passage (genre difficile à dire et le livre joue là-dessus) le fantastique « léger » et le mélange des genre ne semble pas te plaire et Sans parler du chien (fantastique / humour / SF) de Connie Willis (elle a un style qui passe beaucoup par les dialogues)
  • Le dernier magicien (fantasy urbaine) de Megan Lindholm (aussi connue sous le nom de Robin Hobbs) ← À voir, il y a un côté assez proche de Neverwhere, très fantastique mais sans médiéval ou mythologie
  • Le cycle de Chalion (fantasy, medieval-fantastique original) de Lois McMaster Bujold (sans doute la meilleure autrice de SF et fantasy étatsunienne de sa génération. 100 % fantasy, donc plein de trucs médiévalisants
  • Les tomes 1 et 2 du Cycle du Sorceleur de Andrzej Sapkowski. C’est les livres à l’origine des jeux The Witcher. Les deux premiers tomes c’est des recueils de nouvelles, le reste est un roman qui a des sérieuses baisses de régime et vaut moins le coup. La VO est polonaise. La c’est exactement ce que tu dis ne pas aimer : l’auteur joue avec des clichés mythologiques dans un monde très médiéval
  • N’importe quel livre de Serge Brussolo écrit avant les années 2000. Je dis « n’importe lequel » parce qu’ils fonctionnent tous sur la même structure, et du coup le préféré des gens est généralement le premier qu’ils ont lu ← Ça OK
  • Les sagas classiques : Les annales du Disque-Monde de Terry Pratchett beaucoup de médiéval, beaucoup d’utilisation de mythologie, les 6 premiers tomes de L’assassin Royal de Robin Hobb (la suite et les spin-off sont tout à fait dispensables). _très médiéval et assez peu magique (la suit et les spin-off sont plus orientés magie)
  • Cycle de la Compagnie noire de Glen Cook est très sympa aussi, mais très sombre. ← À voir : c’est technologiquement le moyen-âge, mais dans un mode original et très différent du nôtre.

  1. contrairement à ce que je pensais, il y a aussi une traduction de l’édition d’origine, parue en 1998, autant dire que si tu lis celle-là, ça doit être bien plus difficile.

C’est quel nomenclature si je cherche un livre qui a son propre monde réaliste mais avec un surplus surnaturel que ça soit au niveau des inventions, du décors ou animaux qui peuple le monde ?

A-312

Nomenclature, je en sais pas du tout, mais il me semble que tout l’œuvre de Jules Verne rentre en plein dans cette catégorie.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

+0 -0

C’est quel nomenclature si je cherche un livre qui a son propre monde réaliste mais avec un surplus surnaturel que ça soit au niveau des inventions, du décors ou animaux qui peuple le monde ?

A-312

Y’a différents niveaux de surnaturel. Tu as celui vu par le fantastique "classique", exprimé par l’apparition d’événements épisodiques de phénomènes étranges et/ou paranormaux (ex : Guy de Maupassant) dont l’existence est sans cesse remise en question - surtout à la fin ! ;)

Un seuil au-dessus, on voit certaines littératures à la frontière de l’horreur qui se distingue par cet entretien du surnaturel autour du personnage principal (ex : Lovecraft) et non autour des autres protagonistes qui lui servent plutôt de témoins (ces derniers sont aptes à voir l’étrange mais n’en sont pas les cibles).

Ensuite on arrive à la frontière du merveilleux, où la magie peut pointer le bout de son nez (ex : Harry Potter de J. K. Rolling). Elle peut également apparaître sous forme d’inventions technologiques ou des découvertes (ex : Philipp K. Dick, Isaac Asimov ou Jules Verne). On rencontre le surnaturel plus au quotidien et apparaît aux yeux de tous les protagonistes.

Enfin, c’est un monde de pure magie. Elle fixe ses règles du surnaturel avec l’apparition de lois physiques, de bestiaires et de lieux (ex : Lancedragon de Margaret Weis & Tracy Hickman, Les Chroniques des Ravens de James Barclay ou encore Le Disque-Monde de Terry Pratchett).

Édité par Yarflam

Tant de choses, tant de vies, tant de possibilités.

+0 -0
Auteur du sujet

Il y a très longtemps j’avais lu les tomes de Chroniques du bout du monde et j’avais bien aimé l’univers. Tobie Lolness était aussi intéressant, les chroniques de shannara idem (quoique certain passage était un peu long à mon goût). Bobby Pendragon que j’avais très bien aimé, autant que les Chroniques du bout du monde.

J’avais essayé de lire le premier Tome d’Harry Potter, je n’ai pas réussi (le film m’avait spoiler toutes l’histoires).

Édité par A-312

+0 -0

Je suis partie sur 7 livres (notamment des tomes/séries) :

nb : déconseillé pour moi

A-312

Excuses-moi pour cette intrusion mais je ne comprends pas bien ta démarche intellectuelle : publier une image pour déconseiller 7 livres qui t’ont été conseillés et ceux dans le même fil de discussion ?? Si ils t’ont été conseillés, c’est que le contenu en lui même était quand même qualitatif - que tu n’aimes pas c’est une chose. Peux-tu étayer ton propos dans ce cas ? Que veut tu dire par "écriture / style d’adolescent" ? Pourquoi tu les déconseilles ? Finalement, peut-être est-ce le genre littéraire qui ne te corresponds pas ? Oups j’avais mal interprété l’image - un peu trop de rouge peut-être avec les gros textes "déconseillé" …

Édité par Yarflam

Tant de choses, tant de vies, tant de possibilités.

+0 -0

Je plussois la compagnie noire, j’en ai plutôt un bon souvenir de ce que j’ai lu (je suis pas sur que j’ai lu tous les arcs, ça fait longtemps).

La trilogie Chromozone n’est pas spécialement pour ado, l’ambiance est plutôt violente ( physiquement mais aussi psychologiquement).

L’agent des ombre : L’ange du Chaos non plus, clairement un bouquin pour adulte (après le style c’est pas nobélisable hein ^^ ).

Pas trouvé Les Chroniques de Krondor ? C’est assez fou ! A une époque c’était en tête de gondole à la canF.

+0 -0

Pas trouvé Les Chroniques de Krondor ? C’est assez fou ! A une époque c’était en tête de gondole à la canF.

Vael

C’est plutôt ça la norme en fait.
L’immense majorité des bouquins sont édités et imprimés une seule fois et sont absolument introuvables hors occasion ou bibliothèques ensuite.
Une petite partie, qui marche bien, a droit a des réimpressions (la sortie d’un nouveau tome permet souvent la réimpression des anciens qui seraient en rupture de stock, dans le cadre d’une série).
Les plus grosses ventes ou des circonstances spéciales (sortie d’un film / série dérivés) droit à des rééditions (typiquement en format poche ou intégrale).
Seules les ventes garanties (classiques, livres étudiés dans le cadre scolaire…) ont droit assez de réimpressions pour garantir une disponibilité des années après la sortie.

La période de première disponibilité dépend beaucoup de la courbe typique de vente du genre de livre édité. Par exemple, les mangas se vendent massivement aux premiers jours de leur sortie, et plus du tout après, ce qui explique qu’énormément de mangas un peu anciens sont absolument introuvables en neuf, alors qu’ils ont été d’énormes hits à leur sortie. Surtout si la série est terminée.

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un message.
Connexion

Pas encore inscrit ?

Créez un compte en une minute pour profiter pleinement de toutes les fonctionnalités de Zeste de Savoir. Ici, tout est gratuit et sans publicité.
Créer un compte