Interdiction des calculatrices programmables

pour le bac 2018

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Bonjour à toutes et à tous ! J'ai découvert cette semaine cet article, de plus cela m'a été confirmé par plusieurs professeurs. Si pour ma part j'avais découvert la programmation avant d'entrer au lycée, c'est en seconde, quand ils sont entrés en possession d'une calculatrice programmable que beaucoup se découvrent une passion pour la programmation. C'est pourquoi j'aimerais connaître votre opinion :

  • La disparition des calculatrices programmables ne risquent-t-elle pas d'entraîner un désintérêt pour la programmation ?
  • Est-ce si important de connaître les formules "par coeur" ? puisque le vrai travail intellectuel c'est (il me semble) d'être capable de trouver comment l'appliquer à la situation proposée ?

voilà voilà :D

Sivigik c'est juste ! | Un article sur le NE555

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Est-ce si important de connaître les formules "par coeur" ? puisque le vrai travail intellectuel c'est (il me semble) d'être capable de trouver comment l'appliquer à la situation proposée ?

Non, mais tu avoueras franchement que les gens qui ne font que copier les formules (et non qui les programment) dans leur calculatrice ne font aucun effort intellectuel. Et comme le bac est l'épreuve qui génère plus de stresse que d'effort intellectuel par excellence, c'est logique que l'utilisation majeure de cette calculatrice ne soit que du recopiage.

Perso ça ne me dérange pas qu'elle ne soit pas autorisée au bac, surtout en physique chimie où franchement, il n'y a rien d'autre à faire que de retenir des formules et surtout pas à programmer quoi que ce soit.

Et puis si ils interdisent ça, ça signifie juste qu'ils vont mettre un formulaire "officiel" à côté.

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Franchement, je suis prêt à parier que le nombre de personnes qui ont découvert la programmation avec la calculatrice se compte sur les doigts d'une main. Beaucoup utilisent leur calculatrice pour autre chose, et ne font pas attention au fait qu'on peut les programmer (sauf pour tricher, évidemment).

Ensuite, cette interdiction ne signifie pas forcément obligation d'apprendre par cœur les formules. Lorsque j'ai passé mon bac STI, on avait droit aux formulaires, qui m'ont bien aidés. Mais malgré l'usage de calculatrices et de formulaires, on va beaucoup plus vite quand on connait ses formules, ce qui permet de gagner du temps lors des épreuves : ceux qui connaissent leurs formules sont déjà avantagés. En plus, quand mes cours d'université faisaient appel à certaines formules, j'étais largué vu que je ne connaissais pas très bien mes formules ! De manière générale, c'est quand même important de mémoriser certaines formules ou méthodes importantes, au cas où.

Pour ce qui est d'"être capable de trouver comment l'appliquer [la formule] à la situation proposée", je vois mal ce que ça veut dire. En tout cas, le gars qui recherche la formule à appliquer dans sa calculette ne fait pas vraiment un quelconque travail intellectuel, si tu veux mon avis.

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Auteur du sujet

En fait je pensais aussi à tout ce qui concerner les stats en math, et tout les petits programmes utilitaires. Par exemple j'ai des progs pour configurer rapidement mon mode graphique etc…

EDIT: pour ce qui est "d'appliquer la formule à la situation", je voulais dire que le fait de connaître la formule n'est pas suffisant, et ce n'est pas ce qui est évalué. Ce qui est attendu c'est d'utiliser la formule intelligemment, dans des cas qui peuvent paraître inattendus.

Édité par klafyvel

Sivigik c'est juste ! | Un article sur le NE555

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Je pense pas que la calculatrice a fait découvrir beaucoup de gens a la programmation. Et comme au dessus, a mon bac, et d'ailleurs a certaines de mes épreuves de concours d'écoles d'ingénieur aussi, on avait pas de calculatrice et des formulaires de fournit. Du coup tout le monde est a égalité : tout le monde a les formule ! Quelqu'un qui a vraiment compris la logique mathématiques est justement avantagé dans un tel cas : les trucs qu'il faut connaitre par coeur sont fournit. Il ne reste plus qu'a résonner. A titre personnel je pense que c'est une bonne chose et tout ceux qui comprennent les math s'en sortiront très bien.

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Moi je suis content qu'ils changent la réglementation.

Déjà qu'en maths et en physique y a pas grand chose de sérieux, si en plus les élèves apprennent et comprennent rien par eux même, bah, ils perdent leur temps.

Y a rien de plus triste qu'un élève qui comprend pas ses formules de trigo ou le théorème de l'énergie cinétique (qui se démontre en 3 lignes ..) et se sent obligé de les apprendre par coeur.

En plus dans le sup la calculette c'est fini, alors quitte à vouloir faire toucher aux élèves de l'info, autant leur apprendre à faire des petites simulations et calculs numériques. Mais pas sur calculette, sur une vraie machine avec des langages de programmations adaptés.

Édité par Holosmos

Ce n’est pas en répétant « Hom, Hom », qu’on démontre des théorèmes sérieux - Siegel Mon Twitter

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La disparition des calculatrices programmables ne risquent-t-elle pas d'entraîner un désintérêt pour la programmation ?

Vu la tête rébarbative de l'algo au lycée, j'aurais même tendance à dire l'inverse. Mes camarades de classe, je les ai régulièrement entendus rager toute l'année contre la programmation et son inutilité (faute à la façon dont elle était enseignée et présentée).

Est-ce si important de connaître les formules "par cœur" ?

Oui et non. Ce que l'on doit connaître par cœur, on devrait pourvoir le connaître sans jamais avoir à le répéter par cœur. Le cerveau humain fait bien les choses et retient naturellement ce qu'il pratique souvent (c'est ça qu'on appelle "apprendre").
Aussi, un élève qui pratique suffisamment d'exercices finira par connaître par cœur les formules et théorèmes à utiliser, pour autant il n'aura jamais pris son cahier pour répéter ses leçons à voix haute. Et les autres formules/théorèmes, s'ils servent moins souvent, il peut les retrouver le moment venu.

Forcément, il faut bien se faire un peu violence un jour ou l'autre. Mais il faut reconnaître que parfois ça frise le ridicule dans certaines disciplines : dans nos épreuves d'infos en prépa j'ai assisté aux tristes spectacle des gens qui apprenaient par cœur les fonctions de la lib standard en croyant que ça les aiderait pour leur DS (et le pire c'est qu'ils avaient raison : connaître l'API de la lib' faisait parti des critères oO).

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Quand j'étais au lycée, les seuls qui utilisaient leur calculette pour programmer étaient ceux qui avaient déjà un goût pour la programmation. Pour tous les autres, c'était juste un outil pour tricher. Alors l'intérêt pour donner goût à programmer, j'y crois moyen.

J'ajouterai que, le jour du Bac de physique, les calculettes ont été interdites. Et on ne nous a pas donné de formulaire, mais des calculs pré-faits (par exemple 13,2×6,55 = 86,5), certains utiles pour répondre à la question, d'autres non. Évidemment, 90% des gens de la salle sont devenus verts, et moi je me marrais (j'ai toujours refusé de foutre plus de 100 balles dans une calculette électronique alors que je pouvais répondre à tous mes besoins avec ma calculette de 6e). Parce que l'avantage des calculs pré-faits, c'est que (1) tu peux retrouver les formules que tu connais mal en regardant quels calculs te sont proposés, et (2) tu n'as pas à te poser la question des chiffres significatifs, puisqu'ils sont déjà justes.

Alors ouais, qu'on interdise la calculette électronique au Bac, j'applaudis des deux mains. Et j'applaudirai encore plus fort quand on installera des brouilleurs de portable. Et/ou qu'on instaurera, comme dans l'enseignement agricole, la règle dite du « le simple fait de faire entrer un portable dans la salle d'examen est considéré comme une tentative de fraude ».

#JeSuisGrimur #OnVautMieuxQueÇa

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  • La disparition des calculatrices programmables ne risquent-t-elle pas d'entraîner un désintérêt pour la programmation ?

Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse de les faire disparaître : j'ai vu à plusieurs endroits qu'il était question de limiter leur utilisation pendant les examens, pour n'autoriser que les calculatrices programmables disposant d'un "mode examen". Je suis personnellement contre les calculatrices programmables tout court, qui coûtent cher et ne servent pas à grand chose d'un point de vue pédagogique. Je pense que de simples calculatrices de collège devraient suffire, et encore.

Pour répondre à ta question, je ne pense pas que beaucoup de gens trouvent la programmation sur calculatrice confortable. Ok, c'est marrant ce qu'on peut réussir à faire avec un outil aussi limité, mais je crois que ça s'arrête là. Ce qui est absolument clair, en tout cas de mon point de vue, c'est qu'il faut renforcer la formation à l'informatique (et notamment à la programmation) dès le collège.

  • Est-ce si important de connaître les formules "par coeur" ? puisque le vrai travail intellectuel c'est (il me semble) d'être capable de trouver comment l'appliquer à la situation proposée ?

klafyvel

Peut-être, ça dépend des objectifs pédagogiques que l'on se fixe. Faut-il encourager les élèves à apprendre par coeur des formules qu'ils ne comprennent pas ? Sûrement pas, mais les autoriser à ne pas les comprendre et à simplement les entrer sur leur calculatrice en croisant les doigts pour que celle-ci ne soit pas interdite le jour de l'examen, c'est pas malin non plus. Il n'est pas aberrant d'imaginer le sujet de l'examen rappeler les formules les plus compliquées lorsqu'il est nécessaire de savoir les utiliser.

Par ailleurs, la question se pose aussi pour les calculs : est-ce qu'on a vraiment envie d'avoir des examens avec des applications numériques tellement compliquées que les élèves doivent avoir recours à une calculatrice ? Je sais bien que les lois physiques usuelles font intervenir des fonctions un peu compliquées… mais là encore, ne peut-on pas imaginer des tables de calcul à la fin des examens ?

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Bien sûr qu'on peut imaginer des tables de calcul. Pour la simple raison que dans les études supérieures on a pas le droit à la calculatrice (!) et que donc le niveau étant inférieur, ça ne devrait pas poser problème.

Édité par Holosmos

Ce n’est pas en répétant « Hom, Hom », qu’on démontre des théorèmes sérieux - Siegel Mon Twitter

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En étude supérieur tu as le droit a une calculatrice type collège, tu peux faire des racines, des exposants, des log, des exponentielles, des fonctions frigo,… Bref tout ce que tu as besoin. Pas besoin d'une calculatrice graphique pour faire les calculs.

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Pour la simple raison que dans les études supérieures on a pas le droit à la calculatrice (!)

Ah bon ? En France j'ai jamais eu de contraintes sur la calculatrice (parcours IUT et école d'ingé).

Par contre en Angleterre (niveau Licence), il fallait faire "approuver" sa calculatrice avant les examens (elle se retrouvait alors avec un joli sticker) pour l'utiliser aux exams. Évidemment les calculatrices programmables n'étaient pas admises…

Et sinon je fais partir des rares (je pensais qu'il y en avait plus) qui ont découvert et pris goût à la programmation au lycée, via le TI-Basic de la calculatrice. Je m'étais concocté un paquet de programme pour résoudre rapidement les problèmes simples et récurrents de maths ou de physique (là où tout mes collègues se contentait de recopier le cours dedans)

ZdS, le best du Zeste ! Tuto Arduino, blog, etc

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Moi pour l'instant je l'utilise pour jouer à Snake quand je m'ennuie en maths.

Médicament flemmard aux pul(p)sions imprécises. “Don’t wait for the perfect moment. Take the moment and make it perfect.”

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Je parlais des filières maths et physique ofc, là où les calculettes sont censées être les plus utiles.

D'ailleurs le fait d'avoir du m'en séparer en physique était au final une très bonne chose. J'ai appris à compter (vite et suffisamment bien) comme j'aurai du depuis des années.

Je suis pas sur que ce soit un argument aujourd'hui de dire qu'on se découvre une passion pour la programmation avec la calculatrice. L'accès à internet et aux ordinateurs est bien meilleur. De plus, maintenant y a des options aux lycée pour programmer il me semble.

Ce n’est pas en répétant « Hom, Hom », qu’on démontre des théorèmes sérieux - Siegel Mon Twitter

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De toute façon quelqu'un qui est assez curieux pour programmer sur une calculette (qui est quand même le pire des supplices) devrait l'être assez pour taper trois mots dans Google.

Ce n’est pas en répétant « Hom, Hom », qu’on démontre des théorèmes sérieux - Siegel Mon Twitter

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En fait, je ne vois pas tellement, en mathématiques, ce qu'il y aurait à connaître comme formules. La plupart sont évidentes (je pense au calcul d'une dérivée) ou démontrables en 5 minutes (ce qui est assez large sur 4h d'examen). Les seules que je vois peuvent être liées à la trigonométrie, c'est à dire connaître la relation entre sinus/cosinus et la fonction exponentielle, ou encore connaître quelques valeurs remarquables, mais faudrait le faire exprès pour ne pas les avoir retenues jusque là.

Donc j'approuve fortement cette proposition, les seules personnes que je voyais utiliser intensivement une calculatrice programmable lors du BAC le faisaient par triche, les autres se suffisaient très bien d'un modèle collège.

En physique niveau bac c'est vrai que la plupart des formules se retrouvent à partir de 2-3 formules de base, voire simplement en ayant connaissance de l'unité du résultat attendu quand y a pas de constantes magiques à insérer. Je me rappelle être allé au bac de physique (spé) en connaissant moins de 10 formules au total et rien dans ma calculatrice. Au final ma calculatrice m'a bien servi en maths pour vérifier mes résultats vu que je suis le genre à faire des erreurs d'inattention dans ma deuxième ligne de calcul, mais pas plus.

Clairement je pense que donner des feuilles de formules ou autoriser certains documents serait plus pertinent que d'autoriser la calculatrice programmable.

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Clairement je pense que donner des feuilles de formules

Peut-être que je vais dire une bêtise, mais il me semble que le savoir-faire vaut plus qu'un savoir tout court. De la même manière qu'on attend pas d'un programmeur qu'il connaissance une API sur le bout des doigts mais qu'il sache utiliser une doc, on peut raisonnablement attendre d'un élève qu'il sache utiliser une formule sans la connaître par cœur.

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